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19 mai 2026

James Cameron veut réduire drastiquement le coût des prochains Avatar

Après avoir repoussé toutes les limites du blockbuster moderne, James Cameron veut désormais… faire des économies. Le cinéaste a révélé dans le podcast d’Empire vouloir réduire drastiquement le coût et le temps de production des prochains volets de la saga Avatar.

Avatar 4 et Avatar 5 sont toujours en préparation, mais Cameron explique qu’il cherche actuellement de nouvelles méthodes de fabrication pour accélérer le processus :

"Ces films coûtent horriblement cher et prennent énormément de temps. Je veux les faire en deux fois moins de temps et pour deux tiers du coût !" avance le réalisateur.

Un objectif colossal pour une franchise devenue la plus lucrative de l’histoire du cinéma. Chaque épisode d’Avatar a dépassé le milliard de dollars au box-office mondial : le premier film avait récolté 2,7 milliards en 2009, La Voie de l’eau 2,4 milliards, tandis que De Feu et de Cendres, sorti l’an dernier, a terminé sa course à 1,48 milliard de dollars.

Un score gigantesque pour n’importe quel studio… mais considéré comme une légère baisse de régime chez Disney, surtout face au budget colossal du film, estimé à 400 millions de dollars hors marketing. Cameron semble donc vouloir repenser entièrement sa manière de produire ses mastodontes de science-fiction. Le réalisateur précise toutefois qu’il lui faudra encore "un an" pour trouver comment atteindre cet objectif.

Un prérequis sans aucun doute, pour pouvoir continuer. Car Disney commence à devenir frileux face aux sommes investies et les retours assez tièdes engendrés. Dans une interview accordée à Entertainment Weekly, James Cameron avait confié qu’il ignorait si l’histoire irait au-delà de De Feu et de Cendres. Et si le studio décidait finalement d’arrêter les frais avant les deux derniers volets, Cameron promet déjà une conférence de presse pour révéler ce qu’il avait prévu pour la fin de l’épopée : "Si on ne peut pas faire Avatar 4 et 5, pour une raison ou une autre, je raconterai ce qu’on voulait faire." De toute évidence, il ne s’est pas résolu à cette horrible idée et compte bien convaincre Disney de produire la fin de son histoire sur Pandora, quitte à la faire à moindre coût.

11 mai 2026

Titanic: Eric Braeden ne voulait pas travailler pour James Cameron

Surtout connu par les fans des Feux de l'Amour pour avoir interprété le mythique personnage de Victor Newman pendant plus de 40 ans, le comédien américain Eric Braeden est également apparu dans un incontournable monument du cinéma : le temps de quelques scènes, arborant l'impeccable smoking et la moustache de John Jacob Astor, on a en effet pu le voir arpenter le Titanic de James Cameron.

Pourtant, ainsi qu'il l'a récemment raconté au micro du podcast Still Here Hollywood, il a bien failli ne jamais embarquer sur le prestigieux paquebot. D'abord parce que, dans un premier temps, il n'en avait pas la moindre envie.

"Je ne voulais pas le faire", a-t-il en effet expliqué.

"Mon fils, Christian Gudegast, est réalisateur et scénariste, c'est lui qui a réalisé Criminal Squad, et il a étudié le cinéma à la UCLA. Et ma femme est une cinéphile. Ils m'ont tous les deux dit que je devais travailler avec James Cameron. J'ai répondu : 'Je m'en fiche de James Cameron. Je ne le connais pas.' J'ai demandé à lire le scénario, j'ai lu mon rôle, je n'ai pas trouvé ça très intéressant. J'ai dit non, j'étais fatigué des voyages, des lieux de tournage, etc."

Face à l'insistance de sa famille, Eric Braeden a finalement accepté de se rendre au casting. Mais pour ne rien arranger, sa rencontre avec la directrice de casting, très en retard et très désagréable, ne s'est pas bien déroulée du tout.

Malgré tout, Eric Braeden a finalement accepté de repasser les essais quelques semaines plus tard. Un nouveau casting bien inutile, puisque James Cameron, fan du film Colossus dans lequel jouait Eric Braeden, avait déjà décidé de lui confier le personnage de John Jacob Astor.

Même si son rôle s'est révélé très court, notamment en raison du fait qu'il devait également jouer dans Les Feux de l'amour, le comédien ne regrette pas son expérience sur Titanic.

"Retrospectivement, je suis heureux de l'avoir fait, parce que j'ai énormément de respect pour James Cameron", a-t-il ainsi confié.

"Je pense que s'il y a bien une personne que je qualifierais de génie sans la moindre hésitation, c'est lui. Il est génial. J'ai discuté avec les équipes techniques de l'image et du son, et ils m'ont dit qu'il en savait davantage sur leurs métiers qu'eux tous réunis. Il est extrêmement brillant, et c'était une joie de travailler avec lui."

07 mai 2026

Avatar : James Cameron poursuivi en justice pour utilisation non autorisée de l'image de l'actrice Q'orianka Kilcher

La comédienne Q’orianka Kilcher, célèbre pour son rôle de Pocahontas dans Le Nouveau Monde de Terrence Malick en 2005, porte plainte contre James Cameron et The Walt Disney Company pour utilisation non autorisée de son image, à son insu et sans son consentement pour la saga Avatar.

Dans la plainte, obtenue par Variety, l’actrice affirme que James Cameron aurait demandé à ses équipes de design de s’inspirer de ses traits après l’avoir vue dans une publicité faisant la promotion du film Le Nouveau Monde. Selon elle, ses “caractéristiques biométriques” auraient été reprises sans son autorisation afin de concevoir l’apparence de Neytiri, le personnage incarné à l’écran par Zoe Saldaña.

La plainte précise : “La plaignante n’a jamais consenti à l’utilisation de son image par les défendeurs, que ce soit dans Avatar ou dans tout produit promotionnel connexe.”

Q’orianka Kilcher assure n’avoir jamais été consultée ni rémunérée pour cette supposée utilisation de son image. Son avocat accuse même le cinéaste d’avoir “exploité” l’identité d’une jeune actrice autochtone pour bâtir une franchise ayant rapporté plusieurs milliards de dollars.

James Cameron avait déjà reconnu publiquement que l’actrice lui avait servi d’inspiration pour le design de Neytiri. Plusieurs interviews et témoignages d’artistes ayant travaillé sur le film évoquaient depuis des années l’influence du visage de Q’orianka Kilcher sur le personnage.

La plainte vise également plusieurs sociétés liées à la production de la saga Avatar, dont 20th Century Studios, Industrial Light & Magic et Wētā FX. Q’orianka Kilcher réclame des dommages et intérêts, mais aussi l’arrêt de toute exploitation future de son image dans la franchise.

