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19 janvier 2026

Peter Jackson se demande encore comment il a pu faire Le Seigneur des Anneaux

3 films, 17 Oscars, des millions de fans, 2,9 milliards de dollars dans le monde... Adaptée de l'oeuvre immortelle de J.R.R. Tolkien, la trilogie du Seigneur des Anneaux, réalisée par Peter Jackson au début des années 2000, est indéniablement l'une des plus grandes sagas de l'Histoire du cinéma.

Et 25 ans après, le cinéaste néo-zélandais n'a pas encore fini de nous raconter son épopée en Terre du Milieu. Récemment interrogé par le magazine Empire pour célébrer l'anniversaire de la trilogie, il a ainsi accepté de regarder furtivement dans le rétroviseur, considérant avec une certaine tendresse, mais aussi avec un petit frisson, le jeune réalisateur fougueux et impétueux qu'il était à l'époque.

Pour lui, il serait en effet impossible de relever un défi aussi colossal aujourd'hui.

"Mais qu'est-ce que nous avions dans le crâne ?", a-t-il ainsi plaisanté.

"Aujourd'hui, j'hésiterais même à envisager le fait que nous puissions faire quelque chose de la sorte. C'est presque écrasant de repenser à cette époque. J'étais plus jeune, nous étions tous plus jeunes, et enthousiastes, et naïfs."

Egalement interrogée par Empire, la scénariste Philippa Boyens a évoqué la "vista" hors du commun de Peter Jackson au moment du tournage :

"Il y a des moments où il visualisait vraiment les choses, parce que c'est de cette manière que son cerveau fonctionne. Vous savez... c'est comme suivre Gandalf au bord du gouffre, et combattre le Balrog."

Un quart de siècle plus tard, c'est donc avec affection que les artisans du Seigneur des Anneaux repensent à ce voyage cinématographique extraordinaire, mais sans tomber dans la nostalgie.

"Cette période ne me manque pas, parce que ça n'aurait pas d'intérêt", affirme ainsi Peter Jackson.

"Ça s'est produit, et c'est passé. La vie continue et j'ai fait quelques trucs depuis. Mais je suis évidemment fier de ces films."

01 janvier 2026

Lovely Bones : Ryan Gosling a pris 27 kilos pour ce film... Et il a finalement été viré par Peter Jackson

Lors d’une table ronde organisée par le Hollywood Reporter en 2010, Ryan Gosling est revenu sur un moment peu glorieux de sa carrière : son renvoi du film Lovely Bones de Peter Jackson en 2007. Initialement choisi pour incarner Jack Salmon, le père de la jeune héroïne du film, Gosling a été remercié très peu de temps avant le début du tournage. Le rôle est finalement revenu à Mark Wahlberg.

À l’origine de ce désaccord : une divergence de vision artistique. Pour mieux s’immiscer dans la peau de son personnage, un père en deuil hanté par la perte de sa fille, Ryan Gosling avait décidé de prendre du poids – près de 27 kilos – et de se laisser pousser la barbe. Il a expliqué avoir atteint ce résultat en buvant régulièrement de la glace Häagen-Dazs fondue. Mais ce changement physique radical ne correspondait pas à ce que Peter Jackson et l’équipe de production avaient en tête pour le personnage.

“Nous avions une idée différente de l’apparence du personnage”, a expliqué Ryan Gosling. “Je pensais vraiment qu’il devrait peser 210 livres (95 kilos).”

Malheureusement, cette interprétation personnelle n’a pas convaincu, et l’acteur a été remercié à la dernière minute. Selon certaines sources, l’annonce aurait même été faite la veille du début du tournage !

Ryan Gosling a également reconnu un manque de communication en amont : “Nous n’avons pas beaucoup parlé pendant le processus de pré-production, ce qui était le problème. C’était un film énorme, et il y avait tellement de choses à gérer, et il ne pouvait pas s’occuper des acteurs individuellement. Je suis arrivé sur le plateau et j’avais tout faux.”

Cependant, une autre version de cette séparation existe. Fran Walsh, épouse et collaboratrice de Peter Jackson, a déclaré que Gosling lui-même avait exprimé des doutes sur sa légitimité pour le rôle :

“Ryan est venu nous voir deux ou trois fois et nous a dit : ‘Je ne suis pas la bonne personne pour ce rôle. Je suis trop jeune’. Et nous avons dit : ‘Non, non, non. Nous pouvons te faire vieillir. Nous pouvons éclaircir tes cheveux.’ Nous étions très enthousiastes.”

