Affichage des articles dont le libellé est Oscars. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Oscars. Afficher tous les articles

11 juin 2026

Jamais récompensés par les Oscars, Glenn Close et Ridley Scott vont finalement recevoir un prix d'honneur

Chaque année, l'Académie des Oscars organise les Governors Awards, une cérémonie qui met à l'honneur des personnalités marquantes de l'industrie du cinéma international. En 2025, Tom Cruise recevait un Oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière. Pour cette nouvelle édition, attendue pour le 15 novembre prochain, l'Académie récompense, entre autres, deux figures qui n'ont encore jamais reçu d'Oscar pour le travail.

La première n'est autre que l'actrice Glenn Close. Depuis plus de 40 ans, la star américaine a marqué le monde entier grâce à ses rôles intenses. Au cours de sa carrière, elle fut nommée à huit reprises. Parmi ses interprétations les plus marquantes, on pense bien sûr à celles dans Liaison Fatale d'Adrian Lyne, Les Liaisons Dangereuses de Stephen Fears ou encore Les 101 Dalmatiens de Stephen Herek.

Autre grand nom récompensé : Ridley Scott. Le cinéaste a considérablement marqué le cinéma international grâce à de nombreux films majeurs tels que Alien, le huitième passager, Blade Runner, Thelma & Louise et Gladiator, pour ne citer qu'eux. Il a été nommé à trois reprises à l'Oscar du meilleur réalisateur - pour Thelma & Louise, Gladiator et La Chute du faucon noir.

L'artiste Floyd Norman, figure de l'animation, ayant collaboré sur de nombreux films Disney comme La Belle au bois dormant, Le Bossu de Notre-Dame et Toy Story 2, recevra également un Oscar d'honneur. Les productrices Christine Vachon et Pamela Koffler, célèbres pour leur travail dans le cinéma indépendant, recevront quant à elles le prix Irving G. Thalberg Memorial.

La 17e cérémonie des Governors Awards se déroulera le 15 novembre prochain

07 juin 2026

Agnès Jaoui se souvient de sa présence aux Oscars il y a 26 ans

Récompensée à de nombreuses reprises tout au long de sa carrière, Agnès Jaoui entretient un lien privilégié avec les César. Avec 11 nominations, 7 trophées et un César d’honneur reçu en 2024, son parcours dans le cinéma français est largement salué. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, une expérience prestigieuse lui a laissé un souvenir bien moins enthousiaste.

En 2000, Agnès Jaoui signe Le Goût des autres, une comédie dramatique portée notamment par Jean-Pierre Bacri, Alain Chabat, Gérard Lanvin et elle-même. Le film rencontre un immense succès en France, réunissant près de quatre millions de spectateurs et séduisant largement la critique.

Comme le rappelle Le Dauphiné Libéré, cette réussite se traduit par quatre César remportés, dont celui du meilleur film. Le long-métrage décroche également une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger, offrant à sa réalisatrice l’opportunité de participer à la prestigieuse cérémonie organisée à Los Angeles en 2001.

Invitée de Télématin le 26 mai dernier pour présenter son nouveau film L’Objet du délit (via Le Dauphiné Libéré), Agnès Jaoui a été confrontée à des images de cette époque. Sur le tapis rouge hollywoodien, elle y déclarait sans détour : “C’est tout ce que je déteste !”

Questionnée sur cette phrase, elle a confirmé que son ressenti n’avait pas changé avec les années. “Ils n’en avaient rien à foutre de moi, et ce n’était pas très agréable”, explique-t-elle aujourd’hui.

Selon elle, l’intérêt que lui portaient certains interlocuteurs était surtout lié à une éventuelle carrière américaine. “Et puis ils voulaient juste que je travaille aux États-Unis. Mais s’ouvrir sur le monde étranger et regarder de la culture étrangère, c’est quand même beaucoup”, ajoute-t-elle, critiquant au passage ce qu’elle considère comme un manque de curiosité envers les cultures venues d’ailleurs.

Malgré cette déception, la réalisatrice reconnaît le caractère exceptionnel de l’événement. “C’était quand même une expérience complètement unique”, admet-elle. Avant d’ajouter : “C’était fascinant, rigolo et tout, mais du point de vue de la nourriture personnelle…”

Par cette formule, Agnès Jaoui évoque l’absence de véritable enrichissement intellectuel qu’elle a retiré de la soirée. Avec humour, elle préfère finalement retenir un détail plus léger : “J’ai eu une belle tenue.”

