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22 décembre 2022

Psychose est le meilleur film de tous les temps selon Variety


A l'occasion du 117ème anniversaire de Variety, 30 journalistes et critiques du célèbre magazine se sont réunis pour établir leur Top 100 des meilleurs longs métrages de tous les temps. Récemment publié, ce classement rassemble des films aussi variés que King Kong de Merian C. Cooper, E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg, Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, Les Quatre Cents Coups de François Truffaut ou encore Toy Story des studios Pixar.

Disponible ici dans son intégralité, la liste inclut donc des oeuvres appartenant à tous les genres du cinéma, du thriller à la comédie en passant par l'animation et la science-fiction. Pourtant, le long métrage qui est arrivé en première position du classement est un film bien connu des cinéphiles : l'inoubliable Psychose, réalisé en 1960 par Alfred Hitchcock.

Porté par Janet Leigh et par Anthony Perkins, ce classique aussi intemporel que terrifiant relate la lugubre histoire d'une jeune femme, roulant vers une destination inconnue après avoir dérobé 40 000 dollars à sa banque. Alors qu'à la nuit tombée, elle s'arrête dans un motel étrange et déserté, elle est accueillie par le propriétaire des lieux : un certain Norman Bates, qui semble dissimuler bien des secrets.

Notamment célèbre pour son inoubliable séquence de la douche, Psychose figure sans aucun doute parmi les grands classiques du septième art, et reste probablement le film le plus mythique de son réalisateur.

Outre Psychose, dans le Top 5 du classement de Variety, on trouve également Le Magicien d'Oz de Victor Fleming (n°2), Le Parrain de Francis Ford Coppola (n°3), Citizen Kane d'Orson Welles (n°4) et Pulp Fiction de Quentin Tarantino (n°5).

02 novembre 2020

Psychose a 60 ans ! Saviez-vous que Norman Bates était inspiré par le tueur en série Ed Gein ?

Dans les années 50, l'affaire Ed Gein a passionné et terrifié les Américains. Meurtrier et pilleur de tombes qui confectionnait des objets avec des restes humains, il n'a cessé d'inspirer le cinéma et les séries à travers les âges. Il a notamment servi de modèle d'inspiration pour la création du personnage de Norman Bates du roman Psychose, avant de devenir une icône cinématographique sous les auspices d'Alfred Hitchcock et incarné par Anthony Perkins.

Lorsque ce petit avertissement surgit au début d'un film, c'est comme si un déclic inconscient se produisait dans notre tête. Ce qu'on s'apprête à voir a véritablement eu lieu dans la vie. Et lorsqu'il s'agit d'un film à frisson, de suspense, d'horreur ou d'épouvante, cet avertissement génère souvent une appréhension avant même que le film n'ait commencé. Les monstruosités qu'on s'apprête à voir ont véritablement été commises par quelqu'un...

Au cours des décennies, de nombreux sordides faits divers et de nombreux tueurs psychopathes ont inspiré la fiction. Aux Etats-Unis, le cinéma s'est abreuvé de toutes les histoires de tueurs en séries possibles, piochant chez l'un, piochant chez l'autre, des caractéristiques et des bizarreries promptes à effrayer le public. Mais, certains de ces tueurs ont clairement dépassé le quota de fascination. C'est le cas d'Ed Gein.

Ed Gein est l'un des premiers tueurs en série à avoir défrayé la chronique aux Etats-Unis. La découverte de ses méfaits - nécrophilie, meurtres, dépeçage de cadavres, etc. - a profondément choqué l'Amérique de la fin des années 50 et a marqué, en quelque sorte, la fin d'une innocence.

Celui qu'on appelait alors "Le boucher de Plainfield" a tellement fait la Une des journaux de l'époque qu'il a, sans surprise, inspiré par la suite de nombreuses fictions, comme le roman Psychose et son adaptation au cinéma (1960) mais aussi, plus tard, Massacre à la tronçonneuse (1974) ou encore Le Silence des Agneaux (1991). Comme le dit si justement le reporter Dan Hanley dans le documentaire Ed Gein d'Alex Flaster (2004) : "Les bons auteurs de fiction pouvaient s’inspirer d'Ed Gein pour créer à peu près tous leurs personnages de films d’horreur. Parce qu’à lui seul, il en a toutes les caractéristiques". Des caractéristiques qui marquent effectivement à jamais...

Tout commence - ou plutôt tout fini - le 16 novembre 1957 dans la petite ville de Plainfield, dans le Wisconsin, située à seulement 50 km de l'endroit où réside un certain Robert Bloch, celui qui finira par écrire Psychose deux ans plus tard.

