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29 octobre 2024

La version restaurée du Napoléon d'Abel Gance arrive sur France 5

Il va enfin avoir droit aux honneurs qu'il mérite ! Presque 100 ans après avoir été réalisé, le grand Napoléon d'Abel Gance va être diffusé sur France 5, en prime time, et en intégralité. France Télévisions l'avait d'abord promis pour le 8 septembre dernier, avant de le déprogrammer. Ce n'était que partie remise. La chaîne publique a annoncé que la version restaurée du long-métrage de 1927, qui retrace la vie de Napoléon depuis son enfance en Italie jusqu'à sa fin, serait finalement diffusée le 22 novembre, à 21 heures. Une épopée scindée en deux parties de 231 minutes et 207 minutes, soit un film de 7h18, à dévorer jusqu'au bout de la nuit.

Il faut préciser que le résultat exceptionnel a demandé 16 ans de travail au sein de la Cinémathèque française et sous la direction de Georges Mourier. Les 4 premières heures avaient été montrées au Festival de Cannes au printemps.

Pour ceux qui n'auraient pas la patience de rester 7 heures devant le film muet et en noir et blanc, le Napoléon d'Abel Gance sera aussi disponible gratuitement dans la foulée, sur france.tv, pendant 30 jours.

Le film était ressorti au cinéma cet été.

15 avril 2024

Michel Cymès en colère après l’annonce de l’arrêt du Magazine de la santé

Le Magazine de la santé s’apprête à tirer sa révérence. L’émission phare de France 5 cessera d'être diffusée le 31 mai 2024, clôturant ainsi vingt-six années de service, dédiées à la vulgarisation médicale et à la santé publique. Une décision qui a provoqué une onde de choc parmi les animateurs et les téléspectateurs. Michel Cymès, visage historique du programme, n'a pas caché sa colère et sa déception dans une interview accordée à Télé Star, en kiosque ce lundi 15 avril. “Je prends mal l’arrêt du Magazine de la santé parce que c’est notre bébé. Cela fait vingt-cinq ans qu’on a fait de lui l’émission de référence historique de la santé à la télé. Il n’y aura donc plus d’émission santé autre que les événementielles sur le service public”, a déploré l’acolyte de Marina Carrère d'Encausse.

France Télévisions justifie cette interruption par une baisse des audiences, avec une moyenne de 400 000 téléspectateurs par épisode, un chiffre jugé insuffisant pour maintenir le programme à l'antenne. Cette explication ne satisfait pas Michel Cymès, qui voit dans cette décision un "gâchis" influencé par des tensions corporatives. "Le Magazine de la santé est victime de la guéguerre entre France Télévisions et TF1, actionnaire majoritaire de Newen qui englobe notre société de production 17 juin Media qui produit l’émission”, a expliqué celui qui a combattu un cancer du rein.

À partir de la rentrée prochaine, France 5 prévoit de remplacer le "Mag" par une nouvelle émission axée sur le bien-être. Pendant ce temps, Michel Cymès, qui s’était lancé dans une carrière d’acteur avec ses premiers rôles dans Meurtre en pays d'Oléron et La Doc et le véto, semble vouloir diminuer ses activités télévisuelles. "J’ai d’autres activités à côté et je ne veux plus faire de tournages à l’extérieur pour consacrer plus de temps à ma famille. Le tournage des fictions me fait à chaque fois partir un mois hors de chez moi”, a livré le docteur le plus célèbre de France.

08 novembre 2023

Gérard Jugnot revient sur le tournage "catastrophique" des Choristes

8,46 millions d'entrées en France, 3,7 sur 5 selon les internautes AlloCiné, Les Choristes a marqué une génération de spectateurs et sa bande originale est rapidement devenue aussi culte que le film avec notamment le titre Vois sur ton chemin. Alors que le film fêtera en mars prochain les 20 ans de sa sortie, Gérard Jugnot a rappelé que le film n'avait rien de gagné.

Invité de l'émission C à vous, l'ex-membre du Splendid est revenu sur la genèse compliquée du film de Christophe Barratier qui reste aujourd'hui son 2e plus grand succès après Les Bronzés 3 et ses 10 millions d'entrées

"(...) Le film est parti très mal : il y avait la canicule, il y avait des grèves, on a changé des acteurs qui n'arrivaient plus... ça a été une catastrophe. Et puis au fur et à mesure, ça s'est transformé, c'était le premier film de Christophe."

