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19 février 2025

Ces 5 entreprises de science-fiction sont les plus dangereuses du cinéma

Le cinéma a su nous offrir de nombreux méchants mémorables qui ont marqué des générations entières de spectateurs. Cependant, si on glorifie souvent ces personnages, à juste titre, pour leur impact dans la pop culture, on oublie souvent une autre sorte d'antagoniste : les entreprises malfaisantes !

Ces multinationales pernicieuses, que l'on adore détester, ont tellement frappé les spectateurs, qu'elles font désormais partie du panthéon des plus grands méchants du cinéma. Pour leur rendre hommage, on vous propose un focus sur les 5 entreprises les plus nuisibles du 7ème art !

Weyland-Yutani - Alien

La société Weyland-Yutani, au centre de la saga Alien, est sans doute la société fictive la plus connue du cinéma. Fondée par l'industriel Charles Bishop Weyland, elle fusionnera avec sa concurrente japonaise, Yutani Corporation, devenant Weyland-Yutani Corp.

Engagée dans la colonisation spatiale et la fabrication d'androïdes, l'entreprise n'a pas hésité une seconde à sacrifier des équipages entiers afin de garder en vie des xénomorphes, voyant en ces créatures sanguinaires une poule aux oeufs d'or pour la science et l'exploitation militaire.

Colonies, armement, ressources minières, recherche scientifique... Weyland-Yutani est omniprésente dans l'univers d'Alien. La multinationale, aussi fourbe que cupide, ne prend pas de gants quand il s'agit de sacrifier des vies humaines pour faire le plus de profits possibles. 

Cyberdyne Systems / Skynet - Terminator

Dans la franchise Terminator, Cyberdyne Systems est la société de haute technologie responsable du développement de Skynet, l'Intelligence Artificielle responsable du Jugement dernier. À la base, il ne s'agit que d'une entreprise de la tech spécialisée dans la fabrication de composant pour ordinateurs.

Après les événements du premier Terminator, elle récupère le bras robotique et le processeur du T-800 après sa destruction par Sarah Connor dans une usine du groupe. À partir de là, Cyberdyne développera Skynet, IA qui finira par devenir autonome et déclencher une apocalypse nucléaire.

Cependant, si la société est responsable du Jugement dernier, elle ne l'a pas fait sciemment, ne prévoyant pas que Skynet prendrait le contrôle total pour éliminer la quasi-totalité de l'Humanité.

Umbrella Corporation - Resident Evil

Umbrella Corporation est sans aucun doute le groupe le plus maléfique de tous. Au-delà d'une multinationale, Umbrella est un personnage à part entière, véritablement crucial dans la licence Resident Evil. Sa spécialité ? La recherche pharmaceutique.

À l'instar de Weyland-Yutani, Umbrella ne s'embarrasse pas de l'aspect humain. Entre expérimentations génétiques et recherches illégales sur les armes bio-organiques, l'entreprise est le vice incarné. Elle n'hésite pas à exploiter n'importe quel être vivant, animaux, humains et même des végétaux, dans le but de contrôler le monde et maximiser ses profits.

 Comme on peut le constater dans les jeux vidéo puis dans les films tirés de la licence, Umbrella possède deux visages. Il y a d'abord l'entreprise bienveillante, présente dans la vie quotidienne des gens. Cependant, elle a une seconde facette beaucoup moins glorieuse avec le développement clandestin d'armes biologiques génétiquement modifiées et la traite d'êtres humains pour ses recherches.

La société n'hésite pas à revendre ces armes à des groupes para-militaires et à des pays du Tiers-Monde. Cette aspect, d'une vilénie sans nom, est inconnue du grand public et de la grande majorité de ses employés. Dans tous les opus de la saga, sa toute puissance est combattue par les protagonistes afin de révéler au grand jour cette malfaisance et faire couler cette entreprise criminelle.

InGen - Jurassic Park

Fondée par John Hammond, International Genetics Incorporated, alias InGen, est une multinationale de bio-ingénierie de l'univers Jurassic Park / Jurassic World. Elle est spécialisée dans la recherche génétique dans le but de recréer des animaux disparus afin de les exploiter commercialement. C'est comme ça qu'est né le projet Jurassic Park avec les dinosaures.

Son concurrent, Biosyn Genetics, utilise des méthodes bien plus délétères qu'InGen. Cette entreprise est encore plus avide et inhumaine, prête à tout pour voler les secrets scientifiques d'autres sociétés pour se les approprier et maximiser se profits.

Par exemple, c'est Biosyn qui engage Dennis Nedry dans le premier Jurassic Park afin qu'il dérobe les embryons de dinosaures. Entre espionnage industriel et sabotage, ses méprisables dirigeants n'ont que faire de la légalité et de la dignité humaine.

Omni Comsumer Products (OCP) - RoboCop

Enfin, on termine cette liste avec Omni Computer Products, société ultra dominante du secteur militaro-industriel dans la saga Robocop. Son vice-président, Richard "Dick" Jones, campé par Ronny Cox, est un dirigeant corrompu sans scrupules qui cherche à privatiser la police de Detroit afin de mieux dissimuler ses activités criminelles. 

