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04 mai 2026

Michael : Spike Lee défend le biopic contre la polémique sur Michael Jackson

Le biopic sur Michael Jackson a déjà attiré plus de deux millions de curieux dans les salles en France. Le film d'Antoine Fuqua, qui met en scène Jaafar Jackson - le neveu du chanteur - dans le rôle-titre, n'a pour autant pas fait l'unanimité auprès des critiques. Beaucoup reprochent au long métrage son portrait élogieux et sans nuances de la star.

Interrogé par CNN sur le film, le réalisateur Spike Lee a répondu aux critiques en ces termes : "Tout d’abord, vous êtes critique de cinéma et vous vous plaignez du sujet dont tout le monde, alors que le film se termine en 1988. Les accusations dont vous parlez se produisent plus tard."

Il poursuit : "Vous critiquez donc le film sur un point que vous auriez aimé voir, mais qui n’a pas sa place dans la chronologie. Mais le public a répondu présent. Partout dans le monde, les gens ont témoigné leur amour."

Spike Lee fait bien évidemment référence aux accusations pédocriminelles qui ont pesé contre le chanteur dès 1993. Pourtant, le premier montage du film d'Antoine Fuqua - long de plus de 4 heures selon les estimations - abordait le sujet. Ce dernier a finalement été coupé pour des raisons de contrat non respecté.

Le procès qui opposait l'adolescent Jordan Chandler à Michael Jackson s'était réglé à l'amiable avec un accord de 22 millions de dollars. Or, une partie de cet accord stipulait que le nom de la victime présumée et de sa famille ne devait en aucun cas apparaître ou être mentionné dans un film ou un documentaire.

Spike Lee avait réalisé le célèbre clip du titre They Don't Care About Us en 1996 et deux documentaires, Bad 25 et Michael Jackson’s Journey from Motown to Off the Wall.

Michael, actuellement au cinéma

06 mai 2025

Denzel Washington retrouve Spike Lee : bande-annonce de Highest 2 Lowest

Vingt ans après Inside Man, Spike Lee et Denzel Washington  reforment leur duo légendaire pour un quatrième film commun : Highest 2 Lowest. Produit par le studio indépendant A24, le long-métrage s’annonce électrique, comme le laisse deviner une bande-annonce stylée et nerveuse qui vient d’être dévoilée (voir ci-dessous).

Le film marquera également le grand retour de Spike Lee sur la Croisette. Sept ans après BlacKkKlansman, présenté en compétition officielle à Cannes en 2018, le cinéaste new-yorkais revient cette fois hors compétition avec ce qui s'annonce comme un thriller urbain au casting alléchant : Jeffrey Wright, Ilfenesh Hadera et A$AP Rocky épaulant Denzel Washington.

Highest 2 Lowest est un remake en langue anglaise du polar d’Akira Kurosawa intitulé Entre le ciel et l'enfer (High and Low) sorti en 1963 avec Toshiro Mifune. Il était déjà basé sur le roman d'Ed McBain "King's Ransom", qui raconte la ruine d'un homme d'affaires suite au paiement d'une rançon aux ravisseurs.

Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour les salles, mais la hype est bien là. Le film pourrait être à voir en streaming sur la plateforme AppleTV+ en France.

12 décembre 2024

Spike Lee n'a pas l'intention de prendre sa retraite tout de suite

Alors qu'il prépare en ce moment un remake de High and Low, d'Akira Kurosawa (1963), Spike Lee a confirmé qu'il ne s'agirait pas de son dernier film. Le réalisateur new-yorkais a encore des idées...

Invité de la quatrième édition du Festival international du film de la mer Rouge à Djeddah, en Arabie saoudite (via THR), il explique qu'il n'a que 67 ans, ce qui lui laisse encore du temps pour faire des choses :

"La retraite ? Quel âge avait Kurosawa au moment de faire son dernier film ? 81 ans ! Ouais, donc il me reste du temps. Je suis béni... Si vous êtes capable de gagner votre vie en faisant ce que vous aimez, c'est une bénédiction... Et en vieillissant, j’ai réalisé que mon destin était de devenir cinéaste.'

