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12 mars 2025

Cobra : Sylvester Stallone regrette ce film d'action des années 80

Ah, les années 80... Le temps béni des actionners qui peuplaient généreusement les rayonnages des vidéo-clubs avec leurs jaquettes VHS, l'âge d'or de la Cannon et des productions de Chuck Norris, les débuts de Steven Seagal, JCVD et les films d'arts martiaux, Michael Dudikoff alias American Ninja... Les films de notre Arnie préféré bien entendu, qui se livrait à une guerre sans merci contre son grand rival de l'époque, Sylvester Stallone, le biceps plus saillant et luisant que jamais depuis qu'il avait vengé à lui tout seul l'affront subi par les Etats-Unis au Viêtnam dans Rambo 2.

Et c'est précisément le même réalisateur du second opus Rambo, George Pan Cosmatos, qui retrouvera Sly un an plus tard à peine pour Cobra, un film devenu culte. Ceux et celles qui ont découvert le film à l'époque se souviennent forcément de sa tagline absolument géniale sur son affiche : "le crime est un poison, voici l'antidote".

Stallone y incarne le lieutenant de police Marion Cobretti, dit Cobra, flic de choc à la gâchette facile et spécialiste des missions dangereuses, qui se lance à la poursuite d'un gang de fanatiques d’extrême droite. Un jeune mannequin, témoin involontaire des exactions des tueurs, est en danger de mort. Cobra décide d’assurer sa protection et tente de brouiller les pistes en quittant la ville...

Au-delà de son look inimitable et archi poseur, on garde en souvenir sa fameuse voiture, une Mercury Monterey des années 1950, mais customisée sur mesure pour le flic incorruptible, puisqu'elle possédait en plus un injecteur de nitroglycérine capable de donner un coup de boost surpuissant à la voiture... Qui termine malheureusement en pièces détachées à la fin du film.

Selon l'acteur, Cobra "tient davantage de l'inspecteur Harry que de Rambo"; mais il ne garde pas un excellent souvenir de cette pépite des 80's, comme il l'a raconté au Festival international du film de Toronto en 2023. "Cobra, à mon sens, était bâclé" confiait-il. "J'aurais pu faire mieux, si seulement j'avais été plus concentré".

Stallone ne se contente pas d'incarner le flic énervé, puisqu'il avait également écrit le script du film. Il remania profondément celui-ci, initialement une comédie, en un thriller d'action. Cette version fut refusée par Warner, mais Stallone persista, ce qui donnera le scénario final de Cobra tel qu'on le connait.

"J'avais le sentiment que j'aurais dû réaliser ce film, mais je ne l'ai pas fait, et je le regrette", a-t-il déclaré. "C'est un des aspects de la réalisation de films, à part voir ses cheveux se raréfier, on se demande : "Bon sang, pourquoi n'ai-je pas mis plus d'efforts ?"

Toujours est-il que le film se fera démolir par la critique, en plus de se voir décerner six nominations aux Razzie Awards en 1987, dont celle du pire film et du pire acteur. Et sera, in fine, un échec commercial. Pas grave : on continue de voir le film avec un plaisir même pas coupable.

24 août 2024

L'histoire vraie derrière cette référence à Sylvester Stallone dans Le Flic de Beverly Hills 2

En regardant Le Flic de Beverly Hills 2, vous avez peut-être déjà tiqué devant cette affiche de Cobra avec Sylvester Stallone, fixée par Eddie Murphy / Axel Foley durant un coup de téléphone. Eh bien elle n'est pas là par hasard, et voilà toute l'histoire.

Au milieu des années 80, Jerry Bruckheimer et Don Simpson sont connus pour leur production à succès Flashdance et décident de développer une comédie policière. Ils veulent que la star du film soit Eddie Murphy, valeur montante de l'émission comique Saturday Night Live, et qui vient de connaître un carton avec le thriller 48 heures puis la comédie Un fauteuil pour deux.

Sauf que le studio Paramount, distributeur des films du duo impose Sylvester Stallone dans le rôle. D'abord parce que c'est une énorme star qui sort de trois Rocky et un Rambo - il est le roi du box-office - et surtout, parce qu'il est tellement intéressé qu'il abandonne le scénario existant et écrit sa propre version, elle aussi comique, mais convenant davantage à l'image de dur-à-cuire qu'il dégage.

Paramount veut qu'il garde le scénario original mais Stallone insiste pour écrire sa version, qu'il abandonne car de son propre aveu : "Je ne pensais pas pouvoir y arriver". Stallone recyclera ce qu'il avait écrit pour le polar Cobra, sorti deux ans plus tard, un échec au box-office.

Non seulement Eddie Murphy est choisi à la place de Stallone, mais sa prestation en Axel Foley devient l'une des plus iconiques des années 80, et c'est une révélation pour le grand public qui ne le connaissait pas encore. Il devient une star.

A sa sortie, Le Flic de Beverly Hills est un énorme carton avec 234,7 millions de dollars rapportés au box-office américain, qui en font le plus grand succès de l'année 1984 devant S.O.S Fantômes, Indiana Jones et le Temple maudit et Gremlins. En conséquence, Eddie Murphy est rappelé quelques années plus tard pour Le Flic de Beverly Hills 2 (1987), qui se permet des clins d'œil à Stallone et notamment au film Cobra, comme nous l'avons vu, mais pas que !

La scène du téléphone précitée se déroule dans l'appartement de Rosewood (Judge Reinhold), véritable "Amazonie" de plantes vertes et... d'affiches de films de Stallone. On peut également distinguer derrière Taggart (John Ashton) celle de Rambo II : la mission.

Soit avec Cobra les deux films qu'a tourné Stallone depuis son départ du projet Flic de Beverly Hills, et tous les deux de moins grands succès que le premier film, signé Martin Brest.