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10 novembre 2022

Sylvester Stallone donne des nouvelles des séries préquelles de Rocky et Rambo

Sylvester Stallone a été au centre de rumeurs concernant des séries préquelles pour les franchises Rocky et Rambo. Dans une interview accordée à The Hollywood Reporter, l'acteur légendaire se confie sur ces possibilités.

Stallone est interrogé sur la série préquelle de Rambo dont on parle depuis longtemps et déclare qu'il pense que la série aura lieu… Mais pas de la manière dont il l'avait initialement prévue. Au lieu d'un préquel, Stallone déclare que la série pourrait montrer un Rambo plus âgé passant le flambeau à quelqu'un d'autre.

"Je pense que ça va se faire", dit-il au sujet de ce projet Rambo. "Je voulais le faire à la manière d'un documentaire de Ken Burns sur le Vietnam, où on largue un jeune Rambo dans la jungle. C’est encore un type extraverti, capitaine de football, et on voit pourquoi il devient Rambo. Mais ce qu'ils veulent faire, c'est une histoire moderne dans laquelle je passe le flambeau. Ça se rapproche."

Même chose pour Rocky. Selon Stallone, une série préquelle pourrait voir le jour maintenant qu'Amazon s'est impliqué dans la franchise. Il décrit le projet comme étant "assez proche", mais il se demande si ça peut fonctionner, comparant un préquel de Rocky à quelque chose comme Le Fils de Kong ou Le Fils de Tarzan.

"Ça peut se faire parce que maintenant Amazon est impliqué", dit Stallone. "On n’est pas loin. Il y a une partie de moi qui se dit : Est-ce que ça va vraiment marcher ? Chaque fois que vous essayez de faire Le Fils de Kong ou Le Fils de Tarzan, ça ne marche pas. Il y a une certaine formule indescriptible qui se produit. Si je vous donne le roman Le Parrain, bonne chance pour le casting aujourd'hui. Bonne chance pour vendre ce pitch aujourd'hui."

Stallone a eu pendant un certain temps des idées de séries préquelles à ses deux franchises emblématiques, toutes deux centrées sur une version plus jeune des personnages de Rocky et Rambo. Bien qu'il semble que les idées de Stallone ne se soient pas retenues, les deux séries semblent être sur le point de se concrétiser d'une manière ou d'une autre dans un avenir proche.

18 octobre 2022

Rambo : Sylvester Stallone partant pour un prequel ?

Rambo, personnage iconique incarné par Sylvester Stallone, a traversé les âges depuis sa première apparition en 1982 dans First Blood, réalisé par Ted Kotcheff. 

Sly a interprété ce béret vert vétéran du Vietnam à 5 reprises. Le dernier en date, Last Blood, est sorti en septembre 2019. Il n'a pas pas eu le succès escompté, rapportant seulement 91 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 50 millions.

Par conséquent, Rambo a-t-il vraiment tiré sa révérence dans ce film ou va-t-on le revoir sur les écrans ? À l'occasion de la diffusion sur C8 du premier volet, on se pose à nouveau la question.

Malheureusement, il est peu probable qu'on revoit le super-soldat au cinéma. Last Blood (Dernier Sang), sous-titre du dernier Rambo, était assez explicite, mettant un point final à l'aventure débuté en 1982.

Toutefois, en septembre 2019, Stallone affirmait que le personnage pourrait éventuellement revenir sur le petit écran, dans une série qui relaterait l'origin story du béret vert.

Âgé de 76 ans, il serait donc logique que Sly passe le relais à un comédien plus jeune. "J'ai toujours pensé à Rambo quand il avait 16 ou 17 ans. Il était génial. J'espère qu'ils feront un prequel. Il était le capitaine de son équipe de football américain.

Il était l'élève le plus populaire de son école, un super athlète. Il était comme Jim Thorpe [célèbre joueur de football américain] et la guerre l'a changé. Si vous l'aviez vu, il était le type parfait", a confié Stallone au micro de Screenrant en 2019. 

