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21 mars 2024

Mort de Frédéric Mitterrand à l'âge de 76 ans

Ce jeudi 21 mars, Frédéric Mitterrand est mort à 76 ans. Une triste nouvelle annoncée par sa famille à l'AFP. L'ancien ministre de la Culture se battait depuis plus d’un an contre un cancer. Un combat contre la maladie qu'il avait évoqué dans les médias. En juin dernier, il avait ainsi donné de ses nouvelles sur le plateau de l'émission Chez Jordan. "Je ne sais pas si je vais bien ou pas, parce que le problème avec cette maladie, c’est qu’on ne sait jamais très bien où on en est, sauf quand on est dans un moment très grave où là, on sent bien que plus rien ne marche. Mais entre deux traitements, ça va", avait-il confié, alors qu'il avait annoncé être atteint d'un cancer, le 14 avril dernier, dans L'heure des pros sur CNews.

"Je porte une casquette, parce que je suis malade. Je n'ai pas envie qu'on voit que je suis malade, donc je suis un peu moins malade quand j'ai ma casquette. Tout le monde sait que c'est un combat qui est très rude. Mais il n'y a pas d'autres solutions : c'est marche ou crève. On me dit que j'ai beaucoup de courage, mais non. Si on aime la vie, on continue", avait-il expliqué. Il a finalement été emporté par la maladie.

Né le 21 août 1947, Frédéric Mitterrand était le neveu de François Mitterrand. Il n'a cependant pas suivi les pas de l'ancien président de la République. Il fait plutôt ses débuts au cinéma, une vrai passion pour lui. Après un premier film à 12 ans dans le film Fortunat, d'Alex Joffé Fortunat, avec Michèle Morgan et Bourvil, il poursuit ses études et devient professeur d'économie, d'histoire et géographie. Un métier qu'il abandonne vite pour retrouver le 7ème art en restaurant la salle de cinéma l'Olympic, à Paris, en 1971. Il finit par être à la tête d'un réseau de salles de cinéma, avant de crouler sous les dettes. Après un passage en tant que critique cinématographique, il fait finalement le grand saut avec le documentaire Lettres d'amour en Somalie, en 1981. Suivront les films Madame Butterfly, La Rose de Tirana, Tlemcen 1937, ou encore Hollywood, la vie rêvée de Lana Turner.

Les portes de la télévision s'ouvrent également à lui avec des émissions telles que Étoiles et toiles, Ciné-Fêtes, Du côté de chez Fred, Étoile Palace, C'est votre vie, Les Amants du siècle ou encore Caravane de nuit. De 2003 à 2005, il est même directeur général délégué chargé des programmes et de l'antenne de TV5 Monde. Outres ses activités sur le petit écran, Frédéric Mitterrand est nommé directeur de la Villa Médicis, en 2008. Un an plus tard, il décroche le ministère de la Culture et de la Communication. Un fonction qu'il occupera jusqu'en 2012. Frédéric Mitterrand a également marqué le grand public avec ses oeuvres littéraires avec notamment Tous désirs confondus, Mémoires d’exil, La Mauvaise Vie, marquée par une polémique sur le tourisme sexuel, ou encore Brad, sorti en 2023. Une vie plein remplie qu'il quitte en laissant derrière lui trois grands enfants.

15 janvier 2021

Frédéric Mitterrand hospitalisé en urgence à Paris après avoir été infecté par le Covid-19

L’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a été « admis en urgence mercredi » dans un hôpital parisien après avoir contracté le Covid-19. Sa famille l’a annoncé ce jeudi dans un communiqué envoyé à l’AFP.

L’état de santé de l’homme de 73 ans est « stable » mais « reste sensible pour les jours à venir ». Le romancier et homme de télévision a été contaminé il y a une dizaine de jours alors qu’il se rassemblait avec des proches dans un cadre restreint « lors des fêtes de Noël ».

Le neveu de l’ancien président de la République François Mitterrand avait publié Une Drôle de guerre en novembre dernier. Il racontait justement dans l’ouvrage la manière dont son frère Jean-Gabriel Mitterrand a combattu la maladie. L’ancien directeur de la villa Médicis à Rome (Italie) revenait aussi sur la manière dont les proches de patients y sont confrontés.

Frédéric Mitterrand a été tour à tour exploitant de cinéma, animateur-producteur de télévision et réalisateur de documentaires et de films. Il a exercé le poste de ministre de la Culture de 2009 à 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Il avait récupéré en février dernier le fauteuil précédemment occupé par l’actrice Jeanne Moreau à l’Académie des beaux-arts.

