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23 février 2025

La Vengeance aux deux visages : Marlon Brando n'a réalisé qu'un seul film, et l'expérience fut un calvaire

On ne présente plus l'icône hollywoodienne absolue que fut Marlon Brando. S'il fut un fabuleux acteur, quoique très tourmenté côté vie privée, il avait aussi gagné une solide réputation d'être souvent ingérable sur les plateaux de tournage, avec un comportement lunaire. Comme sur le tournage du western La Vengeance aux deux visages, sorti en 1961, sur lequel il avait la double casquette d'acteur et réalisateur, pour la première... et seule fois de sa carrière.

L'histoire ? Elle se déroule à Sonora, un village mexicain, en 1880. Rio et Dad Longworth pillent la banque locale et fuient, poursuivis par les Rurales. Le cheval de Rio est atteint par une balle, et Dad poursuit sa route après avoir promis à Rio de revenir avec une autre monture. Mais il ne tient pas sa parole.

Dad s’enfuit en réalité avec le butin, et Rio est capturé. Des années plus tard, il s’évade de prison et retrouve son complice désormais marié avec une mexicaine, en plus d'être devenu le shérif d’une petite ville côtière. Pour se venger, il décide de séduire sa belle fille…

Unique réalisation de Marlon Brando alors au sommet de sa gloire, La Vengeance aux deux visages devait à l'origine être réalisé par Stanley Kubrick, finalement débarqué du projet. Très peu à l'aise derrière la caméra, le tournage fut pas loin d'être un supplice pour Brando. Il le dira d'ailleurs dans son autobiographie parue en 1994 : "je ne savais absolument pas quoi faire..." Il utilisa une quantité astronomique de pellicule (gâchée donc), attendait des heures pour faire ses plans...

En cinq jours de tournages, il accusait déjà 15 jours de retard sur le planning du tournage. Petite anecdote savoureuse : en bon adepte de la méthode Actors Studio, il insista pour être authentiquement ivre pour une scène où son personnage devait l'être... Sauf qu'il fut tellement ivre qu'il fut incapable de réaliser. Ce qui ne l'empêcha pas de répéter le même processus dans les jours qui suivirent...

Lorsque Paramount découvrit le résultat final, long de 4h42, le studio fut horrifié. Non content d'avoir explosé le budget de départ, passé de 1,8 millions de dollars à 6 millions de dollars, le film était tout bonnement inexploitable avec une telle durée. Paramount pris les choses en main en salle de montage, et ramena la durée du film à 2h21, en plus de changer la fin.

Le film obtint malgré tout un gros succès, mais Brando se déclara amer : "C'est un bon film pour eux [Paramount], mais ce n'est pas le film que j'ai fait... Les personnages sont désormais en noir et blanc, alors que je les voulais gris et humains".

Restauré il y a quelques années avec le soutien de Martin Scorsese (et Steven Spielberg !), La Vengeance aux deux visages a été présenté dans le cadre de Cannes Classic, et édité depuis chez Carlotta en DVD et Blu-ray.

06 janvier 2025

Furieux, Marlon Brando voulait quitter l'avant-première de Sur les quais

On ne présente plus l'icône hollywoodienne absolue que fut Marlon Brando. Si Brando était un fabuleux acteur, quoique très tourmenté côté vie privée, il avait aussi gagné une solide réputation d'être souvent ingérable sur les plateaux de tournage, avec un comportement lunaire.

Sur La poursuite impitoyable par exemple, le chef-d'oeuvre d'Arthur Penn, il incarnait le Shériff Calder, chargé d'arrêter un Robert Redford en cavale. Brando détesta tourner le film, en plus d'avoir peu de considération pour son personnage, pourtant fabuleux. En service minimum, il déclara s'être contenté de faire errer son personnage sur le plateau...

