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27 juillet 2026

La fusion Warner Bros-Paramount suspendue après un revers judiciaire

Le méga-rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance va-t-il vraiment pouvoir se conclure ?

Les deux groupes ont accepté de repousser la finalisation de leur fusion à la suite d'un accord conclu avec une coalition de douze procureurs généraux américains, qui contestent l'opération devant les tribunaux.

Déposé vendredi devant un tribunal fédéral, cet accord prévoit que la fusion ne pourra pas être finalisée avant cinq jours après la fin du procès antitrust, ou le 1er juin 2027 au plus tard si aucun jugement n'est intervenu d'ici là. Aucune date d'audience n'a encore été fixée, mais ce calendrier repousse de fait l'opération de plusieurs mois.

Menée par la Californie, la coalition de douze États avait obtenu en début de semaine une ordonnance bloquant temporairement la fusion pendant 28 jours. Selon les autorités, ce rapprochement, estimé à 111 milliards de dollars, risque de réduire la concurrence dans les secteurs du cinéma et de la télévision câblée.

La procureure générale de l'État de New York, Letitia James, s'est félicitée de cette première victoire : "Suspendre cette fusion pendant que notre procédure suit son cours constitue une victoire essentielle dans nos efforts pour faire respecter la loi et protéger les industries du cinéma et de la télévision. Je me réjouis de poursuivre notre action afin d'empêcher cette fusion illégale."

Même satisfaction du côté du procureur général de Californie, Rob Bonta, qui parle d'une "immense victoire", avant d'expliquer : "Notre argument est simple : lorsque trop peu d'entreprises concentrent trop de pouvoir sur des marchés essentiels à la vie des Américains, cela rend les choses plus chères et dégrade la qualité. Cet accord est une excellente nouvelle pour le public, les salles de cinéma et tous ceux qui créent les films, les séries et les informations que nous consommons."

Ce report constitue aussi un problème financier pour Paramount Skydance. Le groupe espérait conclure la fusion avant le 30 septembre, date à partir de laquelle il devra verser aux actionnaires de Warner Bros. Discovery une indemnité de 7 millions de dollars par jour tant que l'opération n'est pas finalisée. À moins d'un accord avec les États plaignants, cet objectif semble désormais hors d'atteinte.

23 juillet 2026

Star Trek: Strange New Worlds dévoile aujourd’hui sa saison 4

En 1966, les téléspectateurs américains découvraient ce qui deviendra la plus célèbre série de science-fiction : Star Trek. Succès d’estime dans ses premières années, avant que les rediffusions ne lui permettent d’accéder au rang d’œuvre culte, la franchise a ensuite donné naissance à de nombreux spin-offs, ainsi qu’à une quinzaine de longs métrages au cinéma.

Sept décennies après son lancement, Star Trek reste une série très populaire auprès des fans de science-fiction. Ainsi, une nouvelle production lancée en 2022, intitulée Strange New Worlds, nous propose d’explorer les origines de la saga originale, et notamment la jeunesse de ses deux protagonistes : Spock (Ethan Peck) et le futur capitaine Kirk (Paul Wesley).

La série suit la mission de cinq ans de l’équipage de l’USS Enterprise, dirigé par le capitaine Pike (Anson Mount). Chaque semaine, une nouvelle aventure attend les héros de la série. Mais un fil rouge permet de lier entre eux les épisodes ; dans le cas présent, l’accident qui paralysera Pike et permettra à Kirk d’hériter des rênes de l’Enterprise.

L’accident de Pike a été au cœur d’un épisode mémorable de la série originale. Pour l’anecdote, cet épisode, prenant la forme d’une enquête avec des flashbacks, a puisé dans les images du premier pilote de la série, un épisode qui n’avait pas convaincu et entraîné d’importantes réécritures et un nouveau tournage.

L’un des attraits de Strange New Worlds est sa capacité à s’approprier tous les genres qu’elle revisite. Oscillant parfaitement entre l’humour et le sérieux, le programme s’assure qu’aucun épisode ne ressemble à un autre, et offre à chaque personnage – y compris les plus secondaires – une évolution intéressante.

Une bonne nouvelle pour les fans de la série, puisque la saison 4, dont la diffusion débute dès ce jeudi 23 juillet sur Paramount+, ne sera pas la dernière. Une cinquième et dernière saison a déjà été commandée, en vue d’une diffusion courant 2027. Il est donc acquis que l’équipage de l’Enterprise ira au terme de sa mission de cinq ans !

11 juillet 2026

MobLand : la série thriller avec Tom Hardy annonce la date de diffusion de sa saison 2

Tout est arrangé du côté de MobLand. La série produite par Guy Ritchie a fait l’objet d’une polémique il y a quelques semaines, après la révélation de tensions entre son acteur principal Tom Hardy et le reste de l’équipe. Plusieurs sources ont évoqué des divergences créatives avec l’acteur anglais, mais également un comportement de diva qui aurait suscité l’agacement de ses partenaires de jeu, et notamment la légendaire Helen Mirren.

Cette dernière a pourtant publié sur les réseaux sociaux un message de soutien laissant entendre que ses relations avec Tom Hardy ne sont pas si orageuses. Plus tard, de nouvelles informations ont annoncé que des discussions ont permis de régler les problèmes ; la présence de l’acteur anglais est ainsi maintenue dans la série au moins jusqu’à la saison 3, qui est déjà en préparation.

Voilà de bonnes nouvelles pour les fans de MobLand, devenue en 2024 la nouvelle série la plus regardée de tous les temps sur Paramount+ (record qui a été depuis battu par Dutton Ranch). La preuve que la plateforme ne dépend pas entièrement de Taylor Sheridan, le créateur de Yellowstone, pour produire des succès d’audience.

La série se déroule dans le monde impitoyable du crime organisé. À la tête du clan Harrigan, la matriarche Maeve (Helen Mirren) règne sur un empire prospère aux côtés de son époux Conrad (Pierce Brosnan). Les Harrigan comptent sur l’efficacité de leur fixeur Harry Da Souza (Tom Hardy) pour régler les problèmes du quotidien, et pour éviter que les tensions avec des clans concurrents ne virent à l’affrontement sanglant.

