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04 juin 2026

Sharon Stone ne mâche pas ses mots sur le scénariste du nouveau Basic Instinct

Voilà près d'un an qu'un projet de remake de Basic Instinct a été annoncé avec le retour du scénariste de l'original, Joe Eszterhas. Dans ses premières déclarations, l'auteur présentait ses intentions comme "anti-woke" et promettait "une aventure déchaînée et orgasmique".

"À ceux qui se demandent ce qu'un homme de 80 ans fait à écrire un thriller sexy et érotique : les rumeurs sur mon impuissance cinématographique sont exagérées et âgistes", avait-il déclaré dans un communiqué partagé par IndieWire.

Pas sûr que Sharon Stone, devenue une superstar mondiale suite au succès du premier film, pense la même chose. Alors qu'elle a rappelé ne pas vouloir participer à ce remake lors de sa venue au Tribeca Festival, l'actrice en a rajouté une couche sur le scénariste.

"Quel âge a Joe Eszterhas ?, demande Sharon Stone en cherchant l'information sur Google. Oh, il a 81 ans ! Je parie qu'il s'y connaît vraiment en matière de sex-appeal."

Quelques mois auparavant, la star américaine avait lancé sur le plateau de l'émission Today : "Si l'expérience est la même que celle du premier film, je ne vois pas pourquoi quelqu'un accepterait de faire ça. Mais allez-y et bonne chance, putain !"

Sharon Stone - nommée aux Oscars pour Casino de Martin Scorsese en 1996 - fait référence à son expérience sur le tournage et notamment au traitement médiatique qui a suivi la sortie. Si le film fait de l'actrice une star, elle révèlera bien plus tard les nombreuses menaces de mort et les comportements inappropriés dont elle a fait l'objet.

À sa sortie, en 1992, Basic Instinct, présenté à Cannes, fait sensation dans le monde entier. Le film devient l'un des plus grands succès de cette année-là, attirant 4 615 342 spectateurs en France seulement.

Le remake de Basic Instinct n'est toujours pas daté

05 août 2025

Sharon Stone raconte ses tensions avec Michael Douglas avant Basic Instinct

La tension était palpable à l'écran, entre Sharon Stone et Michael Douglas, dans l'inoubliable Basic Instinct de Paul Verhoeven (1992). Et ce n'est pas un hasard...

Dans une interview accordée à Business Insider, Sharon Stone revient sur ses débuts explosifs avec Michael Douglas, au moment de partager l’affiche du thriller érotique.

Avant même le tournage de Basic Instinct, l'acteur déjà star ne voulait pas entendre parler d’elle.

"Michael Douglas ne voulait pas montrer ses fesses à l’écran avec une inconnue. Et je comprenais ça. Il a même refusé de faire des essais avec moi. Mais c’était aussi pour une autre raison : on s’était disputés quelques temps auparavant."

La dispute en question a eu lieu à Cannes, alors qu’un petit groupe d’amis discutait. Douglas a évoqué l'histoire d'un père qu'il connaissait, et de ses enfants. Mais Sharon Stone connaissait très bien cette famille : "J’ai donc dit quelque chose, et il m’a répondu : ‘Qu’est-ce que tu en sais, toi, bordel ? C’était au sujet d’une relation père-enfant. Clairement, ça a réveillé quelque chose en lui. Il me l’a crié dessus devant tout le monde."

La réponse de Stone ne s’est pas fait attendre : "Je ne suis pas du genre à dire ‘Oh pardon, Monsieur la star’. J’ai reculé ma chaise et je lui ai dit : ‘Viens, on sort, on va s'expliquer dehors !' Voilà comment on s’est rencontrés."

Dehors, elle lui explique ainsi calmement ce qu’elle savait de cette famille. "J’étais très amie avec les enfants et le parent dont il parlait. Ensuite, on s’est quittés, pas comme les meilleurs amis, mais de manière cordiale."

Quelques temps après, vient le moment du casting de Basic Instinct. Et selon elle, Michael Douglas avait encore en tête leur altercation :

"Je crois qu’il ne voulait pas que je sois sa partenaire."

Mais finalement, cette tension a nourri leur dynamique à l’écran : "Ça a très bien marché, parce que je ne perdais pas mes moyens quand il me criait dessus. C’était intéressant pour le personnage, parce que Michael a du tempérament, et moi, je m’en fichais."

Une alchimie électrique qui a contribué au succès du film… et à une belle amitié : "On est finalement devenus très proches, encore aujourd’hui. Je l’admire énormément."

