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07 juin 2026

Pour Jason Statham, Bruce Lee est le meilleur acteur de films d'action

Aujourd’hui considéré comme l’un des visages incontournables du cinéma d’action, Jason Statham n’a jamais caché l’influence majeure qu’un acteur a exercée sur sa carrière. Bien avant de devenir la star de franchises à succès, le Britannique était un admirateur passionné d’une légende du grand écran : Bruce Lee.

Habitué à réaliser lui-même une grande partie de ses scènes physiques grâce à sa maîtrise du karaté, du kickboxing et des arts martiaux chinois, Statham a construit son parcours en s’inspirant de celui qu’il considère comme une référence absolue.

En 2008, il expliquait ainsi l’impact qu’avait eu sur lui le classique Opération dragon : “J’ai vu Opération dragon un nombre incalculable de fois, c’est un film pionnier du cinéma d’action et tous ceux qui ont été inspirés par Bruce Lee... Je suis certain que tous ceux qui ont fait un film d’action ont juste bavé d’admiration devant le talent brut de Bruce Lee et d’à quel point il était unique.”

Disparu en 1973 dans des circonstances qui continuent d’alimenter les discussions, Bruce Lee a marqué durablement l’histoire du cinéma malgré une filmographie relativement courte. Entre 1971 et 1973, il a enchaîné plusieurs rôles devenus culte, dont Opération dragon, son dernier long-métrage achevé.

Son héritage a profondément influencé les générations suivantes d’acteurs spécialisés dans l’action. Après sa disparition, des figures comme Jet Li tout d’abord, puis Jason Statham avec le temps, ont contribué à perpétuer cet héritage martial à Hollywood.

D’ailleurs, les deux hommes ont partagé l’affiche à plusieurs reprises, notamment dans The One en 2001, Rogue : L’Ultime Affrontement en 2007 ainsi que dans les trois premiers volets de la saga Expendables.

Si le public l’associe principalement à des productions comme Le Transporteur, Hyper Tension, Parker ou Le Flingueur, ce n’est pas un hasard. L’acteur a toujours privilégié les rôles qui correspondent à ses compétences physiques plutôt que de chercher à multiplier les contre-emplois.

Interrogé par le Huffington Post en 2012, il expliquait ce choix en prenant une nouvelle fois Bruce Lee comme exemple.

“Je suis un grand fan de Bruce Lee et si je voyais Bruce Lee essayer d’être un avocat à la petite semaine, je voudrais qu’on me rembourse mon ticket. Non pas que je puisse me comparer à Bruce Lee ou quoi que ce soit de ce genre, mais je dis simplement que ma force ne réside pas dans le fait de jouer quelque chose de très éloigné de mon ADN, donc cela dépend vraiment du rôle [proposé].”

Une philosophie qui a guidé l’essentiel de sa carrière et qui explique pourquoi il reste fidèle aux films d’action depuis plus de vingt ans.

Ces dernières années, Jason Statham a continué d’enchaîner les productions musclées. Entre les sagas Fast & Furious, Expendables et Beekeeper, ou encore le film d’action A Working Man sorti en 2025 sur Prime Video, l’acteur continue d’incarner des personnages capables de régler les conflits à coups de poing.

Ses rares incursions dans des registres légèrement différents remontent notamment à Homefront, écrit par Sylvester Stallone, ou aux deux films En eaux troubles (The Meg). Même dans ces projets, l’action demeure toutefois au cœur du récit.

À 58 ans, Statham conserve encore une crédibilité physique impressionnante. Reste à savoir combien de temps il pourra continuer à réaliser lui-même ses scènes les plus exigeantes. Certains de ses aînés, comme Stallone, ont prolongé leur carrière grâce à l’aide de doublures et de cascadeurs. L’acteur britannique suivra-t-il le même chemin ou continuera-t-il à s’appuyer sur ses propres capacités martiales ? La réponse viendra sans doute dans les prochaines années.

Jason Statham est aujourd’hui à retrouver dans le thriller d’action Shelter, qui vient tout juste de sortir sur Prime Video le 5 juin dernier. On pourra ensuite le retrouver dans les salles obscures le 19 août 2026 dans le film d’action en haute mer, Mutiny, dont la bande-annonce est à découvrir ci-dessous. En janvier 2027, il fera son retour dans la peau d’Adam Clay dans Beekeeper 2.

22 mars 2026

La Fureur du dragon : l véritable histoire de la scène culte entre Bruce Lee et Chuck Norris

La disparition de Chuck Norris cette semaine remet en lumière quelques-unes des séquences de combat les plus mythiques du cinéma. Et parmi elles, impossible de ne pas citer son face-à-face d’anthologie avec Bruce Lee dans La Fureur du dragon.

