01 octobre 2026

Indira Ampiot s’engage pour Octobre Rose, elle qui a « grandi avec le cancer »

Indira Ampiot est l’un des visages d’Octobre Rose cette année. Miss France 2023, qui a représenté l’Hexagone à la dernière édition de Miss Monde, où elle s’est classée dans le Top 12, est la marraine d’Un Bisou Solidaire, de Fauchon L’Hôtel Paris, dans le cadre de cette campagne nationale annuelle de prévention et sensibilisation au cancer du sein.

« Gastronomie, pâtisserie, mixologie, bien-être et séjour », quelle que soit « l’expérience » sélectionnée par les participants à cette campagne menée par l’hôtel parisien, un « montant défini est reversé au Comité de Paris de la Ligue contre le cancer ». Et pour leur nouvelle marraine, cet engagement porte une valeur symbolique, elle qui a été témoin du combat de sa grand-mère Éliane contre le cancer du sein.

La reine de beauté guadeloupéenne de 22 ans n’en avait que sept lorsque cette « deuxième maman », dont elle était très proche, a été diagnostiquée de la maladie. « J’étais trop petite pour comprendre ce qu’était un cancer, mais j’ai très vite réalisé que c’était grave et que la maladie pouvait lui être fatale », a-t-elle raconté à Paris Match.

Or, malgré sa condition et son combat de plusieurs années, Éliane est restée disponible pour ses proches. « Elle était très investie dans notre éducation avec mon frère et mes cousins et, malgré son cancer, elle continuait d’être très présente, de répondre favorablement à toutes nos sollicitations… », s’est rappelée Indira Ampiot. Au bout de deux ans, Éliane a vaincu son cancer du sein, mais a dû ensuite continuer à combattre la maladie à d’autres endroits. Sa famille a alors détecté une possible source au mal qui la rongeait : « Nous n’avons fait le lien qu’après avec le fait que les murs de la banque pour laquelle elle travaillait étaient pleins d’amiante ».

Résultat : une lutte qui aura duré dix ans et laissé dans l’esprit d’Indira Ampiot un souvenir ineffaçable. « J’ai grandi avec le cancer et les voyages de ma grand-mère vers l’Hexagone pour recevoir sa chimiothérapie. Comme beaucoup de Guadeloupéens, elle avait le sentiment qu’elle serait mieux soignée à Paris, mais ces allers-retours m’ont profondément marquée », a-t-elle confié. « Déjà parce que son absence laissait un grand vide. Mais aussi parce qu’à chaque fois qu’elle revenait, elle était un peu plus affaiblie. Je n’oublierai jamais la première fois que je l’ai vue rentrer sans ses cheveux… »

Éliane a finalement été emportée par le cancer lorsque sa petite-fille avait 17 ans et se lançait dans les concours de beauté avec un « lourd bagage » et un « énorme vide dans (s) on cœur ». Mais aujourd’hui, la notoriété que lui a apportée son parcours lui permet de « resserrer les rangs » et de « porter à l’échelle nationale cette cause qui était devenue (s) ienne, celle de la lutte contre le cancer ».

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