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13 juillet 2026

Pour une poignée de dollars : si Charles Bronson avait joué dans ce chef-d'oeuvre du western, Clint Eastwood ne serait jamais devenu la star que l'on connaît !

Difficile d’imaginer Pour une poignée de dollars sans Clint Eastwood. Pourtant, l’acteur n’était pas le premier choix de Sergio Leone pour incarner le mystérieux “Homme sans nom”. Avant que cette figure mythique du western ne propulse Eastwood au rang de star internationale, le réalisateur italien avait tenté de confier le rôle à une autre légende du cinéma d’action : Charles Bronson.

Comme le rappelle ScreenRant, Bronson faisait déjà partie des acteurs les plus recherchés de Hollywood. Habitué des rôles de durs à cuire, qu’il s’agisse de policiers, de soldats ou de cowboys, il a également refusé plusieurs propositions prestigieuses au cours de sa carrière. L’une d’elles allait changer l’histoire du western.

À l’époque, Sergio Leone prépare un western à petit budget inspiré de Yojimbo d’Akira Kurosawa. Son premier choix pour interpréter le pistolero solitaire est Charles Bronson. Mais l’acteur décline l’offre, peu convaincu par le scénario et cette réinterprétation du classique japonais.

Ce refus ouvre alors une porte inespérée à Clint Eastwood, qui n’est encore connu que pour la série Rawhide. D’après l’auteur Mark Harris, Leone ne connaissait d’ailleurs l’acteur que pour avoir aperçu un épisode de la série et l’engage pour seulement 15 000 dollars, soit 10 000 dollars de moins que ce qu’avait demandé Charles Bronson.

Le pari paraît pourtant loin d’être gagné. Les premiers retours sont catastrophiques et Eastwood lui-même pense que le film ne sortira jamais aux États-Unis, et l’avoue carrément : “Je pensais que ça allait être un énorme fiasco”. Mais l’histoire en décidera autrement.

Lorsque Pour une poignée de dollars arrive finalement sur les écrans américains en 1967, il bouleverse totalement les codes du western. Plus sombre, plus violent et porté par un anti-héros taciturne, le film devient un immense succès commercial et contribue à imposer les westerns spaghetti auprès du public américain.

Tourné pour seulement 250 000 dollars et malgré un accueil mitigé à New York, il rapporte plus de quarante fois les 100 000 dollars déboursés par United Artists pour acquérir ses droits américains. Les deux films suivants feront encore mieux. Et pour quelques dollars de plus bénéficiera d’un budget trois fois supérieur et Le Bon, la Brute et le Truand – le mot “dollars” disparaîtra finalement du titre – coûtera 1,2 million de dollars, le tout porté par une partition d’Ennio Morricone devenue monumentale.

Le personnage de “l’Homme sans nom” transforme alors Clint Eastwood en vedette internationale. Son interprétation du pistolero solitaire devient immédiatement iconique et ouvre la voie à toute la fameuse Trilogie du Dollar, avant de lancer définitivement sa carrière à Hollywood.

Ironie du sort, Charles Bronson finira tout de même par collaborer avec Sergio Leone quelques années plus tard. Le réalisateur lui confiera finalement le rôle d’Harmonica dans Il était une fois dans l’Ouest, autre monument du western... un rôle qu’il avait d’abord imaginé pour Eastwood ! Mais entre-temps, son refus de Pour une poignée de dollars aura permis à ce dernier de décrocher le rôle qui allait faire de lui l’une des plus grandes icônes du cinéma.

15 novembre 2025

Pour une poignée de dollars : Clint Eastwood ne croyait pas en ce western qui allait faire de lui un mythe du cinéma

Clint Eastwood doit une grande partie de sa renommée au mystérieux “Homme sans nom”, personnage central du film qui ouvrira la mythique Trilogie du dollar. Pourtant, au moment où il accepte ce rôle, l’acteur est persuadé qu’il s’agit d’un projet voué à l’échec.

Au début des années 60, Sergio Leone, déjà remarqué pour Le Colosse de Rhodes et son travail sur Sodome et Gomorrhe, cherche à redonner vie à un genre que le public américain commence à délaisser. Son idée : revisiter Yojimbo d’Akira Kurosawa et en proposer une variante occidentale, à la frontière entre hommage et réinvention.