L'acteur-réalisateur a ensuite expliqué qu'il avait senti que le film allait prendre une autre ampleur que ce qu'il avait imaginé au départ :

"Moi je dis [à Barratier] : 'Oui, faisons ça', c'est un petit film, on a eu du mal à le monter, mais quand même au fur et à mesure, il y a eu des choses... Je me suis retrouvé avec le petit Maunier qui chantait et je me suis dit... J'avais un peu les poils, ça peut [marcher]. Et on m'a dit après qu'il y avait 5 millions de gens qui chantaient dans les chorales, et le côté 'chanter ensemble', le chœur, ça fait vibrer les gens en même temps. On aurait bien besoin de ça en ce moment."

Toujours sur le plateau de C à vous, Kad Merad, lors d'une précédente émission, avouait que sur le papier, il ne croyait pas du tout au film, dans lequel il interprète le professeur de sport du pensionnat :

"[Barratier] me parle de faire l'adaptation d'un film de Noël-Noël 'La Cage aux rossignols'. Je lui dis : 'Mais attends, Christophe... tu vas le faire comment ? En rap, un truc un peu moderne ?' Non, non, je veux le faire [d'époque]. Et il me propose ce rôle qui était petit au début et qu'il a fait évoluer."

"C'est Jugnot même, qui m'a reçu la première fois et comme évidemment je ne faisais pas de cinéma, c'est lui qui m'a un peu "drivé", je remercie d'ailleurs Gérard Jugnot. On le fait mais je n'y crois pas, à ce film ! Quand même : les chorales, c'est fini ! Et c'est devenu un phénomène de société."

Rappelons qu'en 2002, Kad Merad, c'est surtout "Kad et Olivier", duo comique né à la radio avec Olivier Baroux ayant ensuite explosé sur Comédie ! avec La Grosse émission. Un an avant Les Choristes, Merad est la star de Mais qui a tué Pamela Rose ?, réalisé par Eric Lartigau mais c'est avec Les Choristes qu'il montre qu'il est capable de jouer sur d'autres registres que la comédie.

Le film avait notamment révélé Jean-Baptiste Maunier, qui interprétait Morange et le soliste de la chorale, récemment vu dans Classico de Nathanaël Guedj et Adrien Piquet-Gauthier et actuellement dans le feuilleton Demain nous appartient pour un rôle très différent.

Gérard Jugnot sera le 15 novembre à l'affiche de "Comme par magie" dans lequel il tourne à nouveau pour Christophe Barratier.

15 septembre 2022

Gérard Darmon : "Je ne peux pas admirer Jean-Luc Godard, quelqu'un qui hait à ce point les Juifs"

Jean-Luc Godard, disparu le 13 septembre, était-il antisémite ? La question court depuis environ 2009, année de publication du roman Courts-circuits de l'écrivain et cinéaste Alain Fleischer. Ce dernier mettait dans la bouche du réalisateur du Mépris des propos répugnants sur la Shoah : « Les attentats-suicides des Palestiniens pour parvenir à faire exister un État palestinien ressemblent en fin de compte à ce que firent les juifs en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l'État d'Israël. » Si aucun enregistrement ne venait prouver que la phrase en question a bien été prononcée, la polémique était lancée. Et la potentielle citation souvent mise en parallèle avec un extrait d’Ici et ailleurs, film de 1974 où Godard superposait une image de Golda Meir, Premier Ministre Israélienne de l'époque, et d'Hitler, comparant ainsi les Israéliens aux nazis.

Retour en 2022 : invité de C à vous sur France 5, Gérard Darmon s’est exprimé sur le cas Godard. « J’ai peur d’être un peu à contre-courant en parlant de ce monsieur, qui est le cinéaste qu’il était. Moi, ce n’était pas ma tasse de thé. Mais c’est surtout l’homme qu’il était qui n’a pas été très bienveillant pour ma communauté. Pour les Juifs en général et pour Israël en particulier. Je trouve que les propos qu’il a tenus étaient absolument inadmissibles, c’était de l’antisémitisme, c’était du négationnisme, c’était du révisionnisme (…) Je ne peux pas admirer Jean-Luc Godard, je ne peux pas admirer quelqu'un qui hait à ce point les Juifs. Tout comme jamais je ne lirai du Céline ou encore ne m'extasierai devant les peintures de Hitler. » 

07 mai 2022

Patrick Hernandez : cet incroyable stratagème pour échapper à une horde de fans brésiliens

Une solution radicale. Ce vendredi 6 mai, Anne-Élisabeth Lemoine recevait Patrick Hernandez sur le plateau de C à vous. L'occasion pour l'animatrice de revenir sur l'incroyable succès mondial de sa chanson Born to be alive, sortie en 1979. "27 millions de singles, 20 000 disques vendus par jour, 56 disques d'or, le titre numéro 1 dans 26 pays. Ça reste aux États-Unis le troisième tube le plus vendu, jamais détrôné depuis", a-t-elle rappelé avant d'ajouter : "C'est l'époque où vous provoquez des émeutes dans les aéroports". Une célébrité qui forçait parfois le chanteur à être "exfiltré façon Carlos Ghosn dans des malles", lors de ses déplacements au Brésil.