Cette année-là, la concurrence était particulièrement relevée. Dans la catégorie du meilleur film étranger, c’est finalement Tigre et dragon d’Ang Lee qui s’impose. Grand favori de la cérémonie et véritable phénomène international, le film taïwanais repart avec l’Oscar, laissant Le Goût des autres au pied du podium.

Pour les nostalgiques, Le Goût des autres est aujourd’hui à revoir sur Paramount+ ainsi que MUBI.

06 juin 2026

Scarlett Johansson critique les Oscars pour cet énorme oubli il y a 5 ans

Après avoir retrouvé l’univers des blockbusters avec Jurassic World : Renaissance et avoir présenté son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Scarlett Johansson est revenue sur un sujet qui continue manifestement de la frustrer : le traitement réservé à Avengers: Endgame par l’Académie des Oscars.

Dans un entretien accordé à Vanity Fair en 2025, l’actrice a exprimé son incompréhension face au manque de reconnaissance accordé au film Marvel lors de la saison des récompenses. Malgré son immense succès critique et commercial, Endgame n’avait obtenu qu’une seule nomination, celle des meilleurs effets visuels.

Pour Johansson, cette situation demeure difficile à expliquer : “Comment ce film a-t-il pu ne pas être nominé aux Oscars ?”

L’actrice estime que l’exploit réalisé par le film aurait mérité une place dans les catégories majeures, notamment celle du meilleur film.

“C’était un film impossible, qui n’aurait pas dû fonctionner, qui fonctionne vraiment bien en tant que film – et c’est aussi l’un des films les plus réussis de tous les temps.”

À ce jour, Black Panther reste l’unique production Marvel à avoir décroché une nomination dans la prestigieuse catégorie du meilleur film.

Avengers: Endgame occupe une place particulière dans la carrière de Scarlett Johansson. Le film marquait la fin du parcours de Natasha Romanoff, alias Black Widow, personnage qu’elle interprétait depuis son apparition dans Iron Man 2 en 2010.

Même si elle a ensuite retrouvé le rôle dans le film solo Black Widow, sorti en pleine pandémie, la comédienne ne semble pas envisager un retour dans l’univers Marvel.

Interrogée sur une éventuelle réapparition du personnage, elle a réaffirmé sa position : “J’aurais beaucoup de mal à comprendre en quoi un retour serait pertinent pour moi, pour le personnage que j’incarne.”

Johansson reconnaît toutefois conserver un attachement fort à ses anciens partenaires de jeu : “Mes amis me manquent et j’aimerais vraiment être avec eux pour toujours, mais ce qui est bien avec ce personnage, c’est que son histoire est complète. Je ne veux pas perturber ça. Pour les fans aussi, c’est important pour eux.”

Bien qu’elle ait participé à la cérémonie des Oscars peu avant ses propos l’an dernier aux côtés de June Squibb, vedette de son film Eleanor The Great, Scarlett Johansson ne s’est pas privée de critiquer l’événement.

La longueur de la cérémonie figure notamment parmi ses principaux reproches : “Pourquoi était-ce si long ?”

Plus largement, elle estime que le problème touche aujourd’hui une partie de l’industrie du cinéma : “Les films sont si longs maintenant – ils sont trop longs, vous ne trouvez pas ? On dirait une corvée.”

Au cours de l’interview, Vanity Fair a évoqué l’hommage consacré à James Bond lors de la cérémonie de 2025, un segment qui avait suscité de nombreuses réactions parmi les téléspectateurs.

Sans détour, Johansson a laissé entendre qu’elle n’avait pas été séduite par cette séquence : “Sans commentaire. On aurait dit un placement publicitaire. C’était bizarre. Les gens se demandaient : ‘C’était quoi ce bordel ?’”

L’hommage en question réunissait notamment les chanteuses RAYE, Lisa et Doja Cat pour plusieurs performances musicales, tandis que Margaret Qualley participait à un numéro chorégraphié. La séquence avait largement divisé le public, poussant même RAYE à répondre aux critiques en déclarant : “J’ai fait de mon mieux.”