Il signe ainsi Pour une poignée de dollars (1964), mais sous le pseudonyme de Bob Robertson. Ce film va devenir la matrice du western spaghetti, avec ses cadrages inhabituels, ses longues pauses dramatiques, l’omniprésence des gros plans et une façon d’exposer la violence qui tranche radicalement avec les productions hollywoodiennes de l’époque. Leone déconstruit les codes classiques pour imposer un style qui deviendra une référence.

Le remake n’échappe pas aux polémiques : Kurosawa engage une bataille judiciaire aux États-Unis contre Leone. Le cinéaste japonais finit par obtenir les droits d’exploitation du film en Extrême-Orient, où Pour une poignée de dollars réalise un véritable carton, ainsi qu’une part des bénéfices mondiaux.

Cette querelle retarde la sortie américaine : alors que l’Europe découvre le film en 1964, le public des États-Unis doit patienter jusqu’en février 1967. Eastwood, déjà bien connu des fans de western grâce à la série Rawhide, voit alors sa carrière décoller à l’international.

Ironiquement, Clint Eastwood n’était pas le premier nom envisagé pour incarner le fameux cow-boy taciturne. Sergio Leone pensait d’abord à Eric Fleming, co-vedette de Rawhide. Fleming refuse, jugeant le rôle trop risqué. Richard Harrison, acteur de séries B, décline également, mais recommande Eastwood – un conseil qui changera le destin du film autant que celui de l’acteur.

Dans une interview filmée en août 2003, Eastwood raconte qu’il avait d’abord trouvé très étrange l’idée de tourner un western en Italie et qu’il s’attendait à un échec. C’est ensuite qu’il apprend que le tournage se déroulerait finalement en Espagne.

“Je pensais que ça allait être un énorme fiasco, mais je vais faire un voyage en Italie et en Espagne. Je ne suis jamais allé dans aucun de ces endroits, donc ce sera une expérience formidable.”

Ce qui l’a finalement convaincu, dit-il, c’était l’idée de jouer dans une adaptation d’un film qu’il admirait profondément : Yojimbo.

“C’était une version occidentale, un remake occidental de Yojimbo, et j’ai toujours aimé Yojimbo, c’est donc ce qui m’a inspiré à accepter le projet.”

Ce rôle, qu’il accepte presque par curiosité, deviendra l’un des plus emblématiques de sa carrière et une étape majeure du cinéma mondial. La suite est connue : Pour une poignée de dollars deviendra un classique, ouvrira la voie aux deux autres volets de la trilogie – Et pour quelques dollars de plus puis Le Bon, la Brute et le Truand – et consacrera définitivement Sergio Leone comme maître du western moderne.

08 juillet 2021

S.W.A.T. : un double épisode exceptionnel inspiré des films de Clint Eastwood pour ouvrir la saison 5

Rendez-vous au sud de la frontière américaine pour les deux premiers épisodes de la saison 5 de S.W.A.T. ! TV Line vient en effet de dévoiler que ce double épisode se déroulera en grande partie au Mexique et se concentrera sur le Sergent Daniel “Hondo” Harrelson, incarné par Shemar Moore. Et pour marquer le coup, la série policière de CBS va s’inspirer de l’Homme sans nom, l’anti-héros créé par Clint Eastwood. 

Shawn Ryan, producteur délégué de S.W.A.T., a ainsi expliqué à TVLine l’intrigue de ce double épisode exceptionnel : "Alors que Hondo tente de prendre une décision sur la suite à donner à sa carrière, il se rend dans la maison de vacances d'un ami dans la campagne mexicaine."

"Cet épisode en deux parties va s’inspirer de "L'homme sans nom”, la série de westerns de Clint Eastwood (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand).” Pendant cette escapade, Hondo se retrouve "entraîné à contrecœur dans les problèmes d'une veuve et de sa fille.”

Ce double épisode, qui va bénéficier de décors spectaculaires, selon le producteur, permettra ainsi d’explorer le personnage d’Hondo et de s’attarder sur ses choix “d’une manière unique et passionnante”. “Nous sommes impatients de montrer ces épisodes à nos fans” a ainsi conclut Shawn Ryan.

Des intrigues secondaires se déroulant à Los Angeles nous permettront également de retrouver les autres personnages de la série.

S.W.A.T. revient cet automne sur CBS pour sa cinquième saison. La saison 4 devrait quant à elle être diffusée dans les prochains mois sur TF1.