"Ils ont été obligé de mettre dans une malle de théâtre, en osier, pour me faire sortir parce que les fans brésiliens étaient particulièrement chaleureux, et donc ça devenait limite dangereux", a raconté Patrick Hernandez, précisant que "c'est le seul pays où j'étais protégé par la police et l'armée en même temps en arrivant aux aéroports. Donc c'est était une période un peu particulière pour moi."

Plus qu'une période particulière, il s'agissait même d'une période "insensée" a insisté Anne-Elisabeth Lemoine. "Vous alliez prendre l'apéritif à Los Angeles pour revenir en Concorde à Paris", a rapporté l'animatrice. "Tout à fait, et c'étaient des choses qui m'avaient amusé pendant un temps, mais je me suis rendu compte très vite que ce n'était pas la manière dont j'avais envie de vivre ma vie, donc je suis passé très rapidement à autre chose", a conclu Patrick Hernandez. Une folie éphémère qui a donc vite lassé l'artiste mais qui continue tout de même de faire danser le monde entier grâce à son plus célèbre tube.

20 mai 2021

Emmanuelle Béart corrige Claire Chazal léger malaise

Léger malaise sur le plateau de Passage des Arts. Claire Chazal a reçu Emmanuelle Béart dans son émission pour la promotion de son film L'Étreinte, ce mercredi 19 mai. Mais lors de cet entretien, la journaliste de 64 ans a commis quelques impairs au sujet de sa famille qui lui ont valu d'être corrigée à deux reprises par l'actrice. Emmanuelle Béart, fille du défunt chanteur Guy Béart et l'ex-mannequin Geneviève Galéa, a évoqué sa jeunesse sur France 5.

"Il y a une gravité, il y a une forme de mélancolie contre laquelle j’ai beaucoup lutté pour ne pas qu’elle se voit, pour ne pas que les autres la devinent. Et puis à un moment donné, je me suis dit que ce n’était pas grave. J'ai l'âme slave. […] C’est sans doute un reste d’enfance," a-t-elle confié avant que Claire Chazal ne fasse une gaffe. L'ancienne vedette de TF1 a voulu rebondir en apportant quelques précisions - incorrectes -. "Une enfance avec un père qui s’en va" alors que "non, c'est ma mère qui s'en va !" a précisé Emmanuelle Béart. Une première erreur, rien de méchant.

Quelques minutes plus tard, l'ancienne compagne de Patrick Poivre d'Arvor, va parler d'une "archive où vous êtes sur les épaules de votre père et vous criez des slogans que vous ne comprenez pas forcément" mais là encore Emmanuelle Béart agacée a répondu : "Ma mère, ma mère, toujours. Claire, ma mère... C’est ma mère qui faisait des manifs, pas mon père." 

15 avril 2021

Hoshi attaquée sur Twitter pour ses problèmes de surdité : la chanteuse exprime son désarroi

Depuis quelques jours, Hoshi fait malheureusement beaucoup parler d'elle pour des polémiques et pas pour ses chansons. La faute à Fabien Lecoeuvre qui s'en est pris gratuitement à elle au micro de la webradio Arts-Mada. L'agent de stars avait notamment expliqué que, selon lui, la chanteuse n'avait pas un physique avantageux et qu'elle devait laisser ses chansons à "des filles sublimes". Des propos intolérables qui ont provoqué un coup de tonnerre sur les réseaux sociaux. Internautes et célébrités s'étaient même unis pour prendre la défense de l'artiste, qui avait également répondu à cette attaque.

Alors que Fabien Lecoeuvre a tenté de s'expliquer, en vain, et a même été "écarté jusqu'à nouvel ordre" de l'antenne d'Europe 1, la jeune femme est revenue sur cette affaire dans C à vous. "Les gens m'ont envoyé cette vidéo, je suis tombée dessus le matin au réveil, de quoi bien commencer ma journée", a-t-elle expliqué sur le plateau de l'émission de France 5, ce mardi 13 avril.