Pour l’instant, ni James Cameron ni Disney n’ont répondu à ces accusations. Déjà composée de trois films, la saga Avatar a rapporté près de 6,75 milliards de dollars au box-office mondial. Deux autres longs métrages sont prévus dans les années à venir : Avatar 4, attendu le 19 décembre 2029, puis Avatar 5, annoncé pour le 17 décembre 2031.

03 avril 2026

Avatar 4 et 5 : où en sont les suites de la saga de science-fiction de James Cameron ?

Peu de franchises ont marqué l’histoire du cinéma de manière aussi indélébile qu’Avatar. Sorti en 2009, le premier film de la saga est devenu le long métrage le plus lucratif de tous les temps, rapportant 2,9 milliards de dollars au box‑office mondial.

Treize ans plus tard, Avatar : La Voie de l'eau a confirmé l’attrait du public pour le monde de Pandora et les Na’vi, en engrangeant plus de 2,3 milliards de dollars, malgré le long délai entre les deux volets et les incertitudes liées à la pandémie. Ces deux succès phénoménaux ont permis à James Cameron d’obtenir le feu vert pour lancer une saga de cinq longs métrages.

Sorti en décembre 2025, Avatar : de Feu et de Cendres a rapporté plus d’1,4 milliard de dollars de recettes mondiales pour un budget estimé à environ 400 millions de dollars. Un chiffre impressionnant, mais nettement inférieur à ceux des deux premiers volets.

Des analystes ont ainsi observé une baisse progressive des recettes au fil de la diffusion du film, et sa trajectoire globale est restée en deçà des attentes. La franchise semble montrer des signes d’essoufflement, ce qui a poussé Disney à se poser des questions sur la suite.

En janvier dernier, James Cameron - qui a déjà écrit les scénarios des quatrième et cinquième films - laissait entendre à Entertainment Weekly que l’histoire de Jake et Neytiri pourrait s’arrêter là si le public n’était pas au rendez-vous : "Je ne sais pas encore si la saga ira plus loin. J’espère que oui, mais nous sommes confrontés à cette question de rentabilité à chaque sortie."

À ce jour, Avatar 4 et Avatar 5 figurent toujours au line-up de Walt Disney, avec des sorties prévues le 19 décembre 2029 et le 17 décembre 2031.

Aujourd'hui, la productrice Rae Sanchini assure que les projets restent d’actualité. Interrogée pour la promotion du DVD d’Avatar : de Feu et de Cendres, elle a déclaré au site Inverse : "En ce moment, nous définissons le calendrier et travaillons d’arrache-pied à l’établissement du budget, à la planification et à l’organisation, tout en mettant en place notre nouveau pipeline pour les films. En ce qui nous concerne, nous avançons à plein régime."

L’un des défis majeurs pour les prochains films reste le budget, qui est extrêmement élevé. Pour y faire face, la production a décidé de simplifier certaines méthodes.

Historiquement, Lightstorm Entertainment, le studio fondé par James Cameron, utilisait des technologies sur mesure pour créer les effets visuels, ce qui demandait beaucoup de temps et un apprentissage complexe pour les équipes. Selon Rae Sanchini, la production s’oriente désormais vers des outils plus standardisés et largement utilisés dans l’industrie. Cela permet de travailler plus rapidement et à moindre coût, tout en conservant un rendu visuel spectaculaire.

La productrice précise également que les dates de sortie annoncées sont provisoires et qu’un calendrier définitif sera dévoilé prochainement. Elle ajoute : "Nous avons les scénarios, ils sont brillants. En ce qui me concerne, nous allons de l’avant. " De quoi redonner de l’espoir aux fans de la saga.

En revanche, aucune information n’a encore été communiquée sur la réalisation des films. Pour mémoire, James Cameron avait évoqué l’idée de passer le flambeau pour les deux derniers volets.

31 mars 2026

Il y a 29 ans James Cameron voulait s'attaquer à La Planète des Singes, mais le studio a refusé

Créateur des sagas Terminator et Avatar, réalisateur d'Abyss, James Cameron est aujourd'hui unanimement considéré comme l'un des grands maestros de la science-fiction. Dans les années 90, avant d'embarquer pour la monumentale aventure Titanic, le cinéaste a bien failli dépoussiérer un autre grand classique du genre pour en livrer sa propre version.

En effet, ainsi qu'il l'avait révélé en 2006 au micro de Ain't it Cool, James Cameron s'était montré particulièrement intéressé, au milieu des années 90, par le projet de remake de La Planète des singes envisagé par la Fox.

Une trentaine d'années après l'incontournable version originale de Franklin J. Shaffner, portée par Charlton Heston, le studio cherchait ainsi à relancer la saga, et le futur réalisateur de Titanic avait bien l'intention d'en faire partie. Malheureusement, sa vision ne correspondait pas à celle de la Fox, et il a donc dû se retirer :

"L'autre chose que j'ai apprise, c'est que lorsque vous travaillez [sur un projet] avec un studio et que cela leur appartient... ça leur appartient !", a-t-il ainsi raconté des années plus tard.

"J'aurais dû retenir cette leçon avec La Planète des singes, parce que j'avais une idée géniale, mais c'était l'actif de la Fox. Même si j'étais censé développer ce projet, nous ne partagions pas le même point de vue, ils ont repris leurs billes et ça s'est arrêté là."

Ainsi qu'on le sait tous, c'est donc Tim Burton qui a récupéré le film, pour un résultat qui n'a pas convaincu grand monde.

"Ils ont produit, à mon avis, le film le plus scandaleux qui soit sur le sujet, parce qu'ils ont mal choisi le réalisateur", a également confié Cameron.

"C'est le seul film de Tim Burton que je n'aime pas."

A la place de La Planète des singes, projet qu'il aurait sans doute écrit mais dont il aurait probablement délégué la réalisation, James Cameron s'est donc concentré sur un autre projet de taille : le colossal Titanic.

06 février 2026

Dans Avatar 4 et 5, James Cameron reviendra aux origines de la saga

Alors que le mois dernier Sam Worthington, qui incarne Jake Sully, confirmait que certaines scènes d’Avatar 4 et 5 avaient déjà été tournées, on en apprend un peu plus sur ce que vont raconter ces derniers opus !

Après Avatar: La Voie de l’eau et d’Avatar: De feu et de Cendres, les prochains films ne se contenteront pas de relater des aventures sur la planète Pandora. Ils se concentreront aussi sur ses origines de l'histoire. Dans le fond, on ne sait pas vraiment quand Grace a atterri sur Pandora ni pourquoi elle est à la tête de ce projet. Le créateur du programme Avatar n’est même jamais apparu dans la franchise, son existence est à peine connue des spectateurs. 

Dans le livre de Joe Fordham, The making of Avatar, James Cameron affirme que ces nouveaux volets répondront à ces questions :

“Quand [Grace] est arrivée sur Pandora ? Qui était son mentor ? Comment a-t-elle hérité du programme Avatar ? J’ai trouvé une histoire de fond autour de Grace et du type qu’elle a fini par remplacer, son mentor, le fondateur du programme Avatar, Brantley Giess.”