Le prochain film de Spike Lee s'appellera Highest 2 Lowest et réunira le cinéaste avec Denzel Washington. "Ce ne sera pas tout à fait un remake, plus une réinterpretation du chef d'oeuvre d'Akira Kurosawa". Sortie attendue en 2025.

09 mars 2023

Jonathan Majors devrait retrouver Spike Lee pour Da Understudy

Jonathan Majors est la sensation du moment, et le succès qui l’entoure ne se dément pas : il est la figure omniprésente de Creed III, allant jusqu’à éclipser Michael B. Jordan avec son rôle de Damian Anderson, venu régler ses comptes face à Adonis Creed. Il est également la grande révélation de Ant-Man : Quantumania, dans lequel il brille de milles feux en Kang, méchant survolté face au “petit héros” des studios Marvel.

Et ce n'est que le début : Jonathan Majors devrait prochainement être à l’affiche du film Da Understudy, dont il sera le producteur. Spike Lee est lui actuellement en discussion avec Westbrook Studios et Amazon Studios pour en assurer la réalisation, révèle Deadline.

Da Understudy raconte l’histoire d’une doublure de théâtre qui est prête à tout pour décrocher un rôle dans un spectacle. Également produit par Will Smith, le film pourrait marquer la deuxième collaboration entre Majors et Spike Lee après Da 5 Bloods, son film de guerre explosif sorti en 2020 sur Netflix.

Jonathan Majors sera prochainement à l’affiche de 48 hours in Vegas, où il interprètera le rôle du basketteur Dennis Rodman, ainsi que dans The Man in My Basement, adapté d’un roman de Walter Mosley, face à Willem Dafoe, sans oublier Magazine Dreams, son rôle de bodybuilder présenté à Sundance. Il est actuellement à l’affiche de Ant-Man : Quantumania et de Creed III.

16 février 2023

Spike Lee est en colère contre les Grammys qui n’ont pas attribué à Beyoncé le prix d’album de l’année

Spike Lee n’est pas du tout d’accord avec les Grammys et le fait savoir ! Le cinéaste et producteur américain, très engagé dans le combat antiraciste depuis ses débuts, estime que c’est le disque Renaissance de Beyoncé qui aurait dû remporter le trophée de l’album de l’année.

Cependant, Spike Lee ne dénigre ni l’ancien membre des One Direction, Harry Styles, ni les précédents gagnants de cette catégorie comme Adele, car « ce n’est pas de leur faute », comme il l’explique au Guardian. En cause, donc, le système qui privilégie certains au détriment des artistes noirs.

Force est de constater qu’en 65 cérémonies, les Grammy Awards n’ont élu que 11 albums de l’année chantés par des artistes noirs. Et il est également intéressant de noter que sur ces 11, on compte en tout et pour tout trois femmes : Whitney Houston, Lauryn Hill et Natalie Cole.

« Nous savons tous que leur travail est excellent, parce que l’art parle de lui-même. Mais on en revient toujours à ce territoire délicat de la validation. Les artistes noirs disent-ils "Et puis merde" ou cherchent-ils la validation des Blancs et courent-ils après les prix ? Je veux juste faire un clin d’œil à ma sœur Beyoncé. On sait ce qui se passe. C’est carrément de la magouille, de l’escroquerie, du subterfuge. Ou comme disent les Anglais : c’est de la foutaise ! », ajoute le réalisateur de Malcolm X.

Néanmoins, si Beyoncé n’a jamais remporté l’album de l’année aux Grammys tout en y étant régulièrement nommée, elle est devenue, en 2023, l’artiste la plus primée par la Recording Academy de toute l’histoire avec un total de 32 gramophones.

