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16 mars 2026

Nicole Kidman et Ewan McGregor chantent ensemble aux Oscars

Moment de nostalgie et de glamour pour conclure la 98e cérémonie des Oscars.

Hier soir, Nicole Kidman et Ewan McGregor se sont retrouvés sur scène pour présenter le prix du Meilleur film… et ont fini par pousser la chansonnette, en hommage à leur duo culte de Moulin Rouge, qui fête ses 25 ans cette année.

Les deux acteurs, qui partageaient l’affiche du film flamboyant de Baz Luhrmann, ont prouvé que l’alchimie était toujours intacte. Alors que Nicole Kidman expliquait avoir adoré tous les films nommés cette année, Ewan McGregor lui a demandé si elle les avait vraiment "aimés". Une simple question qui a déclenché un échange musical improvisé autour de chansons contenant le mot "love". Le duo a ainsi enchaîné quelques références : Love Is Like Oxygen de Sweet, Love Is a Many-Splendored Thing popularisée par Andy Williams, ou encore Love Lifts Us Up Where We Belong de Jennifer Warnes et Joe Cocker.

"Mais je dois dire, Nicole, même après 25 ans, chaque fois que j’entends le mot ‘love’, j’ai l’impression que quelqu’un va faire descendre un lustre et lancer l’orchestre" a plaisanté McGregor, clin d’œil évident à la mythique ouverture de Moulin Rouge. "Oh, ne me tente pas", lui a répondu Kidman avec malice.

Avant d’annoncer les nommés du Meilleur film, les deux stars ont finalement conclu leur numéro en chantant ensemble le refrain de All You Need Is Love des Beatles.

Sorti en 2001, Moulin Rouge était rapidement devenu un phénomène pop. Le film avait décroché huit nominations aux Oscars, dont celle du Meilleur film, et marqué les esprits avec sa bande originale explosive - notamment le tube Lady Marmalade interprété par Christina Aguilera, Mýa, Pink et Lil’ Kim.

Et de 3 Oscars pour Sean Penn, qui rentre dans un cercle très fermé

Et de trois.

Sean Penn entre un peu plus dans l’histoire des Oscars. L’acteur américain vient de remporter la statuette du Meilleur acteur dans un second rôle lors de la 98e cérémonie, pour Une Bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson, décrochant ainsi le troisième Oscar de sa carrière. Un exploit rarissime.

Le trophée était remis par Kieran Culkin, qui a lancé avec humour au moment de l’annonce :

"Sean Penn n’a pas pu être présent ce soir. Ou n’a pas souhaité l’être... Je recevrai donc le prix en son nom."

Une absence qui n’est pas totalement surprenante : selon le New York Times, l’acteur était possiblement en Ukraine ce week-end, lui qui s’est beaucoup impliqué dans le pays depuis l’invasion russe et y avait déjà tourné le documentaire Superpower en 2022. 

En attendant, avec cette troisième statuette, Sean Penn rejoint un club extrêmement fermé : celui des acteurs masculins ayant remporté au moins trois Oscars d’interprétation. Avant lui, seuls Jack Nicholson, Daniel Day-Lewis et Walter Brennan avaient réussi un tel exploit.

Les deux précédents Oscars de Sean Penn étaient venus dans la catégorie du Meilleur acteur : en 2004 pour Mystic River, où il incarnait un ancien détenu obsédé par la vengeance, puis en 2009 pour Harvey Milk, dans lequel il se glissait dans la peau de l’activiste et homme politique. 

Reste que Sean Penn entretient depuis longtemps une relation pour le moins ambivalente avec les Oscars. L’acteur avait ainsi déclaré publiquement qu’il envisageait de faire fondre ses deux premières statuettes pour en fabriquer des balles destinées à l’effort de guerre ukrainien...

L’incroyable séquence musicale de Sinners recréée aux Oscars 2026

Moment suspendu lors de cette 98e cérémonie des Oscars.

L’exceptionnelle séquence musicale de Sinners, filmée en plan-séquence par Ryan Coogler, s’est invitée sur la scène du Dolby Theatre à Los Angeles hier soir.

Pour l’occasion, plusieurs membres du casting ont repris leurs instruments afin de recréer en direct ce moment de pure magie, au rythme du titre I Lied To You. La chanson était d'ailleurs nommée à l’Oscar de la meilleure chanson originale (finalement remporté par Golden, extrait du film KPop Demon Hunter).

C’est Miles Caton, alias Sammie dans Sinners, qui a lancé la performance en pinçant quelques notes sur sa guitare. Très vite, la scène s’est transformée en parenthèse musicale hypnotique, recréant l’énergie et la grâce d'une des scènes les plus marquantes de l'année ciné écoulée. Regardez ci-dessous :

Barbra Streisand rend un vibrant hommage chanté à Robert Redford lors des Oscars 2026

Moment de grande émotion hier soir sur la scène des Oscars 2026.

Barbra Streisand a fait se lever toute la salle en concluant un vibrant hommage à Robert Redford en interprétant un bout de The Way We Were, la chanson culte du film Nos Plus belles années (1973) dans lequel les deux stars se donnaient la réplique.

L’actrice, chanteuse et réalisatrice, qui sera prochainement honorée à Cannes, a d’abord livré un discours d’un peu plus de trois minutes pour saluer son ancien partenaire à l’écran dans le drame romantique de Sydney Pollack. Elle y a évoqué la résonance toujours actuelle du film, mais aussi la personnalité de Robert Redford. "Après avoir lu le premier script de Nos Plus belles années, je ne pouvais imaginer qu’un seul homme dans ce rôle : Robert Redford", a raconté Barbra Streisand. Mais l’acteur avait d’abord refusé, estimant que le personnage "n’avait aucune colonne vertébrale. Et il avait raison", a-t-elle ajouté. Après plusieurs réécritures, il avait finalement accepté le rôle.

L’actrice a également salué le talent et l’engagement de Redford, rappelant qu’il avait défendu la liberté de la presse, la protection de l’environnement et encouragé de nouvelles générations de cinéastes à travers le Sundance Institute. "Je l’appelais un cowboy intellectuel qui traçait sa propre route..."

