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07 février 2023

Le Bureau des Légendes : George Clooney aux commandes du remake américain

Le Bureau des Légendes, la série d’espionnage culte de Canal+, va faire l’objet d’un remake américain. Selon les informations de Deadline, la chaîne américaine Showtime vient de commander une fiction adaptée du thriller créé par Eric Rochant.

Intitulée The Department, la série, produite par Smokehouse Pictures, MTV Entertainment Studios et 101 Studios, sera réalisée par George Clooney, qui sera également producteur délégué, aux côtés de Grant Heslov. Le tournage devrait débuter plus tard cette année.

Lancée en 2015 sur Canal+, Le Bureau des Légendes entraînait les téléspectateurs au cœur de la DGSE dans un département appelé le Bureau des légendes (BDL) qui pilote à distance les agents les plus importants des services de renseignements français : les clandestins. En immersion dans des pays hostiles, leur mission consiste à repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme source de renseignements.

Opérant dans l'ombre "sous légende", c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent durant de longues années dans une duplicité permanente. De retour d'une mission clandestine de six années à Damas, notre héros - plus connu sous le nom de code Malotru - est promu au sein du BDL et reprend peu à peu pied dans sa vraie vie. Mais contrairement à toute procédure de sécurité, il semble ne pas abandonner sa légende et l'identité sous laquelle il vivait en Syrie...

“The Department, basée sur la brillante et passionnante série Le Bureau des Légendes, s'inscrira dans la digne lignée de Homeland, l'une de nos fictions les plus réussies de ces dernières années qui définit le mieux la marque Showtime", a déclaré Chris McCarthy, président-directeur général de la chaîne.

"Tout comme Homeland a redonné ses lettres de noblesse aux séries d’espionnage, The Department emmènera le téléspectateur encore plus loin dans cet univers fait de machinations et de subterfuges et reposera sur des personnages complexes qui luttent contre leurs propres démons tout en combattant des menaces existentielles pour la nation et le monde”.

“Nous sommes ravis de voir l’ADN du Bureau des Légendes se prolonger à travers The Department avec nos amis de MTV Entertainment Studios et 101 Studios", a déclaré Alex Berger, président The Originals Productions (TOP), et producteur de la série d’espionnage.

"The Originals Productions (TOP), la Fédération et Paramount font passer notre licence au niveau supérieur, en créant une nouvelle série d’espionnage à la portée internationale qui se déroulera dans un contexte géopolitique très complexe.”

Pour le moment, aucun nom n’a été annoncé pour reprendre les personnages campés dans la version française par Mathieu Kassovitz, Jean-Pierre Darroussin, Zineb Triki, Léa Drucker et Sara Giraudeau.

Le projet d’un remake américain du Bureau des Légendes est loin d’être une nouveauté. Déjà en 2017, Alex Berger, producteur de la série, avait annoncé, lors du lancement de la troisième saison, qu’une version U.S. allait voir le jour.

Une information confirmée par l’intéressé l’année suivante : “Oui, c'est [toujours d'actualité], c'est un garçon qui s'appelle Peter Langmann qui est un ex journaliste du New York Times qui connaît bien le domaine du renseignement qui écrit le pilote pour AMC."

"La version américaine, si elle se fait, est adaptée du Bureau des légendes, mais c'est vraiment à la CIA avec un autre univers, d’autres intérêts géopolitiques et une autre organisation qui est très largement inspirée du Bureau des légendes. Ça s'appellera The Department.” Il aura donc fallu attendre près de 6 ans pour voir ce projet de remake américain se concrétiser.

04 août 2020

Le Bureau des légendes : Mathieu Kassovitz milite pour une saison 6 puis un reboot

Si à l'heure actuelle, Canal+ ne s'est pas prononcée sur la commande d'une 6e saison de son succès Le Bureau des légendes, son comédien principal Mathieu Kassovitz alias Malotru estime que c'est non seulement envisageable mais surtout souhaitable. Et il a les idées très claires à ce sujet, comme il l'a expliqué dans Le Parisien à l'occasion de la ressortie en salles de La Haine, son premier film en tant que réalisateur. 

Et alors que les derniers épisodes de la saison 5, mis en scène par Jacques Audiard, ont fait beaucoup débat lors de leur diffusion, il tient à les défendre : "Je la trouve très bien [cette fin de saison 5] (...) c'est très difficile de terminer une série". Il cite au passage celle des Soprano, qu'il n'a pas apprécié à l'époque. Pour lui, en tout cas, et c'est SPOILER si vous êtes en retard sur la série, l'aventure semble bel et bien terminée, même s'il ne cache que la série "va [lui] manquer". Pour autant, Kassovitz estime qu'elle a suffisamment de matière pour se poursuivre pour une saison 6 et certainement au-delà.

