Imany est une artiste aux multiples talents. Dans un premier temps, elle s’est fait connaître en tant que mannequin et a exercé ce métier pendant sept ans à New York. Elle a travaillé pour de grandes marques comme Calvin Klein ou Ford Models Europe. C’est outre-Atlantique qu’elle se découvre une passion pour le chant. Il faudra attendre son retour en France en 2008 pour qu’elle entame sa carrière musicale.
Mais en plus d’être une artiste reconnue, Imany est aussi une artiste engagée. Atteinte d’endométriose, elle parle sans tabou de sa maladie, encore trop méconnue. Pendant de nombreuses années, elle a elle-même été dans une errance médicale et personne ne croyait à ses douleurs.
En France, l’endométriose touche un nombre très significatif de femmes. Selon Endomind, dont Imany est la marraine, cela concernerait 10 % des Françaises en âge de procréer, soit environ 4 millions de femmes. En plus des symptômes très douloureux qu’elle provoque, il s’agit de la première cause d’infertilité. De son côté, la chanteuse à succès a réussi à tomber enceinte naturellement et elle est désormais mère de deux enfants : Isaiah, né en 2015, et une fille arrivée en 2019.
Comme de nombreuses femmes, elle a longtemps souffert dans le silence et surtout sans aucune aide de la part du corps médical. Elle a même fini par douter de ses propres ressentis : « J’ai pu avoir ces moments où je me sens folle de douleur. J’ai eu des moments dans ma vie où je me sentais tellement mal que je me demandais si je n’étais pas folle », confie-t-elle dans une interview accordée à Aufeminin.
Pendant plusieurs années, elle n’a pas été prise au sérieux par les professionnels de santé, malgré des douleurs bien réelles : « Tu vas voir ton médecin et il n’est pas capable de reconnaître et il dit “il n’y a rien”. Ça arrive à plein de femmes, dont on n’arrive pas à reconnaître la pathologie, donc on se dit que c’est dans leur tête. Et ça, c’est depuis longtemps, depuis des siècles », a t-elle confiée à Audrey Dana.
Suite à des douleurs fortes et continues, l’ancienne mannequin a passé une batterie d’examens, sans résultats concluants : « Donc tu te dis : est-ce que j’ai vraiment mal ? Ou est-ce que je l’invente ? Car en fait, il n’y a personne qui te croit. Tu fais tous les examens, au début on te croit, et comme il n’y a pas de réponse, on te dit que tu dois être folle. Donc tu y crois un peu, en fait ». Lorsqu’elle a appris son diagnostic, elle n’a pas été immédiatement soulagée : « Au début, non. Comme ma mère et d’autres femmes souffraient aussi autour de moi, je me suis dit que c’était normal de souffrir. Et après, je me suis dit que j’étais malade ». Aujourd’hui, elle fait de cette maladie son combat et se montre très engagée dans cette cause.