Un livre fraîchement traduit en anglais mais publié en Italie en 1982 révèle une anecdote éclairante sur l'acteur, dans un article du Guardian (via Deadline). Intitulé Hollywood on the Tiber, ce livre fut écrit à la fin des années 70 par Hank Kaufman et Gene Lerner, un couple américain arrivé à Rome en 1953, qui est devenu agent, ami et confident de certaines des plus grandes stars du cinéma, dont Anita Ekberg, Ava Gardner ou Simone Signoret.

En 1954, Sur les quais d'Elia Kazan a valu à Marlon Brando, qui incarne le docker - boxer Terry Malloy, l'Oscar du Meilleur acteur; une des huit statuettes remportées par ce classique absolu du cinéma américain.

Cette même année, l'acteur fut présent en Italie, à Rome, pour l'avant-première du film. Il fut d'ailleurs placé à côté d'une jeune et sublime comédienne de 19 ans : Sophia Loren. En découvrant que sa voix avait été doublée dans la version italienne, Brando est devenu furieux.

"Pourquoi personne ne m’a dit que j’allais voir une version doublée ?" lâcha-t-il. Son agent, embarrassé, qui s'attendait à la version originale en anglais, explique dans le livre que Brando "s'est levé de son siège comme s'il avait eu une crise cardiaque", chuchotant frénétiquement : "Sortez-moi d'ici !"

"Je ne me suis jamais vu doublé. Je suis un acteur, pas un pantin pour un stupide ventriloque. Pouvez-vous imaginer ce que ça fait d’entendre la voix de quelqu’un d’autre sortir de ma bouche ? Vous vous sentez comme un foutu monstre dans un spectacle. Bon Dieu, pourquoi personne ne m'a préparé ? Vous ne le saviez pas, les gars ?"

Lorsque Brando tenta de quitter la salle, Gene Lerner lui a alors dit : "si tu fais ça, tout le monde écrira sur ton départ. Ils diront que tu as détesté, que tu as renié le film, peu importe. Ils écriront des tonnes de choses et ne diront rien sur la qualité du film".

Parti boire un verre dans un bar dans le coin pour se calmer, Lerner le persuada malgré tout de revenir dans la salle, 5 min avant la fin du film. De sorte que, dans la pénombre, personne ne remarqua son absence : "Alors que les lumières s'allumaient dans le cinéma, Brando se tenait debout, penché par-dessus la balustrade de la mezzanine pour répondre aux applaudissements enthousiastes et aux bravo".

06 novembre 2024

Bande-annonce de Waltzing with Brando : Billy Zane se transforme en Marlon Brando

La transformation est impressionnante, dans la bande-annonce officielle de Waltzing with Brando, qui met l'ancien vilain de Titanic dans la peau du comédien oscarisé, durant les années 1970. Presque méconnaissable, il incarne Marlon Brando dans la deuxième partie de sa carrière, alors lassé par Hollywood et plutôt décidé à construire un refuge écologiquement parfait sur une petite île de Tahiti. L'histoire se déroule entre 1969 et 1974, à l'époque des tournages du Parrain et du Dernier Tango à Paris. Pendant qu'il préparait ces chefs d'oeuvre du 7e art, l'iconoclaste acteur faisait des plans avec un architecte pour créer un drôle d'endroit paradisiaque dans le Pacifique.

Le film réunira aussi Jon Heder, Richard Dreyfuss et Tia Carrere.

Waltzing with Brando est écrit et réalisé par Bill Fishman. Sortie au cinéma courant 2025.

31 octobre 2024

Billy Zane s'est glissé dans le costume de Marlon Brando et la ressemblance est incroyable

Après Matt Dillon (cf interview vidéo ci-dessus) pour le film Maria, qui revenait sur le tournage du Dernier Tango à Paris, et sorti cet été en France, un autre acteur va prêter son visage à Marlon Brando pour un film inspiré de la vie de l'acteur !

Il s'agit de Billy Zane qui se mettra dans le costume de Brando, à l'époque où il tournait Le Parrain, et juste avant Le dernier tango à Paris.