Formé par le colonel Trautman, John Rambo est une machine de guerre implacable déployée par l'armée américaine dans la jungle vietnamienne. Cette origin story aurait pour but de raconter la manière dont le jeune soldat s'est transformé en guerrier impitoyable. 

Pour le moment, aucun projet de ce genre n'a été officialisé. Cependant, il n'est pas exclu que cela se concrétise un jour étant donné la popularité du personnage.

Quant à Sylvester Stallone, enfilera-t-il à nouveau le bandeau de Rambo ? Le comédien ne l'envisage pas. Toutefois, il s'est laissé à une petite confidence à propos d'un hypothétique 6ème volet, s'il venait à voir le jour.

Pour l'acteur, une nouvelle histoire serait possible uniquement si on retrouvait le soldat dans une réserve indienne. 

"C'est le seul endroit où il pourrait se réfugier et survivre car la police ne peut pas y entrer (les réserves sont sous juridiction fédérale). C'est le seul endroit où il pourrait se cacher et guérir. Autrement, il est foutu", indiquait-il.

En attendant, on a pu retrouver Sylvester Stallone dans Le Samaritain, diffusé en août dernier sur Amazon Prime Video. On le verra au cinéma dans Expendables 4, attendu pour le 11 octobre 2023. Il sera aussi la tête d'affiche de la série Tulsa King, qui sortira le 13 novembre sur Paramount+.

Il s'agit du premier rôle majeur de Stallone dans une série télévisée. L'histoire suit le parcours de Sal, un gangster italien de New York contraint de déménager dans l'endroit le plus improbable : Kansas City, Missouri. 

L’action se situe de nos jours et le personnage a pour mission de relancer sa famille mafieuse dans cette ville moderne et brutale. Là, Sal rencontre des personnages surprenants et naïfs qui le suivent tout au long de son chemin vers le pouvoir.

25 novembre 2020

Homefront sur CStar : Sylvester Stallone voulait en faire le dernier Rambo

Adapté du roman du même nom de Chuck Logan, paru en France en 2005 sous le titre "Du feu sous la neige", Homefront sort en 2014. Réalisé par Gary Fleder et écrit par Sylvester Stallone, le film voit un ancien agent de la DEA se retirer dans un village de Louisiane pour fuir son lourd passé. Mais lorsqu'un dealer le menace, lui et sa fille, il reprend les armes.

Au début des années 2000, Sylvester Stallone écrit un scénario inspiré du livre avec pour intention d'en faire le dernier Rambo (soit, à ce moment, le quatrième volet). Il décide finalement de mettre cette idée de côté :

"Pendant que je travaillais sur le scénario, on a fait des recherches sur les accros à la méthamphétamine. C'est une drogue monstrueuse. Mais j'ai fini par tourner Rocky Balboa, et j'ai changé de priorité. Du coup, pendant le tournage d'Expendables 2, j'ai demandé à Jason Statham de lire le scénario. Il l'a adoré et il n'a cessé de me répéter : 'Je veux le faire !'"

L'ex-plongeur professionnel trouve en effet le héros intéressant : "Sa seule raison de vivre, c'est sa fille. La plupart des types que j'ai interprétés jusque-là ne faisaient pas preuve de beaucoup d'émotions et n'aimaient pas grand monde en dehors d'eux-mêmes. Du coup, avec Homefront, je me suis dit que c'était un défi, un nouveau départ pour moi."

A sa sortie, Homefront connaît un succès public assez décevant pour un film avec Jason Statham puisqu'il rapporte 50 millions de dollars dans le monde. Le long métrage possède pourtant plusieurs qualités, comme son cadre spatial (une Louisiane glauque façon True Detective), son méchant joué par un James Franco en roue libre et bien sûr son acteur principal.