Des éléments qui trottent dans la tête du cinéaste depuis le début de la saga, mais qu’il n’a simplement pas pu intégrer dans le premier film. 

Le personnage de Giess était bien prévu au casting, mais au fur et à mesure que l’histoire s’écrivait, le héros architecte de tout l’univers Avatar a fini par disparaître du paysage. 

Pour rappel, le réalisateur de Titanic a également annoncé que l’actrice Michelle Yeoh serait de la partie : “Michelle Yeoh sera définitivement dans Avatar 4 [...] Michelle sera dans Avatar 4 et Avatar 5.”. Il précisait : "Elle incarnera un personnage en performance capture, une Na’vi nommée Palakpuelat ". 

Sigourney Weaver, l’interprète de Grace, sera donc au centre des prochains films, poursuivant la collaboration très fructueuse entre le cinéaste et l’actrice, qui a débuté en 1986 avec le célèbre Aliens, le retour. Elle décrochait sa première nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle.

Avatar: De feu et de cendres cumule 1,4 milliards de dollars de recettes en salles. Un très bon score qui devrait permettre à la suite de la franchise de voir le jour.

29 janvier 2026

Depuis 17 ans, James Cameron fait tout pour cacher cet aspect d'Avatar, et il change d'avis aujourd'hui pour une bonne raison

Sorti en salles le 17 décembre dernier, Avatar 3 continue son chemin au box-office. Pour le moment, il a engrangé quasiment 1,4 milliard de dollars de recettes mondiales. En France, le film de science-fiction a passé la barre des 8 millions d'entrées. De son côté, James Cameron a passé du temps à faire la promotion de sa dernière oeuvre dans les médias.

Au micro du vidéaste Hugo Décrypte, le réalisateur de Titanic et Terminator a évoqué avec franchise la performance capture, technique utilisée dans Avatar pour mettre en scène les Na'vis. L'idée principale est d'enregistrer le jeu complet d’un acteur, pas seulement ses mouvements, mais aussi ses expressions faciales et parfois sa voix, afin de le transposer sur un personnage numérique.

Pour réaliser cela, la comédienne ou le comédien doit porter sur lui de nombreux capteurs pour capturer toutes ces données. Ce n'est pas très glamour, et ça casse un peu la magie, surtout quand on voit le résultat final sur une saga comme Avatar.

En 2009, au moment de la sortie du premier épisode, James Cameron a tout fait pour cacher au public les images de making-of, pour garder justement cette étincelle magique. En 2022, pour le 2ème opus, La Voie de l'eau, le metteur en scène a également souhaité en montrer le moins possible à ce sujet. Pour De Feu et de Cendres, il a cependant changé d'avis, et pour une bonne raison.

"Je ne voulais pas que le public voie des gens en combinaison de capture avec une caméra sur la tête. Je voulais que les personnages soient simplement réels pour eux. Mais je me suis rendu compte qu'à une époque dominée par l'IA, et à une époque où les gens pensent que tu peux juste créer des trucs sans acteurs, pour la première fois, je voulais vraiment montrer comment on fait", a confié James Cameron.

"Je voulais faire en sorte qu'on comprenne bien que ce n'est pas fait avec de l'IA. C'est fait grâce au jeu d'acteur. C'est fait par ces acteurs incroyables de classe mondiale. Je m'en veux un peu pour les films précédents. Ils n'ont pas eu la reconnaissance qu'ils méritent selon moi. Parce que j'essayais de cacher tout ça derrière ce voile de magie", a poursuivi le réalisateur.

"Mais de nos jours, on ne sait plus comment c'est fait. Je pense que l'IA générative est une vraie menace pour le jeu d'acteur, parce que je pense que les gens vont prendre ce raccourci en se disant : On n'a pas besoin d'acteurs. Excusez-moi, c'est du cinéma. Le cinéma, c'est d'abord le jeu d'acteur", a martelé James Cameron.

Il y a donc fort à parier que l'on verra beaucoup plus d'images des tournages des futurs Avatar, le cinéaste voulant vraiment démontrer que sa création n'utilise pas l'IA pour générer les sublimes paysages de Pandora, ou les créatures peuplant la planète.

En attendant, Avatar 3 est toujours en salles. Pour mémoire, on suit toujours Jake Sully et sa famille, qui vivent parmi les Metkayina, à proximité d’un magnifique récif de corail de la planète Pandora. Ils doivent apprendre à surmonter la perte de Neteyam, tué au cours d’un violent affrontement avec le "Peuple du ciel" de la RDA (Resources Development Administration).

Jake, Neytiri, Lo’ak, Tuk, Spider et Kiri sont confrontés, chacun à leur manière, à une forme de deuil. Même si Spider s’est parfaitement adapté au mode de vie des Metkayina, ses proches craignent pour sa sécurité et comprennent qu’il ne peut plus rester auprès d’eux. Aussi, lorsque les Sully font la connaissance des Tlalim, un peuple pacifique et nomade connu sous le nom de "Marchands du Vent", qui sillonne les airs pour se déplacer, ils le confient à leur chef Peylak afin qu’il le ramène au High Camp, le bastion des Omatikaya.

Mais bientôt, toute la famille finit par accompagner Spider et les Marchands du Vent dans leur périple. Malheureusement, leur voyage est brutalement interrompu lorsqu’ils sont attaqués par des membres des Mangkwan, le peuple des Cendres, dirigés par Varang.

La destruction de leur territoire par un volcan a profondément bouleversé le mode de vie et les traditions des Mangkwan qui tiennent Eywa, la Grande Mère de Pandora, responsable de la catastrophe. Pendant ce temps, la RDA, qui a subi une défaite cuisante après son affrontement avec Jake Sully et les Metkayina, tente de reconstituer ses forces avant de programmer sa prochaine offensive…

22 janvier 2026

Titanic : James Cameron en a plus qu'assez de répondre à cette question des fans

Depuis 29 ans, c'est LA question que tous les fans de Titanic (et ils sont nombreux) ne cessent de se poser entre eux, et à James Cameron lui-même dès que la moindre occasion se présente !

Jack et Rose auraient-ils pu survivre tous les deux à la fin du film, après le naufrage du paquebot ? Y avait-il suffisamment de place pour deux sans que Jack ait besoin de se sacrifier en descendant de la planche sur laquelle ils étaient en train de flotter.

Récemment interviewé par le Hollywood Reporter, alors que le troisième volet de sa saga Avatar est encore dans les salles, Cameron a manifesté son ras-le-bol concernant ce sujet.

"Arrêtez de me parler de ce foutu radeau !", a-t-il scandé à l'attention des spectateurs insistants.