Elle a ensuite partagé un souvenir plus intime : leurs conversations téléphoniques sur la politique, l’art ou leurs passions communes. "Un jour, avant de raccrocher, il m’a dit : ‘Babs, je t’aime profondément et je t’aimerai toujours.’ Dans la dernière lettre qu’elle lui a écrite, Streisand raconte avoir conclu par "Je t’aime aussi". Signée, cette fois, "Babs".

Après ce témoignage, la légende de la musique a entonné The Way We Were - Oscar de la meilleure chanson originale en 1974 - offrant une rare performance d’une quarantaine de secondes. Une apparition particulièrement marquante puisque Barbra Streisand s’est en effet  retirée des concerts depuis la fin de sa tournée The Music… The Mem’ries… The Magic! en 2017, n’ayant donné que quelques dates supplémentaires en 2019.

Robert Redford est disparu en septembre dernier à l’âge de 89 ans.

Teyana Taylor bousculée en coulisses des Oscars : la vidéo de son altercation avec la sécurité devient virale

Sur les images, l’ambiance dorée des Oscars 2026 laisse place à une scène tendue. En coulisses du Dolby Theatre, Teyana Taylor, star du film One Battle After Another, fait face à un homme en costume sombre et ne cache pas sa colère. La vidéo, partagée des milliers de fois, a rapidement éclipsé le glamour de la soirée.

La 98e cérémonie s’est tenue le 15 mars 2026 au Dolby Theatre de Hollywood. Le film One Battle After Another y a remporté l’Oscar du meilleur film, tandis que Teyana Taylor était nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. L’altercation survient juste après la fin du direct. De quoi intriguer sur ce qui a déclenché ce face-à-face.

Sur la séquence tournée depuis la salle, on voit l’actrice faire reproche à un homme présenté comme un agent de sécurité. "Tu as mis tes mains sur une femme", lance Teyana Taylor, dans la vidéo relayée par TMZ. Elle accuse l’homme d’avoir été "très impoli" alors qu’il lui bloquait le passage en bas des marches menant à la scène du Dolby Theatre.

La comédienne poursuit, visiblement sous le choc, en se tournant vers les personnes autour d’elle : "Il m’a littéralement bousculée. Il était à deux doigts de la bousculer." Elle évoque une autre femme qui se trouvait à ses côtés. L’extrait s’arrête sur ce moment de tension, mais suffit à alimenter le débat sur ce qui s’est joué exactement derrière le rideau.

D’après des personnes présentes citées par TMZ, l’incident a lieu quelques secondes après la fin de la diffusion télé. Teyana Taylor tente alors de remonter sur scène pour la traditionnelle photo du meilleur film avec l’équipe de One Battle After Another, aux côtés de Pam Abdi, dirigeante de Warner Bros. L’agent de sécurité leur barre la route, utilisant son corps comme barrière.

Ces témoins expliquent que l’homme aurait posé ses mains sur l’actrice pour la retenir et la repousser en direction de la salle, afin d’empêcher son retour sur scène. La situation se tend, l’agent continuant à contrôler l’accès tout en lui demandant, selon TMZ, de présenter des excuses. Pour Teyana Taylor, le problème semble alors devenir moins la consigne de sécurité que le contact physique subi.

Le palmarès complet des Oscars 2026

Meilleur film: Une bataille après l’autre

Meilleur réalisateur : Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre

Meilleur acteur : Michael B. Jordan, Sinners

Meilleure actrice : Jessie Buckley, Hamnet

Meilleur acteur dans un second rôle : Sean Penn, Une bataille après l’autre

Meilleure actrice dans un second rôle : Amy Madigan, Évanouis 

Meilleur film international : Valeur sentimentale de Joachim Trier (Norvège)

Meilleur film d’animation : K-Pop Demon Hunters de Maggie Kang, Chris Appelhans et Michelle L.M. Wong 

Meilleur documentaire : Mr. Nobody Against Putin : David Borenstein, Pavel Talankin, Helle Faber et Alžběta Karásková

Meilleur scénario original : Sinners, écrit par Ryan Coogler

Meilleur scénario adapté : Une bataille après l'autre, écrit par Paul Thomas Anderson 

Meilleur casting : Une bataille après l'autre : Cassandra Kulukundis

Meilleur montage : Une bataille après l'autre : Andy Jurgensen

Meilleure photographie : Sinners : Autumn Durald Arkapaw

Meilleure décors et direction artistique : Frankenstein : Tamara Deverell et Shane Vieau

Meilleurs costumes : Frankenstein : Kate Hawley

Meilleur maquillage et coiffure : Frankenstein : Mike Hill, Jordan Samuel et Cliona Furey

Meilleure chanson originale : "Dear Me," Diane Warren : Relentless

Meilleure musique originale : Sinners : Ludwig Göransson

Meilleur son : F1 : Al Nelson, Gwendolyn Yates Whittle, Gary Rizzo, Juan Peralta et Gareth John

Meilleurs effets visuels : Avatar : De feu et de cendres : Joe Letteri, Richard Baneham, Eric Saindon et Daniel Barrett

Meilleur court-métrage live-action : The Singers : Sam A. Davis et Jack Piatt  et Deux personnes échangeant de la salive : Alexandre Singh et Natalie Musteata

Meilleur court-métrage d’animation : The Girl Who Cried Pearls 

Meilleur court-métrage documentaire : All the Empty Rooms de Joshua Seftel et Conall Jones 

02 mars 2026

Les Ailes : ce film d'aventure épique était le premier à remporter l'Oscar des Meilleurs effets spéciaux

Le 15 mars prochain, la 98ème cérémonie des Oscars récompensera les meilleurs films de l'année 2025. Une bataille après l'autre, Sinners, Hamnet, Frankenstein, Marty Supreme... Quelle oeuvre repartira avec la statuette la plus précieuse, celle du meilleur film ?

Parmi toutes les catégories, il y en a une qui est aussi déterminante : les meilleurs effets visuels. Deux semaines avant la cérémonie, on se pose la question suivante : quel film a remporté la première statuette dorée dans cette section ?