La première photo officielle est sortie, et vous ne rêvez pas, c'est bien Billy Zane qui est ici dans le costume mythique du Parrain !

Waltzing With Brando raconte l'histoire vraie de la rencontre entre un architecte et Marlon Brando. De 1969 à 1974, les deux hommes vont se côtoyer sur une île minuscule de l'archipel de Tahiti. Leur but ? Bâtir un petit paradis habitable et retiré du monde. Le film est réalisé par Bill Fishman.

Ce dernier a mis en scène un certain nombre de clips musicaux (Megadeth, Offspring, Backstreet Boys), et quelques longs métrages, dont le méconnu Tapeheads avec John Cusack et Tim Robbins dans les années 80.

Âgé de 58 ans, celui qu'on a adoré détester dans le rôle de Cal dans Titanic apparaît métamorphosé ! La ressemblance avec le célèbre interprète du Parrain est frappante, comme on peut le voir sur ces autres photos du film.

Waltzing With Brando devrait sortir courant 2025, après une étape au Festival de Turin. Le Torino Film Festival, qui se tiendra du 22 au 30 novembre, présentera le film en avant-première mondiale, en présence de Billy Zane.

Le comédien suivra-t-il la même trajectoire que Brendan Fraser, qui a remporté la statuette de Meilleur acteur en 2023 pour The Whale après une longue traversée du désert. Star des années 90, il avait gagné en popularité grâce à son rôle de l'antagoniste Caledon Hockley, riche héritier et fiancé de Rose (Kate Winslet) dans Titanic de James Cameron.

Depuis, l'acteur s'est fait plutôt discret, multipliant les projets anecdotiques.

Rappelons que Matt Dillon a également prêté ses traits à Marlon Brando dans Maria, biopic autour de la comédienne Maria Schneider, sorti au cinéma en juin dernier en France. Le film est déjà disponible en VOD.

2024 marque le 20e anniversaire de la disparition de Marlon Brando.

14 octobre 2024

Al Pacino raconte sa première rencontre dégoûtante avec Marlon Brandon

Alors qu'il vient de souffler 84 bougies, Al Pacino va sortir ses mémoires. Son livre, Sonny Boy, relate entre autres sa première rencontre avec Marlon Brando sur le tournage du film Le Parrain, en 1972. Une rencontre étrange, à base de poulet et de sauce italienne aux champignons...

A la demande du réalisateur Francis Ford Coppola, le jeune acteur a été contraint de déjeuner avec son camarade, déjà légendaire : "En réalité, je ne voulais pas lui parler. Je pensais que ce n’était pas nécessaire", écrit Pacino dans un extrait de son livre publié dans The Guardian. "Le simple fait d’y penser me mettait mal à l’aise. Honnêtement, ça me terrifiait. C’était le plus grand acteur de notre époque. J’ai grandi en admirant des légendes comme lui, des icônes plus grandes que nature, à l’image de Clark Gable et Cary Grant. Ces acteurs étaient célèbres à une époque où la célébrité avait encore du sens, avant que cette aura ne se fane. Mais Francis a insisté. Alors je l’ai fait."

Al Pacino décrit ainsi leur première véritable discussion sur le plateau, lors du tournage de la scène où Michael Corleone rend visite à son père, Vito, dans un hôpital abandonné. "Il était assis sur un lit d’hôpital, et moi sur un autre. Et il me posait des questions : d’où je venais ? Depuis combien de temps je faisais ce métier ?" Mais Pacino avoue avoir eu du mal à se concentrer, distrait par le comportement de Brando pendant ce repas improvisé : "Il mangeait du poulet à la cacciatore (sauce au vin et aux champignons) avec les mains... Ses mains étaient couvertes de sauce rouge, tout comme son visage. Je ne voyais que ça. Peu importe ce qu’il disait, mon esprit était rivé sur ce spectacle. Il parlait – glouglou, glouglou, glouglou – et j’étais complètement hypnotisé."

