Quand Kate Winslet a accepté de réaliser Goodbye June, écrit par son fils Joe Anders, elle avait déjà signé pour produire et jouer dans ce drame familial Netflix. Mais ajouter la réalisation à la liste ? C'était impensable.
"Je sais que je suis douée en multitâche, mais ça, c'est trop de choses. J'ai désespérément essayé de me remplacer et j'avais une très bonne liste de quelques personnes qui auraient été absolument brillantes dans ce rôle", confie l'actrice à Digital Spy.
Sauf que Netflix n'était pas du tout du même avis. "À ce moment-là... eh bien, d'abord, Netflix m'a fait : 'Euh-euh'. Et deuxièmement, j'avais casté tous ces acteurs incroyables. Comment aurais-je pu ne pas aller jouer avec eux ? Parce que c'est ce qu'on fait. On joue, on fait semblant et c'est quelque chose d'extraordinaire", poursuit Kate Winslet.
Lancé sur Netflix le 24 décembre, Goodbye June réunit un casting cinq étoiles. Aux côtés de Winslet, on retrouve Helen Mirren dans le rôle-titre de June, la mère malade, mais aussi Toni Collette, Andrea Riseborough, Johnny Flynn et Timothy Spall qui composent le reste de la famille.
Le film raconte l'histoire de quatre frères et sœurs qui se retrouvent juste avant Noël lorsque leur mère June voit sa santé se dégrader brutalement. "On a vraiment dû devenir une famille pour que ça semble aussi réel et aussi authentique que possible. On ne peut pas juste se pointer, faire le boulot et rentrer chez soi, ça devient autre chose. On a eu de la chance sur ce film que ça se passe vraiment ainsi", explique la désormais réalisatrice à Digital Spy.
Pour créer cette atmosphère intimiste, Kate Winslet a fait des choix audacieux. Elle a notamment évité d'utiliser les perches pour capter les dialogues. Elle a préféré équiper les acteurs de micros discrets. Elle n'hésitait pas non plus à verrouiller les caméras après avoir fait le point et à s'éloigner pendant qu'ils tournaient, laissant ses comédiens agir en toute liberté.
Toni Collette a salué cette approche : "Elle a créé un environnement tellement détendu et c'était tellement libérateur. On se sentait vraiment en confiance, et on se sentait vraiment connectés, capables d'essayer ce qu'on voulait", confie-t-elle à Digital Spy.
Andrea Riseborough renchérit : "Il n'y avait aucune énergie gaspillée et c'est vraiment important quand on a très peu de temps pour faire un film. Kate comprend toutes les mécaniques de tout ce qu'elle essaie d'accomplir. Elle a passé plus de 30 ans à absorber tout ça en tant que personne très brillante", ajoute l'actrice qui a déjà tourné avec Winslet dans la mini-série The Regime.
Tourné en seulement 35 jours avec une équipe réduite et un budget limité, Goodbye June marque les débuts prometteurs de Kate Winslet derrière la caméra, à 50 ans. Le film, inspiré par le décès de la mère de Winslet d'un cancer des ovaires en 2017, explore les thèmes du deuil, de la réconciliation et de l'amour familial avec une franchise désarmante et beaucoup d'humour.













