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25 novembre 2021

Resident Evil : le film de George A. Romero que vous ne verrez jamais

Qu'on se le dise : l'Histoire du 7e Art est jalonnée d'exemples de projets de films inaboutis pour raisons diverses et variées, parfois obscures ou non. Témoin par exemple l'adaptation de Dune qu'Alejandro Jodorowsky carressait de faire, avant que son projet pharaonique ne tombe à l'eau. Une histoire brillamment retracée dans le formidable documentaire Jodorowsky's Dune, sorti en salle en mars 2016.

Une liste de projets inaboutis à laquelle il faut adjoindre la version que George A. Romero aurait pu réaliser de l'adaptation de la licence vidéoludique Resident Evil, dont le nouveau volet cinématographique, Resident Evil : bienvenue à Raccoon City, vient justement de sortir en salle. L'histoire sur le projet avorté de Romero est d'autant plus savoureuse que le nouveau film mis en scène par Johannes Roberts synthétise le récit du premier et second volet de la saga vidéoludique.

Le début de l'histoire se déroule pourtant sous de bons auspices. En 1998, le cinéaste est contacté par l'éditeur de jeux vidéo Capcom pour réaliser une publicité Live destinée au marché japonais, afin de promouvoir la sortie du nouveau titre de sa désormais fameuse licence : Resident Evil 2.

Faire appel à l'auteur de La Nuit des morts-vivants, le film fondateur par excellence du sous-genre des films de zombies, est tout trouvé. Se déroulant dans le couloir de cellules d'un commissariat abandonné, ce Spot de publicité de 30 seconde met en scène deux acteurs, que sont le regretté Brad Renfro et Adrienne Frantz, que les fans du Soap Amour, gloire et beauté connaissent bien.

29 juin 2020

George A. Romero : un film perdu depuis 46 ans pourrait enfin sortir

Dès son premier film, La Nuit des morts-vivants, sorti en 1968, George A. Romero a su marquer au fer rouge l'histoire du cinéma d'horreur et d'épouvante. Les années suivantes, le cinéaste enchaîne les projets. Entre Season of the Witch, réalisé en 1972, et La Nuit des fous vivants, en 1973, il avait mis en boîte un autre long métrage, The Amusement Park, dans le plus grand des secrets. L'œuvre, perdue depuis, avait été retrouvée en 2018 par l'écrivain Daniel Kraus. L'auteur, qui sortira prochainement The Living Dead, le roman inachevé du réalisateur, décrit le film comme une "révélation" : "À l'exception de La Nuit des morts-vivants, The Amusement Park est probablement son film le plus effrayant."

"Le professeur et expert Tony Williams, qui a vu le film il y a trente ans, a écrit : 'Ce film est bien trop puissant pour la société américaine... Il doit rester sous clé et ne jamais voir la lumière du jour', écrit Daniel Kraus dans ses tweets datant du 11 novembre 2018. Le film n'a jamais été rendu public. Les personnes qui l'ont financé n'auraient jamais accepté. Et ce n'est pas étonnant. C'est infernal. De toute sa longue carrière, à pointer du doigt les institutions américaines, jamais George A. Romero n'a été aussi sans pitié."

La compagnie américaine Yellow Veil Pictures a, par la suite, acheté les droits du film dans l'objectif de le restaurer et cherche actuellement des distributeurs pour une éventuelle sortie au cinéma. La veuve du metteur en scène, Suzanne Romero, explique que "bien que The Amusement Park ne soit pas réellement un film d'horreur, c'est l'œuvre la plus terrifiante de George A. Romero." Selon elle, le réalisateur aurait laissé derrière lui entre quarante à cinquante scripts qui n'ont pas été portés à l'écan.

26 mars 2020

Creepshow (Paris Première) : avant la série, un film culte de Stephen King et George A. Romero

Ce soir, sur Paris Première, vous allez frissonner de plaisir ! La chaîne débute en effet la diffusion, à 23h05, de la série horrifique Creepshow, adaptation par Greg Nicotero (The Walking Dead) du film à sketchs culte réalisé il y a près de trente ans par George A. Romero sur un scénario de Stephen King. Autant dire que planera au-dessus du show l'ombre de deux maîtres incontestés de l'horreur. Mais au fait, c'était quoi le film Creepshow ?

Programme anthologique constitué de cinq petits segments riches en humour noir (on retiendra notamment La Fête des pères, Un truc pour se marrer et La Caisse), Creepshow, mis en scène en 1982 par Romero, est l'occasion pour Stephen King, dont les oeuvres ont alors déjà été adaptées à l'écran à plusieurs reprises, de signer son premier (et seul) scénario inédit pour le cinéma. Inspiré des comic-books publiés par EC Comics dans les années 50, ce film à sketchs à la fois drôle et macabre, qui aura clairement influencé les célèbres Contes de la Crypte, réunit un joli casting. On retrouve notamment Ed Harris, Leslie Nielsen, Ted Danson et même Stephen King himself ainsi que son fils Joe, qui tient la vedette du prologue et de l'épilogue. 

La carrière à l'écran de Creepshow débute au Festival de Cannes avec une présentation Hors Compétition qui remporte un tel succès que les studios Warner Bros. achètent les droits de distribution du film pour les Etats-Unis. Outre-Atlantique, Creepshow se dévoile en salles au mois de novembre, alors que le public hexagonal doit patienter jusqu'en juin 1983 pour découvrir ce petit bijou horrifique plein d'irrévérence.

Creepshow, qui sera adapté en bande-dessinée, connaîtra deux suites sur grand écran : le très correct Creepshow 2 (1987) et le plus dispensable Creepshow 3 (2006). Ce soir, la France, après une diffusion initiale sur la plateforme Shudder, découvre donc l'hommage en mode série de Greg Nicotero, le papa de The Walking Dead. Au menu des six épisodes constitués de deux segments chacun, des stars d'aujourd'hui (Tobin Bell, David Arquette...) mais aussi des clins d'oeils à l'oeuvre d'origine avec notamment la présence au générique d'Adrianne Barbeau et un premier épisode adapté de... Stephen King. La boucle (horrifique) est bouclée.