03 février 2022

Spike Lee réalise un documentaire sur le sportif et activiste Colin Kaepernick

Prochain projet pour Spike Lee : un documentaire sur Colin Kaepernick. Le joueur de football américain métis a défrayé la chronique en 2016 lorsqu’il a été le premier à populariser le fait de s’agenouiller lors de l’hymne national qui précède chaque match aux Etats-Unis. Une manière d’attirer l’attention sur les problèmes d’inégalités face aux violences policières, auxquelles sont confrontés les Afro-américains. La conséquence, en particulier dans une Amérique dirigée par Donald Trump, a été cinglante : son équipe de l’époque, les 49ers de San Francisco, n’a pas prolongé son contrat, et aucune autre formation n’a voulu le signer.

Mais Colin Kaepernick est devenu un symbole et sa popularité n’a fait que s’accroître dans les années qui ont suivi, devenant un des fers de lance du mouvement Black Lives Matter. Après avoir été au cœur d’un documentaire produit par Netflix l’année dernière, c’est désormais face à la caméra du légendaire réalisateur de Brooklyn que le sportif va se livrer, d’après Deadline. Contrairement à Colin in Black & White, qui racontait sa vie sous forme de docu-fiction, ce nouveau projet de Spike Lee sera non-scripté, et destiné à être diffusé sur la chaîne de sport ESPN, propriété du groupe Disney.

Pour le moment, aucune date de sortie n’a été annoncée, mais Colin Kaepernick et Spike Lee ont déjà lancé la production et le tournage du film. Les deux hommes étaient d’ailleurs assis côte à côte en début de semaine lors du match de basket des New York Knicks (l’équipe fétiche du cinéaste) face aux Memphis Grizzlies au Madison Square Garden.

Le projet avait été annoncé en 2020, lorsque Colin Kaepernick avait signé avec Disney, mais à l’époque, Spike Lee ne faisait pas partie de l’aventure. « Je suis ravi d’annoncer ce partenariat historique avec Disney sur toutes ses plateformes afin d’élever le niveau des réalisateurs, des créateurs, des conteurs et des producteurs noirs, et d’inspirer les jeunes avec des perspectives authentiques. J’ai hâte de partager la série documentaire sur l’histoire de ma vie », avait déclaré Colin Kaepernick à l’époque.

17 décembre 2021

Spike Lee s'engage sur plusieurs années à produire et réaliser des films pour Netflix

Spike Lee et Netflix vont continuer à collaborer étroitement dans les années à venir. D’après Variety, le réalisateur et le service de streaming viennent de signer un contrat de « plusieurs années » (la durée précise n’a pas été indiquée) pour développer de nouveaux projets, réalisés ou produits par le cinéaste, via sa société 40 Acres and a Mule Filmworks.

Spike Lee a déjà écrit et réalisé Da 5 Bloods, une série basée sur Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, a mis en scène Rodney King, et a également produit See You Yesterday pour la plateforme.

« Il n’y a pas de meilleure façon pour moi et ma société 40 Acres and a Mule Filmworks de commencer la nouvelle année que de renouveler notre partenariat avec Ted, Scott et Tendo, les patrons courageux de Netflix. En plus de mes films, nous nous concentrerons ensemble sur de nouveaux auteurs d’origines diverses, les jeunes doivent être servis », a déclaré Spike Lee dans un communiqué.

Le partenariat entre Spike Lee et Netflix démarre en janvier et le prochain projet devrait s’intituler Gordon Hemingway and the Realm of Cthulhu. Un film que Spike Lee se contentera de produire et qui sera réalisé par Stefon Bristol, déjà derrière la caméra pour See You Yesterday.

« Tout au long de l’incroyable carrière de Spike, son écriture et sa mise en scène sont restées fulgurantes et lucides sur notre époque, tout en étant incroyablement divertissantes. Nous avons le privilège d’entamer ce nouveau partenariat avec Spike et nous sommes impatients de présenter au monde entier le prochain chapitre des films de l’artiste de Brooklyn », a écrit Scott Stuber, responsable des films de Netflix, dans son propre communiqué. Le montant du contrat n’a, lui non plus, pas été précisé.

