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30 janvier 2026

Jean-Marc Morandini s’excuse : le journaliste implore "une seconde chance"

Jean-Marc Morandini peut-il continuer d'officier à la télévision après sa double condamnation définitive ? C'est la question qui divise tout le monde et qui fait fissurer la maison CNews depuis plusieurs jours. Le journaliste, condamné définitivement pour "harcèlement sexuel" et "corruption de mineurs" plaide ce vendredi "la seconde chance" dans un message lapidaire publié sur ses réseaux sociaux.

"Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours. Je tiens à dire que je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m'ont été reprochés et qui ont pu blesser. Je prends pleinement conscience de leur impact et des blessures qu’ils ont pu causer" a débuté Jean-Marc Morandini.

Puis de s'excuser auprès des personnes qu'il a blessées : "Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères et les plus humbles à toutes celles et ceux que j’ai pu heurter directement ou indirectement. Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance". Ce message de Jean-Marc Morandini peut surprendre, car en dix ans d'affaire, l'animateur et journaliste ne s'était jamais publiquement exprimé et repenti.

Cette prise de parole surprenante faite suite à plusieurs évènements ces derniers jours. Le dernier en date : la venue sur le plateau de BFMTV d'une victime de Jean-Marc Morandini. Axel, qui a fait définitivement condamner le journaliste pour "corruption de mineurs" après que ce dernier lui a envoyé plusieurs messages à caractère sexuel alors qu'il était mineur, a déploré "un message catastrophique envoyé aux victimes de violences sexuelles". Il a tenu à souligner le courage de Sonia Mabrouk, première à s'être opposée au maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews : "Il y a quand même des personnes qui ont une morale et une éthique".

Car ce message supplicatif de Jean-Marc Morandini est le témoin de vives tensions qui fragilisent la maison CNews depuis deux semaines. Depuis sa prise de parole, Sonia Mabrouk a des rapports glaciaux avec sa direction. Selon Le Monde et Télérama, Serge Nedjar, patron de CNews, aurait "réclamé sa tête". Mais la journaliste est enceinte. Absente mardi de l'antenne, elle est finalement revenue le lendemain. Outre Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari se sont également éloignés du journaliste dans deux prises de parole distinctes. En revanche, Jean-Marc Morandini peut compter sur le soutien inébranlable de son amie Christine Kelly.

26 janvier 2026

Jean-Marc Morandini condamné, cette décision choc forcée par des parents inquiets

La situation avait provoqué un véritable malaise au sein d’Europe 1. Alors que plusieurs stagiaires de seconde ont intégré les locaux de la station en juin dernier, la présence de Jean-Marc Morandini à l’antenne a suscité l’inquiétude de nombreux parents. En cause : la condamnation de l’animateur pour corruption de mineurs. Cette décision par la Cour de cassation de Paris est désormais définitive depuis le 14 janvier 2026.

De retour à Europe 1 pour remplacer ponctuellement Cyril Hanouna dans On marche sur la tête, Jean-Marc Morandini s’est retrouvé au cœur d’une cohabitation jugée ‘‘problématique’’ par certains salariés et représentants syndicaux. Révélée par Mediapart, l’affaire a conduit la direction à prendre des mesures exceptionnelles. L’objectif ? Éviter tout contact entre l’animateur et les adolescents présents dans l’entreprise.

Alerté par des parents et des salariés, le Comité social et économique (CSE) d’Europe 1 a immédiatement interpellé la direction. ‘‘Afin de rassurer les salariés et les familles de ces adolescents, nous avons demandé (…) quelles sont les mesures prises afin que la cohabitation entre Jean-Marc Morandini, qui a une interdiction définitive de rentrer en contact avec des mineurs, et les stagiaires se passe au mieux.’’ ont écrit les élus du CSE dans un mail interne cité par Mediapart.

La réponse de la direction ne s’est pas fait attendre au sujet de la présence de Jean-Marc Morandini sur Europe 1. Les stagiaires ont été isolés dans un espace dédié, placés sous la responsabilité de tuteurs et tenus à l’écart des zones fréquentées par l’animateur. ‘‘Ils seront installés en salle ‘Tropicale’ à l’étage 0 avec différents ateliers par jour.’’ précise la direction. Elle assure également qu’une organisation stricte avait été mise en place pour éviter toute interaction. Un salarié confie même avoir ‘‘eu l’assurance que Jean-Marc Morandini ne serait pas en contact des stagiaires.’’