Conçue comme un spin-off de la cultissime Ray Donovan, MobLand prend finalement la forme d’une série indépendante. Le programme est produit par Guy Ritchie, qui signe également la mise en scène de plusieurs épisodes. Les fonctions de showrunner sont assurées par Ronan Bennett, également connu pour avoir créé la série The Day of the Jackal.

Désormais débarrassée de ses problèmes en interne, la série peut donc effectuer sereinement son retour dès le 18 septembre prochain sur Paramount+. Une saison 3 est déjà en développement, et qui sait si ses succès d’audience – s’ils venaient à se confirmer – ne donneront pas lieu à une franchise télévisuelle à l’égal de celle de Yellowstone ?

10 juillet 2026

"SEAL Team m'a sauvé la vie" : David Boreanaz (Jason Hayes) bouleversé par le témoignage d'un fan de la série

Pendant 7 saisons, David Boreanaz, star de Buffy contre les Vampires, Angel ou encore Bones, a prêté ses traits à Jason Hayes dans la série dramatique SEAL Team.

Cette fiction, qui a tiré sa révérence en octobre 2024 suit le quotidien professionnel et personnel des membres de la plus haute unité d'élite des Navy SEALs, qui s’entraînent, planifient et exécutent les missions les plus dangereuses à la demande du gouvernement américain.

Diffusé en France sur M6, SEAL Team a été l’une des premières séries à aborder de front les traumatismes cérébraux (TBI) et le stress post-traumatique des soldats. Des sujets forts que David Boreanaz a toujours été fier de défendre, mais qui ont bien évidemment eu un impact sur la vie du comédien.

“C’était une série difficile. Elle était très éprouvante”, nous a-t-il confié lors d’une interview réalisée dans le cadre du Festival de la télévision de Monte-Carlo. “J’ai eu la chance de pouvoir mettre un pied dans la communauté des militaires et de leur famille, et l’aide que nous avons pu apporter avec la série a permis d’ouvrir les portes et de mettre en lumière certains aspects méconnus du stress post-traumatique et des traumatismes cérébraux.”

David Boreanaz a révélé que des téléspectateurs venaient le voir pour lui raconter l’impact que la série avait eu sur leurs vies. “Ils me disaient : ‘Vous savez, j’ai regardé votre série et j’étais sur le point de me suicider. Mais SEAL Team m’a sauvé la vie’. C’est vraiment très fort."

"C’était aussi une série éprouvante physiquement, et il m’a fallu un certain temps pour m’en remettre. Ce n’était pas une série facile à tourner. Les sujets abordés n’étaient pas agréables à jouer, mais je suis heureux et fier d’avoir joué dans la série.”

01 juillet 2026

Fusion Paramount-Warner : le gouvernement britannique menace d'intervenir

Alors que l'opération semblait en bonne voie, elle pourrait désormais se heurter aux autorités britanniques...

La ministre anglaise  de la Culture, Lisa Nandy, a annoncé qu'elle envisageait officiellement d'intervenir dans la fusion Paramount / Warner Bros., estimant que le rapprochement soulève des questions de pluralisme des médias au Royaume-Uni.

En cas de fusion, de nombreuses chaînes et plateformes majeures passeraient sous le même propriétaire, notamment Channel 5, Cartoon Network, Nickelodeon, CNN International, Paramount+, TNT Sports et HBO Max. Le gouvernement craint qu'une telle concentration ne réduise la diversité des acteurs de l'information et de l'audiovisuel.

"Après avoir échangé avec les différentes parties et mené des recherches indépendantes, mon ministère a aujourd'hui écrit aux propriétaires actuels et futurs de Warner Bros. Discovery pour les informer que j'envisage d'intervenir. Nous voulons agir pour une pluralité suffisante des points de vue dans les médias d'information au Royaume-Uni, mais aussi une pluralité suffisante des personnes contrôlant les entreprises de médias et les services de programmes à la demande destinés au public britannique."

Pour Lisa Nandy, les règles d'intérêt public doivent désormais mieux prendre en compte l'essor du streaming et de la vidéo à la demande : "Je pense que cet aspect doit pouvoir être pris en considération pour cette opération, mais aussi pour toutes les futures fusions dans les médias, compte tenu de la place qu'occupe désormais le visionnage à la demande sur le marché." 

Les deux groupes ont jusqu'au 6 juillet pour transmettre leurs observations. Si Lisa Nandy décide d'aller plus loin, le dossier sera transmis au régulateur britannique Ofcom ainsi qu'à l'Autorité de la concurrence (CMA), qui mèneront une enquête approfondie avant une éventuelle décision finale.

Cette intervention serait l'un des derniers obstacles pour cette méga-fusion de 110 milliards de dollars, déjà approuvée par les autorités américaines ainsi que par les régulateurs de la Chine, de l'Australie, de l'Allemagne, de la France et de l'Arabie saoudite. L'Union européenne devrait également donner son feu vert, sous réserve de quelques concessions de la part des deux groupes.

30 juin 2026

Taylor Sheridan reconnaît avoir écrit Landman dans le but d’énerver les critiques


S’il est l’un des hommes les plus occupés d’Hollywood, il est également l’un des plus secrets. À la tête d’une dizaine de séries qu’il écrit ou produit, Taylor Sheridan est pourtant un homme de l’ombre, n’accordant que de rares interviews et n’apparaissant quasiment jamais publiquement. C’est donc un vrai privilège qu’a obtenu le podcast américain de Bill Simmons, en accueillant le scénariste qui assure la promotion de son premier roman, How to Not Die in Prison.

Connu pour son franc-parler, Taylor Sheridan a évoqué de nombreux sujets, et notamment son rapport aux critiques. Répétant son désintérêt pour les prix (ses séries sont généralement snobées par les Emmys), le Texan avoue utiliser ses productions pour régler ses comptes avec la presse. Ainsi, la série Landman a été écrite dans l’intention d’énerver ses détracteurs.

Pour cela, Sheridan a volontairement offert à Demi Moore un personnage fortement en retrait de l’intrigue principale – presque une "figurante" selon ses propres mots – pour créer l’incompréhension des critiques devant employer une actrice de si grande renommée pour un rôle si insignifiant.