"Nous sommes allés jusqu'à réaliser une expérience [scientifique] pour savoir si Jack aurait pu survivre, ou s'ils auraient pu survivre tous les deux, et les gens n'ont même pas écouté la réponse lorsque je la leur ai apportée. La réponse est la suivante : si Jack, d'une manière ou d'une autre, avait été un expert en hypothermie et avait eu les connaissances scientifiques actuelles en 1912, il est théoriquement possible, avec beaucoup de chance, qu'il aurait pu survivre. Autrement dit, la réponse est non, il n'aurait pas pu. (...) Les conditions n'étaient pas réunies. Il n'aurait pas pu savoir ces choses."

En effet, en 2022, afin de mettre fin aux débats sur la fin de Titanic, James Cameron avait carrément commandé une étude impliquant un expert en hypothermie et deux cascadeurs ayant la même masse corporelle que Leonardo DiCaprio et Kate Winslet au moment du tournage, recouverts de capteurs et placés dans l'eau glacée. L'expérience avait donc abouti aux résultats que le réalisateur a rappelés ci-dessus.

Si vous croisez James Cameron, on vous recommande donc vivement de lui parler d'autre chose.

03 janvier 2026

Prometheus : voici ce que pense James Cameron au sujet de ce film de science-fiction réalisé par Ridley Scott

Presque 14 ans après avoir débarqué sur les écrans, Prometheus reste un objet cinématographique qui ne fait toujours pas l’unanimité. Analysé, disséqué, parfois défendu avec ferveur, parfois rejeté sans ménagement, le film de Ridley Scott revient aujourd’hui sur le devant de la scène à travers le regard d’un autre géant du cinéma : James Cameron.

Pour mesurer l’ampleur du débat, il faut remonter à l’âge d’or de la saga Alien. En 1979, Ridley Scott signait Alien, le huitième passager, un chef-d’œuvre de l’horreur spatiale, devenu une référence absolue du genre. Quelques années plus tard, en 1986, James Cameron prenait le relais avec Aliens, le retour, un second volet culte, plébiscité par le public et toujours très bien noté par les spectateurs d’AlloCiné.

Ce double héritage a façonné des attentes immenses autour de tout nouveau projet lié à l’univers du xénomorphe.

Lorsque Ridley Scott décide de replonger dans cet univers en 2012 avec Prometheus, son ambition est claire : explorer les origines de la créature et élargir le mythe. Le film, qui suit une expédition humaine aux confins de l’espace, intrigue autant qu’il déstabilise. Dès sa sortie le 30 mai 2012, les discussions s’enflamment.

Rapidement, le long-métrage s’impose comme l’un des films de science-fiction les plus polarisants des années 2010. Certains saluent son audace visuelle et philosophique, d’autres pointent du doigt un scénario jugé confus ou incohérent.

Avec le recul, Ridley Scott lui-même a reconnu que le projet n’avait pas atteint le niveau d’exigence qu’il s’était fixé. Lors de la promotion de Gladiator II, le réalisateur britannique est revenu sans détour sur les faiblesses de Prometheus (via Deadline).

“Avec le grand scénariste Damon Lindelof, on s’est assis et on a tenté de reconstruire l’ère Alien. Mais on s’est endormis en cours de route.”

Il poursuit son autocritique en assumant une part de responsabilité personnelle : “Mes conseillers n’étaient pas assez vigilants aussi, sans aucun doute. Je suis en partie responsable car j’étais occupé sur d’autres films ; c’est ainsi que le projet a été laissé de côté alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Quand on ressuscite quelque chose, il vaut mieux le faire à 100 %.”

C’est dans ce contexte que James Cameron a été interrogé lors d’un AMA (Ask Me Anything) sur Reddit. Son avis, nuancé mais franc, n’a fait qu’alimenter le débat. Le réalisateur de Titanic et Avatar a commencé par reconnaître les qualités du film : “J’ai d'abord pensé que Prometheus était un film intéressant. J’ai trouvé qu’il provoquait une certaine réflexion et qu’il était superbement monté sur le plan visuel.”

Cependant, son verdict final est plus réservé : “Mais au bout du compte, il manque de logique. Cependant, je l’ai apprécié et je suis heureux qu’il ait été réalisé. Je l’ai préféré aux deux Alien précédents.” Une remarque qui vise implicitement Alien 3 de David Fincher et Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet.

Cette prise de position n’est pas nouvelle. Dès septembre 2012, James Cameron confiait déjà ses impressions à Moviefone, soulignant à nouveau son intérêt pour le film tout en évoquant quelques réserves.

“J’ai apprécié Prometheus, je l’ai trouvé excellent. J’ai trouvé que Ridley revenait à la science-fiction avec enthousiasme, avec une belle photographie, une grande 3D. Il y a peut-être quelques petites choses que j’aurais faites différemment, mais ce n’est pas la question, on peut dire ça de n’importe quel film.”

Malgré les critiques persistantes autour de Prometheus, la franchise Alien n’a jamais cessé d’évoluer. Plus récemment, Fede Alvarez a relancé la saga avec Alien: Romulus, un retour assumé aux fondamentaux horrifiques. Sorti en 2024, le film a rencontré un solide succès commercial, engrangeant 350 millions de dollars au box-office mondial pour un budget estimé à 80 millions.

L’univers s’est depuis encore étendu avec la série Alien: Earth sortie en août 2025, validée par Sigourney Weaver en personne et déjà renouvelée pour une seconde saison. Preuve que, controverse ou non, l’héritage d’Alien continue de fasciner… et de faire parler.

19 décembre 2025

James Cameron parle de son prochain Terminator...

James Cameron a été chargé d’écrire "une nouvelle histoire de Terminator". Et ce n'est pas simple. Mais il a quand même des idées...

Cette fois, Arnold Schwarzenegger ne fait pas partie des plans.

Dans un entretien accordé à The Hollywood Reporter, le réalisateur oscarisé explique avoir commencé à revisiter en profondeur la franchise. "Une fois que la poussière sera retombée sur Avatar dans quelques mois, je vais vraiment plonger dans Terminator," confie-t-il. Et de préciser que le plus grand défi sera de réinventer la science-fiction de manière crédible, compte tenu du monde actuel...

Si le scénario reste mystérieux. Il confirme cependant une décision forte :

"Je peux dire avec certitude qu’Arnold n’y sera pas. Il est temps de passer à une nouvelle génération de personnages."

Le cinéaste souligne qu’il avait insisté pour que Schwarzenegger participe à Terminator : Dark Fate, concluant ainsi magnifiquement son rôle iconique du T-800. Mais aujourd’hui, il souhaite élargir l’univers de Terminator, explorer différemment la guerre temporelle et l’intelligence artificielle, et proposer des idées que le public n’a encore jamais imaginées.