Loin de ce scandale, Hoshi a aussi évoqué des sujets plus personnels comme son combat contre la surdité. Une lutte qu'elle mène depuis de très nombreuses années. "J'ai été opérée six fois depuis que j'ai six ans. J'avais perdu 28% d'audition quand j'avais signé mon album, et depuis la tournée, j'ai perdu 40%", a-t-elle confié, en révélant qu'elle souffrait aussi d'un autre mal : "On m'a découvert, en plus, la maladie de Ménière, et ça c'est un vrai combat. Ce matin encore, j'avais des vertiges. C'est à cause de l'oreille interne, il n'y a pas de traitement qui existe réellement, c'est au quotidien, c'est dur..."

Si ces confidences ont ému de nombreux téléspectateurs, Hoshi a aussi eu le droit à des moqueries ou autres réflexions désagréables sur Twitter. Lassée par tant d'acharnement, la chanteuse a donc répondu. Alors qu'un internaute affirmait qu'elle était "atteinte d'Alzheimer" parce qu'elle tremblait au niveau de la tête, la jeune femme a tenu à le recadrer. "Si tu avais mis le son en plus de regarder l’image, t’aurais entendu que je parlais justement du fait d’être atteinte de la maladie de Ménière. Mais vu tes propos, on ne va pas trop t’en demander", a-t-elle répliqué. Elle a aussi tenu à faire une grosse mise au point, après un message sur lequel on peut lire : "Pour chanter autant de merde, faut bien être sourd à 40%". Un tweet qui l'a exaspérée. "Twitter, ce comptoir. Voilà pourquoi je ne parle jamais de mes problèmes de surdité", a-t-elle déploré. Heureusement, les réseaux sociaux ne sont pas peuplés que de haters et Hoshi peut compter sur de nombreux soutiens.

17 décembre 2020

Titanic, au coeur de l'épave : les restes du navire peuvent-ils disparaître ?

Dans l'histoire des tragédies maritimes, le Titanic n'est évidemment pas, loin s'en faut, le seul navire à avoir sombré. D'autres exemples existent, avec des bilans humains parfois supérieurs. Pourtant, il reste dans l'esprit des gens comme l'une des plus grandes catastrophes, avec le décès de près de 1500 passagers. Le 1er septembre 1985, les scientifiques français du laboratoire IFREMER (l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) et les Américains de l'Institut Woods Hole Oceanographic découvraient l'épave du Titanic, gisant par 3800m de fond.

Ce jeudi 17 décembre à 20h50 sur France 5, ne manquez pas la diffusion du documentaire "Titanic, au coeur de l'épave", avec entre-autre, une interview exceptionnelle de James Cameron, qui raconte son expérience de plongée pour découvrir les restes du navire. L'intéressé maîtrise -et pas qu'un peu- son sujet : il a plongé à 33 reprises pour voir l'épave. Rongée par des bacteries s'attaquant au métal du navire, certains estiment que celle-ci pourrait totalement disparaître. Est-ce possible ? Le documentaire ne se "contente" évidemment pas de compiler les témoignages de spécialistes; on y trouve notamment les images filmées de la toute dernière plongée effectuée pour explorer l'épave, qui date de 2019.

Au-delà de l'aspect fascinant du documentaire se pose la question de la préservation du site, très fragile, qui reste aussi un poignant tombeau sous-marin. En 2003, un traité conclu entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, entré en vigueur en janvier 2020, a permis de de protéger le Titanic des touristes et explorateurs intempestifs.

"Cet accord capital avec les États-Unis pour préserver l'épave signifie qu'elle sera désormais traitée avec la sensibilité et le respect dus à la dernière demeure de 1 500 personnes" commentait dans un communiqué Nusrat Ghani, la ministre britannique de la mer lors d'une visite à Belfast, où le paquebot avait été construit. Signé en 2003, ce traité a été ratifié en novembre 2009 par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, et permet aux deux pays "d'accorder ou de refuser des licences autorisant d'entrer dans l'épave ou d'en extraire des objets".

Science grand format : "Titanic, au coeur de l'épave", de Thomas Risch, Nicolas Glimois et Laurent Portesce. Durée : 1h35.

Diffusé ce jeudi 17 décembre sur France 5 à 20h50.

30 novembre 2020

L'Été en pente douce sur France 5 : retour sur le destin tragique de Pauline Lafont

A l'occasion de la diffusion ce soir, sur France 5 de L'Eté en pente douce, de Gérard Krawczyk, retour sur la carrière et la disparition de Pauline Lafont, décédée tragiquement à 25 ans.