"Les critiques, je m’en fous de ce qu’ils pensent, et ça les rend fous que je m’en fiche. Et je reconnais volontiers que je fais exprès de les provoquer, et c’est un exemple parmi d’autres", a-t-il expliqué au cours de cette interview, ajoutant avoir personnellement interdit l’envoi à la presse des épisodes au cours desquels le rôle de Demi Moore gagne en importance.

La saison 2 de Landman a également offert à Taylor Sheridan l’occasion de jouer avec les nerfs de la presse. L’une des intrigues voit Ainsley (Michelle Randolph) quitter le domicile familial pour intégrer une université. Elle est assignée à une chambre, en binôme avec Paigyn (Bobby Salvor Menuez), non-binaire et en totale opposition à la personnalité superficielle et fermée d’esprit de la jeune femme.

Après de nombreuses incompréhensions, les deux personnages finissent par devenir amis. Mais cette résolution n’intervient que dans le dernier épisode de la saison 2. Dans ce même entretien, Taylor Sheridan révèle avoir reçu des demandes du studio mais également des acteurs du programme de résoudre cette intrigue plus tôt dans la saison :

"La chaîne et même certains acteurs m’ont appelé pour me demander : "Tu es sûr que tu ne veux pas résoudre plus tôt l’histoire de Paigyn et Ainsley ? Ce que tu fais dans l’épisode 10, quand les personnages deviennent amis… tu ne veux pas le faire dès l’épisode 9 ?" Et je leur ai répondu : "Non, pour la raison qui te pousse à me poser cette question. Je veux t’énerver et susciter ton incompréhension, pour que la semaine suivante tu te dises que je t’ai bien eu.""

Qu’on approuve ou non sa vision des choses, reconnaissons que cette méthode d’écriture semble plaire au grand public. Landman qu’il supervise personnellement, mais également Marshals et Dutton Ranch, les deux spin-offs de Yellowstone qu’il produit, enchaînent les records d’audience. Voilà donc qui ne devrait pas faire changer d’avis Taylor Sheridan…

25 juin 2026

Dutton Ranch : la suite de Yellowstone aura une saison 2

Un peu plus d’un an après la fin de la série originale, la suite de Yellowstone intitulée Dutton Ranch a fait ses grands débuts sur Paramount+ le 15 mai dernier.

Mettons fin immédiatement à ce faux suspens qui ne trompe personne : avec ses 13 millions de spectateurs au moment du lancement, soit le meilleur score de toute l’histoire de Paramount+, il était évident que Dutton Ranch allait avoir une saison 2. C’est Jane Wiseman, la directrice de Paramount+, qui a officialisé la chose dans un communiqué, non sans éloge pour les équipes qui ont rendu la série possible :

“[Les personnages de] Beth et Rip comptent parmi les duos les plus emblématiques de l'histoire de la télévision, et nous sommes ravis de donner vie à un tout nouvel univers avec Dutton Ranch pour nos abonnés du monde entier."

"Nous sommes également extrêmement reconnaissants envers nos partenaires, notamment les équipes de Paramount Television Studios et de 101 Studios, d'avoir donné vie à cette nouvelle série avec autant de force, de passion et d'authenticité.”

Un renouvellement qui vient confirmer ce que tout le monde savait déjà : les créations du scénariste Taylor Sheridan sont une mine d’or pour le diffuseur américain, tout en faisant le bonheur des amateurs du genre.  

15 juin 2026

La justice américaine valide la fusion Paramount-Warner Bros. Discovery

Le mega deal entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery franchit une étape décisive.

Le ministère américain de la Justice (DOJ) a validé le projet de fusion des deux géants hollywoodiens, franchissant ainsi l'un des plus importants obstacles réglementaires sur la route de cette opération colossale estimée à 111 milliards de dollars.

Comme l'a révélé Politico et confirmé ensuite par Variety, la division antitrust du DOJ a donné son feu vert sans exiger la moindre concession, cession d'actifs ou mesure corrective. Après huit mois d'enquête, l'autorité estime que le rapprochement n'est "pas susceptible de nuire à la concurrence ou aux consommateurs américains".

Cette future entité réunirait donc sous un même toit une impressionnante collection de marques et de studios : CBS, CBS News, Paramount Pictures et Paramount+ du côté de Paramount, ainsi que HBO, HBO Max, Warner Bros. Pictures, CNN, TNT, TBS ou encore HGTV du côté de Warner Bros. Discovery.

Dans un communiqué, le DOJ souligne avoir examiné plus de deux millions de documents provenant de plus de 80 acteurs du secteur, mené des auditions de dirigeants et interrogé de nombreux témoins avant d'arriver à cette conclusion. L'administration américaine affirme que l'industrie du cinéma et de la télévision demeure suffisamment dynamique et concurrentielle pour absorber une telle fusion sans risque majeur pour le public.

Cette décision intervient pourtant dans un contexte de forte contestation à Hollywood. Plus de 5 500 professionnels du secteur ont signé une lettre ouverte appelant au blocage de l'opération. Parmi eux figurent notamment Florence Pugh, Pedro Pascal, Ben Stiller, Kristen Stewart, Mark Ruffalo ou encore Robert De Niro. Les opposants craignent une réduction de la concurrence, une hausse des prix et surtout d'importantes suppressions de postes.

Ces inquiétudes sont d'autant plus fortes que Paramount a déjà indiqué espérer générer plus de 6 milliards de dollars d'économies grâce à la fusion, un objectif qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements dans une industrie déjà secouée par plusieurs années de restructurations.

Malgré cette validation majeure, le dossier est encore loin d'être définitivement bouclé. Plusieurs procureurs généraux américains, dont celui de la Californie, envisagent toujours d'engager des poursuites pour tenter d'empêcher la fusion. De son côté, la sénatrice Elizabeth Warren a dénoncé une décision qu'elle juge favorable à des "milliardaires proches de Donald Trump" et appelé les États à poursuivre le combat.

