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19 septembre 2020

Guy Bedos : Nicolas Bedos se confie sur les derniers mois de son père

Le 28 mai dernier, l'humoriste si apprécié des Français Guy Bedos a succombé à la maladie d'Alzheimer, à l'âge de 85 ans. La nouvelle avait été annoncée par son fils Nicolas Bedos, sur son compte Instagram. Quatre mois plus tard, le comédien et réalisateur était invité au micro d'Europe 1, ce samedi 19 septembre. Nicolas Bedos s'est confié sur la tristesse qu'il ressent depuis le décès de son père : "Je suis extrêmement troublé que mon père ait disparu l'année qui, en tout cas à ma connaissance, est la pire année pour la liberté d'expression qui soit", a-t-il déclaré au micro de Michel Denisot dans Icônes, le nouveau podcast d'Europe 1.

Sur sa lancée, Nicolas Bedos s'est dit "presque soulagé" que son père Guy Bedos ait pris "beaucoup de champ avec l'actualité" à la fin de sa vie. "S'il avait été totalement lucide, ça lui aurait paru encore plus étranger", a-t-il ajouté, en évoquant les polémiques qui sont lancées sur les réseaux sociaux à propos des artistes, chanteurs et comédiens. "J'ai l'impression d'avoir 175 ans tellement je suis consterné par ce que j'observe. Je rêve d'un moment où on va tous, tout le monde, se serrer les coudes et dire : 'ça suffit'.", a poursuivi le réalisateur de 41 ans.

Dans un entretien accordé au Point, en juillet dernier, Nicolas Bedos s'était confié sur les derniers instants de l'humoriste octogénaire, qui luttait contre la maladie d'Alzheimer. "Il a recouvré une partie de ses moyens lors des dernières nuits, il s'en est allé avec des regards et des mots d'une grande lucidité. Il savait qu'il partait, et il nous a dit au revoir comme un prince", avait-il expliqué. Et de poursuivre : "Sa manière de se mouvoir était admirable [...] Il a eu la politesse et l'élégance de nous envoyer des signes en amont, afin que l'on se prépare à sa disparition."

07 juin 2020

Mort de Guy Bedos : cette dernière volonté qui sera respectée

Jeudi 28 mai 2020, Nicolas Bedos a fait l'effet d'une bombe en annonçant sur son compte Instagram la mort de son père Guy Bedos. L'humoriste de 85 ans est décédé des suites de la maladie d'Alzheimer. Jeudi 4 juin, une cérémonie religieuse a été organisée à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris. Pour l'occasion, de nombreuses célébrités ont fait le déplacement. Parmi elles il y avait son épouse Joëlle Bercot, Jean-Paul Belmondo, Michel Drucker, Jean Dujardin, Fanny Ardant, Pierre Richard, Michel Leeb, Doria Tillier ou encore Catherine Frot.

Le corps de Guy Bedos va désormais bientôt rejoindre l'île de la Corse, selon sa dernière volonté. Dans son livre intitulé À l'heure où noircit la campagne et sorti en librairie en 2017, l'acteur évoquait la mort et son ami le politique Michel Rocard, qui a rendu son dernier souffle le 2 juillet 2016 et a été incinéré. Ses cendres ont ensuite été inhumées à Monticello, en Corse. "Décidément, nos destins se seront croisés jusqu'au bout, mon cher Michel. Tu le sais, ma tombe m'attend au cimetière de Lumio, ce village que tu aimais tant. Pour un peu, je te dirais : 'à tout de suite'", écrivait Guy Bedos. Comme il le souhaitait, ce dernier sera donc enterré ce lundi 8 juin prochain au sein du fameux cimetière corse.

Dans une lettre d'adieu écrite à son père, Nicolas Bedos donnait quelques détails sur l'organisation de l'ultime cérémonie. "On t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et du Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella : faut pas mégoter son chagrin à la sortie d'un comédien. Faut se lâcher sur les bravos et occuper chaque strapontin. C'est leur magot, c'est ton butin", déclarait avec tendresse et émotion le dramaturge de 41 ans.

05 juin 2020

Guy Bedos : ce coup de pouce que son ami Coluche n'a jamais oublié

Guy Bedos et Coluche avaient tissé une amitié solide de leur vivant. Leur rencontre remonte à l'année 1969. Les deux hommes étaient alors tous les deux sur le tournage du film Pistonné, réalisé par Claude Berri. Celui qui fondera des Restos du cœur tient alors le simple rôle de figurant. Mais pour Guy Bedos, il y avait là un talent à exploiter. "J'ai milité auprès de Claude Berri pour que mon nouveau copain passe du statut de figurant à celui d'acteur", déclarera Guy Bedos au magazine l'Express en 2015. Un gage de confiance et de soutien que Coluche n'oubliera jamais.

On connaît la carrière qui s'ensuivra. Sur scène en solo, avec des sketches qui deviendront cultes, il perce sur les planches des théâtres avec plusieurs troupes. C'est à la même époque qu'il rencontre et épouse la mère de ses fils Marius et Romain, Véronique Kantor. Coluche et Véronique s'étaient séparés en 1981, année où l'humoriste avait rencontré l'actrice Fred Romano.