C'est en 1929, lors de son dîner inaugural, que l'Académie des Oscars a récompensé les effets spéciaux au cinéma pour la première fois. Elle a remis une plaque pour les "meilleurs effets d’ingénierie" au film qui venait de recevoir le tout premier Oscar du meilleur film : Wings, un drame aérien se déroulant pendant la Première Guerre mondiale.

Ensuite, en 1933, le producteur David O. Selznick, directeur des studios RKO, a demandé à l'Académie de reconnaître le travail de l’animateur Willis O'Brien pour son oeuvre révolutionnaire sur le film King Kong. Cependant, à cette époque, l’Académie ne disposait d’aucune catégorie permettant de récompenser officiellement les prouesses visuelles du long-métrage.

Il faut attendre l'année 1939 pour que les Oscars décernent un trophée spécial pour les effets visuels. Il s'agit alors d'un Oscar d'honneur, la catégorie n'étant pas encore créée officiellement. Les Gars du large, mis en scène par Henry Hathaway, remporte cette récompense honorifique, combinant les effets visuels et les effets sonores.

Ce n'est qu'à partir de 1940, durant la 12ème cérémonie, que la catégorie meilleurs effets spéciaux est officialisée. Elle sera combinée aux effets sonores jusqu'en 1964, année où les sections seront scindées en deux. Le premier Oscar des effets visuels a donc été décerné au film d'aventure La Mousson, réalisé par Clarence Brown. L'oeuvre a notamment damé le pion à des monuments comme Le Magicien d'Oz ou Autant en emporte le vent.

Cette oeuvre a représenté un projet colossal pour la 20th Century Fox. Sur les 100 jours de tournage, presque la moitié a été consacrée à filmer la pluie et les inondations artificielles, nécessitant environ 125 millions de litres d’eau. La Mousson a donc amplement mérité son Oscar des meilleurs effets visuels, remis à Fred Sersen et E.H. Hansen.

Le récit nous emmène en Inde, où nous faisons la connaissance de Tom Ransome, haut fonctionnaire au train de vie luxueux. Il navigue entre conquêtes frivoles et les souvenirs de son ancienne épouse, Lady Edwina Esketh. Mais le destin frappe lorsqu’elle rencontre le jeune et brillant médecin indien, le major Rama Safti.

Immédiatement, son coeur bascule, emporté par une passion nouvelle et dévorante. Ranchipur, pourtant paisible, est bientôt plongée dans le chaos : tremblements de terre déchirants, inondations furieuses et une peste implacable s’abattent sur la ville.

Face à la souffrance, Lady Esketh renonce à son confort bourgeois et se jette dans le combat aux côtés des malades, main dans la main avec Rama Safti, qu’elle aime d’un amour absolu. Réalisé avec sensibilité par Clarence Brown, le film critique subtilement l'arrogance coloniale, tout en offrant l'une des scènes de catastrophe les plus impressionnantes de son époque. La Mousson est disponible en Blu-ray et DVD.

27 janvier 2026

Natalie Portman dénonce le manque de représentation féminine dans la catégorie meilleur réalisateur des Oscars

2026, l’année des femmes réalisatrices ? C’est pas gagné pour Natalie Portman, qui était de passage au festival du film de Sundance le 24 janvier pour assister à l’avant-première de The Gallerist. L’actrice a fait part à Variety de sa frustration face au manque de représentation féminine dans la catégorie du meilleur réalisateur aux Oscars. Celle qui assure que de nombreux films « parmi les meilleurs » qu’elle a vus cette année « ont été réalisés par des femmes », n’a pas retrouvé les noms des réalisatrices parmi les nominations à la prestigieuse cérémonie de l’Académie.

À ce titre, Sorry, Baby d’Eva Victor, Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou, Hedda de Nia DaCosta et Le Testament d’Ann Lee de Mona Fastvold auraient dû, selon l’actrice de 44 ans, être sélectionnés. « Ce sont des films extraordinaires que beaucoup de gens ont appréciés et aimés cette année, mais qui n’ont pas reçu les honneurs qu’ils méritent », a-t-elle estimé.

« On voit des barrières à tous les niveaux », a-t-elle ainsi déploré. « Même lorsque vous surmontez les obstacles liés au financement, ce qui est déjà difficile, il faut ensuite être sélectionné dans les festivals, ce qui est encore plus difficile. Chaque étape est plus difficile, puis vous êtes éliminé et c’est génial, mais ensuite, le film ne retient pas l’attention. Nous avons encore beaucoup de travail à faire », a-t-elle aussi fait remarquer, comme l’a repéré Page Six.

« Heureusement, nous travaillons ensemble avec beaucoup de joie et c’est un processus très spécial que de faire partie d’une communauté de femmes sur le plateau », a assuré celle qui partage l’affiche de The Gallerist, réalisé et coécrit par la réalisatrice Cathy Yan, avec Jenna Ortega, Catherine Zeta-Jones, Sterling K. Brown et Da’Vine Joy Randolph.

Chloé Zhao, qui a réalisé Hamnet, est en effet la seule femme en lice pour l’Oscar du meilleur réalisateur cette année, aux côtés de ses homologues masculins Josh Safdie pour Marty Supreme, Paul Thomas Anderson pour Une bataille après l’autre, Joachim Trier pour Sentimental Value et Ryan Coogler pour Sinners.

23 janvier 2026

Oscars 2026 : Timothée Chalamet réalise un record historique

"Dream big" - "Rêve en grand" en français. L'accroche de Marty Supreme, le nouveau film avec Timothée Chalamet, semble avoir inspiré l'acteur. Au point de la prendre au pied de la lettre. Après avoir remporté son premier Golden Globe le 11 janvier dernier, le comédien franco-américain a décroché une nomination aux Oscars - sa troisième à seulement 30 ans.

La star de Dune réalise ici un véritable record, comme le rappelle Variety : il est le plus jeune acteur de l'Histoire des Oscars à détenir trois nominations. Les deux premières étaient pour Call Me By Your Name en 2018 et Un Parfait inconnu en 2025.

En plus de cette nomination pour son jeu d'acteur, Timothée Chalamet est également nommé à l'Oscar du meilleur film en tant que coproducteur de Marty Supreme. Là encore, il est le plus jeune à recevoir une double nomination.

Ce record était autrefois détenu par Warren Beatty avec Bonny & Clyde en 1967. Warren Beatty avait également 30 ans mais était plus âgé de quelques mois seulement.