Le projet fait également l'objet d'examens réglementaires au Royaume-Uni et dans l'Union européenne. Bruxelles s'intéresse notamment aux quelque 24 milliards de dollars apportés par des fonds souverains d'Arabie saoudite, du Qatar et d'Abou Dhabi pour financer l'opération.

Pour Paramount Skydance, le feu vert du DOJ constitue néanmoins une étape déterminante. Le groupe estime que cette fusion donnera naissance à un acteur suffisamment puissant pour rivaliser avec les géants technologiques qui dominent de plus en plus le secteur du divertissement mondial. Reste désormais à savoir si les autorités européennes et les éventuelles procédures judiciaires américaines laisseront le mariage aller jusqu'à son terme.

12 juin 2026

La série Lioness fera son grand retour très bientôt

En parallèle de ses séries Yellowstone, Tulsa King, 1883, 1923 et Mayor of Kingstone, le scénariste Taylor Sheridan, qui avait visiblement trop de temps libre, lançait en 2023 la série d’action Opérations Spéciales : Lioness, portée par l’actrice désormais oscarisée Zoe Saldaña. 

Après deux saisons épiques pleines de rebondissements, et tandis que le créateur est en plein travail sur ses nouvelles séries Dutton Ranch, Landman, The Madison et Marshals, Paramount+ a dévoilé la bande-annonce explosive de la troisième saison de Lioness, qui sera disponible très bientôt sur la plateforme !

Cruz Manuelos est une soldate un peu brutale du Corps des Marines. Elle est recrutée pour rejoindre « Lioness », un programme secret de la CIA supervisé par Kaitlyn Meade, créé pour démanteler une attaque terroriste de grande ampleur dans la lignée des attentats du 11 septembre 2001. Cruz est formée par la cheffe de station, Joe (Zoe Saldaña), qui lui apprend à la dure, à elle et à d’autres femmes, à devenir une agent infiltrée : une lionne. 

Cette troisième de Lioness marque le retour de Zoe Saldaña dans le rôle principal, mais aussi de l’actrice Nicole Kidman dans celui de Kaitlyn Meade et du génial Morgan Freeman dans celui du secrétaire d’État à la Défense. À leurs côtés, la série ferra notamment la part belle à l’acteur Michael Kelly, qui interprète un personnage mystérieux et particulièrement important dans la suite de l’histoire : Westfield. On vous réserve la surprise sur le reste du casting !

La série, dont les premières images nous promettent qu’elle sera plus explosive que jamais, sera diffusée de façon hebdomadaire sur Paramount+ à partir du dimanche 2 août 2026.

10 juin 2026

Paramount accuse Netflix de vouloir saboter sa fusion avec Warner Bros.

Le feuilleton du rachat de Warner Bros. Discovery va-t-il reprendre de plus belle ?

Alors que la fusion n'est pas encore actée par les autorités américaines, en coulisses, la tension monte.

Selon un document obtenu par TheWrap, le groupe dirigé par David Ellison accuse ouvertement Netflix d'essayer de saboter l'opération. Dans une lettre adressée au département de la Justice américain, le directeur juridique de Paramount, Makan Delrahim, affirme que le géant du streaming mène une véritable campagne visant à torpiller le projet.

Selon lui, Netflix chercherait à "empoisonner les régulateurs et les autres parties prenantes" afin de bloquer la fusion.

La lettre va même plus loin. Paramount estime que la réaction de Netflix relève de la panique et démontre que l'entreprise considère désormais le futur groupe comme une menace sérieuse.

Cette "réponse de niveau panique" montrerait, selon Paramount, que Netflix voit le nouvel ensemble comme "un concurrent de taille" capable de rivaliser à grande échelle sur le marché mondial du streaming.

Face aux critiques et aux procédures judiciaires visant à empêcher l'opération, Paramount défend au contraire les bénéfices de cette fusion géante. Dans son courrier, Makan Delrahim affirme que le rapprochement entre Paramount et Warner Bros. Discovery permettra d'investir davantage dans les contenus tout en créant de nouvelles opportunités pour les salariés du secteur : "Les travailleurs syndiqués bénéficieront directement de la nouvelle énergie concurrentielle et de l'augmentation des investissements dans les contenus que cette entreprise combinée apportera à l'industrie du divertissement."

L'ancien responsable de l'antitrust poursuit : "Paramount souhaite fusionner avec WBD afin de créer un concurrent plus fort et plus efficace, capable d'opérer à grande échelle et de rivaliser avec Netflix et les autres géants du streaming."

Le groupe estime également qu'un tel rapprochement pousserait les autres acteurs du marché à renforcer leurs propres investissements.

Selon Delrahim, la création d'un nouveau mastodonte du divertissement obligerait des entreprises comme Netflix, Disney ou encore Sony à améliorer encore davantage leurs stratégies de production et de développement de contenus. Cette charge intervient alors que Paramount tente de faire rejeter une plainte déposée devant les tribunaux américains pour bloquer l'acquisition de Warner Bros. Discovery.

01 juin 2026

"3400 serpents à sonnette attrapés en huit mois" : Cole Hauser raconte le tournage cauchemardesque de Dutton Ranch

Sur un tournage, on s'attend à faire face à des imprévus, comme une météo capricieuse, des problèmes techniques, des accidents de plateau... Mais 3 400 crotales (ou serpents à sonnette) ? C'est pourtant le chiffre lâché par Cole Hauser lors d'une interview sur le Kelly Clarkson Show, où l'acteur et sa partenaire Kelly Reilly sont venus évoquer les coulisses de Dutton Ranch, le nouveau spin-off de Yellowstone disponible sur Paramount+ depuis le 15 mai. "Huit mois, 3 400 serpents à sonnette attrapés", a déclaré Hauser sans ciller, comme si la chose allait de soi.

La série, qui suit Beth Dutton et Rip Wheeler dans leur nouvelle vie dans une ville fictive du sud du Texas, a été tournée principalement dans la ville de Ferris et ses environs, dans le nord du Texas, une région que la présentatrice Kelly Clarkson, originaire de Fort Worth, connaît bien. "À Fort Worth, je sais, parce que j'y ai vécu, il y a beaucoup de serpents à sonnette. Les gens ne réalisent pas combien il y en a dans cette région", a-t-elle confié, visiblement compatissante.