Pour rappel, Jean-Marc Morandini a été définitivement condamné. Il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour corruption de mineurs. Il a également écopé d’une ‘‘interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs’’. L’animateur est désormais inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Les faits reprochés concernaient des castings organisés entre 2009 et 2016. De jeunes adolescents étaient invités à s’exhiber nus.

Cette situation continue de choquer en interne. ‘‘On planque les enfants, mais pas les délinquants sexuels.’’ s’est indigné un salarié auprès de Mediapart. Dix ans après avoir été écarté d’Europe 1 à la suite des révélations des Inrockuptibles, Jean-Marc Morandini avait fait son retour à l’antenne le 6 juin dernier. Malgré des précautions, ce retour a ravivé les tensions et a posé une nouvelle fois une question importante. La responsabilité des médias face à des condamnations.

15 janvier 2026

Jean-Marc Morandini : malgré la promesse d’éviction faite par Canal+, l’animateur reste sur CNews

C’est une nouvelle qui fait la une des médias. Mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a en effet rejeté son pourvoi, rendant définitive sa condamnation pour corruption de mineurs. La peine qui avait été prononcée en appel par la cour d’appel de Paris en mars 2025 est ainsi confirmée. Il écope ainsi de deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende, une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs et une inscription au FIJAIS (Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

Il y a presque dix ans, Canal+ avait affirmé évincer l’animateur de son groupe en cas de condamnation. Mais visiblement, le groupe n’a pas tenu parole et il sera bel et bien de retour sur CNews.

C’est une sombre affaire qui entoure Jean-Marc Morandini. Les accusations à son encontre remontent à la période 2009-2016. Selon les juges, il a adressé à plusieurs adolescents, dont certains âgés de 15 ans, des messages à caractère sexuel. Il leur a par exemple demandé des photos d’eux dénudés. Parallèlement, l’animateur avait été jugé pour harcèlement sexuel sur un jeune comédien. Les faits remontent à des castings pour une web-série, où il avait incité un jeune acteur à se dénuder. En appel, il avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis, soit six mois de plus que la peine prononcée en première instance.

En 2016, malgré les accusations qui planaient à son encontre, le groupe Canal+ a officialisé son embauche, « dans le respect du principe de présomption d’innocence », et avait stipulé que « pour lui permettre de préparer sa défense », la date de démarrage de son émission restait à déterminer. De plus, « en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d’ores et déjà prévu qu’il quitterait le groupe sans indemnité ». Mais maintenant qu’il a été reconnu coupable, le groupe ne compte pas l’évincer et il continuera de présenter Morandini Live.

Comme on peut le lire dans Le Parisien, mercredi 14 janvier, la chaîne s’est exprimée auprès de l’AFP : « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ».

Pour Me Anthony Mottais, avocat de l'une des victime, cela est incompréhensible : « Il n’est désormais plus présumé innocent. La justice, par trois fois, a reconnu qu’il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique ». Malgré cette décision très controversée, CNews n’a pas répondu aux sollicitations du Parisien.

14 janvier 2026

Jean-Marc Morandini sur le départ de CNEWS ?

La Cour de cassation a rendu son verdict mercredi 14 janvier 2026 : le pourvoi de Jean-Marc Morandini est rejeté. La condamnation pour corruption de mineurs devient donc définitive. À 60 ans, le présentateur de CNEWS est reconnu coupable d’avoir échangé entre 2009 et 2016 des messages à caractère sexuel avec trois adolescents, notamment en leur demandant des photos dénudées ou en leur soumettant des scénarios explicites.

L’affaire, déjà très médiatisée, avait abouti en mars 2025 à une peine de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Mais la cour a également confirmé une interdiction définitive d’exercer toute activité en contact avec des mineurs, ainsi que l’inscription de Morandini au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Il ne s’agit plus de simples accusations, la plus haute juridiction française a définitivement confirmé la culpabilité du journaliste. Or, Jean-Marc Morandini continue de présenter "Morandini Live" chaque jour sur CNEWS, où il réalise de très bonnes audiences. Le lundi 1er décembre 2025, l’émission avait attiré 606 000 téléspectateurs avec une part de marché de 16,2%, un record.