Au-delà de ce succès d'estime, Marty Supreme s'impose aussi comme un carton au box-office américain avec plus de 80 millions de dollars récoltés. Il s'agit du film le plus rentable de l'histoire de son distributeur A24.

Une nouvelle fois, Timothée Chalamet s'impose comme un nom qui compte à Hollywood. Alors que les stars de cinéma peinent à attirer le public grâce à leur nom, comme à une certaine époque, le jeune acteur fait figure d'exception parmi la nouvelle génération.

Après Marty Supreme - au cinéma le 18 février en France -, Timothée Chalamet est attendu dans le troisième volet de Dune, saga de Denis Villeneuve qui n'a fait qu'accentuer sa popularité auprès du public.

La 98e cérémonie des Oscars se déroulera dans la nuit du dimanche au lundi 16 mars prochain.

06 janvier 2026

Eddie Murphy dément cette rumeur au sujet des Oscars

Adaptation d'un spectacle musical de Broadway retraçant l'histoire du groupe The Supremes et de la compagnie de disque Motown Records, le biopic musical Dreamgirls, sorti en 2007, a connu une gestation compliquée. Un projet né en 1980 sous les auspices de Warner Bros., qui voulait engager Withney Houston. Le studio tenta de le relancer dix ans plus tard, sans succès; échaudé aussi par le gros échec du biopic musical Why Do Fools Fall in Love ? sorti en 1998.

La troisième tentative sera donc la bonne, sous les auspices de Bill Condon, à qui l'on doit le script de Chicago. Dreamgirls a reçu deux Oscars en 2007, celui du meilleur son et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Jennifer Hudson.

Il a été nommé dans plusieurs autres catégories : meilleur acteur dans un second rôle pour Eddie Murphy, meilleurs décors, meilleurs costumes, ainsi que deux nominations pour la meilleure chanson. Par ailleurs, le film a reçu le Golden Globe 2007 de la meilleure comédie, Eddie Murphy celui du meilleur acteur dans un second rôle, tout comme Jennifer Hudson qui a reçu l'équivalent féminin. En plus de son Golden Globe, cette dernière a également reçu le Bafta et le Screen Actor Guild dans la même catégorie.

Pour Murphy, qui récoltait avec ce film la première citation à l'Oscar de sa carrière déjà longue, c'était une résurrection artistique, après une série de gros échecs au box office, dont celui, absolument dévastateur, de Pluto Nash, en 2002, qui reste un des plus gros bides jamais encaissés au box office américain.

L'acteur sera finalement évincé de la récompense suprême par Alan Arkin pour le film Little Miss Sunshine. De là une croyance tenace dans les travées hollywoodiennes : déçu et vexé de ne pas avoir eu la statuette ce soir-là, Eddie Murphy avait quitté la cérémonie avant son terme.

Dix-neuf ans après (c'est dire s'il a pris son temps et que la caravane est déjà passée depuis un moment...), l'intéressé livre sa version des faits au micro du site Entertainment Weekly, alors qu'il assure la promotion de son documentaire Being Eddie, diffusé sur Netflix. Il ne voulait pas être pris en pitié toute la soirée.

"Ce qui s'est passé, c'est que j'étais aux Oscars, j'avais perdu, et puis les gens n'arrêtaient pas de venir vers moi et de me tapoter l'épaule. Clint Eastwood est venu me tapoter l'épaule. Et je me suis dit : "Oh non, non, je ne vais pas passer toute la soirée comme ça. Partons d'ici". Je ne suis pas parti en claquant la porte. Je me suis dit : "Je ne vais pas passer toute la soirée à jouer les gentils".

Et Murphy de raconter qu'il se doutait qu'Arkin, décédé en 2023, remporterait la statuette grâce à sa performance "hilarante".

"Jeff Katzenberg m'a invité à voir Little Miss Sunshine six mois avant sa sortie en salles, et j'ai littéralement regardé le film et j'ai regardé Alan — et je n'avais pas encore été nominé ni rien. Je me suis tourné vers Jeff après et je lui ai dit : "Cette performance-là est l'une de celles qui vont voler l'Oscar de quelqu'un". J'ai dit exactement ces mots. Je me suis dit : "Il pourrait voler l'Oscar de quelqu'un", puis il a volé le mien".

18 décembre 2025

Les Oscars passeront sur YouTube à partir de 2029, gratuitement

À partir de 2029, la cérémonie des Oscars sera diffusée en exclusivité sur YouTube. Elle quitte la télévision américaine traditionnelle qu'elle avait investi dès 1953 (sur NBC à l'époque).

L’Academy of Motion Picture Arts and Sciences et YouTube ont annoncé la signature d’un accord pluriannuel accordant à la plateforme les droits mondiaux exclusifs de la cérémonie jusqu’en 2033. Pendant cette période de quatre ans, les Oscars — tapis rouge, coulisses, Governors Ball inclus — seront diffusés en direct et gratuitement partout dans le monde, ainsi que pour les abonnés YouTube TV aux États-Unis.

Les architectes de cet accord espèrent toucher un public plus large et plus international, notamment grâce à des fonctionnalités comme les sous-titres et les pistes audio multilingues, pensées pour "l’audience mondiale en pleine croissance de l’Academy".

Parce que si le reste du monde se sent plus concerné par les Oscars (le cinéma européen ou asiatique y est bien mieux représenté dans toutes les catégories, à l'image de Parasite ou Anatomie d'une Chute ces dernières années), l'Amérique, elle, s'est peu à peu détournée des Oscars. L’audience de la cérémonie est passée d’environ 40 millions de téléspectateurs il y a une dizaine d’années à 19,69 millions pour la dernière édition. Hollywood peine à parler à ses compatriotes aujourd'hui, alors elle va tenter de s'adresser aux autres citoyens du monde.

Ce virage marque la fin d’un partenariat de plus de cinquante ans avec ABC, propriété du groupe Disney. La chaîne, détentrice des droits depuis 1976, continuera toutefois de diffuser la cérémonie jusqu’en 2028, concluant cette longue histoire avec la symbolique 100e édition. La diffusion en France devrait continuer à se faire sur Disney Plus (comme c'est le cas depuis l'an dernier) jusqu'à ce moment-là.

