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16 septembre 2025

Pierre Richard révèle dans quel film il a préféré jouer

A 91 ans, bon pied bon oeil, Pierre Richard n'a pas spécialement envie de raccrocher les gants. Cet acteur iconique du cinéma français se partage plus que jamais entre son amour pour son métier d'acteur et réalisateur (son nouveau film, L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme, sort ce 17 septembre), et son domaine viticole dans la région de Narbonne.

Jamais avare d'anecdotes balayant sa très longue carrière, Pierre Richard s'est récemment confié au micro de France Inter, dans le podcast À voix nue, où il évoquait notamment son premier grand succès, Le Distrait; une comédie qu'il a lui-même réalisée et qui le voyait diriger le grand Bernard Blier. Et il était, de son propre aveu, "terrorisé" à la perspective de diriger ce totem du cinéma français, réputé fort en gueule.

Ce samedi 13 septembre, l'acteur s'est cette fois-ci confié à Augustin Trapenard dans son émission Variétés, sur RTL. Tout en tournant en dérision les multiples rumeurs sur son état de santé ("Je suis le seul qui sait ce qu'on dira de moi quand je serai mort" lâche-t-il), il dévoile aussi le film dans lequel il a préféré jouer. Et, non, ce n'est pas La Chèvre, Le Grand blond avec une chaussure noire, Le coup du parapluie ou Les Fugitifs, comme on pourrait le penser.

Mais c'est quand même un film de Francis Veber et qui est, lui aussi, devenu un petit classique : Le Jouet. "C'est un film qui parle du pouvoir de l'argent et de la puissance de l'argent et on peut dire qu'aujourd'hui c'est la même chose, la société est comme ça" confesse-t-il. "Il parle aussi des rapports père-fils et moi je n'ai jamais eu de rapport avec mon père, alors évidemment l'histoire de ce gosse qui a plein de jouets mais qui n'a pas l'attention de son père me touche particulièrement".

Et de louer l'intelligence du réalisateur d'en avoir fait une comédie : "Veber a eu en plus l'élégance d'en faire une comédie donc c'est un film profond socialement mais qui en même temps a cette légèreté d'en faire une comédie".

Pour mémoire, Pierre Richard incarnait dans ce film un journaliste se retrouvant à devenir un "homme-jouet" suite au caprice d'un enfant auquel son père ne peut rien refuser. Ce père (Michel Bouquet), homme d'affaires important, est très occupé et ne transmet son amour filial que via des cadeaux somptueux. Mais lorsqu'il lui offre François Perrin, il ne sait pas que ce dernier va aider l'enfant (Fabrice Greco) à s'émanciper de son père...

Sorti en décembre 1976, Le Jouet attirera plus de 1,24 millions de spectateurs. Il reste toutefois le plus "faible" film millionnaire en spectateurs dans la filmographie de Pierre Richard, très loin des records d'entrées de La Chèvre et ses 7,08 millions d'entrées; Les Fugitifs (4,49 millions); Le Grand blond avec une chaussure noire (3,47 millions), ou même Le Coup du parapluie (2,45 millions).

46 ans après, Le Jouet subira un lifting avec une nouvelle version, portée par le tandem Daniel Auteuil et Jamel Debbouze. Pas vraiment un remake, mais plutôt "une nouvelle proposition" selon ce dernier. Cette version sortie en 2022 avait attiré 916.865 spectateurs.

23 octobre 2020

Le Jouet : Jamel Debbouze et Daniel Auteuil dans le remake du film de Francis Veber

Un nouveau remake pour Francis Veber ! Sony met en chantier une nouvelle version du Jouet, qui va permettre à Jamel Debbouze et Daniel Auteuil de se donner la réplique pour la première fois, et sous la direction de James Huth, à qui l'on doit Rendez-vous chez les Malawas ou Brice de Nice. On ignore encore qui de Debbouze et Auteuil jouera le rôle-titre du film. Auteuil n'est d'ailleurs pas étranger à l'univers de Veber puisqu'il avait incarné François Pignon dans Le Placard et jouait également dans La Doublure.