Finalement, l’équipe aurait constaté que Ryan Gosling n’était pas à l’aise, et aurait préféré opter pour un autre acteur : “Ce n’est que lorsque nous étions en pré-production et que nous avions le casting là-bas que cela est devenu de plus en plus clair : il était tellement mal à l’aise à partir de là, et nous avons commencé à sentir qu’il n’était pas la bonne personne. C’était notre aveuglement, le désir de faire que ça colle [avec lui] quoi qu’il arrive.”

Lovely Bones, porté par Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon et Stanley Tucci (nommé à l’Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation), suit l’histoire d’une adolescente assassinée qui observe depuis l’au-delà sa famille en deuil et la traque de son meurtrier.

Pour Ryan Gosling, cette mésaventure s’est soldée par la constatation suivante : “Ensuite, j’étais gros et au chômage.” Heureusement, cet épisode n’a en rien freiné son ascension fulgurante à Hollywood.

Et ce n’était qu’un rôle manqué parmi tant d’autres. Avant de briller dans La La Land ou Barbie, l’acteur avait été envisagé pour de nombreux films majeurs : Batman v Superman, Cinquante Nuances de Grey, 28 jours plus tard… Découvrez une liste de 10 rôles auxquels il a failli prétendre ici.

Plus de quinze ans après les faits, Saoirse Ronan est revenue avec beaucoup de recul sur cet épisode marquant du tournage, en 2024 dans le podcast Happy Sad Confused. Le départ de Ryan Gosling du projet avait été un moment qui l’avait profondément affectée à l’époque, mais qu’elle juge aujourd’hui compréhensible.

Au moment du lancement du film, Saoirse n’était encore qu’une adolescente. Elle venait tout juste de connaître une reconnaissance fulgurante grâce à sa première nomination aux Oscars, obtenue à 14 ans pour Reviens-moi. Depuis, sa carrière n’a cessé de s’épanouir, avec trois autres nominations à la clé. C’est dans ce contexte qu’elle avait commencé à travailler avec Ryan Gosling, allant jusqu’à entamer “quelques préparatifs” avec lui avant le tournage.

L’annonce de son éviction avait été difficile à encaisser. Elle se souvient notamment de l’attachement qu’elle avait développé à son partenaire de jeu – et même à son entourage : “Je pense que j’aimais Ryan. Et son chien, George, et j’étais juste triste qu’il ne soit plus là.”

Avec le recul, l’actrice reconnaît cependant que cette décision n’avait rien de personnel et estime aujourd’hui que le changement de casting était inévitable et fondé sur des différences d’approche artistique et d’expérience de vie.

“Je leur ai parlé [à tous les deux] depuis et cela arrive. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n’est pas nécessairement personnel. C’est comme si parfois vous n’étiez pas sur la même longueur d’onde. Mark a pu intervenir, et il était père. Il était père de, je ne sais pas, trois enfants ? Il a probablement vécu une expérience de ce genre que Ryan n’a pas ressentie. Ryan avait 27 ans. Il était jeune.”

Loin de laisser des traces amères, cet épisode semble avoir été digéré par tous les intéressés. La preuve : quelques années plus tard, Saoirse Ronan et Ryan Gosling se sont retrouvés sur Lost River (2014), premier long-métrage réalisé par l’acteur. Une collaboration dont l’actrice garde un très bon souvenir, évoquant des retrouvailles “géniales”, avant de souligner : “Et, encore une fois, il est juste le même. Il ne change pas.”

Ryan, lui aussi, ne tarit pas d’éloges sur la jeune actrice : “C’est un génie. Elle m’a permis de devenir un meilleur acteur. J’avais l'impression de travailler avec une maîtresse, une figure emblématique de l’âge d’or du cinéma. Quelqu’un de supérieur à moi en tout point. C’est Meryl Streep réincarnée”, a-t-il déclaré au Irish Sun en 2017.

Aujourd’hui, tous deux évoluent dans le cercle proche de Greta Gerwig et nombreux sont les admirateurs qui espèrent les voir partager à nouveau l’affiche. Après tout, leur collaboration avortée sur Lovely Bones n’a peut-être été qu’un rendez-vous manqué – et Hollywood adore les secondes chances.