Dans un communiqué commun, le directeur général de l’Academy Bill Kramer et sa présidente Lynette Howell Taylor déclarent : "Nous sommes ravis de nouer un partenariat mondial et multiforme avec YouTube, futur foyer des Oscars et de nos programmes tout au long de l’année. Cette collaboration va tirer parti de l’immense portée de YouTube tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’engagement, dans le respect de notre héritage. Elle nous permettra de célébrer le cinéma, d’inspirer de nouvelles générations de cinéastes et d’offrir un accès inédit à l’histoire du cinéma à l’échelle mondiale."

En attendant, les Oscars 2026 seront diffusés le dimanche 15 mars et à nouveau présentés par Conan O'Brien, sur ABC aux USA et Disney + en France.

17 décembre 2025

La France toujours en lice dans la catégorie meilleur film international aux Oscars 2026

Quelles sont les chances françaises aux Oscars 2026 ? L'annonce des nominations aux Golden Globes a déjà donné quelques indices. On sait par exemple que le film d'animation Arco d'Ugo Bienvenu a de bonnes chances d'être nommé catégorie animation, ou encore que Nouvelle Vague de Richard Linklater, réalisé et produit en France, est aussi un long métrage ayant ses chances.

Mais une chose est sûre : la France a déjà un sérieux candidat pour concourir dans la catégorie meilleur film international lors de la cérémonie des Oscars le 15 mars 2026 ?

Un simple accident de Jafar Panahi vient de franchir une nouvelle étape. Après avoir été choisi le 17 septembre dernier comme candidat officiel pour représenter la France, le long métrage de Jafar Panahi fait désormais partie des 15 finalistes.

Pour rappel, il n'en restera plus que 5 au moment des nominations des Oscars qui seront annoncées le 22 janvier 2026.

Un simple accident de Jafar Panahi est produit par Les Films Pelléas (déjà coproducteur de Anatomie d'une chute de Justine Triet) et distribué par Mémento. Il a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes en mai dernier.

Ce n'est pas la première fois qu'un cinéaste étranger est choisi pour représenter la France. La dernière fois remonte à 2023 avec Trần Anh Hùng, pour La Passion de Dodin Bouffant, qui était tourné en langue française. Rappelons que Filippo Meneghetti (pour Deux en 2021) ou encore Paul Verhoeven (pour Elle en 2017) se trouvaient également dans ce cas de figure (nationalité du réalisateur étrangère, mais film en langue française)

A quand remonte le dernier film en langue étrangère préselectionné pour représenter la France ? C'était l'année dernière avec Emilia Pérez, tourné en espagnol, et réalisé par le Français Jacques Audiard. Auparavant, en 2016, le film Mustang de la cinéaste franco-turque Deniz Gamze Ergüven avait été préselectionné. Comme Emilia Pérez, le film avait bien été nommé ensuite pour concourir à la cérémonie (mais sans rapporter la statuette).

"Après avoir remporté la Palme d’or à Cannes, Un simple accident s’envole maintenant pour les Oscars. Ce drame iranien, signé de l’immense cinéaste Jafar Panahi et réalisé avec le soutien déterminant de la France et notamment du CNC, à travers l’aide aux cinémas du monde, est la preuve que notre pays, 130 ans après avoir inventé le cinéma, est le cœur battant des coproductions internationales et une terre d'accueil pour les créateurs du monde entier, notamment ceux qui sont empêchés de travailler dans leur propre pays. Je lui souhaite de remporter la prestigieuse statuette", a déclaré Gaëtan Bruel, Président du CNC.

Le dernier film français à avoir remporté l'Oscar du meilleur film étranger est Indochine de Régis Wargnier en 1993. Au total, la France a remporté l'Oscar du meilleur film étranger à 9 reprises en 97 cérémonies.

Un simple accident a été retenu au sein d'une liste de 15 films que voici :

  • Argentine : Belén de Dolores Fonzi (sorti directement sur Prime Vidéo en France)
  • Brésil : L'Agent Secret de Kleber Mendonça Filho (actuellement en salles)
  • France : Un simple accident de Jafar Pahani (sorti le 1er octobre 2025 au cinéma)
  • Allemagne : Les Échos du passé de Mascha Schilinski (sortie le 7 janvier 2026 au cinéma en France)
  • Inde : Une jeunesse indienne - Homebound de Neeraj Ghaywan (sortie le 25 mars 2026 au cinéma en France)
  • Irak : Le Gâteau du Président de Hasan Hadi (sortie le 4 février 2026 au cinéma en France)
  • Japon : Le Maître du Kabuki de Sang-il Lee (sortie le 24 décembre 2025 au cinéma en France)
  • Jordanie : Ce qu'il reste de nous de Cherien Dabis (sortie le 11 mars 2026 au cinéma en France)
  • Norvège : Valeur sentimentale de Joachim Trier (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Palestine : Palestine 36 d'Annemarie Jacir (sortie le 14 janvier 2026 au cinéma en France)
  • Corée du Sud : Aucun autre choix de Park Chan-Wook (sortie le 11 février 2026 au cinéma en France)
  • Espagne : Sirât d'Oliver Laxe (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Suisse : En première ligne de Petra Biondina Volpe (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Taiwan : Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou (sorti courant 2025 au cinéma en France)
  • Tunisie : La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania (actuellement au cinéma)

C'est la première fois qu'un film irakien est retenu pour concourir aux Oscars.

Rappelons qu'il s'agit ici d'une présélection. Il faut désormais attendre le 22 janvier 2026 pour savoir si le film sera officiellement nommé. La 98e cérémonie des Oscars se tiendra le 15 mars 2026. 

22 novembre 2025

Hurricane Carter : il y a 25 ans, Denzel Washington a rejeté l'Académie des Oscars après sa défaite

Il fut un temps où Denzel Washington participait activement à la vie de l’Académie des Oscars. Mais au tournant des années 2000, une expérience amère lui a fait prendre ses distances, au point de ne plus vouloir voter pour ses pairs.