Tourné en Italie, le film marque un tournant dans la carrière de Bruce Lee : il en est à la fois l’acteur principal, le scénariste, le réalisateur et le producteur. La célèbre scène du combat final dans le Colisée est un sacré morceau de cinéma.

Même si la production a eu lieu à Rome, l'épilogue crépusculaire entre les deux légendes de la baston a été tourné sur plusieurs jours en studio, sous l’égide de la Golden Harvest. Et pour beaucoup de professionnels comme de fans, cet affrontement reste encore aujourd’hui l’un des plus grands combats jamais filmés.

À l’époque, Chuck Norris n’est pas encore la star hollywoodienne qu’il deviendra. Il n’a pas encore tourné dans Delta Force ou Le Commando des tigres noirs. Ancien membre de l’US Air Force, il s’est imposé dans les arts martiaux en remportant de nombreux titres, avant de fonder sa propre discipline, le Chun Kuk Do. Il devient ensuite entraîneur pour des célébrités… dont Bruce Lee lui-même.

Des années plus tard, Chuck Norris se souvenait de la genèse de ce combat dans une émission de Conan O'Brien (voir ci-dessous) : "Je me suis beaucoup entraîné avec Bruce Lee, et un jour, il m’a appelé pour me dire qu’il voulait faire une scène de combat dont tout le monde se souviendrait." Avant d’ajouter, non sans humour :

"Il m’a demandé de la faire avec lui. Je lui ai dit : ‘Je vais devoir perdre ?’ Il m’a répondu oui. Alors j’ai dit : d’accord, allons-y."

Oui, Chuck Norris accepte de perdre. Mais pas sans livrer bataille. L’acteur raconte même avoir suggéré d’équilibrer le combat :

"Je trouvais que dans ses films précédents, il manquait de dramaturgie, parce que ses adversaires ne pouvaient même pas le toucher. Là, on s’est mis d’accord pour que ce soit un combat plus équilibré, qui bascule d’un côté puis de l’autre."

Une décision que Bruce Lee accepte, notamment par respect pour Norris, alors champion du monde de karaté poids mi-lourds - un titre qu’il conserve plusieurs années au début des années 1970.

Face à lui, Bruce Lee a déjà développé sa propre philosophie martiale, le Jeet Kune Do. Mais contrairement à Norris, il n’est pas un compétiteur de ring. Ce que l’acteur américain ne manque pas de rappeler avec franchise :

"J’étais un combattant professionnel. Lui n’est jamais monté sur un ring. Frapper un sac de frappe et monter sur un ring, ce n’est pas la même chose."

Mais dans La Fureur du dragon, Lee ne cherche pas tellement à prouver qu’il est le plus fort : il redéfinit le combat au cinéma. Dans l’arène du Colisée, son personnage Tang Lung affronte Colt dans un duel qui dépasse la simple démonstration physique (voir le combat dans la vidéo ci-dessous).

D’un côté, Bruce Lee, fluide, instinctif, en perpétuelle adaptation. De l’autre, Chuck Norris, massif, méthodique, incarnation d’une puissance brute. Le combat commence comme un choc de styles : Colt domine, Tang Lung encaisse. Puis Lee observe, comprend, évolue et impose progressivement son rythme. La mise en scène, d’une précision chirurgicale, joue avec les silences, les regards, la respiration des corps. Chaque coup compte. Chaque mouvement raconte quelque chose. Et surtout, la scène bascule dans une dimension tragique : Colt refuse d’abandonner, même brisé, obligeant Tang Lung à aller jusqu’au bout. La victoire devient alors presque mélancolique, scellée par un geste de respect envers son adversaire vaincu.

Cette séquence prend place dans le cinéma des années 70, encore dominé par des combats plus figés, Bruce Lee impose une nouvelle grammaire : plus nerveuse, plus réaliste, mais surtout plus incarnée. La Fureur du dragon sera le dernier film sorti du vivant de Bruce Lee.

04 octobre 2025

Once Upon a Time in Hollywood : la fameuse scène entre Bruce Lee et Brad Pitt ne devait pas tout à fait se terminer ainsi

Désenchanté et émouvant, Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino a largement sû conquérir la critique et le public avec son film. Dans cet hommage foisonnant aux acteurs et actrices dans un Hollywood revisité, on y croise même la route d'un Bruce Lee très / trop sûr de lui, pour ne pas dire carrément arrogant.

