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20 janvier 2026

Bertrand Usclat et Chers Parents ouvrent le festival de L'Alpe d'Huez

Hier soir, le Festival de l’Alpe d’Huez ouvrait ses portes avec un mélange de déconnade, de Côtes du Rhône grand cru et de vent glacé qui annonce les grandes messes de la comédie française. Et pour mettre le feu aux poudres, on avait confié la cérémonie à Bertrand Usclat, qui a littéralement transformé la salle en shaker géant.

Tout juste arrivé sur scène, le petit génie de Broute s’est imposé en showman de folie, survolté comme s’il avait avalé trois spots lumineux, enchaînant les dérapages contrôlés et les vannes inventives avec la grâce d’un funambule en baskets (image totalement mensongère puisque son costume noir, sa chemise blanche à col cassé et ses souliers vernis étaient du plus bel effet).

Son duo chanté avec une IA (une IA qui chante juste, c’est déjà un miracle, mais qui répond à Usclat ? On flirtait avec le paranormal) a chauffé la salle géante de l’AgorAlp pleine à craquer. Un peu plus tard, sa voix off qui nous plongeait dans l’angoisse intérieure d’un comédien en train de se noyer dans une impro vaseuse était encore plus fabuleuse - la pépite méta aurait pu être aussi casse-gueule qu’une plaque de verglas sur la Sarrenne, mais entre ses soupirs paniqués et ses faux mantras c’est devenu le grand moment de cette ouverture.

Du grand art donc, strié par des blagues imparables qui oscillaient habilement entre le too much (“ohhhh il a osé” sifflait mon voisin de gauche), les piques politiques (dont un petit tacle contre Sébastien Chenu) ou les détournements habiles des passages obligés de ce genre de pince-fesses (lister les partenaires officiels sur des vidéos de chiens, chute géniale de la soirée). Un sans faute. 

Après ce démarrage tonitruant, et le mot de la présidente (Audrey Lamy, toujours impec), place au film d’ouverture. Ca paraît simple comme ça, mais il faut trouver le film capable de parler au plus grand nombre (les locaux envapés, les journalistes gavés de M&Ms, les partenaires à chouchouter - allez donc me contenter tout ce beau monde!), de donner le ton de la semaine, bref, d’être à la fois populaire, accessible, smart et suffisamment incarné pour que l’on se dise que le festival est bien lancé. 

Bonne nouvelle Chers parents fut sur tous ces plans une réussite.

L’histoire ? Trois enfants. Un petit patron (Arnaud Ducret fantastique en droitard cynique), une éternelle étudiante (Pauline Clément fabuleuse), et un critique/écrivain un peu lose (Thomas Solivéres juste et bien coiffé) se retrouvent chez leurs parents. Ces derniers (Miou-Miou et Dussollier) leur annoncent qu’ils partent pour le Cambodge afin d’y fonder un orphelinat avec l’argent gagné à l’Euro Million. Panique générale. Vexations, règlements de comptes, hypocrisies acrobatiques et mauvaise foi olympique : chacun va se battre pour récupérer une part d’un gâteau qui n’a pas encore été découpé.

Adapté d’une pièce de théâtre à succès, Chers parents est une farce à l’italienne, un quasi huis-clos familial où l’amour et l’argent jouent à Colin-Maillard, et où chaque dialogue est potentiellement une grenade dégoupillée.

Porté par cinq acteurs au sommet (des Alpes ?), le film trouve l’équilibre entre la satire sociale, la vraie comédie familiale avec un bon sens du rythme. On attribuera une mention spéciale à Miou-Miou, impériale en mère qui cache sa rigueur sous des airs cajoline, et à Pauline Clément, hilarante en sœur à la fois touchante, (TRES) imprévisible et constamment à deux doigts d’exploser.

Le film multiplie les moments de cinéma pour s’extirper de son origine théâtrale - comme cette promenade à vélo qui démarre dans un charme bucolique et finit dans une furie hystérique. 

Et dans la salle ? Rires généreux, applaudissements immédiats, avec cette ambiance rare où l’on sent qu’un film trouve vraiment son public. En tout cas, le festival semblait propulsé sur de bonnes bases. Rendez-vous samedi soir pour savoir si Chers parents fera partie des favoris. On parierait volontiers que cette équipe peut toucher un gros lot.