Après avoir présenté Eleanor The Great dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2025, Scarlett Johansson est revenue devant la caméra dans Jurassic World : Renaissance de Gareth Edwards, quelques mois plus tard, en juillet 2025, aux côtés de Jonathan Bailey et Mahershala Ali. Le blockbuster est aujourd’hui à revoir sur MyCanal.

Concernant Eleanor The Great, porté notamment par June Squibb et Chiwetel Ejiofor, le film est sorti en novembre 2025 et est disponible en VOD.

Scarlett Johansson sera prochainement à retrouver dans L’Exorciste de Mike Flanagan (The Haunting of Hill House), attendu au cinéma en 2027, ainsi que dans The Batman II de Matt Reeves, tout comme son ancien partenaire de Marvel, Sebastian Stan.

04 mai 2026

Oscars 2027 : gros changements à venir pour les films et les acteurs

Et l'Oscar 2027 du Meilleur Film est remis à... S'il faudra attendre dix mois avant de découvrir les résultats, qui seront annoncés le 14 mars prochain, la 99ème édition se dessine dès maintenant. Face aux nombreuses mutations de l'industrie cinématographique, l'Académie a en effet publié une longue liste de nouvelles règles, qui concernent aussi bien des questions d'éligibilité que de nominations multiples, et statuent sur la place de l'intelligence artificielle dans la création.

En attendant de savoir qui succèdera à Une bataille après l'autre, grand vainqueur de l'édition 2026 avec six récompenses dont celle du Meilleur Film, découvrez les changements annoncés par l'Académie.

Jusqu'ici, un acteur ou une actrice pouvait récolter plusieurs nominations, mais dans des catégories différentes, comme Scarlett Johansson en 2020 (grâce à Marriage Story et Jojo Rabbit), Cate Blanchett en 2008 (pour Elizabeth - L'Âge d'Or et I'm Not There) ou Al Pacino en 1993 (Le Temps d'un week-end et Glengarry). Mais dès l'année prochaine, un(e) interprète pourra obtenir deux citations dans la même section, si et seulement si son nom ressort à plusieurs reprises parmi les cinq performances ayant reçu le plus de votes. Comme partout ailleurs en somme.

L'Académie précise, en outre, que "seuls les rôles officiellement crédités dans le film et manifestement joués par des humains, avec leur consentement, seront considérés comme éligibles", ce qui exclut d'emblée des prestations comme celle, posthume, de Val Kilmer, recréé grâce à une intelligence artificielle dans un opus à venir. Et nous conduit vers le point suivant.

En 2025, The Brutalist a sans doute fait les frais de la polémique liée à l'utilisation de l'intelligence artificielle, en post-production, pour bonifier les accents hongrois d'Adrien Brody et Felicity Jones. Depuis, les choses avancent très rapidement avec cette technologie, qui permet aussi bien de ressusciter Val Kilmer que de réduire les effectifs des personnes impliquées dans les effets spéciaux chez Marvel. D'où la nécessité pour l'Académie d'instaurer des règles strictes, quitte à ce que celles-ci changent d'une année sur l'autre, pour s'adapter.

Ainsi, dans les deux catégories d'écriture, "les scénarios devront être d’origine humaine pour être éligibles", en sachant que l'Académie se réserve le droit, en cas d'usage avéré de l'Intelligence Artificielle Générative dans une section où elle est acceptée, "de demander plus d’informations sur la nature de son utilisation, et la part humaine de sa paternité."

Parmi les grandes nouveautés de cette 99ème édition, l'une des plus importantes concerne la catégorie du Meilleur Film en Langue Etrangère. Jusqu'ici, chaque pays soumettait son candidat (Un simple accident de Jafar Panahi pour la France en 2026), et cinq d'entre eux faisaient partie de la sélection finale. Cela ne changera pas en 2027, mais il y aura d'autres façons d'être éligibles pour un long métrage qui ne sera pas en anglais : avoir remporté le prix majeur d'un festival de la liste établie par l'Académie.

