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04 mai 2026

Serpico : pourquoi Al Pacino a-t-il mal vécu sa nomination à l'Oscar du meilleur acteur ?

En 1973, après avoir crevé l'écran dans Le Parrain, Al Pacino transformait l'essai en incarnant un flic incorruptible dans Serpico, sous la direction de Sidney Lumet. Le film nous présente donc Frank Serpico ; à peine diplômé de l’académie de police, il débarque à New York porté par des convictions inébranlables et un sens aigu de l’intégrité.

Très vite, c'est le choc pour notre néo gardien de la paix. Derrière l’uniforme se cache un système gangrené par une corruption tentaculaire. Refusant catégoriquement de tremper dans les pots-de-vin, il se met à dos toute sa brigade et devient un paria. Mais Serpico ne plie pas. Prêt à faire éclater la vérité, il s’avance seul contre tous, quitte à être désigné comme traître par ceux qui devraient être ses frères d’armes.

Pour saluer sa performance remarquable, l'Académie des Oscars lui offre sa première nomination pour la statuette du meilleur acteur en 1974. L'année précédente, il avait reçu une citation dans la catégorie second rôle pour son incarnation de Michael Corleone dans Le Parrain.

Lors d'un entretien accordé à Playboy en 1979, Al Pacino est revenu sur la cérémonie des Oscars 74, évoquant son stress intense, le laissant totalement paralysé. "J’étais aux Oscars une fois, pour Serpico. C’était la deuxième fois que j’étais nommé. J’étais assis au 3ème ou 4ème rang avec Diane Keaton. Jeff Bridges était là avec sa copine. Personne ne s’attendait à ce que je vienne. J’étais un peu défoncé", a-t-il confié avec franchise.

"Quelqu’un avait fait quelque chose à mes cheveux, les avait décoiffés ou quelque chose comme ça, et j’avais l’air d’avoir un nid d’oiseau sur la tête, un vrai désastre. Je me suis assis là et j’ai essayé d’avoir l’air indifférent parce que j’étais très nerveux. Chaque fois que je suis nerveux, j’essaie d’avoir un air indifférent ou froid", a poursuivi Al Pacino.

"À un moment donné, je me suis tourné vers Jeff Bridges et je lui ai dit : Hé, on dirait qu’on n’aura pas le temps d’arriver à l’Oscar du meilleur acteur. Il m’a lancé un regard étrange. Il a dit : Oh, vraiment ? J’ai dit : C’est fini, l’heure est écoulée. Il a dit : Ça dure trois heures. Je pensais que c’était une émission de télévision d’une heure, vous imaginez ? Et j’avais envie de faire pipi, vraiment", a indiqué le comédien, continuant de raconter son anecdote.

"Alors j’ai pris du Valium. En fait, j'avalais du Valium comme si c’était des bonbons. Finalement, le prix du meilleur acteur est arrivé. Pouvez-vous imaginer dans quel état j’étais ? Je n’aurais pas pu monter sur scène. Je priais : S’il vous plaît, faites que ce ne soit pas moi. S’il vous plaît. Et j’ai entendu : Jack Lemmon. J’étais tellement heureux de ne pas avoir à me lever, parce que je n’y serais jamais arrivé", a-t-il conclu.

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est l'outsider Jack Lemmon qui a remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1974, pour sa performance dans Sauvez le tigre, une oeuvre tombée aux oubliettes de nos jours. Il a gagné au nez et à la barbe d'Al Pacino pour Serpico, Marlon Brando pour Le Dernier Tango à Paris, Jack Nicholson pour La Dernière corvée et Robert Redford pour L'Arnaque.

Pacino devra attendre près de 20 ans pour recevoir la précieuse statuette dorée. Il a enfin été couronné en 1993 pour sa prestation en Colonel aveugle dans Le Temps d'un week-end, réalisé par Martin Brest.

02 septembre 2021

Mort de Mikis Theodorakis, compositeur de Zorba le Grec et Serpico

Compositeur pour le cinéma depuis 1953, le Grec Mikis Theodorakis a signé quelques-unes des plus belles bandes originales du 7e Art. Il avait travaillé avec Michael Powell (Lune de miel), Raymond Rouleau (Les Amants de Teruel), Jules Dassin (Phèdre), Costa-Gavras (Z) ou encore Sidney Lumet (Serpico).

Sa collaboration à six reprises avec Michael Cacoyannis pour Electre (1962), Zorba le Grec (l'une de ses plus fameuses compositions, 1964), Les Troyennes ou encore Iphigénie sera l'une des plus fructueuses du grand écran.

Il s'est éteint à 96 ans à Athènes et était encore en exercice. Il devait travailler à la musique d'un long métrage actuellement en tournage sous le titre The Greek Job, la première réalisation du Grec Anthem Moss avec Billy Zane et Eric Roberts.