Lors des Oscars 1999, les vainqueurs furent… Gwyneth Paltrow comme « meilleure actrice » et son parrain Steven Spielberg comme « meilleur réalisateur ». Mais voilà, le film Il faut sauver le soldat Ryan du fameux metteur en scène n’avait pas reçu la statuette convoitée de « meilleur film », remise à Shakespeare in love et la polémique a vite enflé.
Lors d’une discussion pour le podcast de Entertainment Weekly, The Awardist, alors qu’elle a toutes ses chances pour obtenir un nouvel Oscar avec Marty Supreme, Gwyneth Paltrow a accepté de revenir sur ce moment très particulier de sa carrière. Sans dévoiler si elle avait évoqué le sujet avec Steven Spielberg, l’actrice de 53 ans a noté : « C’était très drôle, car Steven a remporté l’Oscar du meilleur réalisateur et moi celui de la meilleure actrice. Et Steven est dans le milieu depuis très longtemps, et même il y a 25 ans, il était déjà dans le milieu depuis très longtemps ».
Mais si Gwyneth Paltrow n’a pas soulevé de critiques en soulevant sa statuette, il n’en fut pas de même pour le réalisateur de Shakespeare in Love, John Madden. Il faut sauver le soldat Ryan était le grand favori de la compétition pour avoir l’Oscar du « meilleur film ». Une polémique s’est immédiatement propagée, qui contestait que la comédie romantique, produite par Harvey Weinstein, puisse l’emporter face à l’épique film sur le débarquement américain en Normandie.
À partir de cette expérience, la comédienne de De grandes espérances a confié ses réflexions sur la complexité de l’« industrie des récompenses ». Pointant le côté arbitraire des jugements, l’actrice de L’Amour extra-large a souligné l’importance du facteur financier des prix pour le monde du cinéma. C’est « aussi comme un outil de valorisation financière pour l’industrie dans son ensemble », remarque la fondatrice de Goop. Il faut donc analyser l’attribution des prix « sous cet angle ». « C’est en soi merveilleux pour un film et pour ce modèle économique du cinéma, qui, je l’espère, continuera d’être viable », se réjouit cependant la comédienne d’Iron Man.
Avec philosophie, Gwyneth Paltrow souligne que « l’art est subjectif. C’est le but recherché ». De ce fait, « il y a toujours un débat autour de ce que les gens aiment et n’aiment pas ».
Et de préciser ce que l’art apporte au monde : « Le but de l’art est de susciter des émotions, de vous aider à les gérer et de vous aider à prendre quelque chose d’abstrait et à le transformer en une référence que vous comprenez », a ajouté celle qui saura, ou non, gérer ses propres émotions le soir des Oscars 2026, le lundi 16 mars. Elle doit se souvenir que la presse britannique l’avait étrillée parce qu’elle s’était montrée trop émue en 1999 quand elle avait été oscarisée…



