Les grands gagnants des festivals de Berlin, Busan, Cannes, Sundance (le World Cinema Grand Jury Prize plus précisément), Toronto (le Platform Award) et Venise pourront donc prétendre à une place parmi les finalistes de l'Oscar du Meilleur Film en Langue Etrangère, à l'image de Yellow Letters, lauréat de l'Ours d'Or en Allemagne en février dernier. Et cela aurait pu permettre à Anatomie d'une chute d'en prendre part à la lutte, alors que La Passion de Dodin Bouffant lui avait été préféré avant qu'il n'ait une seconde chance grâce à son distributeur américain.

Autre nouveauté, un peu plus secondaire : c'est le film qui sera nommé et non son pays, et c'est le réalisateur du long métrage gagnant qui viendra récupérer la statuette au nom de toute l'équipe, avant de voir son nom gravé dessus. A quelques jours du coup d'envoi de la 79ème édition du Festival de Cannes, le futur lauréat de la Palme d'Or pourrait donc s'ouvrir un chemin vers les Oscars. Et peut-être triompher en mars prochain.

Serpico : pourquoi Al Pacino a-t-il mal vécu sa nomination à l'Oscar du meilleur acteur ?

En 1973, après avoir crevé l'écran dans Le Parrain, Al Pacino transformait l'essai en incarnant un flic incorruptible dans Serpico, sous la direction de Sidney Lumet. Le film nous présente donc Frank Serpico ; à peine diplômé de l’académie de police, il débarque à New York porté par des convictions inébranlables et un sens aigu de l’intégrité.

Très vite, c'est le choc pour notre néo gardien de la paix. Derrière l’uniforme se cache un système gangrené par une corruption tentaculaire. Refusant catégoriquement de tremper dans les pots-de-vin, il se met à dos toute sa brigade et devient un paria. Mais Serpico ne plie pas. Prêt à faire éclater la vérité, il s’avance seul contre tous, quitte à être désigné comme traître par ceux qui devraient être ses frères d’armes.

Pour saluer sa performance remarquable, l'Académie des Oscars lui offre sa première nomination pour la statuette du meilleur acteur en 1974. L'année précédente, il avait reçu une citation dans la catégorie second rôle pour son incarnation de Michael Corleone dans Le Parrain.

Lors d'un entretien accordé à Playboy en 1979, Al Pacino est revenu sur la cérémonie des Oscars 74, évoquant son stress intense, le laissant totalement paralysé. "J’étais aux Oscars une fois, pour Serpico. C’était la deuxième fois que j’étais nommé. J’étais assis au 3ème ou 4ème rang avec Diane Keaton. Jeff Bridges était là avec sa copine. Personne ne s’attendait à ce que je vienne. J’étais un peu défoncé", a-t-il confié avec franchise.

"Quelqu’un avait fait quelque chose à mes cheveux, les avait décoiffés ou quelque chose comme ça, et j’avais l’air d’avoir un nid d’oiseau sur la tête, un vrai désastre. Je me suis assis là et j’ai essayé d’avoir l’air indifférent parce que j’étais très nerveux. Chaque fois que je suis nerveux, j’essaie d’avoir un air indifférent ou froid", a poursuivi Al Pacino.

"À un moment donné, je me suis tourné vers Jeff Bridges et je lui ai dit : Hé, on dirait qu’on n’aura pas le temps d’arriver à l’Oscar du meilleur acteur. Il m’a lancé un regard étrange. Il a dit : Oh, vraiment ? J’ai dit : C’est fini, l’heure est écoulée. Il a dit : Ça dure trois heures. Je pensais que c’était une émission de télévision d’une heure, vous imaginez ? Et j’avais envie de faire pipi, vraiment", a indiqué le comédien, continuant de raconter son anecdote.

"Alors j’ai pris du Valium. En fait, j'avalais du Valium comme si c’était des bonbons. Finalement, le prix du meilleur acteur est arrivé. Pouvez-vous imaginer dans quel état j’étais ? Je n’aurais pas pu monter sur scène. Je priais : S’il vous plaît, faites que ce ne soit pas moi. S’il vous plaît. Et j’ai entendu : Jack Lemmon. J’étais tellement heureux de ne pas avoir à me lever, parce que je n’y serais jamais arrivé", a-t-il conclu.

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est l'outsider Jack Lemmon qui a remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1974, pour sa performance dans Sauvez le tigre, une oeuvre tombée aux oubliettes de nos jours. Il a gagné au nez et à la barbe d'Al Pacino pour Serpico, Marlon Brando pour Le Dernier Tango à Paris, Jack Nicholson pour La Dernière corvée et Robert Redford pour L'Arnaque.