07 juillet 2021

Cannes 2021 : Spike Lee fustige les dirigeants politiques lors de la conférence de presse

Après un rendez-vous manqué, la Croisette retrouve ses amoureux du cinéma. La 74e édition du Festival de Cannes s’apprête à commencer. Le soleil et la chaleur ont répondu à l’appel de la fête, comme le jury de la compétition qui s’est réuni pour la première conférence de presse, ce 6 juillet à 14h30. C’est dans l’enceinte du Palais des festivals que Spike Lee, président de cette édition très spéciale, s’est présenté devant les micros et caméras des journalistes du monde entier.

Le réalisateur, scénariste et acteur américain n’était pas seul. Autour de lui, les autres membres du jury : l’acteur français Tahar Rahim, l’actrice française Mélanie Laurent, l’actrice américaine Maggie Gyllenhaal, la chanteuse franco-canadienne Mylène Farmer, la réalisatrice sénégalaise Mati Diop, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho, la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner, et l’acteur sud-coréen Song Kang-Ho. Huit personnalités très différentes, mais partageant tous une connexion avec le grand écran.

“Cannes est le plus grand des festivals de cinéma, sans vouloir manquer de respect aux autres, commence Spike Lee. J’ai toute une histoire avec cet endroit. Il y a trente-cinq ans, j’étais là avec She’s Gotta Have It en 1986. J’ai fait quelques apparitions depuis et je suis honoré d’être ici, j’ai hâte.” Engagé, dans ses films comme dans la vie, le réalisateur n’a pas hésité à envoyer quelques messages, notamment lorsqu’il évoque le 32e anniversaire de son classique Do The Right Thing.

“J’ai écrit le scénario en 1988. Regardez mon frère Eric Garner (un New-Yorkais noir et père de famille, tué lors d’une arrestation le 17 juillet 2014, NDLR), regardez “king” George Floyd. Trente putain d’années plus tard, les Noirs espèrent encore ne plus être chassés comme des animaux.” Par la suite, le cinéaste s’en est pris aux dirigeants de ce monde, comme Donald Trump, Jair Bolsonaro et Vladimir Poutine. “Nous sommes dirigés par des gangsters. Ils vont faire ce qu’ils veulent. Ils n’ont ni morale, ni scrupule et c’est le monde dans lequel on vit. On doit porter nos voix contre des gangsters pareils.”

17 mars 2021

Cannes 2021 : Spike Lee sera bien le Président du jury

Dans un communiqué, le Festival de Cannes confirme que Spike Lee sera bien le Président du Jury de la 74e édition qui se déroulera cette année du 6 au 17 juillet 2021. "Fidèle à ses engagements, le réalisateur américain avait promis d’accompagner le Festival pour son retour sur la Croisette", indiquent les organisateurs. 

"Empêché l’an passé en raison du contexte sanitaire, le Festival de Cannes inaugure cette nouvelle décennie avec un Président du Jury d’exception, l'un des plus grands réalisateurs de sa génération – également scénariste, acteur, monteur et producteur. Depuis 30 ans, l’infatigable Spike Lee traduit avec acuité les questionnements de son époque, dans une forme résolument contemporaine qui ne néglige jamais la légèreté et le divertissement."

Pierre Lescure tient à souligner le soutien dont leur a fait part Spike Lee : "Tout au long des mois incertains qui viennent de s’écouler, Spike Lee n’a eu de cesse de nous encourager. Ce soutien se concrétise enfin et nous ne pouvions espérer personnalité plus puissante pour interroger notre époque si bouleversée".

Thierry Frémaux, Délégué général du Festival, évoque quant à lui "l'enthousiasme" du futur Président et sa "passion" pour le cinéma qui "nous transmettent une énergie décuplée pour préparer le grand Festival que tout le monde attend." Et d'ajouter : "Nous sommes très impatients !".