Enfant de la balle, née de l'union de la comédienne Bernadette Lafont et du sculpteur hongrois Diourka Medveczky, Pauline Lafont fait ses premiers pas devant la caméra dès l'âge de 12 ans, en 1976, pour Pierre Zucca. Elle multiplie ensuite les petits rôles, notamment dans Papy fait de la résistance auprès de l'équipe du Splendid, ou L'Amour braque d'Andrzej Żuławski. Elle explose dans Poulet au vinaigre, de Claude Chabrol, en 1985. Ce dernier et L'Eté en pente douce sont souvent cités comme les plus grands rôles de la brève carrière de la comédienne.

L'Eté en pente douce, second long métrage de Gérard Krawczyk, avec Jean-Pierre Bacri et Jacques Villeret, suit l'histoire de Fane qui en a assez d'entendre tous les soirs son voisin du dessus "tabasser" sa compagne. Un soir, il monte et redescend avec Lilas qu'il se met à aimer. Fane apprend alors la mort de sa mère qui avait une petite maison coincée entre deux garages. Fane, Lilas et Mo, le frère de Fane amoindri par une opération au cerveau, vont s'installer dans la maison. Ils vont essayer d'y être heureux malgré un village hostile et un été trop chaud. 

Avec ce rôle de lolita, L'Ete en pente douce contribue à faire de Pauline Lafon l'une des étoiles montantes du cinéma. Ce qui explique l'émoi et l'attention des médias à l'annonce de sa disparition, suivie comme un véritable feuilleton au coeur de l'été 1988. Le mystère entourant sa disparition dans les Cévennes, où elle était en vacances auprès de sa famille, fait rapidement la Une des journaux. Le silence de la famille, les témoignages contradictoires, et les théories les plus folles vont circuler, tandis que son absence reste inexpliquée...

Toutes les théories sont passées en revue : la fugue, l'enlèvement et la séquestration, même l'idée qu'elle ait pu rejoindre une secte ou se suicider. Où se cache t-elle ? Pendant des semaines, ce mystère va alimenter les journaux, tandis que la famille s'exprime rarement.

Sa mère, Bernadette Lafont, dira quelques mots, trois jours après la disparition de sa fille, dans une émission sur TF1, Haut les filles. Elle se montre souriante, s'affichant optimiste sur le fait qu'on puisse retrouver sa fille, au risque de choquer et continuer à alimenter de folles rumeurs :"Tout le monde sait que je traverse une épreuve difficile, parce que la disparition subite de Pauline, qui n'est pas reparue depuis trois jours, qui est partie se promener, comme on va se promener comme ça, et s'est volatilisée. C'est effrayant. Mais je refuse le cortège d'idées noires, par exemple le fait qu'il y ait plus de 10 000 personnes en France qui disparaissent chaque année et qu'on ne retrouve pas, etc, etc. Tout ça, je refuse, parce que je fais confiance à sa bonne étoile, à notre bonne étoile." Le corps de la comédienne est retrouvé trois mois après, au fond d'un ravin, le 21 novembre 1988. L'autopsie révèle qu'elle est morte d'une chute de plus de 10 mètres. 

25 novembre 2020

Hervé Vilard : les confidences intimes du chanteur sur Daniel Cordier

Ce mercredi 25 novembre 2020, Hervé Vilard était l'invité de C à vous, diffusé sur France 5, à l'occasion de la sortie il y a quelques jours de son nouveau livre, intitulé Du lierre dans les arbres. Auprès d'Anne-Elisabeth Lemoine, l'auteur compositeur de 74 ans est revenu sur le début de sa carrière dans la chanson et sur le titre Capri, c'est fini (1965), qui a contribué à son succès. L'artiste s'est également souvenu de Daniel Cordier, qui a eu une très grande importance dans sa vie.

Le Résistant et historien est décédé le 20 novembre dernier, au bel l'âge de 100 ans. Lors d'un vernissage parisien, il fait la rencontre de René Villard de son vrai nom, qui était alors un adolescent orphelin d'un père et qui a passé son enfance loin de sa mère (à qui l'on a retiré sa garde). En 1962, Daniel Cordier décide de s'occuper de lui et de devenir son tuteur légal. Sur le plateau de l'émission, Hervé Vilard a révélé qu'il était pour lui "son passeur". "Moi, je n'ai pas connu le Daniel Cordier de la Résistance, bien entendu... Je suis né après la guerre. J'ai connu le passeur d'art", explique-t-il sur le plateau du programme de la Cinq.

