Révélée en 2006 dans Requiem, puis consacrée en 2016 avec Toni Edermann, Sandra Hüller a connu une année 2023 exceptionnelle, avec deux films récompensés au Festival de Cannes, la Palme d’or de Justine Triet, Anatomie d’une chute, et La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix).
Nommée aux Oscars et aux Golden Globes de la meilleure actrice puis récompensée du César dans la même catégorie grâce à ces deux rôles, l'actrice est de nouveau sous les feux des projecteurs cette année avec Rose.
Une performance jugée “phénoménale” par Screen, “une fois de plus elle est incroyable” appuie Variety, “une master class d’acting” rapporte The Hollywood Reporter. En résumé, “elle vole la vedette” écrit Loud and Clear… Un plébiscite critique pour la comédienne de 47 ans.
Dans Rose, réalisé par Markus Schleinzer, un ancien directeur de casting de Michael Haneke, Sandra Hüller joue une femme qui, pendant la guerre de Trente ans (une série de conflits armés qui ont déchiré l’Europe aux XVIIe siècle) se fait passer pour un soldat. Un défi qui a piqué la curiosité de l’actrice, comme elle l'a explique à The Hollywood Reporter :
“J'ai aimé l'idée d'incarner quelqu'un comme ça et la possibilité de lui créer une sorte de monument, un testament en son nom. Je voulais aussi savoir si j'en étais capable. Parce que j’ai trouvé que c'était un vrai défi de jouer une personne se déguisant ainsi et qui a vécu une telle histoire. Je n’avais jamais fait ça auparavant.”
Rose est en lice pour l’Ours d’or, aux côtés du très remarqué Dao d’Alain Gomis - le directeur du Festival du film de New York, Dennis Lim, qualifiait l'œuvre de “déterminante pour 2026” - et s’attire toutes les éloges à la Berlinale.
2026 s'annonce comme une grande année pour Sandra Hüller, qu'on verra aussi s'illustrer aux côtés de Ryan Gosling dans Projet Dernière chance, avec Tom Cruise dans le prochain film d’Alejandro González Iñárritu, Digger, ou encore dans le nouveau Pawel Pawlikowski, 1949.