L’humoriste Haroun s’apprête à franchir un nouveau cap ! Connu pour son humour incisif, celui qui incarne Casparzh dans le diptyque Kaamelott : Deuxième volet prépare son premier long métrage.
Oldeupe est écrit et interprété par ses soins. Un projet né d’un désir de liberté artistique et d’un refus des circuits de production traditionnels.
Mis en scène par son complice Seralf Flares avec qui il a déjà créé la série YouTube La Vie d'artiste, le long métrage est porté par Haroun, Kevin Robin, Marina Cars, Yann Guillarme, chroniqueur dans l’émission Quotidien et Philippe Croizon.
Oldeupe, orthographe volontairement francisée de "hold-up", raconte "le pire braquage de l’histoire". Loin des standards hollywoodiens où les malfaiteurs repartent avec des sacs remplis de billets, le film se déroule dans la "France profonde", et rien ne se passe comme prévu.
Nous avons rencontré Haroun qui nous déclare que le point de départ s’inspire d’une histoire vraie survenue en Belgique en 2018 : deux braqueurs s’en prennent à un commerce… qui leur demande de revenir plus tard, le temps de remplir la caisse. Dociles, ils repassent à plusieurs reprises avant d’être finalement accueillis par la police. L’affaire a servi de base à l’écriture, même si le film en propose une version romancée.
Dans Oldeupe, les mauvais choix s’enchaînent, les ratés s’accumulent, et le braquage devient le révélateur d’une galerie de personnages dépassés par leurs propres décisions.
"Nourri par la psychologie des personnages et ces silences chargés de sens" qui, selon Haroun, font "ressentir une idée avant même qu’on ne l’intellectualise", Oldeupe s’inscrit dans la tradition des comédies qu’il affectionne, celles où le comique naît autant de ce qui est dit que de ce qui est tu.
Pour produire son long métrage, Haroun et son réalisateur ont fait un choix atypique : le financement participatif via Ulule. Un moyen d’accélérer la production, d’éviter les longues années d’attente liées aux subventions et de gagner en liberté créative comme il nous l'explique.
"Les moyens techniques deviennent plus légers, on peut tourner pour moins cher aujourd'hui. Donc on s'est posé la question avec le réalisateur : comment accélérer la production ?
Parce que souvent, attendre des financements, c'est beaucoup de temps. On doit retoucher le scénario pour avoir ce financement-là, puis après encore retoucher le scénario pour avoir cet autre financement-là... ça met deux ou trois ans.
Le fait est que je suis en tournée, je suis sur scène, je n'ai pas beaucoup de moments où je peux tourner. Donc on était assez pressés, et surtout parce qu'on a aussi d'autres projets en tête. On s'est dit : "Allons-y avec un financement participatif". Ça nous permettra de commencer à produire le film, voire même le produire entièrement.
Mais ça nous aidera aussi à gagner en liberté artistique, parce que quand on commence à produire le film, si les financements nous rejoignent, nous suivent avec ce qu'on a déjà commencé à créer. On avait à la fois envie de gagner en liberté artistique, parce que faire relire le scénario par différents interlocuteurs, ça édulcore parfois les blagues, et parfois on a besoin d'un peu de blagues qui accrochent — si vous connaissez mon style d'humour, vous savez pourquoi. Ça nous fait gagner à la fois en liberté et en temps."
En lançant la production indépendamment des studios, l’équipe espère conserver une liberté totale : commencer à tourner, puis accueillir d’éventuels partenaires sur une base déjà solide. L’idée est claire : garder le contrôle du sujet de A à Z.
Haroun revendique l’influence des films de troupe, à l’image du Père Noël est une ordure du Splendid', des œuvres portées par une énergie collective plus que par la présence d’une star. C'est pour cette raison qu'il s'est entouré d’humoristes qu’il connaît et admire, et qui sont disponibles et impliqués. Un choix artistique mais aussi pragmatique, qui permet de tourner plus vite (pas besoin d'attendre que la star du film soit disponible).
Le tournage est envisagé pour la fin de l’année 2026. Des maquettes du film sont déjà disponibles sur le site de la campagne participative.