Pour mettre en lumière sa complicité avec Spike Lee, Thierry Frémaux a partagé une vidéo dans les codes du moment, chacun chez soi, réuni par les moyens technologiques. "C'est avec grande humilité que j'accepte votre proposition d'être "Presidente" ! Ce sera magnifique. (...) Cannes sera toujours au plus profond de mon coeur. Vous pouvez réserver mon vol dès maintenant. (...) Prenez soin de vous et à bientôt"

15 février 2021

Spike Lee : réaliser un film Marvel ? Il étudierait la proposition

Dans un entretien avec Entertainment Weekly, Spike Lee a dit quelques mots sur les films de super-héros et la possibilité qu'il en réalise un, à son tour, à terme... Interrogé sur le fait qu'il s'était essayé à presque tous les genres, du biopic à la romance, le cinéaste a admis qu'il ne serait pas opposé à tenter l'aventure du film de super-héros. 

"Je n'ai rien contre Marvel, répond-il à nos confrères. J'ai grandi en lisant les comics Spider-Man. Pour moi, DC Comics a toujours été vieux jeu." Relancé sur la sempiternelle opposition Marvel / DC Comics, Spike Lee poursuit, en riant : "C'est une simple réflexion ! J'étais à fond dans Marvel. Si la bonne opportunité vient à moi, sans faire campagne sur ce sujet, j'y accorderai toute ma considération".

Une rumeur avait circulé pendant un moment, disant que Spike Lee pourrait réaliser le film super-héroïque Nightwatch. Dans ce projet de spin-off de Spider-Man, adapté des comics, le Dr. Kevin Trench est attaqué par des individus rendus invisibles grâce à un camouflage. Il est sauvé par un homme masqué, Nightwatch, qui trouve la mort au cours de l'affrontement. Une fois son masque retiré, Trench découvre qu'il s'agit d'une version plus âgée de lui-même. Il décide alors d'endosser le costume de Nightwatch... Un an après avoir circulé, Spike Lee avait démenti ce projet de réalisation.

Rappelons que Spike Lee est attendu en tant que président du jury du Festival de Cannes. Il avait été choisi à cette place, avant que l'événement ne soit reporté et réinventé pour 2020 sous forme de labels. Il devrait endosser ce rôle comme cela était convenu lorsque l'événement pourra enfin avoir lieu, décalé du 6 au 17 juillet prochain.

18 novembre 2020

Spike Lee réalisera une comédie musicale... sur le viagra !

L'Américain Spike Lee réalisera prochainement sa toute première comédie musicale, ainsi que le rapporte le site Deadline. Une comédie musicale au sujet pour le moins étonnant, puisqu'il s'agira d'un film racontant l'histoire... du viagra, la célèbre pilule traitant les troubles de l'érection ! Un sacré grand écart pour le cinéaste, plus d'un an après son film de guerre Da 5 Bloods. A noter, pour la petite histoire, que le viagra a été développé par Pfizer, le laboratoire qui a récemment fait les gros titres de l'actualité en annonçant avoir un vaccin contre la COVID-19 efficace à 90%.

Encore dépourvu de titre, le long métrage, écrit par Spike Lee et Kwame Kwei-Armah, est inspiré d'un article du magazine Esquire intitulé All Rise: The Untold Story of The Guys Who Launched Viagra. Les chansons et la musique seront signées par le duo composé de Stew Stewart et Heidi Rodewald, célébré pour son travail sur la pièce musicale Passing Strange.

Le film de Spike Lee ne sera pas le premier à parler du viagra. La pilule était en effet déjà au centre de Love, et autres drogues, sorti en salles en 2010 et emmené par le duo composé de Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway.

01 septembre 2020

Spike Lee remonte le clip de They Don't Care About Us de Michael Jackson avec des images du mouvement Black Lives Matter

Le 29 août, Michael Jackson aurait fêté ses 62 ans. Onze ans après sa mort et malgré la controverse qui entoure le passé de la star, ciblé à titre posthume par plusieurs accusations d'abus sexuels sur mineurs, le cinéaste Spike Lee, ami du chanteur qui avait réalisé les deux clips de la chanson "They Don't Care About Us", a décidé de remonter la version dite "brésilienne" en y ajoutant des images du mouvement Black Lives Matter et notamment des manifestations consécutives à la mort de George Floyd ou à l'agression de Jacob Black, grièvement blessé par quatre balles dans le dos tirées par des policiers blancs.