Rappelons que Cameron a introduit le légendaire T-800 en 1984 avec Terminator, film culte qui propulsa les carrières de Schwarzy, Linda Hamilton et du réalisateur lui-même Sept ans plus tard, le trio se retrouvait pour Terminator 2 : Le Jugement dernier, considéré aujourd’hui comme l’une des plus grandes suites de l’histoire du cinéma. La franchise a ensuite enchaîné plusieurs suites : Terminator 3 : Le Soulèvement des machines (2003), puis Terminator Salvation (2009), et aussi Terminator Genisys (2015) et enfin Terminator : Dark Fate (2019).

01 décembre 2025

Josh Brolin a mis James Cameron "en colère" pour avoir refusé de jouer dans Avatar

Josh Brolin a partagé une anecdote étonnante de sa carrière : il aurait décliné une proposition de James Cameron pour apparaître dans ce qui deviendrait le film le plus rentable de tous les temps.

Alors qu’il était à l’affiche de Dune 2 l’an dernier, l’acteur, désormais âgé de 57 ans, faisait également la promotion de ses mémoires, From Under the Truck. C’est au cours de son passage dans l’émission In Depth with Graham Bensinger qu’il a révélé ce choix surprenant : refuser un rôle dans Avatar.

“Il était en colère, et je peux le comprendre”, a confié Josh Brolin. Selon lui, quand un réalisateur comme James Cameron, avec sa renommée et son influence, propose un rôle, il s’attend naturellement à ce que l’acteur accepte : “Quand vous avez une idée en tête et que vous avez ce statut et ce pouvoir, vous êtes habitué à ce que les gens se sentent vraiment reconnaissants quand vous leur offrez un rôle.”

Brolin a cependant précisé que son refus ne tenait aucunement à la personnalité de Cameron, connu pour être exigeant et perfectionniste – parfois même considéré comme tyrannique – mais plutôt à son ressenti vis-à-vis du projet lui-même.

Le rôle exact qui lui avait été proposé n’a jamais été précisé par l’acteur. Il pourrait s’agir de Jake Sully, le personnage principal qui sera finalement incarné par Sam Worthington, un rôle que Matt Damon avait d’ailleurs également décliné, ou peut-être s’agissait-il du rôle de l’antagoniste Miles Quaritch, interprété par Stephen Lang dans le film. À l’époque, Brolin venait de briller dans No Country For Old Men des frères Coen et avait été nommé aux Oscars pour Harvey Milk de Gus Van Sant, ce qui faisait de lui un acteur très courtisé.

Malgré le succès monumental d’Avatar, devenu le film le plus lucratif de l’histoire avec près de 2,92 milliards de dollars de recettes mondiales, Josh Brolin ne regrette pas sa décision. Le second volet, La Voie de l’eau, sorti en 2022, a également rencontré un énorme succès avec 2,32 milliards de recettes à l’international, et le troisième opus, Avatar : de feu et de cendres, prévu pour le 17 décembre 2025, promet lui aussi de beaux profits.

Le choix de Brolin de ne pas rejoindre Avatar n’a évidemment pas freiné sa carrière : l’acteur a connu un immense succès avec d’autres rôles emblématiques comme celui de Thanos dans l’univers Marvel, à redécouvrir sur Disney+. Il continue aussi de briller dans la saga Dune de Denis Villeneuve, incarnant Gurney Halleck avec force et charisme : une saga à retrouver sur HBO Max.

Le 12 décembre prochain, on pourra retrouver Josh Brolin dans le troisième épisode des aventures du détective Benoit Blanc, Wake Up Dead Man : Une histoire à couteaux tirés de Rian Johnson, aux côtés de Daniel Craig évidemment.

15 octobre 2025

Selon Zoe Saldaña, James Cameron envisage de réaliser un documentaire sur la création d'Avatar

En décembre prochain, les spectateurs du monde entier pourront redécoller pour Pandora et découvrir une nouvelle tribu de Na’vis qui va donner du fil à retordre à la famille Sully. Mais au-delà de cet Avatar : de feu et de cendres, le futur de la franchise créée par James Cameron est un peu plus flou.

Si des épisodes 4 et 5 sont prévus de longue date, le réalisateur a récemment rappelé qu’ils ne pourront être tournés qu’à condition que le troisième opus cartonne au box-office et rapporte beaucoup d’argent. Une incertitude qui n’empêche pas le cinéaste visionnaire d’avoir d’autres envies pour sa saga, comme l’a révélé Zoe Saldaña, lors d’une interview à Beyond Noise.

"Je suis excitée à l’idée que James Cameron envisage de réaliser un documentaire sur la création d'Avatar", a ainsi déclaré l'interprète de Neytiri, qui regardait en boucle les making-of de Terminator et Aliens quand elle était enfant. Et d’ajouter : "Ce qui nous donnera enfin l'occasion d'expliquer, de manière minutieuse, pourquoi la capture de mouvement est la forme d'interprétation qui donne le plus de pouvoir."

L’actrice, qui est la seule à être apparue dans quatre films ayant dépassé les 2 milliards de dollars de recettes au box-office, a ainsi loué cette façon de tourner qui "permet [aux comédiens] d'être reconnus à leur juste valeur et de s’approprier à 100 % leur performance à l'écran", contrairement à un simple travail de voix, comme cela peut être le cas sur des films d’animation.

Zoe Saldaña est également revenue sur les années d’entraînement qu’il faut pour se glisser dans la peau d’un Na’vi : "Il faut en moyenne sept ans [entre chaque film Avatar]. Entre le tir à l’arc, les arts martiaux, la plongée libre, la plongée sous-marine - pour apprendre à retenir sa respiration plus de cinq minutes sous l’eau - jusqu’à la langue que [James] a inventée de toutes pièces, en passant par l’entraînement physique avec d’anciens gymnastes, artistes de cirque et acrobates afin d’apprendre à marcher comme une espèce humaine extraterrestre…"

Toute cette préparation physique ainsi que les tournages si particuliers de performance capture pourraient donc être au cœur d’un documentaire. Reste à savoir s’il sera mis en boîte lors des prises de vue du prochain Avatar ou si James Cameron utilisera des images tournées sur les précédents tournages. Ce qui pourrait vouloir dire que ce film supplémentaire pourrait sortir avant Avatar 4, pour l’instant prévu pour décembre 2029.

16 août 2025

James Cameron pense que l’IA pourrait provoquer une apocalypse nucléaire

James Cameron est plutôt pessimiste sur l’avenir de l’humanité. Le réalisateur de Terminator s’est montré particulièrement inquiet du développement de l’intelligence artificielle. En pleine promotion de Ghosts of Hiroshima, un livre sur le bombardement atomique qu’il compte adapter au cinéma, le cinéaste de 70 ans a profité d’un entretien avec Rolling Stone pour exprimer ses craintes quant aux usages militaires de l’IA.