Pacino devra attendre près de 20 ans pour recevoir la précieuse statuette dorée. Il a enfin été couronné en 1993 pour sa prestation en Colonel aveugle dans Le Temps d'un week-end, réalisé par Martin Brest.

30 mars 2026

Oscars : il y a 60 ans, Lee Marvin a voulu impressionner Rod Steiger

Lee Marvin est connu pour son caractère bien trempé, un certain franc-parler, et ses rôles de méchants dans des films comme L'Homme qui tua Liberty Valance, Règlement de comptes ou À bout portant. Mais saviez-vous qu'il avait menacé l'un des ses collègues acteurs pendant la cérémonie des Oscars ?

En 1966, Lee Marvin est nommé pour la première fois à l'Oscar du Meilleur acteur pour le film Cat Ballou. Cette année-là, le comédien est en concurrence avec Richard Burton dans L'Espion qui venait du froid, Laurence Olivier dans Othello, Oskar Werner dans La Nef des fous et Rod Steiger dans Le Prêteur sur gages.

Mais sur le plateau du Dick Cavett Show, Lee Marvin a raconté une anecdote surprenante à propos de ce jour-là :

"Rod Steiger était assis derrière moi car il était [aussi] nommé (...). Je l'ai vu et lui ai dit : 'Qu'est-ce que tu fais là ?' Il m'a regardé sans rien dire et j'ai répondu : 'Si je te vois descendre là-bas, mon pote, tu vas d'abord devoir me passer dessus !' Et heureusement, nous n'avons pas eu à en arriver là."

En effet, c'est bien Lee Marvin, 42 ans, qui remporte ce soir-là l'Oscar du Meilleur acteur, malgré une concurrence vraiment rude. Il ne sera plus jamais nommé après, et ce prix reste le plus prestigieux obtenu par l'acteur. Rod Steiger gagnera le sien deux ans plus tard pour son rôle de shérif au côté de Sidney Poitier dans Dans la Chaleur de la nuit.

Cat Ballou est une comédie-western dont l'héroïne est Jane Fonda, mais contrairement à Marvin, ce rôle ne lui a pas valu de nomination aux Oscars. Elle y incarne Catherine Ballou dite "Cat", qui redoute que le ranch de sa famille ne soit acheté par une grosse entreprise locale et que son père, l'actuel propriétaire, ne soit assassiné.

Pour s'assurer que cela n'arrive pas, Cat engage le pistolero Shelleen, mais découvre que Strawn, le tueur engagé par l'entreprise, n'est autre que le frère jumeau de Shelleen. Et évidemment, les deux personnages sont incarnés par Lee Marvin.

A sa sortie, Cat Ballou est devenu le 7e plus gros succès de l'année 1965 sur le sol nord-américain, avec plus de 20 millions de dollars rapportés. Il se murmure que le salaire de Lee Marvin était de 30 000 dollars sur le film. Après l'Oscar, il parviendra à toucher 1 million pour ses rôles importants.

A noter que Marvin a été nommé pour Cat Ballou, mais qu'il figurait également au générique de La Nef des fous, drame psychologique pour lequel c'est Oscar Werner qui était nommé, face à lui.

22 mars 2026

Tout Hollywood célèbre la victoire de Michael B. Jordan aux Oscars

Voilà un Oscar qui restera dans les mémoires. Dimanche soir, lorsque Michael B. Jordan a remporté la statuette de meilleur acteur pour son double rôle dans Sinners, toute l’assemblée s’est levée comme un seul homme pour une standing ovation endiablée, loin de simples applaudissements polis. Comme le souligne Entertainment Weekly, la victoire de l’acteur de 39 ans a d’ailleurs déclenché un véritable raz-de-marée de félicitations de la part de nombreuses figures de l’industrie. Sur X et Instagram, les messages se sont enchaînés pour saluer le travail de longue haleine de l’acteur et un sacre mérité de longue date.

Ryan Coogler, son complice depuis Fruitvale Station (2013), a été parmi les premiers à réagir en coulisses, étreignant longuement l’acteur avant de le laisser filer en larmes vers la presse. En story, Lupita Nyong’o a partagé une photo d’elle avec l’intéressé, avec en légende « Notre roi ».