Le repas englouti par la star ne manqua pas de perturber Pacino : "Je me demandais ce qu’il allait faire de ses os de poulet. Je priais pour qu’il ne me demande pas d'aller les jeter à la poubelle. Finalement, il s’en est débarrassé, sans bouger de son lit. Il m’a lancé un regard interrogateur. Moi, je pensais : 'Qu’est-ce qu’il va faire de ses mains ?' Je m’apprêtais à lui proposer une serviette quand, soudain, il a frotté ses mains pleines de sauce sur les draps blancs du lit d’hôpital, sans même y réfléchir, et il a continué à parler."

Abasourdie par l'attitude décontractée (voire un peu crade) de Marlon Brando, son camarade du Parrain avoue avoir alors pensé : "C'est donc ainsi que se comportent les stars de cinéma ? Tu peux faire ce que tu veux... Quand notre déjeuner s'est terminé, Marlon m'a regardé avec ses yeux doux et m'a dit : 'Ouais, gamin, tu vas t'en sortir.' J'ai été élevé pour être poli et reconnaissant, alors j'ai probablement simplement dit merci. J'étais trop effrayée pour dire autre chose."

Malgré cette séquence lunaire, Al Pacino reste admiratif de la performance du Parrain, la principale raison du succès intemporel du film selon lui : "Marlon m'a montré de la générosité, et il l'a partagée avec le public", écrit-il dans Sonny Boy. "C'est ce qui rend son jeu si mémorable et si touchant. Nous rêvons tous d'avoir quelqu'un comme Don Vito à qui nous pouvons nous adresser. Tant de gens sont maltraités dans cette vie, mais si vous avez un parrain, vous avez quelqu'un vers qui vous tourner, quelqu'un qui réglera les problèmes."

06 septembre 2024

Le Parrain : un souvenir à l'effigie de Marlon Brando ? C'est désormais interdit en Sicile

Si la Sicile est connue pour son climat, la richesse de son patrimoine historique et ses paysages extraordinaires, il est aussi un héritage sacrément encombrant dont elle ne parvient pas - et ne parviendra jamais en fait- à se défaire.

Car c'est aussi la terre historique, le berceau de la mafia. De la Cosa Nostra pour être précis. Jusqu'à la fin du XXe siècle, cette branche de la mafia, surnommée "la pieuvre", fut considérée comme la plus influente en Europe. Une histoire séculaire écrite dès le XIXe siècle et dans le sang, entre extorsion, blanchement d'argent, meurtres, trafic d'êtres humains, trafic de stupéfiants, terrorisme, contrefaçon ou proxénétisme.

L'un des plus terribles et sanglants chefs mafieux, Toto Riina, était natif de Corleone, petite ville située dans la province de Palerme. Un nom qui est aussi largement passé à la postérité au cinéma, puisqu'il est le patronyme même des personnages de la saga familiale fleuve orchestrée par Francis Ford Coppola.

Désormais, les autorités de l'île font la chasse aux souvenirs qui capitalisent sur cet héritage, dans un but de s'éloigner des stéréotypes négatifs, comme le relève un article paru dans le Telegraph fin août dernier (et relayé via Slate). Les t-shirts et les tasses représentant Marlon Brando dans le rôle de Don Vito Corleone du film Le Parrain (et même des chaussettes !), tout comme les bibelots qui tournent en dérision les querelles sanglantes menées par la mafia, ternissent la réputation de l'île.

Le maire de la ville d'Agrigente (55.000 habitants), a pris un arrêté interdisant la vente de ces babioles, Tee Shirt, Mug & Co évoquant la mafia. Un commerce qui selon lui "humilie la communauté, qui s'est engagée depuis des années à diffuser la culture de la légalité". Gare aux magasins contrevenants à cette interdiction, qui pourraient se voir frappés d'une amende en cas de contrôle.