Celui qui a été le secrétaire de Jean Moulin dans les années 40 "aurait voulu plutôt" que le jeune homme "commence à faire des études", avant de finalement l'encourager en découvrant sa fibre artistique. "Il a senti peut-être quelque chose en moi. Vous savez, moi je venais d'un monde carcéral, d'un monde clos. Je ne savais pas grand-chose de la vie (...) Si vous voulez, je lui ai dit que je voulais être chanteur comme je lui aurais dit que je voulais être avocat", explique Hervé Vilard. "Il m'a présenté un grand disquaire de Paris et je suis devenu un grand disquaire", poursuit celui qui a travaillé sur les Champs-Elysées et qui a pris des cours de chant, pour ensuite connaître la gloire dans l'industrie du disque.

20 novembre 2020

Les terribles confidences de Yannick Noah sur le racisme qu'il a vécu

Yannick Noah n'aime pas évoquer ce sujet. Mais à l'aise face à Manu Katché, l'ancienne star du tennis français s'est laissé aller aux confidences. Dans l'émission La Face Katché, animée par le batteur, il est longuement revenu sur le racisme dont il a souffert toute sa vie. "Je m'adresse au gamin qui va être dans ma position pour lui dire : 'Mec, tu sais quoi ? Si moi j'y suis arrivé, tu peux y arriver. Oui, on va te traiter de sale n*gro', a commencé Yannick Noah. Quand tu as la double culture, et que tu es sensible, tu es toujours du côté de celui qui morfle. Et celui qui morfle, souvent, c'est le noir. (...) C'est le combat de ma vie." Toute sa vie et toute sa carrière, Yannick Noah a été la cible de racistes. Mais il a toujours fait en sorte de "ne pas rebondir", de "rester digne" : "C'est comme ça que tu leur fais mal, c'est en gagnant des matches". Sur le plateau de C à vous, Manu Katché a expliqué être fier que le tennisman ait choisi son émission pour évoquer ce sujet.

"Ce qui est assez étonnant, c'est qu'il n'en avait jamais vraiment parlé, a-t-il expliqué. (...) Je trouvais que c'était bien que Yannick puisse prendre un peu position là-dessus et je pensais pas qu'il allait le faire." Confronté au racisme, l'ex-tennisman en souffre toujours énormément. "Quand j'entends ou je lis : 'Rentre chez toi'... Je suis né ici, je suis chez moi, a continué le père de Joakim. J'ai fait chanter la Marseillaise plus que vous tous réunis." Il s'est également souvenu d'une interview qu'il a donnée avant de remporter Roland-Garros. "Je dis : 'Je peux gagner Roland-Garros'. Et y'a un gars qui m'envoie : 'Sale n*gro, un peu de modestie, tu seras battu au premier tour'", a raconté Yannick Noah. Le racisme, il le vit donc au quotidien. Et sa famille aussi, notamment son plus jeune fils. Et à 15 ans, Joaluka Noah a décidé de ne pas se taire.

"En fait, Jo, il se retrouve dans des situations où les gens ne savent pas qu'il a du sang black, a continué Yannick Noah dans cette interview, diffusée sur Yahoo. Alors là les langues se délient. Et là, il s'énerve. Alors il choisit ses potes. Il choisit ses potes en fonction de ça. Ils doivent être tolérants. Ils doivent comprendre. C'est juste impossible pour lui, il ne peut pas faire de compromis, Jo. Il est jeune, il a 15 ans." D'ordinaire rare sur le sujet, l'ex-tennisman s'était énervé en juin dernier après la mort de George Floyd. "C'est bien que les jeunes s'en occupent mais, moi, ce qui me gêne, c'est que ce sont tous des métis ou des noirs, confiait-il sur France 2. Pourquoi ? C'est une injustice qui devrait sensibiliser tout le monde. Il y a eu des fois des affaires plus ou moins étouffées. (...) Ce qui me rassure en tant que métis, c'est qu'assez rapidement on parle d'injustice. Oui, c'est un noir, ça arrive depuis toujours, mais là tout d'un coup, il y a aussi les jeunes blancs, une jeune génération, qui réalisent qu'il s'agit de leur avenir à eux, ils ne veulent pas vivre dans ce monde-là."

13 novembre 2020

Philippe Manœuvre : ce conseil qu'il a reçu d'Iggy Pop après le traumatisme du Bataclan

Philippe Manoeuvre était l'invité d'Anne-Sophie Lapix sur le plateau de C à vous sur France 5 ce vendredi 13 novembre. Durant l'émission, le rédacteur en chef du magazine Rock & Folk est revenu sur ses nombreuses rencontres avec Iggy Pop. "A force de le rencontrer, je sais pas si on peut parler d'une amitié parce qu'il y a toujours un peu cette distance", débute-t-il. Il enchaine cependant en précisant qu'ils "s'entendent bien", "s'apprécient" et sont "contents de se voir ". Le journaliste a ensuite mentionné les attentats du Bataclan. "J'envoie les gens aux concerts depuis que je suis né. Je leur dis d'aller s'éclater dans les salles et voir le rock en live", explique-t-il. Un attentat que Philippe Manoeuvre a "mal pris". Cependant, il a pu compter sur le soutien du chanteur américain, qui lui a "remonté le moral" en lui expliquant qu'ils sont "vivants" et qu'ils doivent "toujours continuer".

