Affichage des articles dont le libellé est Cinquante Nuances plus claires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinquante Nuances plus claires. Afficher tous les articles

08 février 2026

La trilogie Cinquante Nuances de Grey est disponible sur Netflix.

1,3 milliard de dollars au box-office mondial, 150 millions d’exemplaires vendus à travers le monde : que ce soit en salles ou dans les librairies, le succès de la saga Cinquante nuances créée par la romancière E. L. James donne le vertige.

Huit ans après la sortie du dernier volet au cinéma, et alors que les trois films débarquent sur Netflix, le moment paraît opportun de nous demander si la trilogie Cinquante nuances de Grey n’a été qu’une mode passagère, ou si elle a durablement marqué le cinéma de son empreinte. 

L’histoire d’amour entre la jeune Anastasia Steele et le dominateur Christian Grey ne débute pas (contrairement à la légende) au dernier étage d’un building luxueux, mais dans une rame de métro. C’est en effet durant ses trajets quotidiens que la romancière amateure E. L. James rédige patiemment, via l’application Note de son BlackBerry, une histoire d’amour teintée de BDSM qu’elle publie le soir venu sur Internet, chapitre après chapitre. 

Repéré par la maison d’édition Vintage Books, le feuilleton numérique, désormais intitulé Cinquante nuances de Grey, est publié en version papier au mois d’avril 2012, et c’est un raz-de-marée. Suivront très rapidement deux suites, Cinquante nuances plus sombres et Cinquante nuances plus claires, puis trois spin-off (racontés cette fois du point de vue de Christian Grey) ainsi qu’une trilogie de films dont le succès dépassera le milliard de dollars. 

Si cette histoire vous dit quelque chose, c’est parce que le “miracle 50 Nuances de Grey” a été la base d’une toute nouvelle stratégie économique, maintes fois reproduite par l’industrie depuis. Le modèle est le suivant : une histoire autopubliée sur internet rencontre un énorme succès, les studios achètent les droits, intègrent l’autrice dans le processus créatif pour s’assurer le soutien des fans du livre, tournent plusieurs films simultanément (en “back-to-back”), puis les fans vont massivement les découvrir en salle : succès garanti. 

C’est sur ce modèle qu'ont été produites les sagas After (cinq films), À contre-sens (4 films déjà sortis, 6 prévus au total), Dis-le-moi tout bas (3 films prévus), etc. Parmi les exemples cités, qui ont bien évidemment TOUS été des succès, deux ont été récemment produits par la plateforme Prime Video, aujourd’hui passée maître dans l’art de la new romance/romance young adults/dark romance autopubliée, avec une volonté affichée de récupérer un “public jeune et féminin” (sic) via ces adaptations. 

Plus qu’une histoire d’amour, plus que des modèles de personnages, plus encore que des choix de mise en scène : c’est un modèle économique complet que la saga Cinquante nuances de Grey a laissé en héritage aux grands studios, et il semblerait qu’Hollywood et les plateformes n’ont clairement pas fini de nous en faire profiter. 

La trilogie Cinquante Nuances de Grey est disponible sur Netflix.

11 octobre 2020

Cinquante Nuances plus claires sur TF1 : un tournage à Nice alors frappée par un attentat

Après avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Dans 50 nuances plus claires, Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et Christian s’ouvre finalement à elle. De nouvelles menaces viennent alors mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débuté.

Mais avant de faire face à ces dangers, Christian et Ana s'envolent pour Côte d'Azur pour jouir d'une Lune de Miel sous le soleil de la French Riviera. Pour les besoins du film, la production ne lésine pas sur les moyens et pose ses caméras en France, entre Saint-Jean-Cap-Ferrat, Nice et Menton.

Nous sommes en juillet 2016. Jamie Dornan et Dakota Johnson, acteurs principaux du long-métrage, s'attendent à un tournage tranquille et torride, entre scènes en jet ski et baignades. Malheureusement, le 14 juillet, le terroriste Mohamed Lahouaiej-Bouhlel commet un attentat sur la promenade des Anglais, à Nice. À bord de son camion-bélier, il fonce sur la foule venue en masse assister au feu d'artifice de la fête nationale.

Le bilan est extrêmement lourd : 86 victimes et 458 blessés. Après les attaques de Charlie Hebdo, du Bataclan ou de l'Hypercasher, la France est une nouvelle fois meurtrie par un attentat islamiste. Evidemment, l'équipe de tournage, qui tournait alors à Saint-Jean-Cap-Ferrat, est profondément choquée. "La production a confirmé que tous ceux qui travaillaient dans le sud de la France vont bien. Tout le monde est sain et sauf. Merci pour tous vos messages et votre intérêt. Un autre jour triste pour la France et le monde", déclare la productrice Dana Brunetti.

"Ce fut un événement terrible et douloureux", réagira Dakota Johnson quelques mois plus tard, durant la promotion du film. "Nous aurions voulu rester pour aider la France. Et ne surtout pas choquer les gens en passant pour une grande équipe hollywoodienne uniquement là pour travailler. En tant que jeune Américaine, je n'avais jamais vécu d'aussi près le terrorisme. J'ai passé des heures à regarder la télé, à lire les journaux", ajoutera-t-elle.

Son partenaire à l'écran, Jamie Dornan,s'est également exprimé : "C'était, comme vous pouvez l'imaginer, un moment atroce. Tu te sens forcément affecté par une histoire pareille, où que tu sois dans le monde. La première question à laquelle tout le monde a cherché à répondre, c'est est-ce que tout le monde est sain et sauf, l'équipe comme le cast." Il a aussi précisé qu'il avait été très difficile de surmonter cela pour reprendre le tournage du film le lendemain.

Après l'attentat, l'équipe a poursuivi les prises de vues à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes-Maritimes avant de terminer à Paris. Le dernier opus, sorti en février 2018, a réuni 2,7 millions de spectateurs dans l'Hexagone. Pour rappel, le premier volet avait attiré 4 millions de curieux et le second avait vendu 3,1 millions de tickets.