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06 mai 2026

Vincent Macaigne se confie sur ses deux AVC et son quotidien loin des paillettes

Acteur fétiche du cinéma d'auteur, silhouette reconnaissable sur les tapis rouges de Cannes, il accumule depuis le début des années 2010 les sélections en festival et les nominations aux César. Dans l'imaginaire collectif, ce profil rime avec confort, chauffeurs et appartements lumineux. La réalité a longtemps été tout l'inverse : un quotidien sans horaires, des revenus irréguliers, des nuits passées à travailler plutôt qu'à dormir, jusqu'à deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine. Une existence qu'on pourrait résumer par cette formule simple : "je vivais dans le chaos".

Ce contraste, Vincent Macaigne le porte depuis qu'il a été propulsé sur le devant de la scène par le Festival d'Avignon 2011 puis par le Festival de Cannes 2013. Comme le rappellent ARTCENA et plusieurs entretiens, il a choisi de vivre dans un appartement parisien transformé en atelier permanent, de dormir parfois sur les plateaux de répétition et de réinjecter la plupart de ses cachets dans ses propres pièces. Derrière la gloire, c'est la mécanique très concrète d'un chaos assumé qu'il laisse apparaître.

Selon des portraits publiés par Les Inrockuptibles et Le Figaro au début des années 2010, Vincent Macaigne a longtemps dormi au milieu de ses décors, chez des amis ou dans un appartement parisien saturé de livres, de maquettes et de projets en cours. Ses proches évoquent un joyeux capharnaüm où les piles de scénarios montaient jusqu'au plafond, rendant la circulation presque impossible. Son logement ressemblait moins à un cocon de star qu'à une extension chaotique de la scène.

Dans le même temps, cet acteur du cinéma d'auteur tournait déjà 3 à 4 longs métrages par an, selon ARTCENA, et a été nommé trois fois aux César. Les cachets ne servaient pas à acheter un loft mais à financer ses propres mises en scène, payer ses comédiens et porter des projets comme Idiot ! ou Au moins j'aurai laissé un beau cadavre au Festival d'Avignon 2011. Le reste du temps, il continuait de se déplacer à vélo dans Paris, loin des voitures avec chauffeur.

En 2013, dans un entretien à L'Express sur les coulisses du cinéma d'auteur, Vincent Macaigne résumait crûment ce décalage : "Le grand public nous voit comme des nantis dès qu'on travaille dans le cinéma". Il racontait des tournages faits sans argent, sans stars, où ses collègues peinaient à payer la garde de leurs enfants. Son propre choix de réinvestir ses revenus dans le théâtre s'inscrit dans cette économie fragile, où la reconnaissance symbolique dépasse largement la sécurité matérielle.

Ce déséquilibre s'est inscrit dans son corps. ARTCENA rappelle que Vincent Macaigne a subi deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine, avant une lourde opération de l'estomac. "J'ai fait deux AVC, ça change un peu le rapport au corps", confiait-il plus tard à L'Équipe, tout en admettant rester très indiscipliné avec la nourriture, le sommeil et l'exercice.

Aujourd'hui, malgré son aura et une candidature non retenue à la direction du théâtre de La Criée en 2023, Vincent Macaigne continue de préférer sa liberté d'artiste à un quotidien vraiment rangé.

24 avril 2026

Découvrez les premières images de la comédie C’est quoi l'amour ? avec Laure Calamy et Vincent Macaigne

Lorsque Fred demande à son ex-femme, Marguerite, de faire annuler leur mariage à l'Eglise pour pouvoir s’y remarier, elle se réjouit de le voir refaire sa vie. Mais ce qui devait être une simple formalité s’avère plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleurs pour tous les membres de cette famille recomposée.

Le casting de C’est quoi l’amour ? s’appuie sur un florilège d’acteurs au fort potentiel comique, chacun incarnant une facette clé de cette famille mouvementée. Laure Calamy (Dix pour cent,Antoinette dans les Cévennes) campe Marguerite, l’ex-épouse vive et spontanée qui accepte, avec un mélange de curiosité et de détachement, la demande inattendue de son ancien mari et père de sa fille... Face à elle, Vincent Macaigne (Chronique d’une liaison passagère, La Venue de l’Avenir) interprète Fred, cet ex-mari un peu débordé par les événements, bien décidé à faire annuler son mariage religieux pour pouvoir avancer dans sa nouvelle vie… sans mesurer toutes les conséquences de sa requête.