« Je pense qu’il y a encore un danger d’apocalypse à la Terminator si vous associez l’IA aux systèmes d’armement, jusqu’au niveau des systèmes d’armes nucléaires », a confié James Cameron. Le réalisateur pointe du doigt la rapidité des opérations militaires modernes, qui nécessiterait selon lui une « super-intelligence » pour être traitée correctement.

« Peut-être serons-nous assez intelligents pour garder un humain dans la boucle. Mais les humains sont faillibles », a-t-il ajouté.

James Cameron, bien qu’utilisant lui-même l’IA dans son travail, estime que l’humanité fait face à trois défis majeurs en simultané : « Le climat et la dégradation générale du monde naturel dont nous sommes coupables, les armes nucléaires, et la super-intelligence. »

Des menaces qui, pour le cinéaste, « se manifestent et culminent toutes en même temps », rappelant au passage que de nombreuses erreurs humaines ont déjà failli déclencher des conflits nucléaires par le passé, rendant l’automatisation de ces systèmes d’autant plus périlleuse et discutable. Mais tout n’est pas perdu puisque, toujours selon James Cameron, l’être humain est doté d’un super-pouvoir qui n’est autre que l’empathie. Eh bien nous voilà rassurés !

12 août 2025

Pourquoi James Cameron n'arrive pas à écrire le nouvel opus de Terminator

Quand aura-t-on un nouveau Terminator ? Six ans après Dark Fate, James Cameron raconte avoir été missionné. Mais il n'y arrive pas...

Au cours d'une longue interview pour CNN à propos de son prochain film sur Hiroshima, le réalisateur a confié qu’il avait été chargé d’écrire "une nouvelle histoire de Terminator". Mais l’exercice s’avère plus compliqué que prévu, notamment parce qu’il a du mal, aujourd’hui, à se plonger dans la science-fiction.

"Je suis à un moment de ma vie où j’ai du mal à écrire de la science-fiction", explique ainsi James Cameron.

"On m’a confié la mission d’écrire une nouvelle histoire de Terminator. Mais je n’arrive pas à aller très loin, car je ne sais pas quoi dire qui ne soit pas rattrapé par les événements réels. Nous vivons déjà dans un âge de science-fiction, et la seule façon d’en sortir, c’est de vivre avec. En utilisant notre intelligence, notre curiosité, notre maîtrise de la technologie. Mais aussi en comprenant vraiment les probabilités sévères qui nous attendent."

Créateur de la franchise avec le film culte de 1984  Terminator, puis sa suite légendaire Terminator 2,  Cameron a marqué le genre. Depuis, six films ont vu le jour, le dernier étant Terminator: Dark Fate de Tim Miller, sorti en 2019.

On ne sait pas encore à quel projet Cameron fait référence exactement, ni s’il aura un lien avec Dark Fate. Pour rappel, ce film faisait directement suite à Terminator 2 en ignorant la plupart des suites tournées depuis.

30 juin 2025

James Cameron attaque la vision d'Oppenheimer de Christopher Nolan

Alors qu’il a planché ces dernières années - en parallèle d'Avatar - sur une adaptation du livre The Last Train From Hiroshima: The Survivors Lost Book, James Cameron a récemment critiqué la manière dont Christopher Nolan a abordé la question morale dans Oppenheimer.

Dans une interview accordée à Deadline, le réalisateur de Titanic et Avatar a salué la mise en scène du film aux multiples Oscars, tout en regrettant une certaine complaisance sur le fond :

"J’adore la réalisation, mais j’ai trouvé que le film prenait un peu une échappatoire morale. Ce n’est pas comme si Robert Oppenheimer ne savait pas quels seraient les effets de la bombe. Il y a une scène très brève où il voit des corps calcinés dans le public, et ensuite le film continue en montrant combien cela l’a bouleversé. Mais pour moi, le film évite le sujet."

Et Cameron de poursuivre, en pointant un choix assumé ou dicté :

"Je ne sais pas si c’est le studio ou Chris qui ont jugé que c’était une ligne rouge à ne pas franchir, mais moi, je veux aller droit vers la ligne rouge. Je suis juste idiot comme ça."

Mis au courant que Nolan avait déclaré que ce n’était pas "le bon film pour raconter cette histoire", Cameron a répondu avec humour : "OK, je lève la main. Je vais le faire, Chris. Aucun problème. Tu viens à mon avant-première et tu dis des choses gentilles…"

Cela fait plus de 15 ans que Cameron réfléchit à cette adaptation de The Last Train From Hiroshima de Charles R. Pellegrino. Un livre qu’il avait officiellement optionné en 2010. Il espérait initialement tourner ce film avant Avatar 4, mais le chantier titanesque de la saga l’a contraint à repousser l’écriture. "Je prends des notes depuis 15 ans, je n’ai pas encore écrit une ligne. Je travaille toujours comme ça. Je laisse maturer, j’assemble les idées, puis à un moment, je suis prêt à écrire. Ce n’est pas encore le cas."

Le roman retrace les événements vécus à Hiroshima et Nagasaki avant, pendant et après les bombardements atomiques, à travers les yeux de plusieurs survivants – notamment Tsutomu Yamaguchi, le seul homme officiellement reconnu pour avoir survécu aux deux explosions nucléaires.

19 mai 2025

Pour James Cameron, le meilleur film tourné en 3D, est Hugo Cabret

James Cameron est sans doute LE spécialiste de la 3D au cinéma et il est reconnu pour cela à travers le monde. Ses deux films Avatars ont prouvé son talent pour l'innovation dans cette technologie, qui réussit également à attirer massivement le public dans les salles.

Sortis en 3D, rappelons que son Avatar (2009) avait rapporté 2,74 milliards au box-office et Avatar : La voie de l'eau 2,32 milliards ! Les deux films sont dans le top 3 des longs métrages ayant récolté le plus d'argent de l'histoire du cinéma (chiffres non ajustés à l'inflation). Bref, Cameron sait ce qu'il fait et en 2011, partageait quel film faisait selon lui le meilleur usage de la technologie 3D :

Et s'adressant directement au réalisateur Martin Scorsese, et par là-même à son équipe, il déclarait, à propos de la 3D du film Hugo Cabret : "Ce que vous avez fait, c'est l'intégrer à la couleur, à la composition, aux mouvements de caméra, au jeu des acteurs. Tout est là. Je dirais que c'est comme une Bugatti à 16 cylindres qui fonctionne parfaitement sur tous les cylindres. C'est absolument la meilleure photographie 3D que j'aie jamais vue. Elle soutient constamment votre point de vue artistique, sans jamais lui nuire."

Hugo Cabret se déroule dans la ville de Paris durant les années 1930. Le petit Hugo (Asa Butterfield), orphelin de 12 ans, vit dans la gare Montparnasse. Il n'a hérité de son père qu'un automate qui pour fonctionner, a besoin d'une clé en forme de cœur. Convaincu que l'objet renferme un message de son père, Hugo se lie d'amitié avec Isabelle, la filleule du propriétaire du magasin de jouets (Chloë Grace Moretz), afin de réparer la machine.