Le Jouet version 1976 est un scénario original et une réalisation de Francis Veber, dans laquelle un journaliste (Pierre Richard) se retrouvait à devenir un "homme-jouet" suite au caprice d'un enfant auquel son père ne peut rien refuser. Ce père (Michel Bouquet), homme d'affaires important, est très occupé et ne transmet son amour filial que via des cadeaux somptueux. Mais lorsqu'il lui offre François Perrin, il ne sait pas que ce dernier va aider l'enfant (Fabrice Greco) à s'émanciper de son père...

Francis Veber est coutumier des nouvelles adaptations de ses films, puisqu'un remake américain du Jouet avait déjà vu le jour sous le titre The Toy (1982), réalisé par Richard Donner avec Richard Pryor dans le rôle principal et Jackie Gleason dans celui du patron. Les Compères avait été adapté avec Billy Cristal et Robin Williams (Drôles de pères), Le Dîner de cons avec Steve Carrell et Paul Rudd (The Dinner), Le Grand blond avec une chaussure noire avec Tom Hanks (L'Homme à la Chaussure Rouge), La Chèvre avec Martin Short et Danny Glover (Pure Luck) et Les fugitifs avec Nick Nolte et Martin Short (Three Fugitives).

Le tournage du Nouveau Jouet débutera en janvier 2021 et sortira en salles en février 2022. Jamel Debbouze y incarnera le jouet et Daniel Auteuil le grand patron.

29 juin 2020

Le Jouet sur France 3 : pourquoi ce film a-t-il été vécu comme un échec par Pierre Richard ?

Dans Le Jouet, un milliardaire et son jeune fils se baladent dans un grand magasin pour choisir un cadeau. Le choix de l'enfant se porte sur un journaliste, François Perrin, qui va être mis à sa disposition et devenir son jouet... A l’occasion de la diffusion de cette comédie sortie en 1976, retour sur son (relatif) échec commercial et la manière dont le rôle-titre, Pierre Richard, en a été affecté.

Scénariste à succès, Francis Veber se lance pour la première fois dans la réalisation avec Le Jouet. Il choisit de confier le rôle principal à Pierre Richard, l’interprète des deux films d’Yves Robert qu’il a écrits : Le Grand blond avec une chaussure noire (1972) et sa suite (1974). Pendant le tournage, l’enjeu principal est, pour le metteur en scène, de faire en sorte que l'acteur évolue dans son jeu :

"On a eu du mal au début, Pierre Richard et moi. Il jouait comique. Il courait en levant haut les genoux et bégayait ses répliques pour gagner en drôlerie. C’était le contraire de ce que je voulais. (…) Il comprenait mais il peinait à se débarrasser de ses tics. Il y est parvenu à force de travail et j’ai eu le bonheur de le voir passer de la peau d’un mime, d’un danseur et d’un clown, à celle d’un comédien."*

Au final, le tournage se passe bien. Si Le Jouet reste une comédie, le long métrage va plus loin en montrant qu’aucun jouet ne peut remplacer l'amour d’un père pour son fils. Une situation faisant clairement écho à la vie de Pierre Richard puisqu’il a souffert du manque d’affection de son papa. Par ailleurs, le film constitue une satire pertinente sur le pouvoir et l’argent.

Le Jouet sort en 1976, pendant les fêtes de Noël. Plusieurs productions prévues au même moment sont déprogrammées par peur de la compétition avec la comédie de Francis Veber. Au final, elle réalise 1,25 million d’entrées, un score très décevant. Pour Pierre Richard, cet échec est dur à avaler et la peur de devoir rester cantonné à des rôles comme celui du Grand blond se fait sentir.

Sept mois après, le comédien perd son père. La nuit précédant l’enterrement, il reste seul face au corps du défunt, en pleurant et en l'insultant, montrant à quel point il regrette de ne pas avoir obtenu sa reconnaissance. Le relatif échec du Jouet est ainsi d’autant plus fort pour Pierre Richard qu’il s’agit d’un film dont l'histoire est proche de ce qu'il a vécu pendant son enfance.**

Francis Veber est lui aussi touché par cet échec (surtout par rapport à certaines mauvaises critiques). Le cinéaste attendra quatre ans avant de repasser derrière la caméra : ce sera avec La Chèvre, emmené par Pierre Richard et Gérard Depardieu, qui est devenu le plus gros succès de l'année 1981 en France avec plus de 7 millions d'entrées.