Face à cette invasion, la production n'a pas improvisé. Kelly Reilly a confié que pas moins de six spécialistes, des dresseurs de serpents, étaient présents en permanence sur le tournage pour localiser et déplacer les reptiles loin des zones de tournage. "Ils les attrapent simplement et les emmènent quelque part loin de nous", a expliqué l'actrice avec un flegme tout britannique.

Ce qui n'empêchait pas les situations pour le moins sportives. Cole Hauser raconte ainsi s'être présenté un soir pour tourner une scène, pour découvrir qu'un nid de quarante à cinquante serpents à sonnette s'était installé exactement là où la caméra devait filmer. Tournage retardé, évidemment.

Et pour Kelly Reilly, dont le personnage de Beth Dutton ne se déplace qu'en talons aiguilles, la menace prenait une toute autre tournure : courir dans les herbes hautes du Texas en stilettos, avec des serpents venimeux embusqués à chaque pas, relève plutôt du sport extrême…

26 mai 2026

"Des discussions sont en cours" : Tom Hardy a-t-il été renvoyé de sa série MobLand ?

C'est une information qui pourrait secouer le milieu des séries. Selon Puck News, qui a révélé l'affaire en premier, et Variety, qui l'a ensuite confirmée, Tom Hardy n'aurait pas été invité à reprendre son rôle dans MobLand, la série de mafieux de Paramount+ dans laquelle il incarne Harry Da Souza, homme de main d'une puissante famille de la pègre.

En cause : des incidents répétés sur le tournage de la deuxième saison, dont des retards et des tentatives de l'acteur de modifier ses propres dialogues, ce qui lui aurait valu de sérieux accrochages avec le producteur exécutif Jez Butterworth ainsi qu'avec les équipes de la société de production 101 Studios.

Le Hollywood Reporter, de son côté, apporte une nuance de taille : selon une source proche du dossier citée par le journal américain, Tom Hardy "n'a pas encore été renvoyé", mais "des discussions sont définitivement en cours sur cette possibilité". Une distinction qui tient en partie à une question de calendrier : Paramount+ n'a pas encore officiellement commandé une saison 3 de la série, même si l'écriture a d'ores et déjà commencé, signe que la plateforme croit en l'avenir du show, avec ou sans son acteur principal.

Ce n'est pas la première fois que Tom Hardy se retrouve au cœur de ce type de tensions. Le tournage de Mad Max : Fury Road avait déjà donné lieu à des frictions mémorables avec Charlize Theron, que le réalisateur George Miller avait publiquement évoquées.

Il avait alors décrit Hardy comme quelqu'un portant "une blessure mais aussi un génie qui va avec", tout en reconnaissant sans détour qu'il n'y avait "aucune excuse" pour les comportements perturbateurs sur un plateau, quelle que soit la qualité des performances livrées à l'écran.

MobLand, créée par Ronan Bennett et lancée au printemps 2025, s'est rapidement imposée comme la deuxième émission la plus regardée de Paramount+, selon la plateforme. La série réunit autour de Hardy un casting impressionnant : Helen Mirren et Pierce Brosnan à la tête d'une famille criminelle, épaulés notamment par Paddy Considine (House of the Dragon) et Joanne Froggatt (Downton Abbey).

Si la question du sort de Harry Da Souza reste officiellement sans réponse dans l'attente d'une éventuelle saison 3, une chose semble acquise : MobLand a les épaules assez larges pour envisager la suite sans son protagoniste.

28 avril 2026

Le nouveau géant Paramount / Warner Bros. sous forte influence étrangère

Le futur mastodonte né de la fusion entre Paramount et Warner Bros. Discovery commence à dévoiler ses coulisses financières. Et elles sont loin d’être anodines.

Selon un document déposé auprès de la Federal Communications Commission (FCC), près de la moitié du capital du nouveau groupe - 49,5 % - sera détenue par des investisseurs étrangers. Plus frappant encore : environ 38,5 % des parts reviendront à trois fonds souverains du Moyen-Orient.

Dans le détail, le Public Investment Fund d’Arabie saoudite détiendra 15,1 % du capital. Le fonds souverain des Émirats arabes unis en possédera 12,8 %, tandis que la Qatar Investment Authority montera à 10,6 %. Une présence massive, même si Paramount assure que ces investisseurs n’auront ni sièges au conseil d’administration, ni droits de vote.

Car le contrôle restera entre les mains de David Ellison et de son père Larry Ellison, associés à RedBird Capital Partners. Ensemble, ils conserveront la majorité des droits de vote, soit 100 % des actions décisionnelles, selon les termes du montage. 

Pour boucler l’opération, Paramount Skydance a mobilisé près de 24 milliards de dollars auprès de ces fonds, dont environ 10 milliards injectés par l’Arabie saoudite. Une alliance stratégique qui permet de financer le rachat colossal de Warner Bros. Discovery, estimé à 111 milliards de dollars (validé la semaine dernière par les actionnaires du groupe).

Reste encore quelques obstacles. Le deal doit obtenir le feu vert des régulateurs européens, et pourrait faire l’objet de recours juridiques aux États-Unis. Du côté du département de la justice, une première étape a déjà été franchie, mais rien n’empêche une contestation ultérieure.

En parallèle, Paramount a saisi la FCC pour obtenir une validation formelle de cette structure capitalistique, qui dépasse largement les seuils habituels de participation étrangère. Une démarche présentée comme "standard" par le groupe, et qui ne conditionne pas la finalisation de l’accord.

Dans son dossier, le studio demande notamment l’autorisation de permettre à des investisseurs étrangers de détenir, indirectement, plus de 25 % du capital, avec la possibilité de monter jusqu’à 20 % chacun à l’avenir, ainsi que la validation de participations supérieures à 5 % pour certains d’entre eux.

Paramount communique sur le caractère purement technique de la démarche, qui ne conditionne en rien la finalisation du rachat de Warner Bros. Discovery. Et surtout, le message est politique : malgré l’arrivée massive de capitaux étrangers, le contrôle resterait entièrement américain.