Il s'agit en l'occurrence de la désormais fameuse séquence où l'acteur / réalisateur et maître des arts martiaux fanfaronne sur un plateau de tournage, et se vante de pouvoir battre le boxeur Mohammed Ali, avant de provoquer un combat avec le cascadeur Cliff Booth (interprété par Brad Pitt) qui se moque de son attitude. Le combat est finalement interrompu avant son terme par une femme travaillant sur la production du show Le Frelon vert.

A l'origine, Tarantino avait écrit une version un poil plus longue dans laquelle Cliff battait Lee, mais celle-ci a été sensiblement rabotée après que Brad ait objecté : "C'est Bruce Lee, mec !"

Dans ce très sympathique billet publié en 2019, son auteur, sur le mode du "Et si..." développé dans le film, fantasmait ainsi les retrouvailles de Bruce Lee et Cliff Booth pour régler leur petite affaire inachevée évoquée plus haut. Et ils se retrouvaient carrément à la fin du film ! Aux côtés de son ami (et élève en arts martiaux dans la vraie vie) Steve McQueen (incarné par Damian Lewis), Bruce Lee arrivait à la résidence du réalisateur Roman Polanski, mais se retrouvait involontairement pris dans la scène bien saignante que l'on voit à la fin.

Là, Bruce Lee, épaulé par Cliff Booth et Rick Dalton, tabassaient les membres de la "famille" de Charles Manson cherchant à commettre leurs méfaits. Et Bruce Lee de faire ça avec classe en prime, en portant ses lunettes de soleil, les laissant chez Polanski avant de s'enfuir à l'arrivée de la police.

Toujours est-il que la scène de Bruce Lee n'a pas franchement été appréciée par sa fille, Shannon Lee. Interrogée par le site The Wrap, elle avait confié ne pas avoir été contactée par Tarantino à propos de son père, tout comme elle n'a pas caché son vif agacement à propos du portrait qui en est fait...

"Je comprends qu'ils veuillent faire du personnage de Brad Pitt quelqu'un de super badass qui pourrait battre Bruce Lee, mais ils n'avaient pas besoin de le traiter de la façon dont le Hollywood blanc de l'époque l'a fait de son vivant. il est montré comme un trou du cul arrogant qui brasse de l'air, et pas comme quelqu'un qui a dû lutter trois fois plus que les autres pour accomplir ce qui était naturellement donné à d'autres (...).

Ce qui m'intéresse c'est de sensibiliser au fait que Bruce Lee était un être humain et à la façon dont il a vécu sa vie. Tout cela a été mis à mal et a fait de mon père un sac de frappe arrogant". Avant de conclure par un lapidaire : "C'était très désagréable de m'asseoir au cinéma et d'entendre les gens se moquer de mon père".

Interpellé à ce sujet lors d'une interview promotionnelle du film à Moscou en août 2019, Tarantino s'était défendu d'avoir déformé la réalité : "Bruce Lee était un type plutôt arrogant", déclara-t-il dans des propos rapportés par le site Variety. "La manière dont il s'exprimait, je n'ai pas tout inventé. Je l'ai entendu dire des trucs comme ça. Les gens prétendent qu'il n'a jamais dit qu'il pouvait battre Mohammed Ali, et bien si, il l'a dit. Non seulement il l'a dit mais sa femme, Linda Lee, a rapporté ces propos dans sa première biographie que j'ai lu. Elle a tout à fait dit ça."

Pour justifier ce choix de représentation, Q.T. invoqua justement le principe de la fiction : "si on me demande : "qui gagnerait dans un combat entre Bruce Lee et Dracula ?" c'est la même chose. Il s'agit d'un personnage de fiction. Si je dis que Cliff peut battre Bruce Lee, c'est un personnage de fiction donc c'est possible.

Voilà la réalité de la situation : Cliff faisait partie des Forces Spéciales. Il a tué beaucoup d'hommes pendant la Seconde Guerre mondiale dans des combats à mains nues. Ce que Bruce Lee veut dire dans tout ça, c'est qu'il admire les guerriers avant tout. Il admire le combat, et la boxe est ce qu'il s'approche le plus du combat dans le sport.

Cliff ne pratique pas un sport, c'est un guerrier (...) Si Cliff devait se battre contre bruce Lee dans un tournoi d'arts martiaux dans un stade, Bruce le tuerait. Mais si Cliff et Bruce se battaient dans la jungle des Philippines dans un combat à mains nues, Cliff le tuerait."

Des explications que n'avait pas franchement apprécié Shannon Lee, qui lâcha au micro de Variety : "Il pourrait juste la fermer. Ce serait vraiment sympa. Ou alors il pourrait s’excuser et dire "Je ne sais pas vraiment qui était Bruce Lee. Je l’ai décrit de cette façon dans mon film, mais il ne faut pas le prendre comme le reflet de ce qu’il a vraiment été". 