À leurs côtés, Mélanie Thierry (Au-Revoir Là Haut, La vraie famille) incarne Chloé, la nouvelle compagne de Fred, prise entre son désir de construire une relation stable et la résurgence du passé. Enfin, Lyes Salem (Avignon) joue le nouveau compagnon de Marguerite, observateur tantôt amusé, tantôt déstabilisé par cette cohabitation forcée qui fait émerger tensions mais aussi des liens inattendus. Ensemble, ils composent un quatuor où les tempéraments s’entrechoquent, créant une comédie de situations à la fois rocambolesque et attachante.

Au-delà de la mécanique comique, le film semble s’ancrer dans des thématiques universelles, qui parlent à tous. À partir d’une situation en apparence anodine — une demande d’annulation de mariage à l’Église — le récit déploie un voyage inattendu qui agit comme un miroir des tensions et des attachements au sein d’une famille recomposée. C’est quoi l’amour ? s’attarde alors sur la persistance des liens après une séparation.

Les imprévus qui jalonnent le parcours, jusqu’à Rome, deviennent autant d’occasions de confronter les certitudes, de raviver d’anciennes émotions ou d’en faire naître de nouvelles. Entre chaos organisé et moments de grâce, le film interroge ainsi ce qui fait tenir une famille aujourd’hui : non pas l’absence de conflits, mais la capacité à avancer ensemble malgré les incertitudes.

Sous ses airs de roadmovie, C’est quoi l’amour ? dessine un portrait fin et contemporain de la famille. À travers le désordre apparent des relations, le film capte ce moment fragile où chacun tente de réajuster sa place, entre passé et présent, attachements et détachements. Une comédie touchante à découvrir en salle le 6 mai.

24 mars 2026

La Poupée : bande-annonce avec Vincent Macaigne et Zoé Marchal

Passé en janvier dernier par la compétition du Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez, La Poupée dévoile enfin sa bande-annonce. Une histoire aux frontières du réel : Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée, c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey (Zoé Marchal) et il fait croire à ses collègues qu’il s’agit d’une vraie femme. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.

Une comédie romantique signée Sophie Beaulieu (son premier long-métrage) qui a déjà pour elle ce pitch très accrocheur et un solide trio d’acteurs. On vous laisse découvrir la bande-annonce qui promet un Macaigne show comme on en a rarement vu. La Poupée sortira le 22 avril prochain dans les salles françaises :

15 février 2026

La Fête du court-métrage célèbre ses 10 ans avec Vincent Macaigne et Vimala Pons

Comme chaque année, la Fête du court-métrage célèbre les grands petits films à travers toute la France. Et pour cette 10e édition, c’est avec deux invités de marque que l'évènement ouvre ses portes : Vimala Pons et Vincent Macaigne en marraine et parrain. 

La Fête du Court, qui a pour vices-présidents Julie Gayet et le producteur Alain Rocca, entend rendre visible et accessible la richesse du court-métrage à toutes et à tous. La programmation est accessible durant les dates de la manifestation à toutes et tous : cinémas, établissements d’enseignement, de santé et pénitentiaires, médiathèques, lieux alternatifs mais aussi particuliers, à la ville comme à la campagne ! Les inscriptions ont été prolongées jusqu'au 18 février.

Au programme, plus de 18 000 séances incluant projections, ateliers, rencontres et débats. A l’occasion de cette édition spéciale, le festival crée 10 cartes blanches, élaborées par les organisateurs et organisatrices. 

Dans un édito, le président du CNC, Gaëtan Brunel, souligne l’importance de ce genre cinématographique, parfois un peu mis de côté : “Le court métrage est en effet un formidable espace de recherche artistique où se réinventent sans cesse les écritures et les formes, une richesse que la Fête du court métrage rend accessibles à toutes et à tous.”

En 2026, c’est 32 projets et 139 films qui font vivre la Fête du court-métrage. Plusieurs programmes sont proposés avec des catégories ou des thématiques adaptées à tous les âges et à tous les goûts. On y retrouve des courts sélectionnés aux Césars 2026 (La mort d'un acteur, Big Boys Don’t Cry, Wonderwall, Les Belles cicatrices ou encore le documentaire Car Wash), ou des pépites comme Pour le rôle (2013), réalisé par Pierre Niney avec François Civil, un Petit Nicolas version 1964 (avec Bernadette Lafont et Michael Lonsdale dans le rôle des parents), ou Je veux danser avec Benjamin Voisin et Stefan Crepon.