À l’époque, l’acteur est déjà auréolé d’un Oscar du Meilleur second rôle pour Glory (1990). En 2000, il revient dans la course, cette fois dans la catégorie reine : le Meilleur acteur. Son interprétation du boxeur Rubin “Hurricane” Carter, accusé à tort d’un triple meurtre dans le biopic Hurricane Carter, l’oppose alors à Richard Farnsworth, Russell Crowe, Sean Penn et Kevin Spacey, favori pour American Beauty.

Lorsque le nom de Kevin Spacey est finalement annoncé, Denzel Washington vit la scène comme une humiliation silencieuse. Il raconte en 2024, dans les pages de Variety, que ce moment l’a marqué bien au-delà de la simple déception d’un prix perdu. Il se souvient s’être retourné dans la salle et avoir eu l’impression que tous les regards convergeaient vers lui – même s’il reconnaît avec le recul que ce sentiment était sans doute amplifié par l’émotion du moment.

Voici ses propos : “Aux Oscars, ils ont appelé Kevin Spacey pour American Beauty. J’ai le souvenir de me retourner et de le regarder, et personne ne se levait excepté les gens autour de lui. Tout le monde me regardait. Peut-être n’était-ce pas le cas, peut-être que c’est la façon dont je l’ai perçu. Peut-être que j’ai imaginé que tous les regards étaient sur moi, car pourquoi tout le monde me regarderait ? À y repenser, je ne pense pas que c’était le cas.”

Cette frustration se transforme alors en lassitude, puis en rejet de la cérémonie. Pendant plusieurs années, c’est sa femme, Pauletta, qui continue à regarder les films en lice. Lui, au contraire, s’en détourne complètement : “J’ai traversé une période où [ma femme] Pauletta regardait tous les films à Oscars – je lui ai dit que je m’en fichais. Eh : ‘Ils m’ignorent ? Je les ignore.’ Vous votez. Vous les regardez. Je ne regarde pas ça. J’ai abandonné. Je suis devenu amer.”

Il avoue même être rentré chez lui ce soir-là en cherchant du réconfort dans l’alcool, tout en refusant l’idée qu’il en voulait à Spacey personnellement : “Cette nuit-là, je suis certain que je suis rentré chez moi et que j’ai bu. Je ne veux pas donner l’impression que j’étais en mode : ‘Il a gagné mon Oscar’, ou quelque chose du genre. Ce n’était pas ça.”

Sans s’attarder sur la victoire de Kevin Spacey – dont le nom sera plus tard éclaboussé par plusieurs accusations d’agressions sexuelles, soldées par deux acquittements à New York et Londres – Denzel Washington préfère, dit-il, “laisser cela entre Spacey et Dieu”.

“Vous savez, on parlait en ville de ce qui se passait de ce côté de la rue, et c’est entre Dieu et [Kevin Spacey]. Je n’ai rien à voir avec ça. Je prie pour lui. C’est entre lui et son créateur.”

Ironie du sort : deux ans après cette fameuse défaite, Denzel Washington remportera finalement son deuxième Oscar, cette fois pour son rôle dans Training Day, et se rendra bien sur scène pour le récupérer. Et malgré sa relation compliquée avec l’Académie, celle-ci lui accordera encore plusieurs nominations au cours de la décennie suivante, notamment pour Flight, Fences, L’Affaire Roman J. et The Tragedy of Macbeth.

08 octobre 2025

Un simple accident, de Jafar Panahi : pourquoi le film iranien représente la France aux Oscars ?

Onzième film de Jafar Panahi, Un Simple accident a remporté la Palme d'or au 78e Festival de Cannes, prix remis par la présidente Juliette Binoche, et a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars. Il ne s'agit pas d'une nomination officielle, seulement d'une sélection. La décision finale sera connue le 22 janvier 2026.

Seulement, bon nombre de spectateurs s'interrogent sur cette décision. Pourquoi le film, écrit et réalisé par un Iranien et tourné dans les rues de Téhéran, ne représente pas son pays d'origine ?

La réponse est simple : en Iran, un film qui outrepasse la censure du régime iranien devient un film hors-la-loi. C'est le cas des œuvres de Jafar Panahi, dont Un Simple accident, qui a dû tourner son long métrage de façon clandestine à Téhéran.

"Pour envoyer son film aux Oscars, il faut que celui-ci sorte en salle dans son pays d’origine. Or, ce n’est pas possible pour moi, explique Jafar Panahi à AlloCiné. Il faudrait adhérer aux conditions de l'État, donc à la censure. Je n'ai jamais fait cela. Malheureusement, nous sommes dépendants de ces règles-là."

Il poursuit : "C'est pour cela qu'il faut trouver une solution. Même si je comprends les Oscars. Il y a beaucoup de prix et la partie internationale reste petite. Peut-être qu'ils ne voient vraiment pas l'utilité de penser à cette partie de leur sélection mais en même temps, il faudrait quand même trouver une solution pour tous ces pays en difficulté."

D'autres pays sont confrontés à ce problème, comme la Russie ou la Chine et les cinéastes de ces nationalités doivent, à leur tour, trouver des solutions.

Pour exister, Un Simple accident a trouvé de l'aide en France, grâce au CNC [Centre national du cinéma et de l'image animée, ndlr], au distributeur Memento ou mk2. "Ce film montre que le cinéma ne connaît pas de frontières et que l’on peut faire tomber les murs qui se dressent entre nous", conclut Jafar Panahi.

Un Simple accident, actuellement au cinéma

06 octobre 2025

Jennifer Lopez assure qu’elle ne pense plus aux Oscars

Jennifer Lopez a tiré les leçons du passé. Alors que son premier rôle dans une comédie musicale Kiss of the Spider Woman suscite déjà des spéculations sur une possible nomination aux Oscars, l’actrice de 56 ans affiche une distance surprenante. Interrogée sur le plateau de l’émission de CBS Sunday Morning sur ses attentes concernant les récompenses, la star a répondu en riant : « Je n’en ai pas… j’ai retenu la leçon de la dernière fois. »

« La joie, pour moi, c’est de faire le travail. Chaque moment », a-t-elle développé. « C’est formidable d’être au centre des conversations, de savoir que tu fais un travail que les gens reconnaissent et qu’ils aiment. Ça me suffit. »

Une approche zen qui contraste avec l’ambition débordante qu’elle affichait il n’y a pas si longtemps.