04 novembre 2025

King Kong (1933) est le film préféré de Peter Jackson

Parmi les questions auxquelles les stars répondent volontiers figure celle de leurs films favoris. Et on ne parle pas ici de leurs films favoris au sein de leurs propres filmographies respectives. Un ou des films coups de coeur pour des raisons évidemment très diverses : des oeuvres qui ont été des révélations pour elles; parce qu'elles ont marqué leur enfance, parce qu'elles ont eu une influence importante dans leurs carrières, ou tout simplement parce que ces oeuvres ont nourri leurs imaginaires.

Dans ce registre, Peter Jackson a un totem absolu : le King Kong de 1933, réalisé par le duo Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper. Le film est entré depuis au panthéon du cinéma, notamment grâce à ses effets spéciaux, révolutionnaires pour l'époque, créés par le légendaire Willis O'Brien, dont le travail sur Le monde perdu (1925) avait fait sensation.

Dans un entretien avec la journaliste Cindy Pearlman, publié dans son ouvrage You Gotta See This en 2007, le cinéaste qu'on ne présente plus expliquait pourquoi -et avec passion- ce chef-d'oeuvre est son film préféré.

"J'avais neuf ans, et nous avions cette grande TV en noir et blanc dans la maison de mes parents. Un vendredi soir, alors que je m'ennuyais à mourir, je me suis assis devant la TV et j'ai vu ce singe géant suspendu au sommet de l'Empire State Building. J'en ai eu la chair de poule. Environ 2h plus tard, j'ai vu ces hommes tuer King Kong. Je me suis dit : "pourquoi ont-ils tué la plus magnifique créature jamais vue ? Pourquoi ? Pourquoi ?"

Je me souviens m'être assis sur la moquette, et me mettre à pleurer, pleurer. Pourquoi avaient-ils tué quelque chose qui pouvait battre un T-Rex ? C'était un singe avec un coeur, du courage et une âme.

J'ai vu King Kong à une époque antérieure au magnétoscope. Il n'y avait pas non plus de salles de réunion dans mon quartier. Mais j'ai trouvé un moyen d'acheter une copie de la version de 1933 pour la mettre sur un projecteur en Super 8mm.

Je mettais un drap blanc sur le mur de la chambre, et le projetais, encore et encore. Les deux scènes que je passais le plus étaient celle où il affronte le T-Rex, et la scène finale de l'Empire State Building. J'aimais aussi beaucoup cette idée d'une île cachée, Skull Island, remplie de singes géants. C'était l'évasion à son meilleur. Toute l'histoire tourne autour de la suspension de crédulité. Et dans ce cas, je ne veux pas être un croyant.

Le jour suivant où j'ai vu King Kong pour la première fois, j'ai pris la caméra stop motion de mes parents. Je me suis fabriqué un Brontosaure en pâte-à-modeler et un grand gorille, et j'ai commencé à filmer en animation image par image".

Dressant un parallèle évident avec sa propre (et sensationnelle) version de King Kong, Jackson conclut : "Ca, c'était vraiment le film que j'essayais de faire à l'âge de 12 ans avec ma Super-8. Vous pourriez dire que filmer ce singe était une très vieille ambition pour moi".

Peu de temps avant la sortie du film de Peter Jackson en 2005, un roman, Kong : King of Skull Island, écrit par un auteur du nom de Joe Devito, est sorti aux Etats-Unis. Autorisé par le Cooper Estate, le fond qui gère l'héritage du film de 1933, ce nouveau roman fait à la fois office de préquelle et de suite au conte fantastique classique. Et révèle un post scriptum, absent des films, d'une tristesse infinie...

Après que Kong ait été abattu par l'armée et soit mort, son gigantesque cadavre a été récupéré et est devenu une exposition au Musée d'histoire naturelle, les clients payant le prix fort pour voir son squelette. Comme une cruelle et tragique ironie : même dans la mort, le monde n'en a pas fini avec lui - ses restes ne connaissent même pas le repos.

03 octobre 2025

King Kong : ce détail présent au début du film n'a pas été choisi au hasard par Peter Jackson

Lorsque Peter Jackson s'attaque à l'adaptation d'une œuvre existante, il s'y plonge corps et âme. Si cela était peut-être moins évident sur Le Hobbit, son travail sur Le Seigneur des Anneaux et King Kong est vraiment impressionnant. Sa version de l'aventure du gorille géant ramené de son île jusqu'à New York est extrêmement référencée voire par certains moments cérébrale.