Parmi la liste des cinéastes découverts grâce à cette manifestation hexagonale, Alice Diop (Saint-Omer), Simon Bouisson (Drone), Charlène Favier (Slalom) ou encore Céline Devaux (Tout le monde aime Jeanne). 

La Fête du court-métrage se tiendra du 25 au 31 mars dans toute la France. Toutes les infos sont disponibles sur le site.

04 août 2023

Vincent Macaigne : l’acteur se confie sur les deux AVC dont il a été victime à 30 ans

Depuis le début de sa carrière en 2001 dans le long métrage La Répétition de Catherine Corsini, Vincent Macaigne s’est affirmé comme l’un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Un talent qui lui a permis d’être nommé au César à de nombreuses reprises, notamment en 2022 et en 2023, pour les films, Médecin de nuit et Chronique d’une liaison passagère. Comédien habitué au cinéma d’auteur, il s’est fait connaître du grand public en 2020 grâce à son rôle du SDF Ludo dans la série La Flamme, dans laquelle il donne la réplique à Jonathan Cohen. Rôle qu’il a même repris dans la seconde saison de la série, intitulée Le Flambeau : Les Aventuriers de Chupacabra.

Une carrière qui fait de lui un acteur extrêmement populaire, ce que le comédien confie particulièrement apprécier ce statut dans les colonnes de Society : “Je ne peux pas me plaindre, il y a des trucs plus durs, et je remercie le ciel de me laisser faire ce boulot”. Mais avant de se lancer dans l’aventure du cinéma, Vincent Macaigne était surtout présent sur les planches de théâtre. Une aventure qui a été la cause des deux AVC, qu’il a fait alors qu’il n’avait que 30 ans.

Avant de s’imposer comme une des nouvelles figures du cinéma français, Vincent Macaigne a beaucoup travaillé au théâtre. Une période à laquelle il vivait à un rythme effréné et qui a bien failli lui coûter la vie. À l’âge de 30 ans, l’acteur a fait deux AVC. Deux incidents dont il ne semble pas réellement s'inquiéter, comme il l’explique à Society : “Je n’ai pas grand-chose à dire sur l’AVC, vu que j’ai un peu choisi de ne pas y faire attention. Ce n'est peut-être pas très bien, mais c’est comme ça”.

Malgré tout, le comédien admet avoir quand même cherché l’origine de ses deux AVC : “J’ai parfois un gros rythme, comme cet été, entre les répétitions de la pièce et les tournages, mais au théâtre, répéter, c’est joyeux, et au cinéma, ce n'est pas un gros effort non plus, je suis même plutôt content d’y aller” confie-t-il, montrant que malgré les risques, 

22 octobre 2020

Bande-annonce de Médecin de nuit avec Vincent Macaigne et Pio Marmai

Après Alyah (2012) et Les Anarchistes (2015), Elie Wajeman revient avec Médecin de nuit. Dans ce film noir sélectionné au Festival de Cannes 2020, Vincent Macaigne incarne Mikaël, un médecin de nuit qui s'occupe de patients issus de quartiers difficiles, dont des toxicomanes. Tiraillé entre sa femme et sa maîtresse, entraîné par son cousin pharmacien dans un dangereux trafic de fausses ordonnances de Subutex (un substitut à l'héroïne), sa vie est un chaos. Mikaël n'a plus le choix : le temps d'une nuit, il doit reprendre son destin en main.

Elie Wajeman voulait depuis longtemps faire un film centré sur cette profession des plus cinématographiques. En amont du tournage, le réalisateur a suivi pendant des mois son ami médecin et s'est rendu compte qu'un grand nombre d'appels sont liés à des crises d’angoisse. "Il soigne les plaies, les maladies mais aussi les angoisses… Il faut dire que j'ai découvert la grande solitude des Parisiens. J’ai tenté de restituer ce sentiment dans le film. En prenant un médecin de nuit comme héros, j’ai voulu faire un film noir existentiel", confie-t-il.

Aux côtés d'un Vincent Macaigne amaigri (et à contre emploi), nous retrouvons Pio Marmai en "méchant". L'acteur a déjà tourné sous la direction d'Elie Wajeman lorsqu'il a joué le dealer d'Alyah, un film nous entrainant également dans le monde de la nuit via un personnage voulant changer de vie. Sara Giraudeau campe, quant à elle, la pharmacienne entretenant une liaison avec le "héros". Elle aussi connaît bien Wajeman puisqu'elle est l'un des personnages principaux du Bureau des légendes, série sur laquelle il a travaillé.