Jusqu’à maintenant, la chaîne se reposait sur le principe de présomption d’innocence pour maintenir l’animateur à l’antenne. "Pour nous, il continue d’être présumé innocent et il reste à l’antenne", déclarait une source interne à CNEWS dans Le Parisien. Même discours pour Maxime Saada, président du groupe Canal+, en janvier 2023 : "Il a fait appel et donc pour le moment on ne suspend pas à la justice, […] on attend que ça se déroule".

Mais la procédure est désormais close. En 2016, un accord conclu entre iTELE (ancien nom de CNEWS) et l’animateur prévoyait qu’en cas de condamnation, son contrat serait rompu sans indemnité. La direction respectera-t-elle cet engagement ? Rien n’a encore été annoncé publiquement.

En interne, le syndicat Libres du groupe Canal+ s’était déjà opposé au retour de Morandini dans les locaux en septembre 2025, après son éviction de longue date. Et les voix s’élèvent : "CNews serait bien inspirée d’en tirer les leçons", a déclaré Francis Szpiner après l’annonce de la décision de justice.

Parallèlement à cette affaire, Jean-Marc Morandini a aussi été condamné en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel. Il aurait incité plusieurs jeunes comédiens, âgés de 19 à 26 ans, à se dénuder lors de castings pour une web-série qu’il produisait, intitulée "Les Faucons". Un pourvoi est encore en cours.

Avec deux condamnations sur son nom, une situation juridique irréversible et un climat tendu en interne, la chaîne d'information ne pourra sans doute plus retarder une prise de position claire.

Jean-Marc Morandini condamné : la justice a de nouveau tranché

La justice a définitivement clos un nouveau chapitre judiciaire concernant Jean-Marc Morandini. Ce mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par l’animateur de CNews, rendant définitive la décision prononcée en appel. Une étape judiciaire majeure dans un dossier qui s’étire depuis plusieurs années.

Le 21 mars 2025, la cour d’appel de Paris avait condamné l’animateur de 60 ans à deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La peine s’accompagnait d’une interdiction définitive d’exercer toute profession en contact avec des mineurs et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Contestant cette décision, Jean-Marc Morandini avait formé un pourvoi en cassation.

La Cour de cassation n’a pas donné suite à sa demande. Dans son arrêt consulté par l’AFP, elle précise : « Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu’il n’existe, en l’espèce, aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Cette formulation confirme que l’animateur ne disposait d’aucun argument juridique pour obtenir un réexamen.

Les faits dont Jean-Marc Morandini est accusé remontent entre 2009 et 2016. Il aurait envoyé des messages à caractère sexuel à trois adolescents. Deux mineurs de 15 ans auraient reçu des échanges évoquant des scénarios sexuels et des demandes de photos dénudées, tandis qu’un troisième, âgé de 16 ans, aurait été sollicité pour se dénuder et se masturber devant l’animateur lors d’une audition. Le film en question n’a finalement jamais été tourné.

Cette affaire judiciaire n’est pas la seule dans laquelle l’animateur se trouve impliqué. En janvier 2025, il avait également été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis dans un dossier distinct portant sur le harcèlement sexuel lors des castings de la web-série Les Faucons, dont il était le producteur.

Les comédiens âgés de 19 à 26 ans étaient incités à se dénuder. Jean-Marc Morandini a également formé un pourvoi en cassation dans cette affaire. Mais cette dernière n’a pas encore été examiné. Malgré ces condamnations et procédures en cours, il continue d’animer quotidiennement Morandini Live sur CNews.

28 janvier 2025

Affaire Jean-Marc Morandini : cette décision prise par CNews après sa condamnation pour harcèlement sexuel

Jean-Marc Morandini ne veut pas s’avouer vaincu. Depuis le mois de juillet 2016, c’est la descente aux enfers pour l’animateur de Cnews. Publiée dans Les Incrocks, une longue enquête dévoilait le dessous des castings de la série Les Faucons : plusieurs acteurs témoignaient avoir reçu des demandes de photos d’eux nus, parfois même en se masturbant, de la part d’une directrice de casting prénommée Catherine Leclerc. Une identité en réalité fictive, utilisée par plusieurs employés de la société de production de Jean-Marc Morandini et par le présentateur lui-même. A ces accusations s’ajoutaient des heures de travail pas correctement déclarées ni payées par la société. Après un premier procès le 29 août 2023, l’animateur star de Cnews avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour "harcèlement sexuel" et "travail dissimulé".

