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31 juillet 2025

Pretty Woman : Julia Roberts a été particulièrement maltraitée par le réalisateur Herbert Ross

Avant de voir sa carrière mise sur orbite par le triomphe planétaire de Pretty Woman, qui lancera véritablement sa carrière en novembre 1990, Julia Roberts fut l'une des têtes d'affiche d'un film sorti quelques mois plus tôt : Potins de femmes. Une comédie dramatique emmenée par un casting féminin All Stars : Sally Field, Dolly Parton, Shirley MacLaine, Daryl Hannah.

Dans cette adaptation de la pièce de théâtre éponyme signée par Herbert Ross, Julia Roberts y incarne Shelby Eatenton Latcherie, fille du personnage Sally Field, qui s'apprête à se marier. Atteinte d'un diabète de Type 1 et affaiblie, Shelby a récemment appris qu'elle n'aurait jamais d'enfant. C'est son parcours que nous suivons et qui forme le cœur et le fil rouge de Potins de femmes.

Le tournage s'est révélé être un véritable enfer pour Julia Roberts, le cinéaste n'ayant de cesse de la maltraiter. A un niveau tel que ses collègues actrices en furent profondément choquées. A commencer par Sally Field.

En 2013, cette dernière s'épanchait à ce sujet dans les colonnes de US Magazine. "[Herbert Ross] s'en prenait sévèrement à l'une d'entre nous. [...] Il s'en est pris à Julia avec acharnement. C'était pratiquement son premier grand film".

Shirley MacLaine abondait, dans la même interview : "Herb Ross était avant tout un chorégraphe. Cela signifie qu'il pouvait parfois être très sévère, voire très dur. Ce qui m'a le plus marqué dans ce film, c'est la façon dont nous nous sommes soudés après qu'il ait dit à l'une d'entre nous, voire à nous toutes, que nous ne savions pas jouer.

Julia [Roberts] venait chez moi tous les soirs, et me disait : "Je pense que je suis nulle. Qu'est-ce que je fais ?" et elle était vraiment en larmes. Je me souviens du jour où Herb a dit à Dolly Parton : "Pourquoi ne prends-tu pas des cours de théâtre ?"

Toujours selon Shirley MacLaine, Herbert Ross voulait que Julia Roberts se teigne les cheveux et fasse enlever ses grains de beauté, soit par un chirurgien, soit simplement en les arrachant de son visage entre deux prises... Il exigeait également qu'elle mange moins de 1000 calories par jour, affirmant qu'il pouvait immédiatement repérer la prise de poids causée par un seul cracker...

En 2024, Sally Field évoquera à nouveau ce tournage en enfer, au micro du site Vulture. "Herb était très, très, très dur avec Julia. Si vous parlez à Julia, elle vous le dira. Nous nous serrions toutes autour de Julia, car elle était la petite dernière. Elle était en quelque sorte la nouvelle venue".

Ce sadisme chez Ross était semble-t-il régulier. Sur son film suivant, Un pourri au paradis, l'actrice Joan Cusack a elle aussi été maltraitée par le réalisateur. Dans un entretien à Première en décembre 1993 (via slashfilm), Julia Roberts rendra un peu la monnaie de sa pièce au réalisateur :

"ll était méchant et il a dépassé les bornes, à mon avis. Maintenant, il se justifie en disant qu'il essayait de me faire donner une performance qu'il estimait que je n'avais pas. C'est probablement quelque chose sur lequel nous ne serons jamais d'accord. Très bien. Je m'en fous. Mais s'il pense qu'il peut parler de moi de manière aussi condescendante sans que je réagisse... alors il est fou".

Toujours est-il que lorsque le cinéaste est décédé en 2001, aucune actrice de Potins de femmes ne s'est rendue à ses funérailles. Compréhensible...

22 juin 2020

Pretty Woman sur M6 : ce n’est pas le corps de Julia Roberts que l’on voit dans le film et sur l’affiche !

Comédie culte des années 90, Pretty Woman de Garry Marshall a rendu célèbre Julia Roberts dans le monde entier. Ce conte de fée moderne dans lequel une prostituée et son fortuné client (Richard Gere) tombent amoureux, a d'ailleurs valu à la comédienne deux Golden Globes et deux nominations aux Oscars. Son regard perçant, son sourire envoûtant et ses 1m10 de jambes ont alors contribué à faire de Julia Roberts la nouvelle star des comédies romantiques. Mais saviez-vous que ce ne sont pas les jambes de l'actrice que vous voyez sur l'affiche et au début du film ?

En effet, le bas du corps que vous découvrez lors de la scène d'ouverture du long-métrage et sur plusieurs gros plans appartient en réalité à la mannequin Shelley Michelle. Il est assez habituel d'utiliser des doublures corps pour les scènes de nudité que les acteurs ne souhaitent pas tourner eux-mêmes. Et malgré sa plastique parfaite, Julia Roberts ne souhaitait pas se dénuder. Gary Marshall a donc fait appel à Shelley Michelle. La mannequin et actrice qui se qualifie elle-même de "Reine des doublures corps", a également doublé Kim Basinger dans Sang chaud pour meurtre de sang-froid (ou elle retrouve Richard Gere), Barbra Streisand dans Le prince des marées, Madonna ou encore Sandra Bullock.

Mais ce n'est pas non plus le corps de Julia Roberts qui apparait sur la célèbre affiche de Pretty Woman. Si les jambes du poster sont très souvent attribuées à Shelley Michelle, il s'agit en réalité de celles de la mannequin Donna Scoggins. C'est Michelle elle-même qui l'a avoué lors du Geraldo Show, une émission quotidienne américaine présentée par Geraldo Rivera. Le visage et le buste de Julia Roberts ont ainsi été collés sur les jambes de Donna Scoggins.

Mais Julia Roberts n'est pas la seule a avoir été "modifiée" puisque ce n'est pas non plus Richard Gere qui a pris la pose sur l'affiche. Cette pratique est assez courante car il est souvent difficile de réunir les stars d'un film une fois le tournage terminé. Des séances photos ont donc lieu avec des doublures et le visage des acteurs est ajouté  par la suite. D'ailleurs si vous observez bien, Richard Gere a les cheveux bruns sur le poster du film alors que dans la réalité et dans Pretty Woman, ses cheveux sont gris.

Mais ces subterfuges n'ont pas empêché le film de totaliser 463 millions de dollars au box-office international et de marquer à jamais nos séances de shopping...