Dans ce nouveau clip, l'essentiel de la vidéo d'origine est conservé, mais certains plans et certaines séquences ont été remplacés par des images liées à Black Lives Matter. "Les grandes chansons de protestation ne peuvent pas devenir vieilles, désuètes ou moins pertinentes, parce que le combat continue. C'est pourquoi They Don't Care About Us est l'hymne de ce monde chaotique et pandémique dans lequel nous vivons tous", a déclaré le réalisateur dans un communiqué via le magazine Rolling Stone. 

La chanson "They Don't Care About Us", sortie en 1996, contient un message politique fort, destiné à défendre la cause des opprimés et à dénoncer le racisme, l'intolérance et les persécutions subies par les plus faibles. Dans le clip, Lee avait en tête de montrer Jackson en prison et au milieu des favelas, pour dénoncer le mépris pour les gens les plus modestes, que l'on entasse dans des bidonvilles. À l'issue du tournage, le cinéaste avait finalement suffisamment d'images pour réaliser deux versions distinctes. Cela a donné une première version, dite brésilienne, avec les images des favelas, et une version dite "prison", qui montre des images de détenus en prison, de violences policières envers les Noirs ou de manifestations politiques.

Spike Lee continue de compter parmi les plus fervents détracteurs de Donald Trump et du racisme systémique qui ronge les Etats-Unis. Son cinéma a d'ailleurs toujours été imprégné de son engagement politique. Son dernier film, Da 5 Bloods, est par ailleurs disponible sur Netflix. 

15 juin 2020

Spike Lee prend la défense de Woody Allen... et se ravise

De passage sur les ondes de la radio new-yorkaise WOR 710 vendredi dernier pour la promotion de son nouveau film Da 5 Bloods (disponible sur Netflix), le cinéaste Spike Lee s'est exprimé au sujet de Woody Allen en prenant sa défense face à la culture de l'annulation.

Soupçonné d'agressions sexuelles sur sa fille adoptive Dylan Farrow depuis plusieurs années, ce dernier s'est en effet vu désavouer par de nombreuses personnalités hollywoodiennes en parallèle du mouvement #MeToo, et ses mémoires (qui ont finalement été publiées en France) ont failli ne pas sortir. 

"Je voudrais simplement dire que Woody Allen est un très grand metteur en scène", a ainsi déclaré Spike Lee, "et cette histoire d'annulation ne le concerne pas uniquement. Je pense que lorsque nous regarderons en arrière, nous verrons que - à moins de tuer quelqu'un - je ne sais si on peut simplement l'effacer comme s'il n'avait jamais existé."

"Woody est un de mes amis, un fan des Knicks comme moi, et je sais qu'il traverse cela en ce moment", a ajouté le cinéaste. 

Le lendemain de sa déclaration, suivie par de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Spike Lee a publié un message d'excuse sur Twitter en revenant sur ses propos :

"Je m'excuse sincèrement. Mes mots étaient faux. Je ne tolère pas, et ne tolèrerai jamais le harcèlement sexuel, les agressions ou la violence. Un tel traitement cause des dégâts qui ne peuvent pas être minimisés. - Sincèrement, Spike Lee." 

18 mai 2020

Bande-annonce de Da 5 Bloods (Netflix) : Spike Lee revisite la Guerre du Vietnam

Après Alfonso Cuarón, les frères Coen ou encore Martin Scorsese, c'est au tour de Spike Lee de sortir son nouveau film sur Netflix. Le réalisateur, auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2018 pour BlacKkKlansman, est de retour avec le film de guerre Da 5 Bloods.

Pour sa première collaboration avec le géant américain, le metteur en scène raconte l'histoire de quatre vétérans afro-américains qui retournent au Vietnam pour y retrouver la dépouille de leur chef et un hypothétique trésor enfoui. Ces premières images annoncent de nombreux flashbacks, symbolisés par une esthétique à l'ancienne et un format resserré. On n'en attendait pas moins du réalisateur de Do the right thing.