Un jugement contesté par Jean-Marc Morandini et ses avocats qui n’avaient pas cessé de démentir les accusations. Dans un communiqué de presse, ils avaient fait part de leur volonté de faire appel. La nouvelle audience s’est donc déroulée ce lundi 27 janvier à la cour d’appel de Paris. Le verdict est tombé tel un couperet : reconnu coupable de harcèlement contre un jeune comédien, le prévenu a été condamné cette fois-ci à 18 mois de prison avec sursis. Jean-Marc Morandini doit également s’acquitter d’une amende de 50 000€ pour les faits de "travail dissimulé". Une peine bien plus lourde que lors de son premier jugement.

Suite à la décision du parquet, les avocates du présentateur ont rapidement envoyé un nouveau communiqué. “Une nouvelle fois, Jean-Marc Morandini tient à rappeler qu’il conteste totalement les accusations portées contre lui. (…) Dans ce dossier ouvert depuis bientôt… 10 ans, nous avons donc décidé de nous pourvoir en cassation.”, ont-elles annoncé. “Jean-Marc Morandini est donc toujours présumé innocent.”, précisent Céline Lasek et Florence Rault. Une précision qui permettra au producteur d’être de retour sur CNews dès demain, mardi 28 janvier, à 10h30 comme à son habitude. Du côté de la chaîne, aucun commentaire n’a encore été fait, mais CNews affirme qu’elle continue de le soutenir, malgré cette condamnation.

14 octobre 2024

Jean-Marc Morandini sur CNews : son plateau complètement déserté

Jean-Marc Morandini a connu un début de semaine particulier. L'animateur de l'émission Morandini Live sur C News en 10h30 et 12h, s'est retrouvé seul sur son plateau, en direct, ce lundi 14 octobre.

Consacrée à la fois à l'actualité des médias mais aussi aux sujets d'actualité et de politique, Jean-Marc Morandini reçoit des invités pour évoquer ces différents sujets. Mais ces derniers n'ont pas pu être à l'heure aujourd'hui. En cause : la présence du Roi de Belgique à Paris.

Aux alentours de 11h ce matin, Jean-Marc Morandini a pris la parole pour expliquer à ses téléspectateurs la situation. "Regardez, autour de moi, il n'y a personne" lance-il face caméras. Avant de donner quelques détails. "Pour tout vous dire, nous sommes situés près de la place de l'Etoile, près des Champs-Élysées, et tout le quartier est entièrement bloqué par la police" explique-t-il.

"Il y a le Roi des Belges, qui visiblement est en France, qui va être reçu par Emmanuel Macron avec une cérémonie place de l'Étoile. Résultat : tout le monde est bloqué, on ne peut pas traverser les rues, on ne peut rien faire pour l'instant. Donc les invités sont en cours de route. (...) Ils vont arriver tout au long de l'émission, mais c'est cela aussi, la réalité de Paris" a continué le journaliste et animateur. En effet, la circulation dans la capitale est un véritable casse-tête, les conditions de circulation et autres travaux sont régulièrement pointés du doigt par les parisiens. "Ils cherchent à passer, ils cherchent à nous rejoindre depuis une demie heure maintenant et c'est totalement impossible, voilà la réalité des faits" a conclu Jean-Marc Morandini.

Finalement la situation a dû se débloquer puisque le député Alexis Izard et la journaliste Catherine Rambert étaient présents en plateau quelques minutes plus tard, pour notamment évoquer les hommages à Samuel Paty et Dominique Bernard ou encore sur la prise de parole de la maman de la petite Lola.