Dans le premier opus de Robocop, un prototype de robot-policier nommé ED-209 connaît une avarie et se met à tuer des innocents en pleine réunion.

Ce drame a mené au projet Robocop, qui finira par mettre en lumière les sombres projets de Dick Jones et l'entreprise OCP, ces derniers étant liés à la pègre et au parrain du crime, Clarence Boddicker. Quelle est la plus terrible des multinationales de la SF selon vous et est-ce que vous en voyez d'autres qui pourraient venir gonfler cette liste ? On peut citer aussi Tyrell Corporation de Blade Runner, mais il fallait faire des choix. En tout cas, on vous laisse en débattre !

26 septembre 2024

Le reboot de RoboCop sera signé James Wan sur Prime Video

Est-il l'heure pour RoboCop d'être réactivé ? Hollywood tourne autour d'un projet de reboot depuis des années. Neil Blomkamp a bien failli réussir à faire un nouveau film avant la pandémie. Mais depuis peu, c'est un projet de série qui est en cours de développement. Une série télévisée live-action RoboCop se prépare à destination de Prime Video.

Et le studios Amazon MGM vient d'ajouter l'un des rois du cinéma d'horreur, James Wan, dans la boucle. Le réalisateur de Saw, Insidious et autre Conjuring, sera producteur exécutif de ce nouveau RoboCop. Il sera assisté par Peter Ocko. Ancien scénariste de la série criminelle Elementary et du poétique Pushing Daises, il sera le showrunner de cette adaptation télévisuelle du film original de 1987 avec Peter Weller.

Qui reprendra le rôle de cet agent de police technologiquement avancé pour lutter contre la criminalité croissante ? Qui sera mi-homme mi-machine contre la pègre ? Aucun casting n'a encore été annoncé. Aucune date de tournage non plus.

Rappelons qu'une tentative de reboot pas très convaincante a déjà eu lieu en 2024, réalisée par José Padilha et avec Joel Kinnaman dans le rôle titre.

30 janvier 2024

RoboCop fera son retour au cinéma

RoboCop va faire son grand retour sur le 17 avril prochain ! La société de distribution Splendor Films ressort le long-métrage de Paul Verhoeven en version restaurée 4K.

En 1988, RoboCop avait réuni 1,6 million de spectateurs dans les cinémas hexagonaux. Son succès a été international, devenant très vite un véritable phénomène de la pop culture. Pour rappel, le long-métrage nous emmène à Détroit, dans le futur.

Le problème de la délinquance se pose de façon permanente. D'un côté, Jones a mis au point une machine guerrière très sophistiquée, ED 209. De l'autre, Leon, un arriviste, a conçu Robocop, mi-homme, mi-robot. C'est lui qui l'emporte et Murphy (Peter Weller), un jeune policier assassiné par des bandits, est utilisé pour donner forme et vie au RoboCop. Il devient un tueur professionnel au service de la ville.

Après le triomphe du premier opus, Irvin Kershner réalisera RoboCop 2 en 1990, toujours porté par Peter Weller. Deux ans plus tard, Fred Dekker signera RoboCop 3. Cette fois, c'est Robert Burke qui tiendra le rôle du superflic blindé. En 2014, José Padilha tentera de ressusciter RoboCop avec un remake qui n'obtiendra pas le succès escompté.

En tout cas, si vous n'avez jamais vu le film original de 1987, chef-d'oeuvre de SF ultraviolent doublé d'une satire politique grinçante, ruez-vous dans les salles le 17 avril 2024 ! À noter que le réalisateur Paul Verhoeven, 85 ans, va collaborer à nouveau avec le scénariste de RoboCop, Ed Neumeier.

Lors d'une interview accordée au média Metrograph, le cinéaste a livré quelques détails importants concernant son prochain projet. Pour le moment, il semble avoir mis de côté son long-métrage sur la vie de Jésus-Christ pour se concentrer sur autre chose de plus... érotique.

Connu pour sa propension à filmer la représentation du sexe à l'écran (Basic Instinct, Elle, Benedetta), Paul Verhoeven effectuerait un retour aux sources avec Young Sinner. 24 ans après Hollowman, son dernier projet tourné aux Etats-Unis, le réalisateur reviendrait au pays de l'Oncle Sam pour tourner cette nouvelle oeuvre.

"On pourrait dire qu'il s'agit d'un thriller politique ; l'intrigue est située à Washington. Ces dernières années, j'ai travaillé en France parce que je ne trouvais rien d'intéressant aux Etats-Unis à ce moment-là. Mais Ed est venu avec une proposition vraiment intéressante. Cela fait deux ans que nous travaillons sur le scénario. Il devrait être terminé dans deux mois et nous pourrons alors voir si quelqu'un peut le financer", a-t-il expliqué.

06 mai 2020

Mortal Kombat 11 : RoboCop s'invite dans le line-up des Kombattants !

Quatre ans après un somptueux Mortal Kombat X, le onzième opus de l'increvable saga vidéoludique créée par NetherRealm -propriété du groupe Warner Bros.-  est sorti le 23 avril 2019, pour offrir des rixes toujours plus sanglantes et un nombre affolant de possibilités. Nous vous disions d'ailleurs ici tout le bien que nous en pensions.