En 1976, il tiendra un rôle dans le film L'Aile ou la Cuisse, aux côtés des monuments du cinéma français Louis de Funès, Claude Gensac ou encore Marcel Dalio. De quoi confirmer son talent aux yeux du grand public. Sa popularité et son engagement lui vaudront de vouloir se lancer en politique.

Coluche disparaîtra à l'âge de 41 ans, en 1986, dans un accident de moto dans les Alpes-Maritimes. Guy Bedos, lui, est décédé le 28 mai dernier à l'âge de 85 ans. Un hommage lui a été rendu jeudi 4 juin à l'église à Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Ses enfants et ses proches étaient présents pour un dernier hommage, dont l'animateur Michel Drucker qui a raconté : "Hier, c'était formidable. C'était drôle, c'était émouvant", a-t-il raconté avec une vive émotion.

04 juin 2020

Obsèques de Guy Bedos : le discours très émouvant de Muriel Robin pendant la cérémonie

Jeudi 4 mai 2020, un hommage a été rendu à Guy Bedos, décédé le 28 mai 2020. Ses proches, dont de nombreuses célébrités, ont fait le déplacement pour dire au revoir à l'acteur et humoriste, parti suite à une longue maladie. Jean-Paul Belmondo, Fanny Ardant, Jean Dujardin, Michel Drucker, Alex Lutz... ils se sont déplacés à l'église Saint-Germain-des-prés malgré la crise sanitaire. La plupart des convives étaient masqués et du gel hydroalcoolique était mis à leur disposition devant l'édifice religieux.

Pendant la cérémonie, Muriel Robin a rendu hommage à son ami, passionné de théâtre tout comme elle. "Guy tu étais ce merveilleux frère toujours prêt à écouter... Avec toi j'ai eu un neveu et une nièce. Tu m'as fait un énorme cadeau en me faisant découvrir la Corse (...) Je te serre fort dans mes bras. (...) Ta gentillesse et ton si beau regard vont nous manquer. Merci et bravo", a-t-elle lâché, très émue, comme le rapporte Libération.

Quelques jours plus tôt, l'humoriste de 64 ans avait honoré la mémoire de son confrère qu'elle considérait comme "un grand frère" dans Quotidien. "Il a inventé quelque chose. Il était le premier à faire un Zénith. La puissance, l'intelligence, l'élégance... Un grand artiste !", avait-elle fait savoir, ajoutant qu'elle allait penser à lui "tous les jours".

La cérémonie était placée sous le signe de l'émotion. Sa femme Joëlle était en larmes, bouleversée par l'hommage des fans. Ses enfants Nicolas, Victoria et Mélanie, se sont également dévoilés très émus pendant les obsèques. L'actrice Doria Triller - qui est aussi l'ex-compagne de Nicolas Bedos - lui a rendu hommage en musique. Cette dernière a repris un titre de Barbara, Ma plus belle histoire d'amour c'est vous.

Guy Bedos reposera en Corse, comme l'a annoncé son fils après sa mort. "Puis on t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella : faut pas mégoter son chagrin, à la sortie d'un comédien. Faut se lâcher sur les bravos et occuper chaque strapontin. C'est leur magot, c'est ton butin. D'autant que je sens que tu n'es pas loin... Tu n'es pas mort : tu dors enfin", a-t-il écrit dans une lettre ouverte dévoilée par France Inter.

03 juin 2020

Guy Bedos : quand il a vendu ses meubles sur Le Bon Coin pour "survivre"

Humoriste, comédien dans des pièces de théâtre, acteurs dans plusieurs films dont Un éléphant ça trompe énormément... La carrière de Guy Bedos, disparu le 28 mai 2020 à l'âge de 85 ans, a été longue et marquée par de beaux succès populaires. Mais vers la fin de sa vie, l'artiste a dû faire face à de grandes difficultés financières, l'obligeant à vendre sa maison en Corse, et même... de devoir vendre ses propres meubles ! Comme l'avait révélé Closer à l'époque, Guy Bedos avait mis en vente tout son mobilier sur le site d'annonces pour particuliers Le Bon Coin plusieurs mois après ses adieux à la scène.

Sa propre fille, Victoria, avait même posté sur son compte Facebook une annonce pour mettre en vente de nombreux meubles de Guy Bedos tels que des chaises, la cave à vin ou encore un canapé. Le tout pour plusieurs centaines d'euros. Dans son livre Je me souviendrai de tout, l'humoriste n'avait pas hésité à se confier ses difficultés financières. "Fauché. Plus un rond à la banque. Tout dépensé. Six mois après avoir mis un terme à ma carrière de show-man, des salles pleines à craquer depuis cinquante ans, forcé de vendre ma maison corse pour survivre," écrivait-il alors.

Comme Guy Bedos l'avait confié au journal Le Parisien, cette situation économique avait même fini par inquiéter certains des proches du père de Nicolas Bedos. "Quand il a entendu ça, mon copain Sardou a voulu me donner de l'argent !", révélait alors celui qui n'a jamais hésité à critiquer fortement des personnalités politiques au cours de sa carrière. Mais Guy Bedos s'était montré rassurant. "Je n'en suis pas encore aux Restos du cœur", assurait-il. "J'ai juste été surpris qu'à un moment on me dise : Y a plus rien à la banque. Je suis un peu distrait, je prends l'argent de haut et il me le rend bien", avait-il conclu.