30 août 2023

Jean-Marc Morandini condamné à 6 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel

La sentence est tombée ce mardi 29 août. Le tribunal judiciaire de Paris a rendu son verdict concernant Jean-Marc Morandini. L'animateur de CNews était jugé pour "harcèlement sexuel" à l'encontre d'un jeune comédien et "travail dissimulé" dans le cadre du tournage de la web-série Les faucons, qu'il produisait. Pour ces faits, il a été condamné à six mois de prison avec sursis, comme l'indique Le Parisien. Sa peine est assortie d'une obligation de soins psychologiques et de trois ans d'inéligibilité. Quant à sa société de production, elle devra régler 10 000 euros d'amende. Comme l'a indiqué l'une de ses avocates, l'animateur de 57 ans ne s'est pas présenté à l'audience qui a eu lieu ce jour, préférant laisser ses représentants s'exprimer pour lui.

L'affaire avait éclaté le 12 juillet 2016, après une enquête du magazine Les Inrockuptibles portant sur les castings de la série Les Faucons. Plusieurs acteurs avaient déclaré avoir échangé des courriels avec une certaine Catherine Leclerc, censée être la directrice de casting, laquelle leur demandait de fournir des photos les montrant nus, parfois même en se masturbant.

En réalité, l'enquête avait révélé que cette identité avait été utilisée par plusieurs membres de la société de production de Jean-Marc Morandini, voire par l'animateur lui-même. Par ailleurs, de nombreuses heures n'avaient pas été correctement déclarées ni payées selon le magazine. L'animateur avait immédiatement réagi en portant plainte pour diffamation, se disant "sous le choc" de ces affirmations.

Peu après le verdict, les avocats de Jean-Marc Morandini ont publié un communiqué sur son blog, faisant part de leur décision de faire appel. "Il a toujours nié avec force et constance les accusations de harcèlement (...) Un tel jugement va à l’encontre des déclarations de la seule partie civile reconnaissant à plusieurs reprises le comportement 'respectueux' de Jean-Marc Morandini et 'jamais le moindre geste déplacé', déclarant également de façon réitérée ne pas s’être senti harcelé. Cette décision va également à l’encontre de l’attitude de la partie civile qui n’a pas cessé de contacter Jean-Marc Morandini pour prendre de ses nouvelles et alors même qu’était réclamée par l’un de ses avocats et en son nom la somme de 60.000 euros pour 'retirer sa plainte'", peut-on notamment y lire. L'affaire est donc loin d'être terminée.

05 août 2020

Jean-Marc Morandini renvoyé en correctionnelle : un détail de l'enquête révélé

Depuis 2016, Jean-Marc Morandini ne parvient pas à se défaire de l'affaire judiciaire dans laquelle il est soupçonné de corruption de mineurs. En effet, le célèbre animateur de télévision est soupçonné d'avoir usé de sa position dominante pour attirer à lui deux adolescents. Le premier assure avoir eu des échanges sexuels avec Jean-Marc Morandini en mars 2013. Il lui aurait décrit, par écrit, une scène de fellation que le jeune homme était en train de lui faire. Comme le rapporte Le Parisien, pour la justice, il s'agit d'un élément décisif pour justifier son renvoi devant le tribunal correctionnel, le 30 juillet dernier, pour corruption de mineur aggravée. Un délit passible de sept années de prison et 100 000 euros d'amende. Dans le cadre de ce renvoi, une expertise psychiatrique a été réalisée sur l'animateur.

En dehors "de traits de tempérament rancunier et de jalousie-possessivité", elle n'a révélé aucun trouble de la personnalité et aucune déviance " de type pédophilique ". Pour l'avocate de Jean-Marc Morandini, les conditions ne sont pas réunies pour demander un procès en renvoi et a donc fait appel devant le tribunal correctionnel. "En dépit de nos demandes, l'instruction, menée exclusivement à charge, s'est contentée d'une sélection de messages remise par le père du garçon aux enquêteurs", a ainsi regretté Me Corinne Dreyfus-Schmidt.

De son côté, face aux accusations, Jean-Marc Morandini reconnaît des échanges écrits avec le premier jeune homme qui a porté plainte, mais assure n'avoir jamais été mis au courant de son jeune âge (il avait 15 ans au moment des faits). En revanche, lors de la confrontation avec le deuxième accusateur, l'animateur de CNews et de NRJ 12 a affirmé n'avoir aucun souvenir de la visite de l'adolescent à son domicile. Il a d'ailleurs mis en lumière des incohérences dans la description faite de son domicile.