26 novembre 2020

Frédéric Mitterrand frappé enfant : il revient sur ce traumatisme

Frédéric Mitterand vient de sortir, ce jeudi 26 novembre 2020, son nouveau livre intitulé Une drôle de guerre. Il y a trois jours, il était interviewé par Laure Adler au micro de France Inter. Il avait ainsi parlé de son frère aîné Jean-Gabriel, qui a été touché par le coronavirus, mais pas seulement. En toute transparence, l'écrivain et ancien politique de 73 ans est aussi revenu sur son enfance compliquée. Il a ainsi déclaré avoir été battu par sa gouvernante et ce, "souvent d'une manière injuste".

"Je pense que j'ai intériorisé cette peur d'une manière très très forte", explique Frédéric Mitterand, en soulignant avoir été, de ce fait, un enfant "charmant, gentil, poli, travailleur et dissimulé". Cette femme qui travaillait pour la famille a fait partie de son quotidien pendant longtemps. De quoi lui avoir permis de comprendre "les enfants qui ne dénoncent pas" la maltraitance qu'ils subissent, puisque lui-même n'en a pas parlé à sa mère, "qui ne se rendait pas compte de la situation" au moment des faits. "Au fond, j'étais devenu son complice. Si elle me frappait c'était que j'avais tord", souligne Frédéric Mitterand, qui a été marqué au fer rouge par cette triste expérience.

"Je pense que ça a beaucoup compté dans ma vie (...) Plusieurs fois je me suis dit, adulte, que j'irais la voir pour lui demander ce qui s'était passé et puis finalement j'ai laissé tomber. Je me suis dit que ce n'était pas la peine. Le drame c'est que je l'aimais bien, aussi et je pense qu'elle m'aimait bien aussi", poursuit-il, avant de préciser que cette gouvernante était "une jeune aristocrate qui était engagée chez des bourgeois pour s'occuper des enfants" et qui, selon lui, "ne supportait pas le déclassement [social, NDLR] auquel elle était confrontée". "Elle se vangeait, avec les moyens dont elle disposait. Elle ne devait pas être très très maligne... Elle se vangeait sur ce gosse qui la regardait avec des yeux plein d'amour en fait...", se souvient Frédéric Mitterand, qui a "gardé toute sa vie" cette peur "de l'injustice, du geste brutal, des gens qui crient".

Frédéric Mitterrand : son témoignage fort sur la maladie de son frère Jean-Gabriel

Ce jeudi 26 novembre 2020, Frédéric Mitterand sort son tout dernier livre, intitulé Une drôle de guerre. Dans ce dernier, l'ancien ministre de la Culture et de la Communication évoque son frère aîné, qui a dû faire face au coronavirus pendant les mois de mars et d'avril dernier. L'auteur de l'ouvrage revient sur les cinquante jours de confinement et de réanimation qui ont été nécessaires pour le sauver.

Le 23 novembre, Frédéric Mitterand a accordé une interview à Laure Adler dans son émission L'heure bleue, diffusée sur France Inter. L'occasion de parler de son frère et de la manière dont il a géré la situation. "Je ne veux pas céder", explique celui qui "essaye de dire qu'il y a la vie même et que c'est cette vie là qui sera la plus forte, qu'il faut s'y accrocher d'une manière résolue". Frédéric Mitterand revient aussi sur les propos d'Emmanuel Macron concernant la crise sanitaire liée au Covid-19. Le président de la République lui a inspiré le titre de son livre lorsqu'il a annoncé la phrase suivante : "Nous sommes en guerre", pendant son allocution du 16 mars. "Oui, mais je préfère [le discours qu'a tenu, NDLR] Angela Merkel (...) je préfère des choses moins martiales", assure-t-il au micro de nos confrères.

Le 6 mai dernier, Frédéric Mitterand a accordé une interview à Nice Matin. Il avait affirmé que la période durant laquelle son grand frère a été hospitalisé à Lariboisière à Paris, était une "tragédie absolue". "Nous avons vécu cela, avec mon autre frère et les enfants de mon frère malade, comme un sentiment d'angoisse absolue", a-t-il poursuivi. "Nous avons pu mesurer les ravages que la maladie peut entraîner", lâchait-il également. Heureusement depuis, Jean-Gabriel Mitterand va mieux, même si du haut de ses 80 ans, il a fait une belle frayeur à ses proches.