Cette interdiction de ventes d'objets souvenirs évoquant la mafia s'est étendue jusqu'aux aéroports de l'île. "La Sicile doit conserver une image digne, débarrassée des stéréotypes négatifs habituels, notamment aux points d'entrée comme les aéroports" a expliqué Alessandro Aricò, le conseiller politique de l'île en charge des transports et infrastructures.

Des intentions tout à fait louables. Mais qui reviennent quand même à essayer de vider un océan à la petite cuillère, tant cet héritage particulièrement lourd fait partie de l'ADN de l'île.

03 octobre 2022

Mort de l'actrice Sacheen Littlefeather, qui avait refusé un Oscar au nom de Marlon Brando

Sacheen Littlefeather, l'actrice amérindienne qui avait refusé un Oscar au nom de Marlon Brando pour protester contre le traitement des Amérindiens par l'industrie hollywoodienne, est morte ce dimanche à l'âge de 75 ans. La nouvelle a été annoncée par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences.

C'est l'un des moments forts de l'Histoire des Oscars. En 1973, Marlon Brando est sacré Meilleur acteur pour sa performance dans Le Parrain. Mais la star n'est pas présente lors de la cérémonie, et c'est une jeune femme de 26 ans, l'Amérindienne Sacheen Littlefeather, qui se présente sur scène.

Au micro, Sacheen Littlefeather fait sensation en refusant la prestigieuse statuette au nom de Brando, manière de protester contre le traitement des Amérindiens par l'industrie hollywoodienne. Huée et insultée, la jeune actrice, victime de gestes racistes, aurait ensuite été menacée physiquement en coulisses par John Wayne. 

Au mois d'août dernier, l'Académie des Oscars avait présenté ses excuses à Sacheen Littlefeather. Cette dernière avait ensuite été invitée au Musée de l'institution hollywoodienne pour une soirée organisée en son honneur.

L'annonce de la disparition de Sacheen Littlefeather sur le compte Twitter de l'Académie des Oscars inclut un message de l'actrice amérindienne. "Quand je serai partie, souvenez-vous toujours que chaque fois que vous défendrez votre vérité, vous garderez vivantes ma voix ainsi que celles de nos nations et de nos peuples", peut-on ainsi lire.

05 février 2022

Rita Moreno était devenue suicidaire après avoir été maltraitée par Marlon Brando

Marlon Brando était loin d’être tendre avec les femmes qui l’ont aimé et Rita Moreno en a largement fait les frais. L’actrice de 90 ans, que l’on peut voir au côté de l’icône hollywoodienne dans La Nuit du Lendemain (1969), a bien voulu aborder cette relation abusive qui a duré huit ans et l’a poussée au pire.

« J’ai tenté de mettre fin à mes jours avec des médicaments. C’est comme ça que j’avais choisi de le faire. Je n’avais pas compris que je n’allais pas seulement tuer cette Rita pathétique, triste et oppressée, mais que le reste de Rita partirait aussi avec moi. Je n’avais vraiment pas l’air de comprendre ça. Mais ça a été une tentative », a-t-elle confié à Jessica Chastain lors d’un entretien organisé par Variety.

Malgré tous les abus de Marlon Brando, Rita Moreno semble être en partie restée sous son emprise. « En définitive, c’était excitant d’être avec Marlon. Oh, mon Dieu, c’était excitant. Il était extraordinaire de bien des manières, mais c’était un mauvais garçon », ajoute l’actrice qui admet volontiers qu’elle était une « personne différente » quand elle était avec lui.

« J’avais tout d’un paillasson. Alors à chaque fois qu’il mentait, je le regardais et je lui disais, “Marlon, regarde-moi”. Et alors il souriait de toutes ses dents, ce sourire gêné. Je pouvais lire en lui comme dans un livre et c’est pourquoi il m’aimait, et c’est pourquoi il me maltraitait de tant de façons », s’est-elle encore souvenue.