23 novembre 2020

Rambo 3 sur C8 : pourquoi Sylvester Stallone a renvoyé le réalisateur Russell Mulcahy

Après le succès des deux premiers Rambo en 1983 et 1985, Sylvester Stallone reprend son arc et son couteau pour un 3ème volet en 1988. Cette fois, le Colonel Trautman contacte l'ex béret vert dans sa retraite en Thaïlande pour qu'il l'accompagne dans une mission périlleuse en Afghanistan. Mais l'ex-soldat refuse afin de se consacrer aux moines bouddhistes qui l'ont recueilli.

Lorsque, quelques jours plus tard, l'agent Griggs lui explique que Trautman a été capturé par le Colonel Zaysen, Rambo décide de sauver son ami. Il s'infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l'horreur du conflit qui oppose les moudjahidin à l'armée soviétique. Déterminé, il s'attaque à toute une armée sans oublier son objectif premier : récupérer Trautman.

Pour ce 3ème épisode, l'intention première des producteurs et de Stallone est de faire un "Rambo d'Arabie", comme le rapporte Cédric Delelée dans Mad Movies Classic "Rambo, du premier au dernier sang". Le projet est très ambitieux, bénéficiant d'un budget de 63 millions de dollars, soit 4 fois plus que le premier opus. Pour succéder à Ted Kotcheff et George P. Cosmatos à la réalisation, les producteurs Andrew Vajna et Mario Kassar, en concertation avec Sly, engagent Russell Mulcahy. L'australien vient de triompher avec Highlander et son style épique a forcément tapé dans l'oeil de la production.

Le tournage, prévu d'août à décembre 1987 en Thaïlande et Israël, ne va pas vraiment se dérouler comme prévu. Gravement malade, le directeur de la photo d'Highlander, Gerry Fisher, ne peut pas suivre Russell Mulcahy dans ses nouvelles aventures. Il est remplacé par Ric Waite, que Stallone a connu sur Cobra deux ans auparavant. Il ne faut pas attendre très longtemps pour que les deux hommes se rendent compte qu'ils ont une vision totalement opposée de la direction artistique à prendre. La tension monte entre eux, les producteurs et Stallone.

Finalement, Ric Waite est remercié après 2 semaines de tournage très tendues. Le chef-opérateur d'Over The Top, David Gurfinkel, prend sa place. Cela ne change pas grand chose et la tension ne faiblit pas. Il ne faut que quelques jours à Russell Mulcahy pour le comprendre et jeter l'éponge. Pour le réalisateur, accepter de faire Rambo 3 était un choix de carrière : "À l'époque, j'avais également été approché par Dino De Laurentiis pour Total Recall. Mais lorsque Sly m'a appelé pour me proposer le film, j'ai un peu répondu comme un fan face à son idole. J'ai tout de suite dit oui sans réfléchir", confie Mulcahy.

Ce dernier raconte qu'il s'entendait à merveille avec Stallone au départ et que l'acteur était d'une aide précieuse. Il lui a permis de voyager à travers le monde pour faire des repérages ; c'est ainsi qu'il a pu choisir Israël comme un des décors du film. Mais une fois sur le tournage, les deux artistes se sont rendus compte qu'ils avaient des différends créatifs : "J'étais en train d'essayer de faire un film d'une ampleur visuelle comparable à celle de Highlander... en oubliant complètement que j'avais à ma disposition le visage d'une star qui valait des millions de dollars, et qu'il aurait de fait fallu filmer plus de gros plans. On a décidé d'en rester là", révèle le cinéaste.

Russel Mulcahy soutient que tout s'est fait à l'amiable et qu'il est resté ami avec Sylvester Stallone. Le montage final comprendra tout de même 20 minutes tournées par le réalisateur australien, dont l'attaque du Fort Russe. De son côté, Sly a livré une vision quelque peu différente du conflit qui a opposé les deux hommes : "Je l'ai engagé et il est parti en Israël deux semaines avant moi, avec pour mission de trouver une vingtaine de figurants pour joeur les soldats des troupes soviétiques", explique le comédien. Il explique également au cinéaste que ces derniers doivent avoir l'air vicieux et glacer le sang.