Pour autant, Jennifer Lopez ne ferme pas complètement la porte à d’hypothétiques honneurs hollywoodiens. « Ce n’est pas qu’on n’en veut pas ou qu’on n’a pas envie de monter sur scène pour dire merci. Bien sûr, on veut tous ça », a-t-elle nuancé. « Mais je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin comme je le pensais quand j’étais plus jeune. »

Et Jennifer Lopez de conclure avec humour : « Ce n’est pas que ça ne me ferait pas plaisir… Je voulais juste préciser ! Je serais très reconnaissante aussi. »

18 août 2025

Denzel Washington, les Oscars il s’en fiche !

Neuf nominations, deux victoires (meilleur second rôle pour Glory, meilleur acteur pour Training Day)… et pourtant, Denzel Washington n’accorde aucune importance aux Oscars.

En pleine promo de Highest 2 Lowest, ses retrouvailles avec Spike Lee, l’acteur a confié à l’émission Jake’s Takes qu'il se foutait complètement d'être nommé pour son rôle dans le film :

"Je ne fais pas ça pour les Oscars. Je m’en fiche de ce genre de choses. Je suis dans cette industrie depuis longtemps, et il y a eu des fois où j’ai gagné alors que je n’aurais pas dû, et d’autres où j’aurais dû gagner et je n’ai pas gagné. L’homme donne les récompenses. Dieu donne la vraie récompense."

Une philosophie qu’il assume depuis des années. D'ailleurs, Denzel Washington va plus loin dans ses aveux :

"Je ne suis pas très intéressé par les Oscars. Les gens me demandent : ‘Où est-ce que tu gardes tes statuettes ?’ Eh bien, juste l'une à côté de l’autre. Je ne me vante pas ! Je dis juste ce que je ressens. Le jour de ma mort, ces Oscars ne me serviront à rien."

Plus tôt cette année, Hollywood s’était ému de son absence dans la liste des nommés pour le second rôle de Gladiator II. Lui n’y a vu aucun drame, lâchant au New York Times, non sans ironie : "Vous plaisantez ? Ooooh. Je suis tellement contrarié. Je suis heureux pour ceux qui ont été nommés, et je suis heureux de ce que je fais."

18 juin 2025

Tom Cruise va recevoir un Oscar et c'est le premier de toute sa carrière !

L'Oscar n'est pas indispensable dans la carrière d'un acteur ou d'une actrice. Beaucoup de grands noms du cinéma n'ont jamais reçu la statuette tant désirée. Mais lorsque des figures populaires sont enfin reconnues, cela sonne comme une évidence. C'est le cas pour Tom Cruise.

Le 16 novembre prochain, à l'occasion des Governors Awards, la star américaine recevra un Oscar d'honneur pour son "engagement incroyable envers la communauté cinématographique, la salle de cinéma et la communauté des cascadeurs", précise le communiqué de presse des Oscars.

La cérémonie des Governors Awards se tient quelques mois avant la cérémonie officielle des Oscars et a pour objectif de rendre hommage à des personnalités importantes de l'industrie. Aux côtés de Tom Cruise, la chanteuse de country Dolly Parton, la chorégraphe et actrice Debbie Allen et le chef décorateur Wynn Thomas seront aussi récompensés.

L'honneur rendu à Tom Cruise intervient après plusieurs projets importants pour l'acteur, dont la suite de Top Gun, qui a permis de dynamiser l'économie hollywoodienne en 2022 après la pandémie. L'acteur a également toujours fait en sorte de promouvoir l'expérience de la salle, n'hésitant pas à mettre en avant des films dans lesquels il n'apparaissait pas, comme Barbie ou encore Oppenheimer.

Si ses qualités de jeu sont réelles - Tom Cruise a prouvé à plusieurs reprises qu'il était un bon acteur -, c'est surtout son pouvoir d'attraction et son influence sur l'industrie du cinéma qui sont ici saluées.

Prochainement, la star jouera sous la direction d'Alejandro Gonzalez Iñarritu (The Revenant, Birdman). Il incarnera l'homme le plus puissant du monde qui, dans une mission effrénée, va devoir prouver qu'il est bien le sauveur de l'humanité.

Au casting, on retrouvera Jesse Plemons, John Goodman, Sandra Hüller (Anatomie d'une chute), Michael Stuhlbarg et Sophie Wilde (La Main). Sortie prévue le 30 septembre 2026.

17 juin 2025

La Victoire en chantant : il y a 49 ans, Jean-Jacques Annaud a connu un échec retentissant mais a remporté un Oscar

Quand Jean-Jacques Annaud raconte ses débuts au cinéma, on découvre des anecdotes aussi passionnantes qu’authentiques. Son tout premier long métrage, La Victoire en chantant, en est un exemple frappant. Malgré son Oscar en 1977, Annaud confie n’avoir jamais réellement profité de cette récompense.

Écouter des cinéastes célèbres revenir sur leur parcours est toujours fascinant, surtout quand ils ne cherchent pas à enjoliver la réalité. Jean-Jacques Annaud est l’un de ces rares réalisateurs qui s’ouvrent sans détour, que ce soit lors de masterclass comme celle qu’il a donnée à Lyon en 2023 ou dans de longs entretiens, à l’image de celui qu’il a accordé au magazine Les Années Laser en mai 2024.

En 1976, Jean-Jacques Annaud sortait son premier film, La Victoire en chantant. L’idée lui était venue d’un récit historique sur le Cameroun, écrit par un ecclésiastique, comme il l’a expliqué.

“J’en ai puisé l’idée dans une Histoire du Cameroun écrite par un ecclésiastique, qui racontait comment un général allemand avait résisté dans un petit village au nord du pays aux assauts des Français et des Anglais durant la Première Guerre mondiale.”

Mais la production ne fut pas simple : le montage financier s’est avéré compliqué, “notamment en France où Claude Berri m’avait affirmé, je le cite, ‘que les films de nè****, ça n’intéresse personne’.”

Finalement, le tournage a eu lieu en Côte d’Ivoire, avec une équipe en grande partie locale.