13 avril 2026

1000 stars hollywoodiennes s’opposent à la fusion entre Warner Bros. et Paramount

La fusion de Paramount et Warner Bros. n'est pas encore actée. Mais elle suscite déjà l'inquiétude d'une grande partie de l'industrie.

Plus de 1 000 figures du cinéma et de la télévision, dont Joaquin Phoenix, Ben Stiller et Kristen Stewart, ont signé une lettre ouverte publiée lundi pour dénoncer le projet de rachat, en cours d'étude par les autorités américaines, après le retrait de Netflix :

"Nous sommes profondément inquiets des signes de soutien à cette fusion qui privilégient les intérêts d’un petit groupe d’acteurs puissants au détriment de l’intérêt général"; affirme la lettre, publiée par le New York Times et disponible sur le site BlocktheMerger.com. "L’intégrité, l’indépendance et la diversité de notre industrie seraient gravement compromises. La concurrence est essentielle à une économie saine et à une démocratie saine. Tout comme une régulation et une application des règles rigoureuses."

Les signataires ajoutent que cette opération "renforcerait encore la concentration déjà très forte du paysage médiatique, en réduisant la concurrence à un moment où nos industries - et les publics que nous servons - peuvent le moins se le permettre ». Selon eux, cela entraînerait « moins d’opportunités pour les créateurs, moins d’emplois dans tout l’écosystème de production, des coûts plus élevés et moins de choix pour le public, aux États-Unis comme dans le reste du monde". Ils alertent également sur un point jugé particulièrement préoccupant : "Cette fusion ramènerait le nombre de grands studios américains de cinéma à seulement quatre".

Ils estiment par ailleurs que le secteur est déjà "sous forte pression, en grande partie à cause des précédentes vagues de consolidation", évoquant "une baisse marquée du nombre de films produits et distribués, ainsi qu’un rétrécissement des types de récits financés et diffusés". Pour eux, "un petit nombre d’acteurs puissants détermine de plus en plus ce qui est produit — et dans quelles conditions", laissant les créateurs et les structures indépendantes avec "de moins en moins de voies viables pour faire exister leur travail".

Dirigée par le CEO David Ellison, Paramount Skydance a annoncé fin février son intention de racheter Warner Bros. Discovery pour 111 milliards de dollars, après une bataille avec Netflix pour les actifs du groupe.

Parmi les signataires mis en avant figurent notamment Adam McKay, David Fincher, Denis Villeneuve, Jane Fonda, J.J. Abrams, Mark Ruffalo, Rosario Dawson, Ted Danson, Yorgos Lanthimos et bien d’autres.

Damon Lindelof, créateur de Watchmen, actuellement sous contrat avec HBO (Warner Bros. Discovery), a expliqué sa position dans un post Instagram. S’il dit connaître David Ellison et reconnaître chez lui un dirigeant "brillant, ambitieux et passionné", il a malgré tout choisi de signer la lettre, par attachement au tissu "ouvrier" d’Hollywood.

"C’est une ville de milliers de techniciens : machinistes, éclairagistes, chauffeurs, décorateurs, équipes caméra, catering… Et ils sont tous sur le point de se faire avoir", écrit-il. Il estime qu’une consolidation de cette ampleur entraînerait mécaniquement moins de films, moins de séries, et donc moins d’emplois. "Quand deux studios historiques deviennent la même entité, l’un finit toujours par devenir une ville fantôme".

Il conclut en disant sa peur, mais aussi sa volonté de ne pas rester silencieux : "Une bataille est déjà perdue si elle n’est jamais menée."

25 mars 2026

William Shatner regrette l’annulation de Star Trek - Starfleet Academy

À 95 ans, William Shatner reste très attaché à la saga qui l’a fait connaître au grand public. L’acteur canadien était en effet la star de la série originale Star Trek (de 1966 à 1969) aux côtés de Leonard Nimoy, puis des sept films dérivés qui ont vu le jour dans les années 80 et 90.

L’interprète du capitaine Kirk a également coécrit plusieurs romans se déroulant dans l’univers de Star Trek, et intervient régulièrement sur ses plateformes de réseaux sociaux pour interagir avec ses fans et avec l’actualité. L’annulation de la nouvelle série Star Trek : Starfleet Academy ne pouvait donc que le faire réagir.

Dans une série de messages publiés sur X (ex-Twitter), William Shatner s’est ému de l’annulation du nouveau spin-off (la saison 2, déjà tournée mais pas encore diffusée, sera la dernière). S’il n’a pas vu la série « mais seulement quelques clips », l’acteur vétéran regrette surtout les critiques qui ont été adressées par une partie du public, et notamment celles qui l’ont qualifiée de "série woke".

"Durant la première diffusion de la série Star Trek, une scène de baiser interracial a été retirée des écrans et censurée par des télévisions conservatrices. En utilisant les termes d’aujourd’hui, on parlerait de "série woke" car elle est à contre-courant des "normes" de notre époque", a-t-il rappelé avec beaucoup de sagesse.

Loin de se contenter de l’exemple de sa propre série, William Shatner a ensuite rappelé comment chacune des séries Star Trek est allée à contre-courant des attentes du public et des standards de son époque pour renouveler la saga, et offrir un nouveau point de vue à son riche univers. C’est pour cette raison que, près de 60 ans après ses débuts, Star Trek demeure l’une des franchises les plus populaires dans le monde.

"Star Trek existe dans plus d’un monde. Il existe dans le domaine imaginaire de la science-fiction — des choses étranges et merveilleuses qui mettent en scène des possibilités inimaginables d’exploration et d’accomplissement humain."

Bien qu’il ne soit plus apparu dans une production Star Trek depuis plus de 30 ans, William Shatner demeure le plus fervent défenseur de la saga de science-fiction. Cette annulation ne menace toutefois pas l’avenir de la franchise, la nouvelle direction de Paramount ayant de grands projets pour son développement et préparerait son grand retour au cinéma (sous la forme d’un reboot).

Toutes les séries Star Trek sont à retrouver dès à présent en exclusivité sur Paramount+.