Quand Stallone arrive sur le plateau, il voit "deux douzaines d'éphèbes blonds aux yeux bleus qui ont l'air d'avoir été virés d'une compétition de surf. Rambo n'a pas peur de la concurrence, mais de là à affronter des mannequins de 3ème zone... J'ai exprimé ma déception à Russell et il l'a très mal pris", se souvient Sly. Mulcahy viré, Peter MacDonald, réalisateur de seconde équipe, le remplace au pied levé. Le producteur Andrew Vajna qualifiera cet indicent de regrettable. "On ne peut pas savoir si les gens vont réussir à travailler ensemble avant de les avoir réunis sur le plateau. À mon avis, Russell était très frustré que sa vision de Rambo 3 ne soit pas la même que la nôtre" nuancera-t-il.

Plus tard, Stallone confessera s'être laissé emporter par son ego à l'époque. De plus, son divorce avec Brigitte Nielsen un mois avant le tournage a beaucoup affecté l'acteur. "Emotionnellement parlant, j'étais au plus bas. Je me moquais de savoir si j'allais vivre ou mourir." Sorti en octobre 1988, Rambo 3 sera un succès mitigé, rapportant 190 millions de dollars de recettes. Le second volet en avait récolté 300. En France, il réunira 1,9 million de spectateurs, très loin des 5,8 de Rambo 2. C'est le début du déclin de Sylvester Stallone, qui ne renouera avec le succès que 5 ans plus tard avec Cliffhanger.

16 novembre 2020

Rambo Vs Terminator : le duel à mort des icônes dans Mortal Kombat 11 en vidéo

Warner Bros. Games et NetherRealm Studios dévoilent aujourd'hui un nouveau trailer de gameplay du jeu Mortal Kombat 11 Ultimate, révélant un kombat légendaire dans l'univers de Mortal Kombat : Rambo vs Terminator ! Un rêve d'aficionado des Actioners des 80's et ses icônes musclées, biberonné à grands coups de VHS empruntées au Vidéoclub du coin.

Disponible dans le Kombat Pack 2 ce 17 novembre, aux côtés de l'ignoble personnage de Mileena et du ninja Rain, Rambo possède la voix d'Alain Dorval, son doubleur attitré, ce qui ajoute au charme du personnage, qui dispose également d'apparences tirées des films, Rambo, Rambo 2 : La Mission et Rambo III.

Fin octobre, l'éditeur dévoilait une première bande-annonce de gameplay avec le béret vert culte, et une Fatality où son légendaire couteau de survie occupait une place de choix... Confirmation est faite dans ce nouveau Trailer, avec une autre Fatality, sans doute encore plus saignante et gore que la première.

Rambo 2 sur C8 : quand Sylvester Stallone rejette en grande partie le scénario de James Cameron

Après le triomphe de Rambo First Blood (125 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 15 millions), une suite est rapidement mise en chantier. Les producteurs Mario Kassar et Andrew Vajna se frottent les mains, ils tiennent là un bon filon avec ce personnage qui a su rassembler un large public.

À l'époque, en 1984, Sylvester Stallone est devenu une superstar mondiale. Le troisième épisode de Rocky a été un énorme succès et l'acteur est au sommet de sa gloire. Cette notoriété va vite lui monter à la tête au moment de produire un scénario pour Rambo 2.

C'est tout d'abord Kevin Jarre (fils adoptif du musicien Maurice Jarre) qui va développer un premier script. Les producteurs le soumettent alors au réalisateur du premier Rambo, Ted Kotcheff, qui n'en croit pas ses yeux. "J'avais l'impression que Rambo 2 célébrait la guerre du Viêtnam. Pour un pacifiste et anti-militariste comme moi, ça n'avait aucun sens de le mettre en scène. Si j'avais dit oui, je serais devenu riche. Mais il n'était pas question de renier mes convictions, alors j'ai passé mon tour, sans regrets", confie le cinéaste dans Rambo first action hero de Romain Thoral, Première Classics numéro 9. Il sera remplacé par George P. Cosmatos.