Ce jour-là, la disparition de Bernice Worden, qui gère la quincaillerie locale, est signalée. La police interroge Ed Gein, 51 ans, car il est le tout dernier client à avoir fréquenté le magasin. A l'époque, ce dernier est considéré comme un vieux garçon solitaire, un peu bizarre mais très serviable, qui effectue tout un tas de petits travaux dans la ville. Dans sa déposition, Gein s'emmêle un peu les pinceaux et la police se rend chez lui pour poursuivre l'enquête.

Ils découvrent un endroit sinistre, proche du dépotoir, sans électricité et presque abandonné. A l'intérieur, ils retrouvent Bernice Worden, pendue par les pieds, décapitée et étripée comme un animal puis font tout un tas de découvertes terribles : morceaux humains dans des bocaux, bols confectionnés avec des crânes, un fauteuil fait de lambeaux de peaux, des rideaux, des gants ou encore des abat-jours fabriqués en peau humaine...

La police trouve également un sac contenant la tête d'une femme disparue mystérieusement trois ans plus tôt, Mary Hogan, la propriétaire d'un bar qu'Ed Gein fréquentait. Immédiatement arrêté, Gein avoue deux meurtres, expliquant que tous les autres restes humains découverts dans sa maison proviennent en réalité de cadavres qu'il a volés la nuit dans les cimetières du coin. Déclaré irresponsable et inapte à suivre son procès, il est envoyé en hôpital psychiatrique. En 1968, il a droit à deux nouveaux procès, le second le déclarant finalement non coupable car mentalement irresponsable. Il finira sa vie en institut psychiatrique, en 1984.

Comme dans Psychose, le coeur de l'affaire Ed Gein trouve sa source dans la relation dysfonctionnelle entre une mère et son fils. Né à La Crosse en 1906, Ed Gein grandit à Plainfield aux côtés de son frère, de leur père alcoolique et de leur mère, fanatique religieuse. Pendant de nombreuses années, la famille mène une existence tranquille, même si, à la maison, Augusta Gein domine et humilie à tour de bras, apprenant même à ses fils que les femmes sont des pécheresses et que le monde est bourré d'immoralités.

Augusta punit même ses enfants lorsqu'ils se font des amis de leur âge. Obsédé par cette mère qu'il admire et redoute à la fois, Ed Gein aurait grandi en marge des autres, physiquement mais aussi émotionnellement. A l'époque, il aurait d'ailleurs souffert des brimades de ses camarades qui le trouvaient efféminé. A 13 ans, il quitte finalement l'école et finit par fréquenter uniquement les membres de sa famille.

Dans le documentaire d'Alex Flaster, Harold Schechter, l'auteur de Deviant, décrit leur ferme de 80 hectares comme un "véritable incubateur de folie". Un endroit désertique qui rappelle d'ailleurs fortement la propriété de la famille de Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse (que Gein finira aussi par remplir de ses objets fabriqués).

Cet isolement va s'aggraver puisqu'en seulement quelques années, Ed Gein va perdre tous les membres de sa famille. Son père meurt d'une crise cardiaque en 1940 et son frère Henry décède dans un incendie louche quatre ans plus tard, un accident qui n'a jamais pu être imputé à Ed même si les doutes étaient sérieusement permis. Il vit alors seul avec sa mère pendant quelques mois avant que cette dernière ne tombe malade et ne décède en 1945. Gein a alors 39 ans. Dévasté, il prie pour son retour, préserve les pièces qu'elle fréquentait comme les pièces d'un musée et finit par laisser libre cours à ses délires...

Selon les psychiatres qui l'ont évalué après son arrestation, sa déroute aurait pris sa forme maximale en quelques années après le décès de sa mère. Son déséquilibre mental aurait alors débouché sur une psychose. Ed Gein aurait souffert de schizophrénie, d'hallucinations et aurait alors pensé être l'instrument de Dieu. Après avoir porté les vêtements de sa mère, il aurait tenté de la ressusciter en visitant les cimetières où il déterrait des corps de femmes.

Harold Schechter explique à ce sujet dans Ed Gein : "Une partie de Gein cherche à retrouver la présence physique de sa mère à la maison, tandis que l’autre se complait dans la profanation de cadavres." Il va alors se fabriquer un costume de femme, comme pour en devenir une à son tour : une "veste mammaire" avec un torse de femme, des sortes de jambières avec la peau tannée des jambes d'une femme et il va également récupérer des organes génitaux féminins. Confectionner des habits avec des restes humains de femmes se retrouve clairement chez Leatherface mais aussi chez le Buffalo Bill du Silence des Agneaux (avec en plus l'idée de travestissement).

Relation avec la mère, isolation, folie, travestissement, fabrication d'objets avec des restes humains... Les caractéristiques de l'histoire d'Ed Gein se sont retrouvées mélangées un peu partout dans la fiction moderne quand son histoire n'a pas été racontée de A à Z dans des biopics. Le cinéma, les séries, la bande-dessinée, la peinture, les jeux vidéo et même la musique se sont penchés - et continuent de le faire - sur ses terribles actions et sa personnalité encore bien mystérieuse, dénotant la fascination exercée par l'horreur qui vient du réel. Dans American Psycho, cette tendance est d'ailleurs montrée à son extrême par l'entremise de Patrick Bateman, lui-même serial killer et grand admirateur de Ted Bundy et Ed Gein.