24 mars 2026

Yellowstone : la série sur Beth et Rip dévoile ses premières images

"Bienvenue au Texas." Ces quelques mots, prononcés avec ironie par Rip (Cole Hauser) dans la première bande-annonce de Dutton Ranch, donnent le ton de la toute nouvelle série Yellowstone. L’ancien contremaître du ranch et son épouse Beth Dutton (Kelly Reilly) pensaient couler de paisibles jours dans leur nouveau ranch au Texas, loin de tous leurs souvenirs passés.

Mais leur route ne va pas tarder à croiser celle de nouveaux ennemis. Obligés de reprendre les armes face à cette menace, Beth et Rip vont également voir resurgir des éléments de leur vie et faire face aux conséquences de leurs précédentes actions. Au Texas comme au Montana, les Dutton n’échappent pas à leur destin…

Parmi les nouveaux visages de la série, les cinéphiles reconnaîtront ceux d’Annette Bening et Ed Harris, tous deux nommés plusieurs fois aux Oscars. Le grand méchant de la série sera joué par Jai Courtney, un autre visage emblématique du cinéma (Suicide Squad) et de la télévision (À l’aube de l’Amérique).

Il ne semble en revanche pas prévu de voir revenir Kayce, ce dernier ayant entamé une carrière de Marshals. Le spin-off consacré au plus jeune des enfants du clan Dutton a débuté sa diffusion le 1er mars dernier, et le programme a déjà été renouvelé pour une saison 2 en raison de ses excellentes audiences. Il a également été confirmé que la série The Madison (prochainement sur Canal+) ne sera finalement pas en lien avec l’univers Yellowstone.

Pour de nombreux fans, Dutton Ranch sera la sixième saison de Yellowstone qui n’a jamais vu le jour. La diffusion de la série a en effet pris fin suite au départ de Kevin Costner, sur fond de tensions avec le créateur du programme Taylor Sheridan et avec l’équipe de tournage. Pour pallier cette fin anticipée, plusieurs spin-offs ont été commandés (un préquel se déroulant en 1944 est également en projet).

Actuellement en tournage, le spin-off Dutton Ranch sera diffusé à partir du 15 mai prochain en exclusivité sur Paramount+.

03 mars 2026

David Ellison promet 30 films en salles après la fusion Paramount/Warner Bros.

Promis, le cinéma ne pâtira pas de la fusion des studios Warner Bros. et Paramount.

David Ellison, patron de l'entité Paramount Skydance, a réaffirmé son engagement à sortir 30 films en salles chaque année une fois que Paramount fusionnera avec Warner Bros. Discovery.

"Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes déterminés à proposer un large catalogue de récits de qualité, avec 15 films par an et par studio, soit un total d’au moins 30 films chaque année", a déclaré Ellison aux analystes lors d’une conférence téléphonique lundi (via Variety). Il a ajouté :

"Nous croyons fermement que les films doivent être vus au cinéma".

David Ellison a souligné que la société avait "déjà démontré sa capacité à augmenter sa production", rappelant que Paramount sortira au moins 15 films en 2026, contre huit en 2025. Warner Bros. n’avait également pas atteint l’objectif fixé par Ellison, avec seulement 11 films sortis l’an dernier.

Il a salué l’année 2025 de Warner Bros., qu’il a qualifiée de "programme de grande puissance", créditant des succès comme Superman et Minecraft d’avoir "propulsé" le studio à 4 milliards de dollars de recettes au box-office l'année dernière. Il n’a pas mentionné Sinners ni Une Bataille après l'autre, deux autres films de Warner qui ont dominé la saison des récompenses.

Ellison a présenté son attachement au cinéma sous un angle personnel, rappelant qu’à la tête de Skydance, il avait pu constater l’impact d’une sortie sur grand écran.

"Quand on regarde le cinéma, domaine auquel nous croyons profondément, les grandes franchises et les propriétés intellectuelles majeures se lancent en salles, point final", a expliqué Ellison. "J’ai personnellement appris cette leçon en 2022. Nous avons eu le plus gros film au box-office avec Top Gun: Maverick, devenu un phénomène culturel, avec 1,5 milliard de dollars de recettes."

"Dans le même temps", a-t-il ajouté, "nous avons sorti Adam à travers le temps (The Adam Project) cet été-là sur Netflix, qui, à sa sortie, était le film le plus réussi sur la plateforme… [il] a très bien été reçu par le public mais n’a pas eu la même résonance culturelle." Selon Ellison, la capacité d’une sortie en salles à inscrire un film dans la conversation culturelle a façonné sa vision pour Paramount et - si l’opération aboutit - Warner Bros. Pictures.

"Dès le premier jour, lorsque nous avons acquis Paramount, nous avons dit que nous n’allions pas produire de films directement pour le streaming", a-t-il conclu comme un pied de nez à Netflix...

Pour autant, l’équipe d’Ellison n’a pas toujours été aussi séduite par l’expérience cinématographique. Jeff Shell, président de Paramount, avait poussé à réduire la fenêtre  de sortie en salles (comprenez le temps pendant lequel un film reste exclusivement en salles) de plusieurs mois à 17 jours lorsqu’il dirigeait NBCUniversal pendant la pandémie. Ellison a néanmoins assuré que le futur studio combiné Paramount/Warner Bros. respectera la fameuse fenêtre de 45 jours avant que ses films ne débarquent sur les plateformes. Malgré ces promesses, certains restent sceptiques quant à sa capacité à trouver et développer suffisamment de films, d’autant plus que les sociétés combinées devront gérer plus de 78 milliards de dollars de dette !

01 mars 2026

Paramount devrait racheter Warner avant la fin de l’été

Paramount a mis 110 milliards de dollars sur la table. Et plus encore.

Pour être sûr de boucler au plus vite le rachat de Warner Bros. Discovery, le groupe est visiblement prêt à prendre de très gros risques financiers.

Paramount Skydance s’est fixé un objectif ambitieux : conclure le deal avant la fin de l'été. Plus exactement, d'ici la fin du troisième trimestre 2026, autrement dit avant que l’été ne s’achève.

