L'automne dernier, Netflix avait frappé fort avec The Beast in Me, mini-série dans laquelle Claire Danes donnait la réplique à Matthew Rhys. La série avait immédiatement imposé son ton sous la forme d'un drame prestigieux, tendu, adulte, qui avait rappelé au grand public que Danes restait l'une des actrices les plus magnétiques de sa génération.
La performance lui a valu sa septième nomination aux Golden Globes et sa onzième nomination aux Screen Actors Guild Awards. Un rappel en bonne et due forme pour celle qui avait marqué les esprits dans Homeland, la série Showtime dont l'intégralité des saisons a par ailleurs rejoint le catalogue Netflix, permettant à une nouvelle génération de découvrir ou redécouvrir son personnage de Carrie Mathison, agent de la CIA rongée par ses contradictions. Deux Emmy Awards et deux Golden Globes pour ce seul rôle. Joli palmarès.
Netflix n'a visiblement pas eu envie d'attendre pour rempiler avec elle. La plateforme vient de remporter une enchère très disputée pour Lovesick, une nouvelle série dans laquelle Danes sera également productrice exécutive.
Le pitch est ambitieux : Annika, chirurgienne spécialiste du cancer du sein au sommet de sa carrière, reçoit elle-même un diagnostic de cancer. Son nouveau patient, Nate, est un homme politique prometteur. De leur rencontre naît une liaison intense qui va bouleverser leurs deux existences.
La série explore l'amour, le sexe, la maladie, la mort, la famille et le sens de la vie, le tout dans le contexte du traitement qu'Annika suit en parallèle. Un drama romanesque à haute densité émotionnelle, qui se trouve à la croisée entre The Big C et The Affair.
Derrière le projet, on trouve Sarah Treem, showrunneuse dont le nom est indissociable de The Affair (tiens, tiens), la série Showtime qui avait remporté le Golden Globe du meilleur drama et tenu l'antenne durant cinq saisons.
Son CV comprend aussi House of Cards chez Netflix et In Treatment chez HBO. Lovesick est une adaptation de la série israélienne The Best Worst Thing, diffusée en 2024 et créée par Rona Tamir, Tal Granit et Sharon Maymon. Un format qui avait déjà séduit le public israélien, et que Treem résume avec une formule qui dit tout sur ses ambitions : "Raconter une histoire sur tout ce qui m'empêche de dormir la nuit : la vie, la mort, les enfants, l'amour, la quarantaine, le courage, la science et la foi."
