Le procès du principal suspect d’un projet d’attentat islamiste contre un concert de Taylor Swift à Vienne à l’été 2024 s’est ouvert mardi devant le tribunal de Wiener Neustadt, dans le sud-est de l’Autriche, sous haute surveillance policière.
L'Autrichien, âgé de 19 ans à l’époque, avait été arrêté en août 2024 après un signalement venu de l’étranger concernant ses intentions. Il était passé aux aveux. Il est accusé d’avoir prêté allégeance à l’organisation terroriste Etat islamique (EI) 2023 et d’avoir « planifié et préparé un attentat terroriste » contre le concert de Taylor Swift, selon le parquet autrichien.
Il aurait tenté de se procurer des armes et travaillé à la fabrication d’une bombe à fragmentation « caractéristique des attaques de l’EI ». Il aurait reçu d’autres membres du groupe des instructions sur la manipulation d’explosifs, toujours selon l’acte de renvoi du parquet.
Les trois concerts à Vienne de Taylor Swift, prévus dans le cadre de sa tournée « Eras » et où étaient attendus plus de 170.000 spectateurs, avaient été annulés. « Avoir nos concerts de Vienne annulés a été bouleversant. La raison de ces annulations m’a remplie d’un nouveau sentiment de peur et d’une énorme culpabilité car tant de monde avait prévu de venir à ces concerts », avait-elle dit dans une publication sur le réseau social Instagram.
Il est également soupçonné d’avoir échafaudé un plan pour tuer des forces de l’ordre à la Mecque en mars 2024, à Istanbul et Dubaï. Pour cet autre volet du procès, un autre homme comparait à ses côtés. Un troisième est détenu en Arabie saoudite. Ce dernier a planté un couteau dans le cou d’un agent de sécurité devant la mosquée al-Haram à La Mecque et blessé quatre autres personnes avant de pouvoir être maîtrisé.
Le parquet reproche aux deux hommes d’avoir conforté le troisième dans ses intentions terroristes, en maintenant un contact téléphonique avec lui jusqu’à la veille de l’attaque de La Mecque et en discutant avec lui des détails de leurs projets respectifs. Le procès est prévu sur un total de quatre jours d’audience. Ils risquent jusqu’à vingt ans de prison au titre de la loi sur la justice des mineurs.



