Un film plein de poésie et un regard sur l'enfance qui avait beaucoup surpris à l'époque puisque Martin Scorsese venait de signer des films plutôt durs tels Gangs of New York, Les Infiltrés, Aviator ou Shutter Island. Mais pour James Cameron, Hugo Cabret par Scorsese et en 3D représentait quelque chose d'important :

"Votre film traite des tout premiers jours de la magie du cinéma. Et dans son exécution, le support est le message. Le film est magique à regarder. Vous avez donc fermé l'ellipse d'une manière si étonnante et artistique."

"Cela dessert les films de parler de la 3D comme s'il s'agissait d'une chose à part", ajoutait Cameron. "Bien sûr que c'est un événement majeur qu'un réalisateur de la stature et du pedigree de Marty travaille en 3D. C'est une façon de briser l'idée que la 3D est réservée aux films hypercommerciaux."

La mode de la 3D disparaîtra assez vite puisqu'après 2015 et la sortie de Star Wars : Le Réveil de la Force en 3D seulement dans quelques salles, la tendance décroîtra. Le poids des lunettes, l'assombrissement de l'écran et les blockbusters non tournés en 3D offrant une conversion médiocre et a posteriori du tournage lasseront le public.

14 avril 2025

Pour James Cameron, les blockbusters doivent diviser leur coût par deux pour survivre

Heureusement que Minecraft est là ! Si le blockbuster tiré des jeux vidéo a réussi le gros carton de 2025 jusqu'à présent, l'année ciné est pour le moment morose au box-office, avec un paquet de blockbusters qui ont sous-performé. De Mickey 17 à Blanche-Neige en passant par Captain America 4, la plupart de ces films à très gros buget devront espérer d'énormes revenus en VOD et produits dérivés pour espérer être rentables. Car produire un film à 200 millions de dollars ou plus devient quasiment impossible à monétiser pour Hollywood, dans le contexte actuel.

Le pape du box-office en a lui-même conscience. Et James Cameron n'est pas du genre à regarder l'industrie du haut de sa tour d'ivoire, sans tenter d'apporter sa contribution. Pour le réalisateur d'Avatar et Titanic, lui-même pas très regardant sur les dépenses, les studios doivent apprendre à dépenser moins pour gagner plus. Et il existe une manière très efficace d'y parvenir aujourd'hui : l'IA !

Dans un récent podcast, James Cameron met les pieds dans le plat et évoque l’avenir du cinéma à grand spectacle par le biais technique et financier : comment continuer à produire des films visuellement époustouflants sans faire exploser les budgets ? Selon lui, cela passe par une réduction drastique des coûts des effets spéciaux numériques (VFX). Idéalement, il faudrait pouvoir diviser par deux le montant de ces dépenses devenues exorbitantes. Et l’intelligence artificielle pourrait bien jouer un rôle clé dans cette révolution.

En septembre 2024, James Cameron a décidé de monter dans le train de l'IA et a rejoint le conseil d’administration de Stability AI, société à l’origine du célèbre modèle de génération d’images Stable Diffusion : "Avant, j’aurais monté ma propre boîte pour ça" sourit le cinéaste, qui avait créé Lightstorm Entertainment, sa propre entreprise de VFX, dès 1990. "Mais j’ai appris que ce n’est peut-être pas la meilleure façon de faire. Alors je me suis dit : OK, je vais rejoindre une entreprise solide, compétitive, avec de vrais résultats. Mon but, ce n’est pas de me faire un max d’argent. Ce que je veux, c’est comprendre ce domaine, savoir ce que les développeurs ont en tête. Quelles sont leurs priorités ? Leur cycle de développement ? Quelles ressources sont nécessaires pour créer un modèle sur mesure ? Et surtout, comment l’intégrer dans une chaîne de production VFX..."

Et ce n’est pas juste une réflexion théorique. Pour Cameron, il en va de la survie même du cinéma et des films pop-corn à très grand spectacle :

"Si l'on veut continuer à voir ce genre de films, il faut absolument diviser les coûts par deux. Mais attention, il ne s’agit pas de virer la moitié des équipes dans les studios d’effets spéciaux" tempère-t-il, en sachant très bien que ce genre de déclaration pour entraîner une levée de bouclier. "L’idée, c’est de doubler leur vitesse d’exécution sur une séquence donnée, d’accélérer le rythme de production, pour que les artistes puissent enchaîner les projets créatifs, les uns après les autres. C’est ça, ma vision."

Si James Cameron s’intéresse de près à l’intelligence artificielle, il reste catégorique sur un point : elle ne doit en aucun cas remplacer les créateurs humains. Pour lui, l’IA a sa place à Hollywood, mais uniquement comme outil pour alléger la charge de travail des équipes, pas pour les évincer. Dans une interview à CTV News en 2024, il disait ne pas croire "qu’un esprit désincarné, qui ne fait que régurgiter ce que d’autres esprits incarnés ont dit — sur la vie, sur l’amour, le mensonge, la peur, la mort — et qui recrache tout ça sous forme de salade de mots - puisse un jour émouvoir une audience. Il faut être humain pour écrire ça. Je ne connais personne qui envisage sérieusement de laisser une IA écrire un scénario."

James Cameron termine actuellement la post-production de Avatar: Fire & Ash, le prochain opus de sa saga mythique, dont la sortie est prévue pour décembre 2025 au cinéma.

18 mars 2025

Abyss : comment cet acteur respirait sous l'eau dans le film de James Cameron ?

Sorti chez nous en septembre 1989, Abyss est un film qui a fait date d'un point de vue technique. Mais dont le tournage s'est rapidement transformé en enfer pour l'équipe technique et les acteurs. Un chemin de croix collectif en large partie provoqué par James Cameron lui-même, obsédé à l'idée de rendre Abyss le plus réaliste possible.

Tout à la fois film catastrophe s'inscrivant dans une époque où souffle encore un vent de fin de Guerre froide, thriller claustrophobique, film de Science-Fiction mâtiné d'un zeste d'épouvante mais aussi bouleversante histoire d'amour faisant écho à la situation personnelle du cinéaste qui était alors en plein divorce, Abyss est révélateur de ce qui est sans doute la première force du cinéaste : sa capacité à raconter des histoires humanistes dans un cadre fantastique. Le tout enrobé d'une incontestable maestria technique et visuelle confinant régulièrement au tour de force.

Si le film fut très injustement sanctionné par un douloureux échec au Box Office mondial, le temps a heureusement fait son oeuvre, hissant le film de Cameron, récompensé par l'Oscar des Meilleurs effets visuels, au rang de classique du cinéma.

Parmi les séquences qui ont impressionné pour l'époque figure celle, située dans le dernier tiers du film, où Ed Harris est contraint de s'aventurer au plus profond de la fosse des Caïmans. Mais avant cela, on injecte un liquide dans son scaphandre, qui lui permettra de respirer.