Avant que la propriété d'Ed Gein ne soit incendiée en mars 1958, elle avait été mise aux enchères, ainsi que sa voiture qui avait fini par être rachetée pour être placée dans une foire, le public payant pour voir la voiture du "boucher de Plainfield". A sa mort en 1984, à l'âge de 77 ans, Ed Gein a été enterré aux côté de sa "meilleure amie" et de la seule femme de sa vie, sa mère. Après son enterrement, sa pierre tombale a été volée (puis retrouvée) et, dans les années qui ont suivi, sa tombe a récolté des tas de lettres et de fleurs. Quand la réalité veut rejoindre la fiction ?

23 juin 2020

Paul McCartney : ce film terrifiant qui inspiré une chanson des Beatles

"All the lonely people - Where do they all come from ? - All the lonely people - Where do they all belong ?" Ce refrain de la chanson Eleanor Rigby, tout le monde ou presque l'a déjà fredonné dans sa vie. Mais peu savent en revanche par quoi Paul McCartney a été inspiré pour écrire ce tube. Selon Far Out Magazine, c'est après avoir regardé l'un des films les plus angoissants de l'histoire du cinéma que l'un des quatre Beatles a eu l'idée des paroles d'Eleanor Rigby : Psychose d'Alfred Hitchcock. En plus de s'inspirer de la littérature, des amoureux et de la vie quotidienne, il était également parfaitement dans l'habitude de Paul McCartney de trouver son inspiration dans les films d'horreur. Mais selon le magazine, ce n'est pas le personnage du meurtrier Norman Bates qui a donné l'idée à Paul McCartney mais plutôt "la partition emblématique du film". La musique de ce classique, écrite par Bernard Herrmann, est l'une des plus reconnaissables de l'histoire du cinéma.

Pour donner du relief aux images d'Alfred Hitchckok, le compositeur a choisi un instrument classique, le violon, et l'a transformé en une arme violente, capable d'ajouter de la tension... notamment lors de la scène mythique de la douche. Dans une interview enregistrée avant sa mort, dans la série de documentaires Soundbreaking, George Martin faisait d'étonnantes confidences. "Il (Paul) est venu avec 'Eleanor Rigby', qui avait désespérément besoin de cordes, pas le truc doux, le truc legato de 'Yesterday', mais quelque chose de plus mordant... Et de très très edgy, expliquait alors le producteur historique des Beatles. Il m'a suggéré le truc que Bernard Hermann avait écrit pour 'Psychose'... " Sortie en 1966, sur l'album Revolver, cette chanson a tout de suite été un énorme succès. Et si les fans de Paul McCartney se sont souvent demandé qui était cette mystérieuse femme solitaire, la réponse les a étonnés.

Au départ, l'héroïne de cette chanson ne devait pas du tout s'appeler comme cela. Avant de trouver son nom complet, le chanteur culte voulait l'appeler Daisy Hawkins. Mais non content de son choix, il a ensuite créé de toute part le patronyme Eleonor Rigby inspiré par l'actrice Eleanor Bron avec laquelle il partageait l'affiche du film Help. Pour le nom de famille, Paul McCartney aurait simplement volé le patronyme d'un négociant d'alcool, Rigby & Evens Ltd, Wine & Spirit Shippers. Mais le chanteur a peut-être été influencé par son enfance... Les fans se sont vite aperçus que l'on trouve une pierre tombale dans un cimetière près de St. Peter's à Liverpool qui porte le nom d'Eleanor Rigby. "Je pensais, je le jure, que j'avais inventé le nom Eleanor Rigby. Mais il semble que dans le cimetière de Woolton, où je passais beaucoup de temps avec John, il y a une pierre tombale pour Eleanor Rigby. Apparemment, à quelques mètres à droite, il y a quelqu'un qui s'appelle McKenzie (comme le prête de la chanson", racontait-il dans The Beatles Anthology.

La vraie Eleanor Rigby, une femme de ménage, est décédée le 10 octobre 1939 - exactement un an avant la naissance de John Lennon - à l'âge de 44 ans. La tragédie de sa vie ressemble étrangement au portrait mélancolique dépeint dans les paroles de Paul McCartney. Peu importe d'où il tire son nom, la tombe d'Eleanor Rigby est désormais mondialement connue. Notamment par les fans des Beatles, qui s'y rendent comme à un pèlerinage. Et il a bien fait puisqu'elle a été classée 61e meilleure chanson britannique de tous les temps par XFM en 2010 et a été reprise des dizaines de fois... grâce donc à Alfred Hitchcock.