Vajna et Kassar vont ensuite se tourner vers un ami. Ce dernier est un jeune scénariste et metteur en scène de 30 ans sur le point de tourner son second long-métrage, Terminator. Vous l'avez deviné, il s'agit de James Cameron en personne. Totalement sans le sou à l'époque, reniant complètement son premier film, Piranha 2 - Les Tueurs volants, le scénariste ne crache pas dans la soupe. Il accepte la proposition, bien qu'il soit en même temps en pleine écriture du script d'Aliens le retour.

Les producteurs sont convaincus que Cameron est l'homme idéal pour faire de Rambo 2 le grand spectacle qu'ils attendent. "Pour moi, c'était plus un job alimentaire qui allait me permettre de manger pendant 6 mois", avoue le réalisateur dans les colonnes de Mad Movies Classic "Rambo, du premier au dernier sang". "Je suis arrivé assez tard sur le projet, mais je l'ai accepté parce qu'à l'époque, j'étais assez fasciné par le Viêtnam. À mes yeux c'était une guerre qui avait un côté étrange, presque surréaliste", ajoute le cinéaste, qui avait adoré le premier film et le fait que le personnage soit un marginal exclu de la société.

James Cameron travaille donc sur le scénario de Rambo 2 en tentant de conserver l'esprit original de First Blood. Pour l'artiste, il n'était "pas question que le héros se mette à massacrer des gens parce qu'ils portent le mauvais uniforme." Malheureusement pour lui, "c'est exactement le film qu'ils ont fait", supprimant toute la dimension morale présente dans son scénario.

C'est Sylvester Stallone lui-même qui a totalement retravaillé le script de James Cameron. Alors tout-puissant au sein du système hollywoodien, rien ne résistait à Sly. Ce dernier, devenu une machine de guerre bodybuildée, compte bien imposer ce nouveau modèle dans ses films. Il va se mettre à tailler en pièces l'histoire de Cameron, ne conservant au final que les scènes d'action. Par exemple, il va supprimer le prologue censé se dérouler dans un hôpital psychiatrique (une idée que James Cameron reprendra dans Terminator 2). Il va aussi rejeter l'idée d'un personnage de militaire que devait jouer John Travolta car Stallone devait être la seule star du film.

Le comédien va dénaturer complètement le personnage traumatisé par la violence de la guerre qu'on a connu dans le premier film. L'Amérique étant passée sous le règne de Ronald Reagan, il fallait démontrer la toute puissance du pays à travers ce personnage de sur-homme indestructible. Rambo allait se venger de la défaite au Viêtnam et trucider des soldats russes au passage. C'est dans cette optique légèrement mégalomaniaque que Stallone fera dire à Rambo, s'adressant au colonel Trautman : "Cette fois on y va pour gagner."

C'est d'ailleurs dans cet opus que l'on retrouve certaines répliques mémorables du célèbre béret vert comme : "Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre". Trautman déclamera également à un Murdock (Charles Napier) interloqué : "Ce que vous appelez l'enfer, il appelle ça chez lui". Une punchline que ne renierait pas Chuck Norris en personne. Stallone, qui a gonflé entre les 2 films, prenant près de 20 kilos de muscles, n'est plus le Rambo traumatisé du premier opus. Il est désormais une sorte de super-héros dézinguant tout sur son passage.

