20 janvier 2026

Rachat de Warner Bros. : Netflix joue son va-tout pour battre Paramount

L’offre de Paramount, qui s’élevait à 30 dollars par action, n’a pas su séduire Warner Bros. qui lui préfère son concurrent : Netflix. Un accord a été signé entre ce dernier et Warner : le géant mondial du streaming offre 83 milliards de dollars. Mais le deal n’est pas encore finalisé, certains éléments restant à préciser. 

A la suite de cet accord, Paramount américaine a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Une plainte qui vise à obtenir plus d’informations sur l’accord entre Netflix et le studio. Par ailleurs, Paramount multiplie les offensives pour obtenir gain de cause. David Ellison, son patron, souhaiterait voir ses candidats au conseil d’administration de WBD dans le but de réexaminer l’offre de rachat. Selon le média américain Bloomberg, Paramount aurait également rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron. Paramount espère ainsi réveiller «la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique et télévisuelle nationale» détaille le média. 

Si le numéro 1 des plateformes streaming a pris l’avantage, l'offensive de Paramount semble faire effet puisque Netflix propose désormais une offre 100% en cash à WBD. La première incluait une partie du rachat en actions. Mieux encore, si la plateforme prévoyait d’offrir une fenêtre d’exclusivité de 17 jours au studio pour sortir ses films au cinéma avant de les mettre en ligne, Ted Sarandos, le directeur de Netflix, annonce désormais 45 jours.

Mais ce nouveau deal s’inscrit au cœur d’une autre bataille, celle de l’économie des salles et Hollywood n’a pas tardé à exprimer ses craintes face à ce rachat. Le syndicat des cinéastes américains dirigé par le réalisateur d’Inception, Christopher Nolan, a tiré la sonnette d’alarme contre ce deal accueilli comme une grande menace pour l’industrie du divertissement-une menace pour l’économie des salles, mais aussi contre un modèle historique de sortie des films sur grand écran qui peine à survivre.

Ted Sarandos a alors affirmé sa position : "Je ne me suis pas lancé dans ce business pour endommager l’économie des salles. Je me suis lancé dans ce business pour aider les consommateurs, pour aider les fans de films". C’était sans compter sur les dernières déclarations de Matt Damon, l’acteur à l'affiche de The Rip sur Netflix, qui a épinglé la plateforme : "Netflix se dit : 'Est-ce qu’on peut avoir un gros coup de théâtre dans les cinq premières minutes ?' On veut que les gens restent captivés. Et ce ne serait pas si mal de répéter l’intrigue trois ou quatre fois dans les dialogues, parce que les gens sont sur leur téléphone en regardant".

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