Il y a cinq ans jour pour jour, les horribles attentats du 13 novembre qui ont frappé Paris et Saint-Denis avaient lieu. Un attentat au Bataclan que Philippe Manoeuvre n'a pas oublié comme l'a montré sa publication sur Instagram ce vendredi 13 novembre dans laquelle il a rendu hommage aux 130 victimes, dont 90 au Bataclan. Lors de son passage dans l'émission C à vous le 16 novembre 2015, le journaliste français était très ému en abordant cette horrible épreuve. "Les gens voulaient juste se réunir pour passer un bon moment en famille. Il y a des gens qui sortent le vendredi soir, pour retrouver des amis, pour faire la fête", avait-il déclaré. Il avait également expliqué que le fils d'un de ses amis était présent au moment de l'attaque et "avait vu le vendeur de t-shirt se faire tirer dessus" ou encore que la "standardiste de la radio Oui FM était restée couchée sous des cadavres pendant une heure et demi". Un hommage rendu par Philippe Manoeuvre mais aussi de nombreuses célébrités dont Julie Gayet ou Valérie Trierweiler. "N'oublions jamais", disent-ils.

09 novembre 2020

Patrick Cohen : cette expression osée qui a choqué les chroniqueurs de C à vous

C'était LA séquence du jour. Tous les jours de la semaine, l'équipe de C à vous décrypte l'actualité. Alors que les élections américaines ont tenu en haleine le monde entier, c'est Maxime Switek qui s'est rendu aux États-Unis afin de recueillir les impressions de ses citoyens après l'élection de Joe Biden. Sur place pour les besoins de la chaîne d'information BFMTV, le chroniqueur n'a pas pu terminer son reportage. Et pour cause, un manifestant torse-nu a monopolisé le micro. On peut ainsi l'entendre crier : "La France est magnifique. Les escargots ! J'adore les croissants. J'adore les omelettes au fromage !" Une séquence qui a fait le tour du monde et qui a amusé près de 10 millions de personnes !

Si Maxime Switek pensait clôturer le sujet, c'était sans compter sur Patrick Cohen et son expression osée ! Ce dernier a en effet demandé : " Maintenant, il faut raconter ce qu'on ne voit pas. Est-ce qu'il fait un chat-bite ? " Ce à quoi a rétorqué le chroniqueur : "Ah non ! Patrick !" Amusé, Maxime Switek a révélé : "C'était très amical. Ce qui est drôle c'est qu'avec toutes les équipes de BFM qui étaient sur le terrain, on a essayé évidemment d'avoir les personnes qui étaient les plus contentes, les plus joyeuses et qui parlaient le mieux etc. Il y avait un petit concours, il y avait Thomas Misrachi qui était aussi dans la rue et on cherchait évidemment entre guillemets les bons clients. Et quand je vois passer ce monsieur qui est adorable, qui est super sympa... Je le vois passer, on discute deux minutes et je lui dis : 'Alors toi, reste-là.' Et voilà..."

En mars 2018, le chroniqueur avait déjà fait une blague graveleuse sur le plateau de C à vous . En plaisantant, Olivier Baroux, réalisateur des Tuches, avait déclaré : "J'ai eu un chien qui s'appelait Vagin une fois, mais j'ai vite arrêté parce que c'était gênant, dans la rue, c'était gênant !" Alors, Patrick Cohen avait demandé s'il avait des grosses lèvres... Une blague qui avait beaucoup fait rire les invités, mais qui avait choqué l'équipe de l'émission et notamment Anne-Elisabeth Lemoine qui s'était insurgée en déclarant : "Pas le 8 mars !"

La Reine Margot sur France 5 : les coulisses complexes et éprouvantes de ce film d'époque avec Isabelle Adjani

C'est sous l'impulsion de Claude Berri, réalisateur et producteur prolifique à l'origine de certains des plus grands succès cinématographiques français, que naît La Reine Margot. Lui et Patrice Chéreau, homme de théâtre et cinéaste à l'univers intimiste, ont alors déjà collaboré sur L'Homme blessé et Hôtel de France. Enthousiasmé par ce dernier film réalisé avec des élèves du Théâtre des Amandiers de Nanterre et désireux de le voir s'atteler à un projet populaire, Berri propose à Chéreau d'adapter Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. Mais c'est Jean Becker qui possède les droits du livre. La scénariste Danièle Thompson suggère alors de porter à l'écran une autre de ses œuvres : La Reine Margot.