Dans un communiqué publié vendredi, David Ellison, président et PDG de Paramount Skydance, a déclaré : "Depuis le tout début, notre poursuite de Warner Bros. Discovery a été guidée par un objectif clair : honorer l’héritage de deux entreprises emblématiques tout en accélérant notre vision de construire une société de médias et de divertissement de nouvelle génération. En réunissant ces studios de classe mondiale, nos plateformes de streaming complémentaires et les talents extraordinaires qui les soutiennent, nous créerons encore plus de valeur pour les publics, les partenaires et les actionnaires et nous ne pourrions pas être plus enthousiastes pour ce qui nous attend."

Pourquoi aller vite ?

Parce que pour arracher Warner, Paramount a dû aller rallonger sa mise. Quand Warner a choisi de casser son accord précédent avec Netflix, une clause contractuelle prévoyait une indemnité de rupture colossale : 2,8 milliards de dollars d'indemnités pour le géant du streaming. Et qui a payé la note ? C’est Paramount qui a accepté de régler l’addition pour Warner dans le cadre de son deal. Un geste qui en dit long sur la détermination de David Ellison : Warner devait tomber dans son escarcelle, quoi qu’il en coûte.

Et la pression ne s’arrête pas là.

L’accord signé prévoit aussi que si la transaction n’est pas finalisée d’ici fin septembre 2026, des frais supplémentaires commenceront à s’accumuler. Une “ticking fee” dans le jargon financier. En clair, chaque mois de retard risque de faire augmenter le prix de vente final.

Dans les coulisses, cela signifie que les validations réglementaires devront avancer vite, que les autorités administratives ne s'opposeront pas au projet et que les actionnaires suivront afin que le financement soit verrouillé sans faux pas. Le pari est risqué. Paramount n’absorbe pas un acteur secondaire : il rachète un groupe plus gros que lui, déjà lesté d’une dette héritée de la fusion avec Discovery. L’intégration nécessitera des milliards d’économies et une discipline financière de fer.

18 février 2026

Warner Bros. accepte de rouvrir les négociations avec Paramount

C'est un nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de Warner Bros. Discovery... Si l’on pensait la bataille perdue pour Paramount, qui faisait des pieds et des mains pour rester dans la course, c’était sous estimer son PDG, David Ellison, qui n’est pas prêt d’abandonner. Même si le groupe Warner penchait plutôt pour l’offre de Netflix qui s’élevait à 83 milliards de dollars. 

Après avoir été devancée par le numéro 1 des plateformes de streaming, Paramount a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Selon Bloomberg, le concurrent de Netflix a ensuite rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron dans l’espoir de réveiller “la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique [...] “. Enfin, le rival de Netflix a fini par écrire une lettre ouverte à l'industrie français.

Pour tenter de renverser la situation, Paramount s’attaque désormais au cœur du problème et a décidé d’améliorer son offre. Au deal initial de 30 dollars par action s’ajoute une prime de 650 millions de dollars en numéraire pour chaque trimestre où l’offre concurrentielle du géant du streaming n’a pas été honorée. Paramount accepte aussi de couvrir les 2,8 milliards de dollars d'indemnités de rupture que Warner Bros. devrait à Netflix si la fusion n’était pas actée au 31 décembre 2026.  

Warner Bros. a toujours des doutes sur l'offre de Paramount, mais pour la première fois le conseil d'administration considère que la proposition de Paramount pourrait être meilleure, ou pousser Netflix à améliorer la sienne. Et Variety confirme aujourd'hui que Warner accepte d'ouvrir les discussions avec Paramount, même si la compagnie "continue d'unanimement recommander favorablement la fusion avec Netflix". Les actionnaires de Warner sont appelés à voter le 20 mars prochain... 

08 février 2026

Le patron de Paramount défend son projet dans une lettre ouverte à l'industrie française

L’affaire du rachat de Warner Bros.Discovery n’est pas prête de s’essouffler... Après avoir courtisé Emmanuel Macron et engagé des poursuites contre Warner, le PDG de Paramount s’adresse à l’industrie français… à cœur ouvert. 

Malgré la décision de WBD de privilégier l’offre de Netflix, David Ellison n'a pas l’intention de lâcher prise.  

Dans un lettre ouverte et argumentée adressée à l’industrie française, que rapporte le Film Français, le dirigeant met en avant son amour du cinéma et l’importance du storytelling: “En tant que producteur, passionné depuis toujours par le cinéma et la télévision, je vous adresse cette lettre ouverte afin d’affirmer, de manière claire et sans ambiguïté, le rôle vital que joue le storytelling audiovisuel dans notre société.”

Le boss poursuit en détaillant les engagements que prendrait Paramount s’il venait à racheter Warner, promettant une “augmentation de la production créative : Paramount Studios et Warner Bros. Studios produiront chacun au moins 15 longs métrages de qualité par an, soit un minimum de 30 films par an pour le groupe”. Avant de se tourner vers le sujet le plus sensible de l’industrie cinématographique, l’économie des salles : “Chaque film bénéficiera d’une véritable sortie en salles, dans le respect des fenêtres d’exploitation prévues par la chronologie des médias en France.” 

Dans la dernière partie de sa lettre, le PDG met de nouveau au centre sa passion pour la narrative en affirmant sa position :

"Je prends ces engagements par amour et par respect profond pour l’art du storytelling – en particulier à l’écran – et parce que je crois fermement que l’union de Paramount et de Warner Bros. Discovery représente une occasion unique de bâtir un véritable champion au service de la communauté créative [...]”. 

Une longue lettre dont le dirigeant espère qu’elle fera pencher la balance dans son camp.

En attendant, mardi dernier, c’est le patron de Netflix qui défendait son projet face aux politiques américains. Auditionné par le sous-comité antitrust du Sénat des États-Unis, Ted Sarantos, clamait haut et fort que le rachat de Warner.Bros par le géant du streaming “renforcera l’industrie américaine du divertissement, préservera le choix et la valeur pour les consommateurs, et offrira plus d’opportunités aux créateurs". Les sénateurs quant à eux ont exprimé leurs craintes que “Netflix gagne encore plus de pouvoir sur les consommateurs" dans un registre plus ou moins lyrique: “une plateforme pour les gouverner toutes !".