Au-delà du simple fandom, beaucoup de professionnels ont souligné la portée symbolique du prix. Michael B. Jordan devient le sixième acteur noir à recevoir l’Oscar du meilleur acteur, et le premier à être récompensé pour un rôle de genre dans un film de vampires, un type de performance longtemps snobé par l’Académie.

Même en dehors du cercle hollywoodien, la joie était palpable : la vidéo de Michael B. Jordan brandissant son Oscar dans un In-N-Out bondé, acclamé par des inconnus, a tourné en boucle, preuve ultime que sa victoire appartenait, quelque part, un peu à tout le monde.

Teyana Taylor reçoit le soutien de l’Académie après son altercation aux Oscars

Le triomphe d’Une bataille après l’autre a bien failli mal se terminer pour l’une de ses actrices. Quelques instants après la fin de la 98e édition des Oscars, Teyana Taylor, nommée pour le meilleur second rôle, a voulu rejoindre la scène du Dolby Theatre pour la photo d’équipe traditionnelle du meilleur film en compagnie de Pam Abdi, co-dirigeante de Warner Bros.

Un agent de sécurité lui a toutefois barré la route, posant physiquement les mains sur elle afin de la repousser. L’altercation qui a suivi a été filmée et la vidéo, postée sur les réseaux, est immédiatement devenue virale. On y voit l’actrice, hors d’elle, lancer à l’agent : « Vous êtes un homme qui pose la main sur une femme. Vous êtes très grossier. »

Dans la foulée de l’esclandre, l’actrice avait tenté de désamorcer la situation en assurant à TMZ que « tout allait bien ». « Tout le monde passe un bon moment, et vous savez, la sécurité a fait beaucoup d’efforts », avait-elle noté, même s’« il y en a toujours un… ». « Mais je suis bien, je suis heureuse », avait-elle enchaîné. Le lendemain, l’Académie des Oscars tranchait publiquement en sa faveur, se disant « extrêmement contrariée » par l’incident.

Dans un communiqué transmis à People, l’Académie des Oscars a pris ses distances avec la société extérieure SIS (Security Industry Specialists, Inc), chargée de la sécurité : « L’expérience de chaque invité est notre responsabilité. Nous avons clairement signifié à SIS que ce comportement n’est pas acceptable. »

L’Académie a également salué Teyana Taylor pour « sa grâce remarquable ». De son côté, SIS a reconnu un « contact fortuit » et assuré avoir « géré la situation en interne ». Teyana Taylor a enfin remercié l’Académie avec un post publié sur X : « Merci à@TheAcademy…. J’apprécie vraiment votre amour et votre soutien inébranlables. »

17 mars 2026

Michael B. Jordan poursuit une drôle de tradition hollywoodienne : se rendre avec son Oscar dans un fast-food

Oscar en main, Michael B. Jordan s’est rendu dans un fast-food américain In-N-Out après la cérémonie des prestigieux prix du cinéma à Los Angeles ce week-end. Sans doute affamé à la fin de la soirée, le comédien, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Sinners, a commandé un burger avec trois steaks et tranches de fromage, comme l’a noté la BBC.

Il portait encore son costume lorsque les autres clients et employés de la chaîne l’ont vu débarquer, à leur grande surprise. Et l’acteur n’était pas seul : une horde de photographes et de fans surexcités l’ont accompagné lors de ce repas tardif, comme l’a montré une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

On voit d’abord Michael B. Jordan signer des autographes pour les employés du fast-food, avant de poser pour quelques photos et d’échanger, assis à une table, avec certains fans. Entouré de sa sécurité, le comédien a entamé son repas avec sa statuette dorée à ses côtés. L’excitation des clients était telle que le staff du restaurant a dû demander à certains d’entre eux de ne pas monter sur les tables, alors qu’ils essayaient d’obtenir des images de la star.

Michael B. Jordan a notamment été félicité pour son prix et sa performance dans Sinners, qui a également été récompensé de l’Oscar du meilleur scénario original, de la meilleure photographie et de la meilleure musique de film. L’acteur a fini par quitter les lieux après quelques bouchées de son burger, sous les cris et applaudissements du public.