Selon lui, il faudrait passer par un reboot pour pousuivre : "A la place des scénaristes, je ferais une sixième saison avec nous et puis je remplacerais tous les agents. Cette série a des jambes, elle peut courir longtemps". Sachant que Canal+ avait déjà exprimé son envie de continuer Le Bureau des légendes, même sans Eric Rochant, son showrunner, tout porte à croire qu'une suite verra bien le jour tôt ou tard.

05 juin 2020

Le Bureau des Légendes saison 5 : la fin d'un cycle en DVD et Blu-ray

Après avoir tenu en haleine les abonnés de Canal+ durant la délicate période de confinement, la saison 5 du Bureau des légendes est désormais disponible en coffrets DVD et Blu-ray à compter du lundi 8 juin. De quoi se plonger une fois encore dans les dessous de l'espionnage à la française. Eric Rochant nous embarque depuis quelques saisons déjà au coeur de la DGSE, le service de renseignement français, et son énigmatique Bureau des légendes, le service qui élabore les fausses identités et forme les agents infiltrés à leurs futures missions à l'étranger. Loin d'un 24 heures chrono tourné vers l'action, la création originale d'Eric Rochant s'impose comme un thriller plus psychologique, porté par des personnages crédibles et donnant un aperçu des enjeux géopolitiques.

La 5ème saison, diffusée entre avril et mai sur Canal+, était très attendue, puisqu'elle a permis de connaître le sort réservé à Guillaume Debailly, alias Paul Lefebvre ou Malotru, l'agent insaisissable incarné par Mathieu Kassovitz. En attendant d'en savoir plus, son exécution (confirmée ou pas) va avoir des répercussions colossales lorsque la presse révèle la potentielle implication de la DGSE et de la CIA. Ces fuites inquiètent les plus proches collaborateurs du disparu et décuplent la paranoïa de JJA (Mathieu Amalric), le directeur de la sécurité interne qui a pris les commandes du Bureau des légendes. Mise à l'écart, Marie-Jeanne (Florence Loiret-Caille) a préféré retourner sur le terrain pour les besoins d'une mission en Egypte. Sisteron (Jonathan Zaccaï), Marina (Sara Giraudeau) et Jonas (Artus) restent fidèles au poste. Karlov (Alexeï Gorbounov), l'agent du FSB, gagne en importance cette saison et se retrouve au centre d'un jeu subtil et dangereux. Et enfin, Andrea Tassone (Louis Garrel), nom de code "Mille Sabords", tente d'infiltrer le cercle très fermé des services secrets saoudiens, tout en s'intéressant (un peu trop) à la mort de Malotru.

Eric Rochant confronte encore cette année ses protragonistes à leurs états d'âmes et à leurs propres paradoxes. L'apparition du personnage joué par Louis Garrel, en mission au Moyen-Orient, permet d'introduire de nouveaux terrains de jeu. Au fil de ces dix épisodes qui composent la saison 5, les téléspectateurs voyagent vers de nouveaux enjeux et de nouveaux défis entre la Syrie, la Russie, le Cambodge, la Jordanie, le Yémen, l'Egypte ou Djibouti. Pour rendre cette aventure possible, l'équipe créative a pu s'entourer des talents de Thomas Bidegain, Cécile Ducrocq, Capucine Rochant, Hyppolyte Girardot, Dominique Baumard, Camille de Castelnau, Olivier Dujols, Raphaël Chevènement et Valentine Milville. Quant à Jacques Audiard, il a eu la lourde responsabilité d'achever le cycle en apportant sa propre touche sur les deux derniers épisodes de la saison 5, la dernière sous la houlette d'Eric Rochant. 

07 mai 2020

Le Bureau des légendes : Jacques Audiard critiqué, le créateur Eric Rochant le défend

Célèbre série d'espionnage à la française louée par la critique depuis sa création, Le Bureau des légendes a achevé lundi soir sur Canal+ la diffusion de sa saison 5 avec deux épisodes signés Jacques Audiard. Le réalisateur d'Un Prophète, auquel le créateur de la série Eric Rochant avait laissé le champ libre, a ainsi proposé une conclusion surprenante et imprévisible, qui a déplu à de nombreux fans.

Alors que la colère de ces derniers s'est faite entendre un peu partout sur les réseaux sociaux depuis le début de la semaine, Eric Rochant a lui-même pris la parole sur Twitter ce mercredi pour défendre Audiard 

"1/ Je n’ai pas demandé a Audiard de poursuivre la série mais de la faire sienne afin de la clore. Son épilogue est un geste artistique fort qui rompt la logique narrative. Déroutant, comme tout vrai geste artistique. Fort comme tout ce que fait Audiard. Le temps jouera pour nous."