"Avec Stallone, on s'est vus une fois à un déjeuner pour discuter du script et il m'a dit de mettre une fille dedans. Mais ensuite il l'a presque entièrement réécrit. Chez moi, le personnage était plus réaliste. J'en avais fait un homme hanté, une sorte de quintessence du vétéran du Viêtnam, pas un animal politique. Enormément de soldats ayant vécu des situations de combat très intenses se sont réengagés parce qu'ils pensaient que cela pourrait leur permettre de venir à bout des problèmes psychologiques rencontrés depuis leur retour. Pour eux, c'était comme un démon à exorciser. Il y avait un peu de ça dans mon script mais ça n'a pas été gardé", déplore James Cameron.

Par ailleurs, le réalisateur n'aime pas trop qu'on lui rappelle son expérience douloureuse sur Rambo 2 : "La plupart des distinctions morales que j'ai essayé d'établir dans mon script ont été supprimées pendant le tournage. C'est pour cette raison que je préfère ne pas être trop associé au film : le résultat final ne représente pas ce que j'avais écrit. Mon script était lui aussi assez brutal, mais pas de façon aussi immorale que dans le film. Ça aura au moins eu le mérite de m'apprendre qu'il peut être dangereux d'écrire quelque chose sur lequel on a plus aucun contrôle une fois qu'on l'a terminé, et je n'ai jamais refait la même erreur", déclare le cinéaste dans les colonnes de Mad Movies Classic "Rambo, du premier au dernier sang".

David Morrell, auteur du livre Premier sang, dont le film est adapté, se servira ensuite d'une partie du scénario de James Cameron pour sa novélisation de la suite. Même si le héros trépasse à la fin du livre original, il survit dans les films, ce qui a permis à l'écrivain d'écrire la suite comme il l'entendait. "J'ai lu le script de James Cameron et c'était comme un lingot d'or. Au final, ma novélisation est composée d'un tiers de matériel original, un tiers du film et un tiers de la version de Cameron", révèle Morrell.

Finalement, Rambo 2 sera un triomphe, rapportant 300 millions dollars de recettes mondiales pour un budget de 44 millions (3 fois plus que le premier volet). Plus tard, Stallone concèdera qu'il aurait peut-être dû tourner le scénario de Cameron sans le retoucher mais qu'il n'avait pas de regrets. "Je pense que James est quelqu'un de brillant, mais ma révision du script est allée bien au-delà d'un simple point de vue politique. La version de Cameron était plus sommaire. S'il prétend le contraire, il ment", assène sèchement Sylvester Stallone. On ne saura jamais si le Rambo de James Cameron aurait été meilleur. Toutefois, on peut légitimement s'interroger sur sa récente vision d'un bon script, étant donné qu'il a validé et promu Terminator Genisys et Dark Fate. Espérons que ses futurs Avatar rattraperont le coup.

09 novembre 2020

Rambo sur C8 : retour sur le clash entre Kirk Douglas, Stallone et le réalisateur

Après Rocky, John Rambo est sans doute un des personnages les plus emblématiques de la carrière de Sylvester Stallone. À l'époque du tournage, au début des années 80, le comédien avait certes triomphé avec Balboa, mais n'était pas encore une star incontestée.

Pour camper ce vétéran de la guerre du Viêtnam, le réalisateur Ted Kotcheff ne voit pourtant qu'une seule personne : Stallone. Sa dégaine de prolétaire, qu'il trainait déjà dans Rocky, lui semble parfaite pour le rôle de Rambo. Cet ancien béret vert, traumatisé et perdu dans cette Amérique triomphante des 80's, a fait peur à de nombreux acteurs avant que Sly ne s'en empare.

Dans les années 70, De Niro, Pacino, Dustin Hoffman ou Burt Reynolds ont tous refusé de l'incarner. Ce dernier a même tenté de dissuader Stallone d'accepter le film. "Ne le fais pas, surtout pas, ça va être mauvais, et même si tu es bon dedans, tout le monde ne retiendra que ça : c'était mauvais", explique Reynolds à Stallone.

