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20 mai 2026

Her Private Hell : premier trailer pour le retour de Nicolas Winding Refn

Pas de doute, on est bien dans l’esthétique de Nicolas Winding Refn.

Après dix ans d’absence et de graves problèmes cardiaques qui ont failli lui coûter la vie, le cinéaste danois revient avec Her Private Hell, un thriller SF pulp qui nous emmène dans une métropole saturée de néons et fragmentée en plusieurs réalités parallèles.

Pensé avant tout comme une expérience sensorielle, le nouveau projet du réalisateur de Drive ne cherche pas spécialement à plaire au spectateur, selon les propres mots du cinéaste : "Je ne m’attends pas à ce que tout le monde aime ce film, tout comme je ne m’attends pas non plus à ce que tout le monde le déteste, parce que cela voudrait dire qu’il n’a pas imprégné le cerveau du spectateur", confirme Nicolas Winding Refn dans le dossier de presse.

On notera que le film a été plutôt mal reçu sur la Croisette cette semaine, où il était présenté hors compétition au 79e Festival de Cannes.

Le synopsis détaille : "Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer."

Porté par la révélation de Yellowjackets Sophie Thatcher, ainsi que par Charles Melton, vu récemment dans la saison 2 d’Acharnés sur Netflix, Her Private Hell n’a pas encore de date de sortie en France.

19 mai 2026

Nicolas Winding Refn en larmes à Cannes

Moment particulièrement émouvant au Festival de Cannes aujourd'hui.

Lors de la conférence de presse de son nouveau film Her Private Hell, projeté hors compétition, Nicolas Winding Refn a fondu en larmes dans les journalistes, en évoquant une expérience de mort imminente survenue il y a trois ans.

Le cinéaste danois, qui signe son grand retour au cinéma après dix ans d’absence, a révélé avoir été déclaré "mort pendant 25 minutes" à la suite d’un grave problème cardiaque.  Il se confie avec sincérité :

"Avant de mourir, j’étais arrivé au bout de ma carrière parce que je n’avais plus rien en moi, a lâché le réalisateur de Drive. Je n’avais plus rien à faire."

Nicolas Winding Refn explique ensuite qu’un "cœur qui fuyait" lui a été diagnostiqué complètement par hasard. 

"Soudainement, on m’a dit que je n’allais probablement pas survivre. Et même si je survivais, ils ne savaient pas ce qui pourrait arriver. Deux semaines plus tard, j’étais opéré..."

Le cinéaste a ensuite tenté de détendre l’atmosphère avec une plaisanterie : "Heureusement que le chirurgien était Tom Cruise et qu’il pouvait me réparer avec ses mains avant de me ramener à la vie avec de l’électricité..." Mais l’émotion a rapidement repris le dessus. Submergé par ce souvenir encore douloureux, Nicolas Winding Refn a expliqué que cette expérience avait totalement transformé sa vision de la vie et du cinéma :

"J’ai réalisé avant de mourir qu’on m’avait offert un cadeau : celui de pouvoir recommencer à zéro. Combien de personnes obtiennent une seconde chance ? Moi, Dieu m’a offert une seconde chance. Et je peux l’utiliser pour faire le bien."

Her Private Hell, thriller horrifique de SF, réunit notamment Sophie Thatcher et Charles Melton au casting. Pas de date de sortie en France pour l'instant.

03 septembre 2024

Nicolas Winding Refn va tourner un nouveau film, à Tokyo

Nicolas Winding Refn est actuellement à la Mostra de Venise, pour présenter son premier film, Pusher, dans une version restaurée à Venice Classics, 28 ans après sa sortie en salles, ainsi que sa toute dernière réalisation, une publicité intitulée Beauty is not a Sin pour la marque de motos MV Augusta. Ce n'est pas une première, puisqu'il avait déjà signé un spot remarqué pour Prada.

"C'est assez étrange de voir votre passé ressurgir ainsi, a commenté l'intéressé lors du festival. Et de présenter deux projets qui représentent à la fois mon futur et mon passé."

Quelques années après déclaré au et fort : "Le cinéma est mort", le réalisateur danois assure à présent que revenir au 7e art en ces temps incertains pour l'avenir des salles est "un acte de défiance", commence Variety en annonçant son envie de tourner un nouveau long métrage, après avoir travaillé sur des séries ces dernières années : Too Old to Die Young, Copenhagen Cowboy et Le Club des cinq.

Huit ans après The Neon Demon, sa satire du monde de la mode et de la quête incessante de la jeunesse/beauté porté par Elle Fanning, Winding Refn compte filmer une nouvelle histoire, à Tokyo, à la fois en langue anglaise et en japonais. Il promet que cette nouvelle œuvre sera parfaitement dans la veine de ses précédentes, Only God Forgives en tête.

"C'est vraiment un moment intéressant pour tourner des films, car la situation du cinéma est tellement chaotique. Revenir ainsi au grand écran, ça a quelque chose de... ce n'est pas tout à faire un recommencement, mais il y a eu tous ces changements dans nos sociétés ces cinq dernières années, les technologies ont évolué, et à présent, cela me semble être la bonne chose à faire. Pour moi, en tout cas."

"Le cinéma, c'est la mère de tous les médiums, ajoute-t-il, et j'ai hâte de réexpérimenter cela. Ce nouveau film aura beaucoup de paillettes, et beaucoup de sexe et de violence. C'est difficile pour moi d'échapper à mon identité, à mes travers créatifs. Donc oui, il y aura forcément de moi dans ce film."

Concrètement, Nicolas Winding Refn ne dit rien du pitch, basculant ensuite vers un autre médium qui l'intéresse : le jeu vidéo. Confirmant travailler sur deux projets dans ce domaine, il ajoute :

"Je suis fasciné par ce que les technologies peuvent nous offrir. C'est la seule forme d'art qui continue à faire évoluer les possibilités créatives. Imaginez si les frères Lumière n'avaient pas inventé le cinéma en premier mais les jeux sur ordinateur. A quoi ressemblerait le monde, aujourd'hui ?"