Lors d'une séquence au début du film, Hayes (Evan Parke) et Jimmy (Jamie Bell) discutent avant de prendre la mer. Le premier découvre que le second se cultive en lisant le livre Au cœur des ténèbres signé Joseph Conrad. Un ouvrage qui est loin d'avoir été choisi au hasard par Peter Jackson.

Au cœur des ténèbres raconte le voyage d'un équipage pour retrouver un dénommé Kurtz, un collecteur d'ivoire ne donnant plus aucune nouvelle depuis qu'il est parti au cœur de la jungle et explorant certains aspects les plus sombres de l'humanité. Cet ouvrage est l'une des inspirations majeures de Merian C. Cooper, co-réalisateur et co-scénariste du premier King Kong (1933).

C'est aussi une référence explicite aux personnages passionnés de tous les films King Kong, qui poursuivent leur expédition quoi qu'il en coûte, jusqu'à l'obsession. Grand fan du premier film, Peter Jackson n'a pas fait ce clin d'œil appuyé au hasard. Pour en savoir plus, nous vous recommandons le documentaire Merian C. Cooper, le dernier conquérant de Jean-François Dickeli et Vincent Nicolet, diffusé le 21 septembre dernier sur TCM.

Le film de 1933 a connu une suite sortie à peine huit mois plus tard, réalisée par Ernest B. Schoedsack, l'autre metteur en scène du premier film. Suite à la mort de la bête dans le premier, le personnage du réalisateur - toujours joué par Robert Armstrong - retourne sur Skull Island et y découvre Le Fils de Kong.

N'ayant droit qu'à la moitié du budget de King Kong et à un temps de tournage trop court, Le Fils de Kong est beaucoup moins beau que le précédent film mais réalise tout de même un box-office quasiment aussi bon que le premier épisode. Un succès qui ne conduira pas à un 3e opus, mais qui donnera tout de même lieu à d'autres adaptations au fil des décennies.

Parmi les nouvelles incarnations de King Kong, citons celle de John Guillermin avec Jeff Bridges et Jessica Lange (1976) et sa suite plus méconnue sortie en 1986 en passant par les deux films que lui a consacré le cinéaste nippon Ishirô Honda en l'opposant notamment à Godzilla durant les années 60.

Plus proches de nous, Warner a redonné vie au gorille géant via Kong: Skull Island, Godzilla vs Kong et Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, qui l'ont à nouveau remis sur le devant de la scène. Retour gagnant pour le moment, car les trois films ont rapporté 1,6 milliard de dollars. De quoi donner envie au studio de continuer sur cette voie.

11 juillet 2025

Pourquoi Peter Jackson n’a plus réalisé de film depuis 11 ans

Six films dans le monde du Seigneur des Anneaux, ça use un réalisateur...

Le cinéaste Peter Jackson n’a plus dirigé de film de fiction depuis 2014, année de sortie de Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées.

Pourtant, il n'est pas à la retraite ! Le réalisateur néo-zélandais de 63 ans s’est consacré à d’autres projets, notamment des documentaires acclamés comme le docu sur la Première guerre mondiale, Pour les Soldats tombés (2018) et surtout la série The Beatles: Get Back (2021) pour Disney Plus.

Interrogé récemment par ScreenRant, Peter Jackson a clarifié sa situation :

"Non, non. Je ne suis certainement pas à la retraite. En ce moment, nous travaillons sur trois scénarios différents. Je suis en train d’en écrire trois."

Parmi ces projets, figure notamment Le Seigneur des Anneaux : The Hunt for Gollum, un nouveau long métrage issu de l’univers de Tolkien, actuellement en préparation.

Sauf que là encore, Peter Jackson ne réalisera pas. C'est Andy Serkis qui s'en chargera. Sortie en salles le 17 décembre 2027.

"Nous produisons et écrivons actuellement The Hunt for Gollum, que Andy réalisera l’an prochain" confirme Jackson, qui assure avoir "pris beaucoup de plaisir à travailler sur des documentaires, qu’ils montrent ou non que j’ai vieilli. Évidemment, il y a eu le projet ‘Get Back’ avec les Beatles. J’ai aimé faire différentes choses autour des Beatles, c’était formidable — et ça va probablement continuer.”

Pas vraiment de nouveau long métrage en vue pour le réalisateur qui bosse, en parallèle, sur un terrain inattendu : la biotechnologie. En tant qu’investisseur majeur de la société Colossal, il participe à un ambitieux programme de "dés-extinction", visant à ramener à la vie le moa géant, un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande disparu il y a plusieurs siècles. Sa vraie passion aujourd'hui.