Heureusement, l'acteur ne suit pas le conseil de son collègue et se lance dans l'aventure Rambo. Toutefois, Sly demande à retravailler le scénario avec le metteur en scène Ted Kotcheff. Ce dernier avouera que les modifications apportées par Stallone ont été capitales. Le comédien a d'abord tenu à ce que Rambo ne tue personne. Pour lui, ce n'était pas logique qu'un homme traumatisé par la violence de la guerre se mette à occire de simples flics. Deuxièmement, Stallone a fait des coupes drastiques dans les dialogues de Rambo, faisant du personnage quelqu'un de silencieux et réservé.

Le scénario enfin finalisé, Ted Kotcheff part à la recherche d'un autre personnage important de la saga, le colonel Trautman. Après avoir engagé Brian Dennehy (décédé en avril 2020) dans le rôle du shérif Teasle, la production veut une vraie star pour le mentor de Rambo. Naturellement, le nom de Kirk Douglas est évoqué. L'acteur, disparu en février dernier à l'âge de 103 ans, est le candidat idéal. Véritable idole pour Stallone, Douglas est aussi le protagoniste de Seuls sont les indomptés, un western dont l'histoire contient de troublantes similitudes avec le récit de Rambo.

Ce rôle de cow-boy s'évadant de prison et tenant tête à un shérif retors est un des préférés de Kirk Douglas. À la lecture du scénario, le héros de Spartacus est donc touché par la corrélation entre Rambo et Jack Burns, son personnage dans Seuls sont les indomptés. Il décide donc d'accepter le rôle du colonel Trautman, pour le plus grand bonheur des producteurs Andrew Vajna et Mario Kassar.

Ces derniers, ainsi que le réalisateur Ted Kotcheff et Stallone, ne vont pas tarder à déchanter. Quand Douglas arrive sur le plateau en Colombie-Britannique, il commence à vouloir modifier ses dialogues. Cela ne plaît absolument pas au cinéaste ; en effet, jusqu'ici, le comédien avait assuré qu'il adorait le scénario et n'avait jamais demandé à changer quoi que ce soit. De plus, Douglas avait une manie qui exaspérait Kotcheff, il parlait de lui à la 3ème personne. "Du coup je l'entendais répéter en boucle : Kirk ne dira pas cette réplique, Kirk n'aime pas ce dialogue. Pire, il voulait carrément piquer aux autres personnages leurs dialogues", confie le metteur en scène dans Rambo first action hero de Romain Thoral, Première Classics numéro 9.

Le réalisateur fustige aussi les remarques de Douglas concernant les scènes d'action : "Il nous faisait des suggestions vraiment ringardes comme si nous tournions une série B des années 40", s'emporte Kotcheff. Avec Stallone, ils réécrivent tout de même certains dialogues de Trautman pour plaire à Kirk Douglas. Mais les efforts des deux hommes ne suffisent pas et le comédien est toujours mécontent. Kotcheff va donc solliciter les producteurs Vajna et Kassar pour leur exposer le problème. Pour lui, Kirk Douglas est en train de totalement saboter le projet.

"Il va vraiment nous foutre deux semaines de tournage supplémentaires car je dois négocier pour lui faire dire chacune de ses répliques", se plaint le réalisateur. Les producteurs autorisent alors Ted Kotcheff à clarifier les choses avec Douglas : il avait adoré le script avant le tournage, donc soit il le tourne sans demander de modifications, soit il s'en va. La superstar n'a pas hésité une seconde avant de donner sa réponse : "Kirk s'en va".

Le film n'a désormais plus qu'une seule star pour le porter, Sylvester Stallone. En effet, le successeur de Douglas n'est autre que Richard Crenna, un acteur qui ne risque pas de faire de l'ombre à Sly. Le long-métrage sera un véritable triomphe international, mettant brillamment en lumière les traumatismes des soldats US après la défaite au Viêtnam. Il récoltera 125 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget d'environ 15 millions. En France, l'oeuvre attirera 3 millions de spectateurs.