Il n’est toutefois pas le premier à s’offrir un fast-food après la cérémonie des Oscars. Hilary Swank s’est rendue dans un Astro Burger à West Hollywood en 2005 après avoir reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour Million Dollar Baby, comme l’a rappelé la BBC. Julia Roberts et Jamie Lee Curtis se sont également laissé tenter par un burger de chez In-N-Out après les Oscars en 2019 et 2024.

Oscars : Jane Fonda un peu vexée de ne pas avoir été choisie pour rendre hommage à Robert Redford

Jane Fonda l’a dit avec humour mais elle l’a dit quand même. Barbra Streisand a été choisie pour rendre hommage à Robert Redford, décédé le 16 septembre 2025 à 89 ans, lors de la séquence In Memoriam des Oscars, et elle trouve que c’est un choix un peu gonflé de la part de l’Académie.

Quand les micros de Entertainment Tonight se sont tournés vers la star de Barbarella à l’after party des Oscars organisée par Vanity Fair, elle a usé de ses talents de comédienne pour jouer les offusquées, mais faire passer un message.

« Je voudrais savoir comment Streisand a pu faire ça pour Redford ? Elle n’a fait qu’un seul film avec lui, j’en ai fait quatre. J’ai plus de choses à dire », souffle dans un sourire l’actrice de 88 ans, connue pour son engagement et son franc-parler.

Force est de constater que Jane Fonda a raison. Elle a partagé l’affiche avec Robert Redford dans La Tête à l’envers en 1960, La Poursuite impitoyable en 1966, Pieds nus dans le parc en 1967 et Nos âmes la nuit en 2017. Les deux acteurs sont restés amis pendant plus de 60 ans, jusqu’à la mort de l’acteur de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux.

Barbra Streisand, qui recevra une palme d’or d’honneur au prochain festival de Cannes, a quant à elle joué avec Robert Redford dans le drame romantique Nos plus belles années en 1973, The Way We Were en VO. Elle en chantait la chanson du même titre, qui a remporté l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1974.

Reprenant son sérieux, Jane Fonda a ensuite chanté les louanges de son ami disparu. « J’ai toujours été amoureuse de lui, c’était un être humain magnifique avec de si grandes valeurs », a confié, émue, la lauréate de deux Oscars, pour Klute en 1971 et Le Retour en 1978.

Au matin de l’annonce de la mort de Robert Redford, Jane Fonda avait confié qu’elle ne pouvait « pas arrêter de pleurer ». « Il représentait beaucoup pour moi et c’était une personne magnifique à tous points de vue. Il représentait une Amérique pour laquelle nous devons continuer à nous battre », affirmait l’activiste féministe et pacifiste.

16 mars 2026

Nicole Kidman et Ewan McGregor chantent ensemble aux Oscars

Moment de nostalgie et de glamour pour conclure la 98e cérémonie des Oscars.

Hier soir, Nicole Kidman et Ewan McGregor se sont retrouvés sur scène pour présenter le prix du Meilleur film… et ont fini par pousser la chansonnette, en hommage à leur duo culte de Moulin Rouge, qui fête ses 25 ans cette année.

Les deux acteurs, qui partageaient l’affiche du film flamboyant de Baz Luhrmann, ont prouvé que l’alchimie était toujours intacte. Alors que Nicole Kidman expliquait avoir adoré tous les films nommés cette année, Ewan McGregor lui a demandé si elle les avait vraiment "aimés". Une simple question qui a déclenché un échange musical improvisé autour de chansons contenant le mot "love". Le duo a ainsi enchaîné quelques références : Love Is Like Oxygen de Sweet, Love Is a Many-Splendored Thing popularisée par Andy Williams, ou encore Love Lifts Us Up Where We Belong de Jennifer Warnes et Joe Cocker.

"Mais je dois dire, Nicole, même après 25 ans, chaque fois que j’entends le mot ‘love’, j’ai l’impression que quelqu’un va faire descendre un lustre et lancer l’orchestre" a plaisanté McGregor, clin d’œil évident à la mythique ouverture de Moulin Rouge. "Oh, ne me tente pas", lui a répondu Kidman avec malice.

Avant d’annoncer les nommés du Meilleur film, les deux stars ont finalement conclu leur numéro en chantant ensemble le refrain de All You Need Is Love des Beatles.