“Faire revenir le Moa serait aussi excitant, voire plus, que n’importe quel film que je pourrais réaliser. J'ai fait beaucoup de films, mais voir le moa géant revenir à la vie serait une expérience qui surpasserait tout le reste aujourd’hui.”

16 janvier 2024

Peter Jackson admet avoir "bâclé" la trilogie du Hobbit

Sorti fin 2014 au cinéma, Le Hobbit : La Bataille des cinq armées reviendra ce soir sur TMC.

En 2015, au moment de sa sortie en DVD et blu-ray, The Guardian a trouvé au sein des bonus le mea culpa de Peter Jackson. Face aux critiques, le réalisateur admettait avoir "bâclé" la trilogie, expliquant que contrairement au tournage du Seigneur des Anneaux, il n'était pas "à fond dedans". Et qu'il ne savait pas du tout quoi faire avec La Bataille des cinq armées.

Il racontait notamment que le départ de Guillermo Del Toro du projet en 2010 (à cause de la faillite de la MGM) avait précipité les choses.

"Guillermo Del Toro étant parti, j'ai dû débarquer et prendre les choses en main mais je ne pouvais remonter le temps, récupérer un an et demi de pré-production pour faire mon film, très différent de ce qu'il avait prévu, raconte Jackson. C'était impossible, et comme c'était impossible j'ai commencé à tourner le film alors qu'il n'était pas bien préparé."

"Tu vas sur le tournage et tu bâcles le boulot, tu as ces scènes extrêmement compliquées, pas de storyboards et tu te retrouves à improviser..., poursuit-il. J'ai passé le tournage du Hobbit à sentir que je n'étais pas à fond dedans... Du point de vue du scénario, Fran (Walsh), Philippa (Boyens) et moi n'avons pas pu écrire les scripts de façon satisfaisante. On était donc sous pression au moment de tourner."

Pas de storyboards, un script inachevé, une production accélérée... Tout ça a amené Peter Jackson à demander une pause de deux mois en 2012 pour pouvoir repenser son film au moment de tourner La Bataille des cinq armées.

"Je suis allé voir les producteurs, je leur ai dit que je ne savais pas du tout ce que je faisais, parce que je n'avais ni storyboards ni plan de bataille... Le délai m'a permis de me vider la tête, de retrouver l'inspiration pour la bataille, et de mettre les choses en place pour de bon."

Finalement, la sortie de La Bataille des cinq armées a été repoussée de cinq mois, passant de juillet 2014 à décembre 2014.

A l'arrivée, comme on vous l'explique ici, on trouve que la trilogie du Hobbit en version longue est indispensable à tout fan du Seigneur des Anneaux, même si les trois films sont qualitativement inférieurs à ceux de la première trilogie, quoi qu'en disent certains puristes.

Si tous les films conçus dans la douleur et sans préparation ressemblaient à ceux du Hobbit, "le monde serait plus rempli de joie". Avec un budget total de 745 millions de dollars et des recettes finales de 2,9 milliards de dollars, la trilogie a rapporté en fin de compte un bon gros tas d'or. 

06 novembre 2023

Peter Jackson a réalisé Now and Then, le dernier clip des Beatles

Deux ans après avoir sorti son incroyable série documentaire Get Back, consacré à l'enregistrement du dernier album des Beatles, le cinéaste Peter Jackson retrouve les Fab Four pour un ultime hommage. Il a réalisé le tout dernier clip du groupe, celui de la chanson "Now and Then", titre posthume composé par John Lennon en 1978 et achevé en 2023 par Paul McCartney et Ringo Starr.

Un titre qui aura mis cinq décennies à voir le jour, d'abord retravaillé pour la première fois en février 1995 par Paul, George et Ringo dans le cadre du projet The Beatles Anthology. Une première tentative restée inachevée, en partie à cause des défis technologiques impossibles à résoudre à l'époque, liés à la qualité de l'enregistrement original de la voix de John.

"Pendant des années, on a cru que la chanson ne pourrait jamais être achevée. Mais en 2022, il y a eu un magnifique coup du sort", écrit la production des Beatles. "Un système logiciel développé par Peter Jackson et son équipe, utilisé tout au long de la production de la série documentaire Get Back, a finalement ouvert la voie au découplage entre la voix de John et sa partie piano. En conséquence, l’enregistrement original a pu reprendre vie et être retravaillé avec la contribution des quatre Beatles."