"2/ Je me souviens de l’échec critique et commercial des Patriotes... Une série peut aussi être le lieu d’expériences creatives inedites. Déplaire est un risque a prendre quand on crée. Tout cela n’est pas grave. Ca ne mérite pas la colere. Au contraire ! Merci pour votre passion"

Même si le 10ème épisode de cette saison s'achevait par les mots "C'est fini", tout porte à croire qu'une saison 6 du Bureau des légendes verra prochainement le jour. Eric Rochant, qui restera producteur, a toutefois annoncé sa volonté de prendre ses distances avec la série (d'où sa décision de confier les deux derniers épisodes à Audiard), mais n'a pas encore annoncé son successeur. Cependant, ce dernier ne sera vraisemblablement pas Jacques Audiard.

Pour rappel, Le Bureau des légendes suit les missions de renseignement d'un département spécial, pilotant à distance des agents en immersion dans des pays hostiles, au sein de la DGSE. 

05 mai 2020

Le Bureau des Légendes : chronique d’une success story à la française

Sa réputation n’est plus à faire. Le 6 avril dernier, aux alentours de 21h, nombreux était le public à monter le son et à s’éloigner de son téléphone pour deux petites heures, le temps de savourer le coup d’envoi de la cinquième saison du Bureau des Légendes. Très attendus par les fans, ces deux premiers épisodes ont rassemblé environ 520 000 abonnés CANAL+ selon les chiffres communiqués par Puremedias, sans compter les plus de 200 000 visionnages sur myCANAL dès la première soirée. Cette 5e saison se classe donc comme le meilleur lancement pour une Création Originale, devant les récents succès de la saison 3 de Baron Noir ou de La Guerre des Mondes. Un triomphe qui a de quoi donner le sourire à toute l’équipe qui, depuis 2015, travaille en coulisses pour faire de cette série une réussite. Une réussite qui s’exporte d’ailleurs, et même très bien. Alors que le grand final des aventures de nos agents préférés vient d’être dévoilé, focus sur le triomphe tant critique que public de cette série Made in France, et qui a notamment multiplié par dix le nombre de personnes postulant au titre d’agent de la DGSE !

Voilà déjà cinq ans que les téléspectateurs de CANAL+ ont découvert Le Bureau des Légendes, ses couloirs étroits, ses parois vitrées et ses espions ordinaires exerçant un métier extraordinaire. Dissimulée dans l’ombre de ses bureaux mansardés, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure a pris vie sous la plume d’Eric Rochant, le cinéaste à l’origine de la série. D’ordinaire soumises à la plus grande des discrétions, les coulisses du renseignement français sont ici mises en lumière à travers des intrigues aussi prenantes que documentées. L’autre grande force du show, c’est bien évidemment son casting aux (vrais) airs cinématographiques, faisant la part belle à des têtes d’affiches comme Mathieu Kassovitz, Sara Giraudeau, Jean-Pierre Darroussin, Mathieu Amalric… pour ne citer qu’eux. Ajoutez à cela des voyages en Azerbaïdjan, au Maroc ou en Russie, quelques romances et des cliffhangers justement dosés : il n’en a pas fallu plus au Bureau des Légendes pour s’attirer les louanges de tous et rapidement constituer une référence du genre.

Lauréate de pas moins de 7 prix (le Prix du Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision en 2015, le prix spécial du jury et celui du public au City of Lights, City of Angels Festival en 2016, le Globe de cristal 2017 de la meilleure série…) Le Bureau des Légendes est un véritable succès critique. Tandis que Le Monde décrit “un ton différent et crédible”, que Le Nouvel Observateur s’autorise la comparaison avec Mad Men ou que Télérama congratule une série durant laquelle “On ne s'ennuie pas (même si, au début, on le craint) grâce à un petit côté ludique pas dénué d'humour, truffé de "trucs" d'espion assez réjouissants”, les médias étrangers sont, eux aussi, unanimes. Pour preuve, en décembre 2019, The New York Times a offert au Bureau des Légendes la troisième place de sa liste des trente meilleures séries étrangères des années 2010, la considérant au passage comme la série d'espionnage “probablement la plus intelligente et crédible au monde” (le classement contenait deux autres séries françaises, dont une autre Création Originale de CANAL+, Les Revenants au 23e rang). Une place qui ne relève en rien du hasard, puisque “Le Bureau des légendes", qui devient "The Bureau" à l’étranger, est diffusé dans 100 pays !, se félicite le producteur Alex Berger dans La Provence, soulignant ainsi qu’en 2020, “il y a plus d’Américains que de Français qui regardent "Le Bureau des légendes". 