09 mars 2023

Sharon Stone a perdu la garde de son fils à cause de Basic Instinct

Un très fameux rôle, qui a fini par lui coûter très cher. Dans un récent podcast, Table For Two With Bruce Bozzi, Sharon Stone fait une douloureuse révélation. Dans la bataille consécutive à son divorce l'opposant à son mari de l'époque, le journaliste Phil Bronstein, elle explique avoir perdu en 2008 la garde de son fils adoptif, alors âgé de 8 ans, à cause de son rôle dans le sulfureux thriller érotique Basic Instinct. Une incarnation qui aurait joué en sa défaveur aux yeux du juge chargé de trancher le litige.

Selon la comédienne, ses scènes de nu dans le film furent utilisées contre elle dans la procédure de divorce. "J'ai perdu la garde de mon enfant lorsque le juge lui a demandé : "Sais-tu que ta maman joue dans des films érotiques ?" On a décidé quel genre de parent j'étais en se basant sur ma décision de faire ce film" raconte Stone.

A l'issue de son divorce en 2004, elle avait demandé la garde exclusive de son fils, adopté en 2000. Après un long bras de fer judiciaire, les juges ont estimé que son ex conjoint pouvait "lui offrir un environnement plus stable". Une décision qui lui a "brisé le coeur", soulignant qu'elle avait d'ailleurs été hospitalisée pour des palpitations cardiaques.

"Maintenant, les gens se promènent en montrant leur pénis sur Netflix, mais à l'époque, ce que nous faisions était très nouveau" commente-t-elle à propos du film de Paul Verhoeven, soulignant le caractère novateur de son oeuvre en 1992, mettant en scène "de la nudité, du sexe et l'homosexualité".

23 mars 2021

Basic Instinct : le sexe de Sharon Stone filmé à son insu

La scène de l'interrogatoire, dans Basic Instinct, est célèbre pour ce moment où Catherine Tramell, incarnée par Sharon Stone, décroise et recroise les jambes, révélant ainsi qu'elle ne porte pas de sous-vêtements. Près de trois décennies après la sortie du thriller, l'actrice vient de révéler qu'elle ne savait pas que ses parties intimes avaient été filmées lors du tournage de la séquence.

"Après que nous avons tourné le film, on m'a appelée pour le voir", se remémore Sharon Stone dans The Beauty of Living Twice, ("La Beauté de Vivre Deux Fois" en VF) son autobiographie à venir dont Vanity Fair s'est procuré quelques passages. "Ce n'était pas une projection avec juste le réalisateur et moi, comme on aurait pu s'y attendre compte tenu de la situation, mais une projection dans une pièce pleine d'agents et d'avocats, dont la plupart n'avaient rien à voir avec le projet."

Sharon Stone poursuit : "Voilà comment j'ai vu pour la première fois mon vagin à l'écran, longtemps après qu'on m'a dit : 'On ne verra rien, j'ai juste besoin que tu enlèves ta culotte, car le blanc reflète la lumière, et donc on voit que tu portes des sous-vêtements.' Oui, il y a beaucoup de points de vue sur ce sujet, mais comme c'est mon vagin dont il est question, permettez-moi de dire que les autres points de vue sont des conneries." 

Sharon Stone indique avoir giflé le réalisateur Paul Verhoeven après cette projection de Basic Instinct puis s'être interrogée sur l'attitude à adopter. "J'avais plusieurs possibilités", raconte-t-elle. "Je me suis assise, j'ai réfléchi, et j'ai décidé d'autoriser cette scène. Pourquoi ? Car elle correspondait au film et au personnage. Et parce que, après tout, je l'avais tournée."

En 2016, lors d'un hommage qui lui était rendu au Festival de Marrakech, Paul Verhoeven était revenu sur cette scène controversée. "Quand j'ai proposé à Sharon Stone de tourner cette scène au cours d'un souper, j'ai vu une sorte de lueur démoniaque­­ dans ses yeux, et elle m'a tout de suite dit oui sans hésiter", déclarait-il.

Verhoeven poursuit : "Quand on a tourné la scène, j'ai demandé à tout le monde de partir, y compris Michael Douglas. Il n'y avait plus qu'elle, moi et Jan de Bont, le réalisateur de Speed qui était alors mon directeur de la photographie. Elle savait très bien ce qu'on faisait. Elle a dit qu'elle n'était pas au courant que j'avais filmé son vagin. Mais c'est faux. En plus, juste avant de tourner la scène, elle m'a offert sa petite culotte en cadeau ! Mais ça, elle oublie toujours de le dire." 

"Ses agents lui ont dit que ces images pourraient nuire à sa carrière. Et elle m'a demandé de retirer la scène, mais j'ai refusé", ajoutait le cinéaste néerlandais. "En fin de compte, cette séquence l'a propulsée sur le devant de la scène. Elle­­ a réalisé toute une performance dans le film, mais cette scène en particulier a marqué sa carrière. La preuve, on en parle encore aujour­d'hui, 24 ans après."