C'est le Navy Seal Monk (Adam Nelson) qui fait d'abord une démonstration en immergeant le rat d'Alan "Hippy" Carnes (Todd Graff) dans le liquide. Ce dernier est logiquement affolé à l'idée que son malheureux animal de compagnie meurt noyé. Un liquide remplissant les poumons pour respirer ? Impossible.

26 septembre 2024

Même James Cameron ne peut pas échapper à l'IA

Un crime de lèse-majesté ? James Cameron rejoint le conseil d'administration de Stability AI, la société d’IA générative connue pour son générateur de texte en image Stable Diffusion et son application web de conversion de texte en audio, Stable Audio. Lui, le réalisateur à l'imagination débordante, qui avait tant mis en garde le public avec sa saga Terminator, et qui a par ailleurs participé à créer de nouvelles technologies -notamment des caméras pour Avatar-, capitule et se met à l'intelligence artificielle ? 

Ainsi, il a déclaré dans un communiqué qu’il pensait que l’intersection entre l’IA générative et la CGI serait la "prochaine vague" de narration à Hollywood. Pour Stability AI c'est une aubaine qu'un artiste de son pedigree apporte son point de vue. Pour le monde du cinéma c'est la preuve qu'un changement de paradigme est à l'oeuvre.

"J’ai passé ma carrière à rechercher des technologies émergentes qui repoussent les limites du possible, tout cela au service de la narration d’histoires incroyables, a déclaré Cameron, relayé par IndieWire. J’étais à l’avant-garde de la CGI il y a plus de trois décennies, et je suis resté à la pointe depuis. Aujourd’hui, l’intersection de l’IA générative et de la création d’images CGI est la prochaine vague. La convergence de ces deux moteurs de création totalement différents ouvrira de nouvelles voies aux artistes pour raconter des histoires d’une manière que nous n’aurions jamais pu imaginer."

Le réalisateur de Titanic rejoint Sean Parker, interprété par Justin Timberlake dans The Social Network. "Stability AI est sur le point de mener cette transformation. Je suis ravi de collaborer avec Sean, Prem et l’équipe de Stability AI alors qu’ils façonnent l’avenir de tous les médias visuels", a dit Cameron, laudateur.

Pas en reste, Parker a également salué l’influence de Cameron sur la technologie :

"James Cameron est une légende, à la fois pour sa vision artistique en tant que cinéaste et pour son rôle de technologue pionnier. Avoir un artiste de son calibre à la table des négociations marque le début d’un nouveau chapitre pour Stability AI. Nous sommes incroyablement enthousiasmés par le potentiel illimité de collaboration créative entre les plateformes de médias génératifs et la communauté artistique"

Cameron a été ensuite interrogé sur l’avènement de l’IA générative dans la narration en 2023. Le scénariste/réalisateur a déclaré qu’il n’était pas intéressé par l’utilisation de l’IA pour l’aider à écrire ses scénarios et qu’il était peu probable qu’elle "émeuve un public". Mais il a reconnu que si un scénario généré par l’IA parvenait à remporter un Oscar dans 20 ans, Hollywood devrait probablement "le prendre au sérieux".

Il y a seulement un an, pourtant, James Cameron avait tenu à mettre en garde l'industrie à propos du développement actuel des intelligences artificielles, qui touche plusieurs domaines de compétences : "Je vous ai prévenus en 1984, et vous ne m’avez pas écouté", déclarait-il en faisant référence à son premier film Terminator.

"Je pense que l’utilisation de l’IA comme arme est le plus grand danger. Je pense que nous allons entrer dans l’équivalent d’une course aux armements nucléaires avec l’IA, et si nous ne la construisons pas, les autres vont certainement la construire, et donc la situation va s’aggraver."

06 février 2024

James Cameron a des idées pour Avatar 6 et 7

La franchise Avatar, prévoyant au départ trois films, puis cinq, serait-elle à présent étendue à sept opus ? Même s’il n’est pas certain de réaliser les derniers volets -le cinquième film étant daté pour 2031, année au cours de laquelle il fêtera ses 77 ans- James Cameron a confirmé à People Magazine qu’il avait encore des idées créatives pour Avatar 6 et 7.

“Nous avons entièrement écrit le cinquième film et j’ai des idées pour les six et sept, même si je passerai probablement le relais à ce moment-là”, confie-t-il.

Conscient que le calendrier d'Avatar s'inscrit de façon exceptionnelle sur la durée, Cameron commente à propos de l'écart entre le premier opus, sorti au cinéma en 2009, et le 5e volet déjà fixé pour dans sept ans : “La mortalité nous rattrape. Mais je veux dire, nous apprécions ce que nous faisons. Nous adorons ça, même. Nous travaillons avec des gens formidables”. Lucide sur la situation, il parle d'Avatar comme d'une aventure se distinguant de ses autres films, comme étant clairement le projet de son existence, au vu de son expansion en franchise aux multiples épisodes.

Le cinéaste répond d’ailleurs aux critiques des fans lui reprochant de ne se concentrer que sur Avatar, au lieu de diversifier ses horizons artistiques : “Les gens nous demandent toujours : ‘Alors, pourquoi avez-vous continué à travailler dans le même domaine ?’, commence-t-il, Pourquoi [George] Lucas a-t-il continué à travailler sur la même saga ? Pourquoi [Gene] Roddenberry [le créateur de Star Trek] a-t-il continué à travailler dans la même chose ? Parce que lorsque vous vous connectez avec les gens, pourquoi dilapideriez-vous cela ? Pourquoi recommenceriez-vous avec quelque chose d’autre qui pourrait ne pas leur correspondre ?”, explique James Cameron.

Avatar serait ainsi devenu la zone de confort de James Cameron ? En tout cas, l’expansion de l’univers de Pandora n’empêche aucunement Zoë Saldaña d’être excitée par les futurs films. Dans une récente interview pour Collider elle déclare : “Ça va être incroyable. Avatar 3, ça va être incroyable et Avatar 4 et 5, ça devient fou, s’enflamme la star, [James Cameron] nous a époustouflés.” Elle parle aussi de cette saga comme de l'"héritage" de Cameron : "On pensait que ce serait Titanic, mais non, c'est Avatar. Et en faisant partie de cela, les films deviennent un peu notre héritage aussi."

Avatar 3 devrait introduire une nouvelle tribu Na’vi. Après le peuple de l’eau, le troisième film nous présentera le peuple des Cendres, lié au feu. Il s’agit d’un “peuple volcanique violent” selon les termes de Jon Landau, le producteur de la franchise, dans une interview pour Empire. La cheffe de cette nouvelle tribu hostile sera interprétée par Oona Chaplin (Game of Thrones) la petite-fille de Charlie Chaplin. Avatar 3 est prévu en salle le 17 décembre 2025.