Dans un article publié par Vanity Fair le 14 mai, Spike Lee dit de son film qu'il est inspiré par Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston et Apocalypse Now. Une influence indéniable puisque le chef d'oeuvre de Francis Ford Coppola est frontalement évoqué dans cette première bande-annonce rythmée par la psychédélique Time Has Come Today des Chambers Brothers. 

Porté par Chadwick Boseman, Delroy Lindo, Norm Lewis, Clarke Peters, Isiah Whitlock Jr. et notre Jean Reno national, Da 5 Bloods est attendu sur Netflix le 12 juin.

12 mai 2020

Festival de Cannes : Spike Lee toujours partant pour être le président en 2021

Annnoncé comme étant le Président du Festival de Cannes le 14 janvier dernier, Spike Lee s'est d'ores et déjà engagé à revenir pour l'édition 2021 du Festival. "Spike Lee nous a dit qu'il nous serait fidèle quoi qu'il arrive. J'espère que nous y arriverons l'an prochain", a expliqué Thierry Frémaux, délégué général du Festival à nos confrères de ScreenDaily. "Spike Lee est extra. Il nous a fait savoir (...) qu'il était partant pour être président du jury en 2021" a expliqué Pierre Lescure, président du Festival, dans les colonnes du Figaro. Le Point, qui s'est entretenu en confinement avec Spike Lee, confirme : "Évidemment que je serai président du jury de Cannes 2021, on en a discuté avec Thierry et je serai là. Vive la France !", a-t-il lancé. 

Précisons que le cinéaste américain aurait d'ailleurs dû dévoiler cette année, hors compétition, Da 5 Bloods, qui sortira sur Netflix le 12 juin. "Cette "surprise (...) aurait dû marquer le retour de Netflix sur le tapis rouge, hors compétition bien sûr", a précisé Thierry Frémaux. 

Rappelons que Spike Lee avait adressé un texte, également en forme de lettre d'amour à l'adresse du Fesitval de Cannes, lorsque sa présidence avait été annoncée en janvier dernier. Nous vous invitons à (re)découvrir ce texte : 

"Tout au long de ma vie, les événements heureux me sont arrivés de façon inopinée sans que je m’y attende. Quand on m’a appelé pour devenir Président du Jury de Cannes en 2020, je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier.

À titre personnel, le Festival de Cannes (outre le fait qu’il soit le plus grand festival de cinéma au monde – sans vouloir offenser qui que ce soit) a eu un impact énorme sur ma carrière de cinéaste. On pourrait même aller jusqu’à dire que Cannes a façonné ma trajectoire dans le cinéma mondial.

Tout a commencé en 1986. Mon premier long métrage She’s Gotta Have It (Nola Darling n’en fait qu’à sa tête) a remporté le Prix de la jeunesse à la Quinzaine des Réalisateurs. Le film suivant, en 1989, Do the Right Thing, était en Sélection officielle, et en Compétition. Et je n’ai ici ni le temps ni la place pour décrire l’explosion cinématographique que cela a engendré et se fait encore sentir trente ans plus tard.

Puis Jungle Fever en 1991 en Compétition, Girl 6 en 1996 Hors Compétition, Summer of Sam en 1999 à la Quinzaine des Réalisateurs, Ten Minutes Older en 2002 au Certain Regard.

Et enfin la présence de BlacKkKlansman en 2018 en Compétition, où il a remporté le Grand Prix, est devenue la rampe de lancement de sa sortie en salles dans le monde entier et m’a valu de remporter l’Oscar du meilleur scénario.

Donc, pour ceux qui tiennent les comptes, cela fait sept "Spike joints" à avoir été sélectionnés.

Pour couronner le tout, je suis honoré d’être la première personne de la diaspora africaine (États-Unis) à assurer la présidence du Jury de Cannes et d’un grand festival.

La famille Lee remercie sincèrement le Festival de Cannes, Pierre Lescure et Thierry Frémaux, ainsi que le merveilleux public français qui soutient ma carrière cinématographique depuis quatre décennies.

Je porterai toujours dans mon cœur cette relation particulière.

Peace and Love,

SPIKE LEE"