01 décembre 2022

Bruce Lee aura son biopic au cinéma, avec Mason Lee, le fils d'Ang Lee

Le mythique Bruce Lee, superstar du cinéma d'arts martiaux dans les années 70, va avoir droit à un nouveau biopic sur grand écran ! Rob Cohen avait déjà conté son histoire en 1993 dans Dragon, l'histoire de Bruce Lee.

Cette fois, c'est un cinéaste oscarisé qui prend les commandes de ce projet, un certain Ang Lee ! Ce dernier a été récompensé de la statuette de la meilleure réalisation pour Brokeback Mountain en 2006 et L'Odyssée de Pi en 2013.

Selon Deadline, le metteur en scène taïwanais a finalisé un accord avec 3000 Pictures, filiale de Sony. Il va donc signer ce long-métrage consacré à l'acteur décédé tragiquement en 1973 à l'âge de 32 ans, alors qu'il était au sommet de sa gloire.

Ang Lee, à qui l'on doit notamment Tigre & Dragon et Le Secret de Brokeback Mountain, a déjà choisi le comédien qui va interpréter le célèbre artiste martial. Il s'agit de son propre fils, Mason Lee !

Né en 1990, ce dernier n'est pas un débutant dans le métier. Il a déjà joué dans de nombreux films en Chine. Il est notamment connu du public occidental pour son rôle de Teddy dans la comédie potache Very Bad Trip 2.

On ne sait pas encore quel angle a choisi le réalisateur pour ce biopic. Va-t-il se balayer toute la vie de Bruce ou va-t-il se concentrer sur la carrière cinéma du comédien ? On en saura plus prochainement. En attendant, Ang Lee a évoqué ce projet, qui semble très important à ses yeux.

"Ni entièrement américain ni entièrement chinois, Bruce Lee a créé un pont entre l'Est et l'Ouest, et a également fait connaitre le Kung Fu au monde entier. Il était un scientifique du combat et un performeur emblématique qui a révolutionné à la fois les arts martiaux et le cinéma d'action", souligne le metteur en scène.

"Je me sens obligé de raconter l'histoire de cet être humain brillant et unique qui recherchait à tout prix une forme d'appartenance. Il avait une force énorme malgré sa petite carrure. Grâce à un travail acharné et inlassable, Bruce a transformé des rêves impossibles en réalité", a conclu Ang Lee.

Le cinéaste va donc rebondir avec ce projet ambitieux, 3 ans après l'échec cuisant de Gemini Man avec Will Smith. Ce long-métrage d'action n'avait rapporté que 173 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget estimé à 138 millions.

11 juillet 2021

Shannon Lee, la fille de Bruce Lee, dénonce des « attaques continues » contre son père de la part de Quentin Tarantino

Après la sortie de Once Upon a Time… in Hollywood, Shannon Lee, la fille de Bruce Lee, s’était insurgée contre le portrait déplorable que Quentin Tarantino avait donné de son père. En effet, dans le film, le maître en arts martiaux campé par Mike Moh brille avant tout par son arrogance, avant de se prendre une dérouillée par le personnage de Cliff Booth incarné par Brad Pitt. Lors d’un récent passage dans le podcast The Joe Rogan Experience, le cinéaste a écarté d’un revers de la main les critiques de Shannon Lee, soulignant qu’il se doutait qu’elle aurait mal pris la chose puisque « c’est son p*tain de père ». Des propos qui, comme on peut s’en douter, ont fortement déplu à la principale intéressée.

« Je suis vraiment putain de fatiguée de voir des hommes blancs de Hollywood essayer de me dire qui était Bruce Lee », a lâché Shannon Lee lors d’une interview avec The Hollywood Reporter, estimant que son père est réduit à une caricature depuis sa disparition en 1973.

« Je suis épuisée d’entendre des hommes blancs à Hollywood dire qu’il était arrogant et que c’était un connard. Ils n’ont pas la moindre idée et ne peuvent pas comprendre ce que ça pouvait être de travailler dans le Hollywood des années 60 et 70 en tant qu’homme chinois avec un accent, ou d’essayer d’exprimer une opinion sur un plateau de tournage en étant perçu comme un étranger et une personne de couleur », a poursuivi Shannon Lee.

Enfin, si la fille de Bruce Lee comprend bien que la scène incriminée avait surtout pour fonction de faire briller le personnage de Cliff Booth, elle continue à penser qu’elle était « inexacte et non nécessaire » et que Quentin Tarantino aurait pu éviter un tel cliché dans son film.