Si l’on en croit les dires du producteur, ce succès n’est pas près de s'essouffler puisque trois remakes de la série sont actuellement en négociation. “Les Américains de Viacom-Paramount ont rebaptisé la série "The Department", elle sera écrite par Peter Landesman (réalisateur de "Seul contre tous" avec Will Smith ndlr). On négocie en parallèle avec des auteurs anglais et nous sommes toujours en pourparlers avec des producteurs coréens”, confirme-t-il. 36e série la mieux notée de tous les temps sur AlloCiné, Le Bureau des Légendes est en l’espace de cinq ans devenu un modèle de réussite à la française. Un triomphe qui a déjà ouvert la voie à d’autres créations télévisuelles tricolores ambitieuses.

Si vous n’avez pas encore cédé aux légendes de ce Bureau, retrouvez dès aujourd’hui les saisons 1 à 5 du Bureau des Légendes sur myCANAL. De quoi vous offrir une session de rattrapage qui devrait vite se transformer en binge-watching de l’intégrale !

02 mai 2020

Le Bureau des Légendes (Canal+) : comment Jacques Audiard a-t-il appréhendé la fin de la saison 5 ?

"La mise en scène de Jacques (Audiard) rentre dans l’écriture, ça vous sautera aux yeux !" Eric Rochant, showrunner du Bureau des légendes depuis ses débuts, ne tarit pas d'éloge lorsqu'il est question d'évoquer l'arrivée du cinéaste Palme d'or (pour Dheepan) et multi-Césarisé (notamment avec Un Prophète, et plus récemment Les Frères Sisters). Car c'est le "grand événement" de cette saison 5 du Bureau des légendes : la collaboration avec le réalisateur Jacques Audiard pour mettre en scène les deux derniers épisodes du Bureau, disponible le lundi 4 mai sur Canal+, mettant un point final dans le même temps à un cycle pour la série de Canal+.

"Sachant que c’était ma dernière saison comme showrunner -non pas comme producteur-, indique Eric Rochant, (...) je voulais finir en beauté. Le meilleur moyen de le faire, c’était de demander à Jacques, et de le finir en beauté, à sa manière. Ca s’est fait miraculeusement. La meilleure façon de terminer, c’est de jeter une nouvelle lumière. La 5ème saison s’y prête, c’est le bon moment d’éclairer différemment les choses." Et d'ajouter : "pour la première fois de ma vie, je vois deux épisodes du Bureau des légendes qui me surprennent. J’ai eu une émotion rélle en les regardant."

Comment Jacques Audiard a-t-il appréhendé ce projet, et en l'occurrence sa première série? "J’ai bien sûr eu très peur, à vrai dire, lance-t-il d'emblée. Mais avec Eric Rochant, on s’est rencontré sur une méprise: je pensais que je n’écrirai pas. Commencer l’écriture avec des axes qui existent très fortement, ça a été une expérience très intéressante. Il n'y avait aucun ego d’écriture."

On n'en dira pas plus sur la teneur de ces deux épisodes pour vous réserver la surprise. Mais comme nous l'indiquions précédemment, ces épisodes confirment cette volonté de se recentrer sur l'intimité des personnages. Selon Eric Rochant, l'apport de Jacques Audiard et de son fidèle scénariste Thomas Bidegain n'y sont pas étrangers. "Ma seule option (afin de se fondre dans l'écriture de la série, Ndlr.) était de me réfugier dans l’intimité des personnages, indique Jacques Audiard. Je n’avais pas d’autres solutions". Le cinéaste souligne la liberté qu'on lui a laissé au moment de prendre les clés de la série : "je n’y croyais pas quand Eric Rochant m’a dit : "Tu sais, tu es libre !" Là, j'entendais déjà les portes de la prison se refermer avec un grand gling. (rires) J’étais complètement libre, libre dans l’écriture et des destins du personnage." Et Thomas Bidegain de compléter : "on s’est beaucoup posé la question de ce qui n’a pas été fait (dans la série)".

Si Jacques Audiard reconnait au départ avoir peur du rythme de tournage, inévitablement plus soutenu que pour un long métrage, le cinéaste explique avoir passé beaucoup de temps de préparation avec le chef opérateur.  "Les acteurs étaient possesseurs de leur personnages. Ils en savaient beaucoup plus sur leur comportement que moi. Je n’ai pas eu de fustration, au contraire."

Eric Rochant, dont ce sera donc la dernière saison à l'écriture et en tant que showrunner, explique qu'il ne pensait pas "être capable de finir les choses bien". "Si j’avais terminé moi-même, il y aurait eu quelque chose de sentimental et ça aurait parlé de moi. Or, ça n’a pas de sens. Il fallait qu'il n’y ait rien de sentimental. C’est la fin d’une époque. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre. Et de conclure : "on n'écrit pas de la même manière une série qui va continuer sur sa lancée. C’était une montagne que je ne pouvais pas gravir".