01 juin 2020

Guy Bedos : la résonance amère du titre de l'un de ses derniers livres

Jeudi 28 mai 2020, Nicolas Bedos a annoncé avec émotion sur son compte Instagram que son père Guy Bedos a rendu son dernier souffle à l'âge de 85 ans. De son côté le même jour, dans un article publié dans Le nouvel obs, le journaliste Jérôme Garcin révélait que le célèbre humoriste était touché par la maladie d'Alzheimer. Selon ses dires, Guy Bedos "ne reconnaissait plus les siens, ni lui-même", si bien qu'il n'a pas pleuré le 24 mai dernier, la mort de son cher ami Jeau-Loup Dabadie.

Le 9 septembre 2015, l'acteur sortait un nouveau livre intitulé Je me souviendrai de tout - Journal d'un mélancomique aux éditions Fayard. Dans ce dernier, autobiographique, Guy Bedos racontait son passé, ses rencontres, ses histoires d'amour, évoquait ses enfants, son expérience de la scène, mais aussi l'actualité politique. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce titre a de quoi surprendre, d'autant plus qu'en résumé, Guy Bedos est décrit comme un "suicidaire qui s'attarde", partagé "entre la vie qui le rassure et la mort qui le séduit". Il est désormais légitime de se demander si l'acteur, connu pour son humour noir, avait ainsi décidé de laisser une dernière trace écrite de son passage sur terre, en faisant ainsi un pied de nez à sa propre maladie.

En 2013, Guy Bedos faisait ses adieux à son public lors d'un spectacle à l'Olympia. Avec son franc-parler habituel, il avait donné la raison pour laquelle il ne comptait travailler. "Putain, j'ai un trou, c'est pour cela que j'arrête !", avait-il expliqué, avant de rire de sa maladie, prouvant ainsi que seul l'humour aura le dernier mot : "Alzheimer, ça a trois avantages : on n'a pas de mauvais souvenirs, on ne voit que des nouvelles têtes et... on n'a pas de mauvais souvenirs !"

Guy Bedos : son fils Nicolas lui adresse une dernière lettre bouleversante

"Une dernière nuit près de toi." Le 28 mai dernier, Guy Bedos s'est éteint à l'âge de 85 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé son fils sur les réseaux sociaux. Et tandis que les obsèques de l'humoriste se préparent, Nicolas Bedos a adressé dimanche 31 mai une lettre bouleversante à son père, dévoilée par France Inter, où il raconte notamment la dernière nuit du comédien. "Des bougies, un peu de whisky, ta main si fine et féminine qui sert la mienne jusqu'au p'tit jour du dernier jour", écrit-il ainsi avant d'évoquer le "bordel de photos" au dessus du lit de son père, avec notamment un cliché de son ami, Jean-Loup Dabadie.

"Au bout de tes jambes qui ne marchent plus, tes chats - sereins, comme des gardiens. [...] Fâché de ne plus pouvoir parler, tu envoies des baisers muets à ta femme adorée, à ta fille bien aimée, à la fenêtre sur l'Île Saint Louis, au soleil que tu fuis. Des gestes silencieux qui font un boucan merveilleux dans nos yeux malheureux", écrit ainsi le réalisateur, qui se souvient des "vacheries et l'amour jusqu'au baisser de rideau", "les "foutez l'camp" et les "je t'aime"", les "caresses et gifles, jusqu'au bout".

Un texte émouvant de la part de Nicolas Bedos, qui évoque notamment la mort de Guy Bedos, et la préparation avant ses obsèques qui se tiendront le 4 juin prochain à l'église Saint-Germain-des-prés, avant qu'il ne soit inhumé au cimetière de Lumio, en Corse. "On va t'emmener, maintenant, dans ton costume de scène [...] celui qui arpenta la France, en long en large et en travers de la gorge de certains maires", poursuit le frère de Victoria Bedos. "On va t'emmener où tu voulais, c'est toi qui dicte le programme, c'est toi qui conduit sans permis. D'abord à l'église Saint Germain, tu n'étais pas très pote avec les religions, mais les églises, ça t'emballait", se souvient-il, avant de préciser qu'il "y aura des athées, plein d'arabes et plein de juifs". "Ça aurait consterné ta mère, tu aurais bien aimé que ta mère soit fâchée", ajoute-t-il, Guy Bedos ayant grandi aux côtés d'une mère raciste et antisémite, qu'il "adorait" mais qui était "tout ce [qu'il détestait] en tant qu'être humain".

"Puis on t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella : faut pas mégoter son chagrin, à la sortie d'un comédien. Faut se lâcher sur les bravos et occuper chaque strapontin. C'est leur magot, c'est ton butin. D'autant que je sens que tu n'es pas loin... Tu n'es pas mort : tu dors enfin", conclu ainsi Nicolas Bedos.