Jean-Marc Morandini doit-il rester sur CNews ? La question soulève bien des polémiques depuis plusieurs semaines. Un mois après la condamnation définitive du journaliste pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, de nombreuses voix s'élèvent. Sonia Mabrouk, journaliste politique de CNews et Europe 1, a annoncé ce vendredi démissionner. Il y a quinze jours, elle s'était opposée publiquement à la décision de maintien prise par sa direction. Elle respectera néanmoins un préavis d'un mois, avant de quitter le groupe Bolloré.
Charles Consigny, lui, n'est pas de cet avis. L'éditorialiste de BFMTV, avocat pénaliste à la ville, a souhaité rappeler face au député Charles-Henri Alloncle que Jean-Marc Morandini avait été condamné, et purgeait sa dette. Selon lui, l'absence de condamnation à exercer un métier dans les médias ne peut autoriser ses détracteurs à demander sa tête. Au contraire, pour l'ex-polémiste d'On n'est pas couché, ceux qui la réclament, dix ans après le début de l'affaire, cherchent à se servir de lui.
"L'avocat que je suis relève que Jean-Marc Morandini n'a pas été condamné à une interdiction d'exercer son métier de journaliste. Moi, je trouve cette chasse à l'homme, cette meute contre Morandini, je ne suis pas fan. Je pense qu'il n'a pas été condamné à ça. Il va purger sa peine comme n'importe qui. Et je pense que certains se rachètent une morale à peu de frais sur le dos de Morandini" a ainsi déploré Charles Consigny au micro d'Alain Marschall et Olivier Truchot ce jeudi 5 février.
Effectivement, Charles Consigny dit juste : Jean-Marc Morandini peut librement exercer son travail de journaliste. Néanmoins, le journaliste a bien été condamné à ne plus côtoyer les mineurs. De fait, en poursuivant une collaboration avec Jean-Marc Morandini, CNews condamne les stagiaires. Il y a quelques mois justement, lorsque Jean-Marc Morandini a remplacé Cyril Hanouna à la tête d'On marche sur la tête, les collégiens stagiaires étaient envoyés au sous-sol, afin de ne surtout pas croiser le journaliste.