C'est logiquement que Peter Jackson a réalisé le clip de Now and Then, qui reprend des images du dernier enregistrement de Paul et Ringo, mixé à des images d'archives. "Je suis extrêmement fier du résultat obtenu, et je garderai d’excellents souvenirs de cette expérience" commente le réalisateur néo-zélandais du Seigneur des Anneaux. "Ce n’est pas évident de susciter l’émotion en n’utilisant que des images d’archives mais la puissance évocatrice de cette magnifique chanson a fait le gros du travail".

21 décembre 2020

The Beatles : Get Back: premier teaser du documentaire de Peter Jackson

Après nous avoir plongé dans les tranchées de 14-18 avec son fabuleux Pour les soldats tombés, produit par la BBC en 2018 afin de célébrer le centenaire de l'armistice, Peter Jackson s'est attaqué aux archives des Beatles. The Beatles : Get Back sortira en salles le 1er septembre 2021, et le réalisateur -qui a terminé l'an dernier la conversion Ultra HD du Seigneur des Anneaux, disponible dès maintenant à l'achat- présente dans un teaser vidéo de 5 minutes son nouveau projet. Le cinéaste, qui travaille à partir de 56 heures d'archives inédites, explique être à la moitié du montage et nous présente un montage pour donner "un aperçu de l'esprit du film" consacré à l'enregistrement de l'album Let It Be. Ce montage primesautier, rythmé par la chanson Get Back, nous immerge dans le studio avec John, Paul, George et Ringo. A voir leur bonne humeur apparente, on en oublierait presque qu'il s'agit de l'ultime album des Fab Four, qui sortira en 1970, après leur séparation officielle.

08 décembre 2020

Saga Seigneur des anneaux 4k : "J'ai atteint la fin du voyage" dit Peter Jackson

Le 16 décembre prochain, la Terre du Milieu accueillera à nouveau les inconditionnels de la saga fleuve de Peter Jackson. Les deux trilogies du Seigneur des Anneaux et du Hobbit sont rééditées dans des coffrets avec les versions longues et cinéma des films, en 4k. L'occasion pour le cinéaste de se replonger avec nostalgie et non sans une certaine émotion dans une saga qui lui a pris plus de dix ans de sa vie, en supervisant lui-même un travail de restauration sur ces films.

"J'ai réalisé à quel point ils étaient incohérents entre eux. Le premier Seigneur des Anneaux a été tourné il y a vingt ans, en 35 mm. La colorimétrie a été faite à l'ancienne, de façon photomécanique, pour le premier film. Et puis nous sommes passés à un étalonnage numérique à partir du négatif pour les deux films suivants. Il y a vingt ans, nous n'avons pas pu faire les choses de la même façon pour les trois films." L'idée étant que les deux sagas soient raccord visuellement parlant, mais aussi au niveau du son. "Bien que ces six films racontent la même grande histoire, ils n'avaient pas de cohérence visuelle et sonore. Il ne s'agit pas seulement de rendre les choses plus affûtées, il faut préserver l'aspect cinéma. C'est super que les films aient enfin l'air d'avoir été tournés en même temps. Du premier film, Un voyage inattendu, au sixième, Le Retour du roi, les six films se ressemblent enfin, ils ont la même image et le même son."

Comme il l'explique dans la featurette à découvrir ci-dessous, cette restauration lui a "révélé" que certains effets spéciaux de la première trilogie avaient logiquement vieillis : "Les imperfections des effets spéciaux commençaient à se voir... La technologie a beaucoup changé en vingt ans. En convertissant en 4K HDR, on a réalisé que des effets ne vieillissaient pas très bien. On a pu repasser sur certains défauts et les éliminer. On n'a pas changé les effets, mais ils donnent maintenant l'impression d'avoir été faits aujourd'hui et non pas il y a vingt ans."

Bien que nettement plus récente, la trilogie du Hobbit, tournée avec des caméras numériques 4K, a également été repassée au peigne fin. "La technologie des couleurs était complètement différente. C'est une vraie bataille que de rendre cohérent du matériau tourné sur une aussi longue période de temps" lâche le cinéaste, qui ajoute en guise de conclusion : "ce processus, ce n'est pas rendre le film différent, c'est prendre un film d'il y a vingt ans et lui donner le feeling d'un film moderne. J'ai l'impression d'avoir atteint la fin du voyage, d'avoir enfin terminé le travail."