Le choc fut total quand le film remporta l’Oscar du Meilleur film étranger en 1977. Un triomphe qui venait atténuer l’échec cinglant rencontré en salles françaises, où moins de 175 000 spectateurs étaient venus voir le film. Lors de sa masterclass à Lyon, Annaud avait même lâché : “Mon film a été un bide monstrueux en France, à la grande jouissance de mes confrères”, soulignant l’absence de soutien de ses pairs dans le milieu.

Quant à la célèbre statuette, Jean-Jacques Annaud avoue ne jamais l’avoir vue de près. Le jour où le film a gagné, il était à Paris, pas à Los Angeles. Son coproducteur suisse, Arthur Cohn, avait en effet laissé croire aux Américains qu’Annaud était noir, pensant que cela pourrait aider le film. Une idée assez incroyable, quand on y pense.

“Quand il a remporté l’Oscar, j’étais chez moi, à Paris et non à Los Angeles, car mon coproducteur suisse, Arthur Cohn, avait entretenu auprès des américains l’idée que j’étais noir, et que ça aurait selon lui nui au film s’ils avaient su que j’étais blanc.”

En quelques heures, pourtant, le statut du réalisateur a complètement basculé : “Toujours est-il que je suis devenu en quelques heures un type formidable doublé d’un cinéaste génial, y compris aux yeux de Claude Berri et de mon épouse qui était en train de me quitter de façon tout sauf amiable. La veille, elle me balançait : ‘Tu t’es bien planté mon pote !’ parce que le film ne marchait pas bien en salles.”

Pour finir, il a conclu avec une pointe d’humour amer : “Quant à l’Oscar, je ne l’ai jamais vu. Il doit être sur le bureau d’Arthur Cohn.”

Porté par des acteurs remarquables comme Jean Carmet, Jacques Dufilho et Catherine Rouvel, La Victoire en chantant – aussi connu sous le titre Noirs et Blancs en couleurs – est une satire féroce de la colonisation française. Le scénario a été co-écrit avec Georges Conchon, célèbre auteur et prix Goncourt, qui avait lui-même vu son roman adapté au cinéma quelques années plus tard.

14 juin 2025

George Clooney a fait une énorme farce à Richard Kind impliquant son Oscar

George Clooney est décidément un farceur invétéré ! La star hollywoodienne a joué un sacré tour à son vieil ami Richard Kind, comme l’a raconté ce dernier dans le podcast Still Here Hollywood de Steve Kmetko. L’anecdote remonte à plusieurs années, quand Richard Kind séjournait chez George Clooney avant que celui-ci n’épouse Amal et ait des enfants.

« Une nuit, il y a des années, je devais aller à Vegas pour de la promotion », a expliqué Richard Kind dans le podcast. « Il y avait une voiture qui venait me chercher, et j’avais l’habitude de rester chez George. »

Alors qu’il attendait son transport au pied de l’escalier avec sa valise, bavardant tranquillement avec son hôte, Richard Kind est remonté chercher quelque chose qu’il avait oublié. C’est à ce moment-là que George Clooney en a profité pour agir.

Arrivé à l’aéroport de Burbank, Richard Kind a eu la surprise de sa vie au contrôle de sécurité. « Je passe la ligne de la TSA, et ils me tirent sur le côté en me disant : "Monsieur, pourriez-vous venir ici, s’il vous plaît ?" »

Quand l’agent a ouvert son bagage, il a découvert un Oscar et un SAG Award au nom de George Clooney ! L’acteur a dû « trimballer » les prestigieuses récompenses de son comparse tout le week-end à Vegas, précisant que « le SAG Award est très lourd, environ cinq kilos ». Une farce typique de George Clooney, connu pour ses blagues élaborées envers ses amis proches.

22 avril 2025

Oscars : l'Académie annonce une nouvelle règle pour pouvoir voter

L’Académie des Oscars amorce un tournant décisif dans son processus de sélection. Pour sa 98e cérémonie, prévue le 15 mars 2026, de nouvelles règles viennent d’être annoncées, une manière de souligner la volonté de renforcer la légitimité des votes et de s’adapter aux évolutions technologiques du secteur. Jusqu’à présent, les membres votants de l’Académie devaient simplement déclarer sur l’honneur avoir vu les films nommés dans une catégorie pour pouvoir voter. Une pratique régulièrement remise en question, certains votants admettant avoir fait leur choix en fonction de la réputation des films, sans les avoir regardés…

Ce laxisme appartiendra bientôt au passé. En effet, les membres devront désormais impérativement avoir vu tous les films nommés dans une catégorie s’ils souhaitent voter pour celle-ci. "Les membres de l'Académie doivent désormais visionner tous les films nommés dans chaque catégorie pour pouvoir voter lors du tour final des Oscars", précise le communiqué officiel. Un changement qui devrait bousculer les habitudes, notamment pour des catégories techniques ou moins médiatisées. Pour l’Oscar du meilleur film, qui comprend dix nominations, ce renforcement des critères pourrait également modifier l’impact des campagnes de promotion.

Mais comment savoir si cette règle est bien respectée ? Selon The Hollywood Reporter, les membres utilisant la plateforme de streaming interne de l’Académie seront automatiquement suivis. Pour les visionnages hors ligne (projections, festivals, ou séances privées), les votants devront remplir un formulaire spécifiant où et quand ils ont vu le film, a détaillé le média américain. Outre les conditions de vote, l’Académie s’est aussi penchée sur un autre sujet brûlant, à savoir celui de l’intelligence artificielle. Après les controverses entourant les films The Brutalist et Emilia Pérez aux Oscars 2025, l'institution a jugé qu'une clarification devenait nécessaire.

Le nouveau règlement ne bannit pas l’usage de l’IA dans le processus créatif. Au contraire, il reconnaît cette technologie comme un outil parmi d'autres, à condition que l’essence de la création reste humaine. "En ce qui concerne l'intelligence artificielle générative et les autres outils numériques utilisés dans la réalisation du film, ces outils n'aident ni ne nuisent aux chances d'obtenir une nomination", a-t-on pu lire. Et l'institution d'ajouter: "L'Académie et chaque branche jugeront la performance en tenant compte de la place occupée par l'humain au cœur de la création lors du choix du film à récompenser".