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08 janvier 2026

Sophie Marceau a mal vécu la célébrité après le succès de La Boum

C'est peu dire que La Boum, et sa suite, est un film aussi culte que transgénérationnel. Les heurs et malheurs de Victoire, surnommée "Vic", entourée de ses parents aimants mais qui ne la comprennent pas très bien, au contraire de sa grand-mère adorée Poupette, ont fait vriller le coeur des spectateurs français, qui adoptèrent instantanément Sophie Marceau, qui faisait alors ses débuts devant la caméra de Claude Pinoteau à l'âge de 14 ans.

Il faut mesurer le phénomène que fut La Boum : au terme de huit mois d'exploitation, le film a su attirer plus de 4,5 millions de spectateurs, tandis que le film sera vendu dans 80 pays. Il a encore plus marché en Italie, et dans d'autres pays en Europe.

Même au Japon, où "ce fut l'émeute", comme le racontera le réalisateur dans un entretien accordé au Figaro en juillet 1982. Deux ans plus tard, La Boum 2 attirera 4.071.585 spectateurs en France, se hissant à la 6e place du box office de l'année.

Alors que les premières images de LOL 2.0, attendu dans nos salles en février prochain et suite de la comédie sortie il y a 16 ans, viennent tout juste de débouler, l'actrice s'est longuement confiée dans un entretien accordé à Marie Claire, balayant sa carrière. Evoquant, évidemment, ses débuts, et son envahissante notoriété aussi soudaine que brutale.

"J’était trop jeune. Ça aurait pu me tuer. Ça a failli" lâche-t-elle. "Je venais de la lointaine banlieue, je ne connaissais pas le monde. Tout m’est arrivé en même temps. C’était horrible, je n’avais plus de vie. Je ne pouvais plus aller à l’école, me déplacer seule… Vous imaginez ? La célébrité, c’est dangereux. Il faut avoir du recul. Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait mûrir vite. Il fallait se débrouiller. A posteriori, je me dis aussi que j’étais drôlement gonflée".

Il faut dire aussi que sa liaison avec Pierre Cosso, qui lui donnait la réplique dans la Boum 2, n'a pas arrangé les choses. "Notre relation était hyper médiatisée. Elle faisait rêver beaucoup de nanas. Les Unes de Paris Match, Jour de France, je ne sais pas combien de télés... C'est peut être plus notre histoire avec Sophie que celle du film qui a eu un impact. Il y a eu un transfert, une mise en abîme. [...]" racontait d'ailleurs l'intéressé dans le formidable mook Schnock justement consacré au film, sorti à l'automne 2025.

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03 novembre 2020

La Boum 2 sur TFX : Sophie Marceau s'est fâchée avec le réalisateur Claude Pinoteau après ce film

En 1982, deux ans après La Boum, Claude Pinoteau tourne la suite de ce teen movie qui a révélé et fait de Sophie Marceau une véritable star. L'actrice y interprète à nouveau Vic, qui s'apprête à faire son entrée au lycée. Désormais âgée de quinze ans, la jeune fille tombe amoureuse d'un garçon, Philippe, pendant un concert de rock. Le public est une nouvelle fois au rendez-vous et La Boum 2 fait un score proche de son prédécesseur au box-office français, avec un peu plus de 4 millions de spectateurs.

Après ce succès, Claude Pinoteau signe en 1984 le thriller La 7ème cible avec Lino Ventura. Ce dernier incarne un écrivain réputé, agressé un soir dans la rue et victime de coups de téléphones et de lettres anonymes intempestifs. Outre Lino Ventura, qui tourne alors pour la quatrième et dernière fois avec lui, Pinoteau retrouve Sophie Marceau, qui joue Laura, la fille du personnage de Ventura. Un petit rôle qui ne nécessite que six jours de tournage. L'occasion pour elle de non seulement retrouver le cinéaste qui l'a lancée et qu'elle désigne comme son « papa cinématographique »*, mais aussi de donner la réplique à un autre acteur majeur du cinéma français, après Claude Brasseur (La Boum), Gérard Depardieu (Fort Saganne) et Jean-Paul Belmondo (Joyeuses Pâques).

Mais son rôle prend finalement plus d'ampleur que prévu : Sophie Marceau doit tourner trente jours contre les six prévus. Parallèlement à ce projet, Andrzej Zulawski lui propose d'être l'héroïne de son prochain film, L'Amour braque, après la défection d'Isabelle Adjani. Les deux tournages sont incompatibles et pour Marceau, le choix est vite fait : en plus de jouer sous la direction de Zulawski, son compagnon de l'époque, L'Amour braque est l'occasion pour elle de se défaire de l'image lisse de ses débuts.

Le premier jour de tournage de La 7ème cible, Sophie Marceau annonce au producteur Alain Poiré qu'elle quitte le film. Elle se rend ensuite dans le hall de l'aéroport de Roissy, où l'équipe prépare les premières prises de vue, pour annoncer elle-même la nouvelle à Pinoteau, qui prend son désistement comme une trahison : « J'estimai que nous n'avions plus rien à nous dire. Elle voulut m'embrasser avant de partir. Je refusai. » Elle est remplacée au pied levé par Elisabeth Bourgine.

Une décision qui coûte cher à la comédienne : « Le lendemain je reçois une lettre recommandée disant que je devais leur payer cinq fois le prix de mon cachet ! » Gaumont, qui produit La 7ème cible, lui impose en effet de payer un dédit d'un million de francs. Pour régler cette somme, elle contracte un emprunt qu'elle mettra longtemps à rembourser. Finalement, Sophie Marceau et Pinoteau se réconcilieront et se retrouveront en 1988 pour L'Étudiante.

* Toutes les citations sont extraites de Sophie Marceau, en toute liberté, Frédéric Quinonero, Editions Mareuil (2019).