Depuis sa sortie, le studio continue d'alimenter régulièrement sa galerie de Kombattants en introduisant des Guests, parfois piochés dans des studios (cinéma) différents, comme la créature d'Alien, empruntée à la Fox. Dans MK 11, c'est le Terminator T-800 tout droit sorti de Terminator: Dark Fate, qui s'est invité à la fête par exemple.

Cette fois-ci, et pour la première fois, c'est le fameux mode story (alias "celui qui se regarde et joue comme une très sympathique série B") qui est à l'honneur, avec l'arrivée le 26 mai de Mortal Kombat 11 : Aftermath.

Dans cette extension, Liu Kang, dieu du feu, nouveau gardien du temps et protecteur du royaume Terre, doit désormais faire appel à des alliés inattendus et autres ennemis connus afin de forger une nouvelle histoire alors que le sort des deux mondes est en péril.

De "nouveaux" personnages rejoignent le kombat dans cette nouvelle extension : Fujin, le Dieu du vent, qui fait un retour triomphant aux côtés de son frère, Raiden, et Sheeva, mi-humaine/mi-dragon aux quatre bras qui appartient à la race des Shokans. Et Last But Not Least, avec une grosse pointe de WTF, l'arrivée de RoboCop, le cultissime agent de police à la pointe de la technologie, qui fait sa première apparition dans la série et vient s'ajouter à la liste des kombattants spéciaux de Mortal Kombat 11. RoboCop aura dans Mortal Kombat 11 : Aftermath la voix et l'apparence de Peter Weller, l'acteur qui avait incarné ce personnage célèbre dans RoboCop et sa suite.

De plus, tous les possesseurs de Mortal Kombat 11 auront accès à une mise à jour de contenu gratuite contenant de nouvelles arènes, dont l'arène klassique du Bassin d'acide et l'arène de la Chambre des âmes, les Stage Fatalities, des coups de grâce qui utilisent l'environnement comme une arme, et la fonctionnalité populaire des années 90, les Friendships, qui permet au joueur d'éliminer ses adversaires avec un peu d'amour. Ce contenu sera disponible en parallèle de la sortie de Mortal Kombat 11 : Aftermath. Voilà de quoi réalimenter la licence avec un contenu dodu à souhait. Si vous aviez mis de côté votre manette pour le jeu, vous pouvez déjà reprendre votre entraînement.

03 mai 2020

RoboCop sur France 4 : pourquoi ce remake a été un enfer pour le réalisateur José Padilha

Sorti en février 2014, Robocop de José Padilha a été un véritable naufrage, autant artistique que commercial. La chose était prévisible tant le matériau d'origine était un pur produit de son époque, réalisé par un cinéaste visionnaire et subversif, Paul Verhoeven.

Fort d'un budget de 100 millions de dollars, le film n'en a rapporté que 242 à travers le monde. La production du film a une nouvelle fois été le centre d'une bataille entre un cinéaste qui tente d'imprimer sa patte et les désirs d'un studio soucieux d'édulcorer la violence inhérente à la franchise pour avoir un classement PG-13 (comme quasiment tous les blockbusters des grosses Majors).

Pour rappel, le Robocop original a été classé NC-17 dans un premier temps (strictement interdit au moins de 17 ans, même accompagné, ce qui signait l'arrêt de mort du film). Finalement, l'oeuvre a été ramenée à un classement R (les mineurs de 17 ans et moins doivent être accompagnés d'un adulte) après quelques coupes de Verhoeven.

Le studio MGM, derrière ce remake de Robocop, a donc été sur le dos de José Padilha afin de vérifier que son film reste dans les clous. Pourtant, cette prise de position allait à l'encontre de l'essence même du long-métrage original, d'une redoutable efficacité dans son propos politique, le tout saupoudré d'un humour corrosif. Selon Paul Verhoven, pas tendre avec ce remake, c'est justement ce qui peut expliquer l'échec de Robocop (et celui d'un remake d'un autre de ses films, Total Recall) : Ces deux films [Robocop et Total Recall] avaient besoin de satire ou de comédie pour se faire une place auprès du public. Le fait de les raconter sans humour est un problème, et pas une amélioration", explique le cinéaste.

José Padilha, talentueux metteur en scène, auteur notamment de l'excellent Tropa de Elite ou de la série Narcos, s'est donc brûlé les ailes à Hollywood. Très lucide, ce dernier est revenu sur cette douloureuse expérience. "Je n'ai pas eu la liberté créatrice que je voulais. J'ai passé 90% de mon temps à me battre. Ca m'a fait réaliser à quel point travailler pour un studio n'est pas la même chose que de réaliser un film. Désormais, je réfléchirai un million de fois avant d'accepter une telle offre et de me lancer à nouveau dans une production d'une telle envergure. Je suis arrivé dans l'industrie hollywoodienne pensant que je pouvais faire le film que je voulais, avec mes normes cinématographiques. Quelle erreur ! Je préfère me confronter à la réalité plutôt que de faire un film de super-héros !"