Synopsis officiel du film : Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire … mais, bonne nouvelle, leurs parents ont en fait touché le Jackpot ! Le problème : ils ne comptent pas leur donner un centime.

Réalisé par Emmanuel Patron, le film sortira le 25 février prochain. 

30 avril 2024

Bertrand Usclat et Broute reviennent sur Canal+

En 2018, Bertrand Usclat décide de parodier le média Brut avec Broute, une série de vidéos d’environ 1 minute, où il interprète différents personnages, tous plus absurdes les uns que les autres.

Pendant 3 saisons, soit 176 épisodes, l’humoriste a repris les thèmes d’actualité pour les parodier, offrant souvent une vision décalée des événements. Proposée à l’origine sur Youtube et les réseaux sociaux, puis à partir de 2019 sur Canal+ dans l’émission Clique, Broute rencontre très vite un franc succès et cumule aujourd’hui plus de 500 millions de vues.

Ce n’est donc pas étonnant que, deux ans après son arrêt, la série soit de retour sur Canal+ avec Broute 24, un nouveau format de 8 épisodes de 20 minutes diffusés sur la chaîne à partir du 29 avril à 22h.

Avec la même équipe à l'écriture et à la réalisation composée de l’humoriste, de Martin Darondeau et de Guillaume Cremonese, ce nouveau format reprendra bien évidemment ce qui a fait le sel de la série d’origine.

Pour l’occasion, Bertrand Usclat campe 8 personnages complètement décalés qui représentent chacun représentant une thématique de la société actuelle : le principal d’un collège au bord de la crise, l’habitant flemmard d’un écovillage, un CRS en manif, un coach en séduction un peu ringard, un maire identitaire forcé d’accueillir une famille de réfugiés dans son village, un jeune papa plus ou moins en congé paternité, un vieux lobbyiste en décalage avec l’époque et le membre d’un groupe polyamoureux un peu (très) jaloux.

“La même chose, mais en plus long”, a ainsi expliqué Bertrand Usclat dans un communiqué de presse. “24 heures pour suivre 8 personnages, dans une nouvelle temporalité, celle de la fiction. Là où la chronique exigeait une bonne formule, une bonne ‘punch’, le temps de la série impose une réflexion assez joyeuse sur la notion de personnage, pris dans un paradoxe lorsque ses valeurs cardinales se confrontent au réel. C’est un principe de comédie vieux comme le monde, mais appliqué aux sujets qui traversent la société actuellement.”

Retrouvez les deux premiers épisodes de Broute 24 le lundi 29 avril à partir de 22h sur Canal+. La série est également disponible en intégralité sur myCanal.

20 janvier 2022

Teaser de Jumeaux mais pas trop, avec Ahmed Sylla et Bertrand Usclat

6 ans après L'Ascension, co-écrit avec le réalisateur Ludovic Bernard, Olivier Ducray retrouve Ahmed Sylla pour la comédie Jumeaux mais pas trop, qu'il co-réalise avec Wilfried Méance.

Ahmed Sylla partage l'affiche de ce long-métrage avec Bertrand Usclat, connu pour ses vidéos humoristiques "Broute". Les deux comédiens incarnent des jumeaux qui découvrent l'existence l'un de l'autre à l'âge de 33 ans.

Mais la surprise est d’autant plus grande que l’un est blanc, l’autre noir ! Mais leur couleur de peau est loin d’être la seule chose qui les différencie. En faisant connaissance, aucun des deux n’a l’impression d’avoir tiré le gros lot…

Le pitch n'est pas sans rappeler le film de 1988, Jumeaux d'Ivan Reitman avec Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito dans les rôles des frères.

Les humoristes Ahmed Sylla et Bertrand Usclat partagent l'affiche avec Pauline Clément, Gérard Jugnot et Nicolas Marié. Medi Sadoun figure également au casting comme on peut le voir dans le premier teaser dévoilé ce jour. 

Jumeaux mais pas trop est présenté ce jeudi en compétition au Festival de l'Alpe d'Huez, et sortira prochainement dans nos salles.