Sur fond de guerre de religion qui déchire la France du XVIème siècle, La Reine Margot relate le mariage arrangé entre la catholique Marguerite de Valois, alias Margot (Isabelle Adjani), et le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV (Daniel Auteuil). Six jours après leur union a lieu le massacre de la Saint-Barthélémy, durant lequel 4000 protestants sont tués. C'est lors de cette nuit d'horreur que Margot rencontre le comte de la Môle (Vincent Perez), un noble protestant, dont elle va tomber passionnément amoureuse.

Le roman de Dumas est dense : il faut cinq ans de préparation et neuf versions successives du scénario (dont une dernière datée d'avril 1993, la veille du tournage) avant que le film ne voie le jour. Le duo Chéreau-Thompson pense à de nombreuses reprises que le projet est enterré. Cette dernière revient sur ces « quatre ans de tête-à-tête acharné, le monde entier contre nous, le monde entier avec nous... » durant lesquels son comparse est « épuisé par sa propre énergie, assommé par les devis trop élevés, les coupes trop radicales. [...] Patrice enthousiaste, puis soudain brisé, mains nouées, regard traqué — un dessin d'Egon Schiele »*. Leur scénario se nourrit notamment de lectures de documents d'époque, comme la Correspondance de Catherine de Médicis et Les Mémoires de Marguerite de Valois, mais aussi du Roman de Henri IV d’Heinrich Mann. À partir de l'ouvrage de Dumas, ils décident de se concentrer sur la monstrueuse famille des Valois pour livrer un drame shakespearien épique.

Chéreau se lance à trois reprises dans la préparation du film. Adjani, pour laquelle le film est écrit, se fait désirer, décline le rôle avant de l'accepter enfin, convaincue par une note d'intention écrite par le réalisateur. Berri, lui, est accaparé par sa propre superproduction, Germinal. D'une durée initiale de 4h30, La Reine Margot passe à 2h39 et bénéficie, grâce à une coproduction européenne entre la France, l'Italie et l'Allemagne, d'un budget de 120 millions de francs (soit 18 millions d'euros), budget qui sera dépassé de 20 millions de francs.

Le tournage se déroule entre la France et le Portugal sur plus de six mois. Les acteurs sont soumis à de rudes conditions. « Chaque jour de ce tournage sous tension permanente était comme une montagne à franchir » **, raconte Dominique Blanc. Vincent Perez, lui, passe plusieurs nuits de tournage à moitié nu, couvert de faux sang, et se blesse même avec son épée : « Nous, les acteurs, on savait qu'on allait se faire mal. Chéreau attendait de nous qu'on dépasse nos limites »**. Quant au réalisateur justement, il a le souci du détail : « À Bordeaux, nous avons refait des rues entières : on les montre à peine, comme on montrerait une rue aujourd'hui. Cela demandait quinze jours de travail à l'équipe de décoration, cela ennuyait les riverains, il fallait retirer les lampadaires, noircir les maisons, mettre de la terre [...] ». ***

Une fois les prises de vues achevées, un montage provisoire est présenté au Festival de Cannes. Ce n'est que sous la pression de Miramax, qui refuse de sortir le film aux États-Unis en l'état car trop long, que Patrice Chéreau accepte de le raccourcir de 20 minutes. Fait rare, cette nouvelle version sort en France le 16 décembre 1994. Un nouveau montage, qu'on peut qualifier de director's cut, est projeté dans le cadre de Cannes Classics en 2013.

La Reine Margot remporte cinq César, dont celui de la meilleure actrice pour Adjani, ainsi que le Prix du Jury et le Prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi à Cannes. Il s'agit du plus grand succès de Chéreau avec plus de deux millions de spectateurs. Toutefois, Claude Berri ne manquera pas de souligner : « Le film est magnifique, il fera la réputation internationale de Patrice, mais à ce jour il reste au moins encore quarante millions à récupérer, qui ne le seront jamais »****.

*Patrice Chéreau, un musée imaginaire, éd. Actes Sud.

**Sur Arte, « La Reine Margot », de Patrice Chéreau, film monstre, Mathilde Blottière, sur telerama.fr

***Entretien avec Patrice Chéreau et Danièle Thompson réalisé par Serge Toubiana le 27 mars 1994.

****Auto-portrait, Claude Berri, Le Livre de Poche.