Sorti en 2001, Moulin Rouge était rapidement devenu un phénomène pop. Le film avait décroché huit nominations aux Oscars, dont celle du Meilleur film, et marqué les esprits avec sa bande originale explosive - notamment le tube Lady Marmalade interprété par Christina Aguilera, Mýa, Pink et Lil’ Kim.

Et de 3 Oscars pour Sean Penn, qui rentre dans un cercle très fermé

Et de trois.

Sean Penn entre un peu plus dans l’histoire des Oscars. L’acteur américain vient de remporter la statuette du Meilleur acteur dans un second rôle lors de la 98e cérémonie, pour Une Bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson, décrochant ainsi le troisième Oscar de sa carrière. Un exploit rarissime.

Le trophée était remis par Kieran Culkin, qui a lancé avec humour au moment de l’annonce :

"Sean Penn n’a pas pu être présent ce soir. Ou n’a pas souhaité l’être... Je recevrai donc le prix en son nom."

Une absence qui n’est pas totalement surprenante : selon le New York Times, l’acteur était possiblement en Ukraine ce week-end, lui qui s’est beaucoup impliqué dans le pays depuis l’invasion russe et y avait déjà tourné le documentaire Superpower en 2022. 

En attendant, avec cette troisième statuette, Sean Penn rejoint un club extrêmement fermé : celui des acteurs masculins ayant remporté au moins trois Oscars d’interprétation. Avant lui, seuls Jack Nicholson, Daniel Day-Lewis et Walter Brennan avaient réussi un tel exploit.

Les deux précédents Oscars de Sean Penn étaient venus dans la catégorie du Meilleur acteur : en 2004 pour Mystic River, où il incarnait un ancien détenu obsédé par la vengeance, puis en 2009 pour Harvey Milk, dans lequel il se glissait dans la peau de l’activiste et homme politique. 

Reste que Sean Penn entretient depuis longtemps une relation pour le moins ambivalente avec les Oscars. L’acteur avait ainsi déclaré publiquement qu’il envisageait de faire fondre ses deux premières statuettes pour en fabriquer des balles destinées à l’effort de guerre ukrainien...

L’incroyable séquence musicale de Sinners recréée aux Oscars 2026

Moment suspendu lors de cette 98e cérémonie des Oscars.

L’exceptionnelle séquence musicale de Sinners, filmée en plan-séquence par Ryan Coogler, s’est invitée sur la scène du Dolby Theatre à Los Angeles hier soir.

Pour l’occasion, plusieurs membres du casting ont repris leurs instruments afin de recréer en direct ce moment de pure magie, au rythme du titre I Lied To You. La chanson était d'ailleurs nommée à l’Oscar de la meilleure chanson originale (finalement remporté par Golden, extrait du film KPop Demon Hunter).

C’est Miles Caton, alias Sammie dans Sinners, qui a lancé la performance en pinçant quelques notes sur sa guitare. Très vite, la scène s’est transformée en parenthèse musicale hypnotique, recréant l’énergie et la grâce d'une des scènes les plus marquantes de l'année ciné écoulée. Regardez ci-dessous :

Barbra Streisand rend un vibrant hommage chanté à Robert Redford lors des Oscars 2026

Moment de grande émotion hier soir sur la scène des Oscars 2026.

Barbra Streisand a fait se lever toute la salle en concluant un vibrant hommage à Robert Redford en interprétant un bout de The Way We Were, la chanson culte du film Nos Plus belles années (1973) dans lequel les deux stars se donnaient la réplique.

L’actrice, chanteuse et réalisatrice, qui sera prochainement honorée à Cannes, a d’abord livré un discours d’un peu plus de trois minutes pour saluer son ancien partenaire à l’écran dans le drame romantique de Sydney Pollack. Elle y a évoqué la résonance toujours actuelle du film, mais aussi la personnalité de Robert Redford. "Après avoir lu le premier script de Nos Plus belles années, je ne pouvais imaginer qu’un seul homme dans ce rôle : Robert Redford", a raconté Barbra Streisand. Mais l’acteur avait d’abord refusé, estimant que le personnage "n’avait aucune colonne vertébrale. Et il avait raison", a-t-elle ajouté. Après plusieurs réécritures, il avait finalement accepté le rôle.

L’actrice a également salué le talent et l’engagement de Redford, rappelant qu’il avait défendu la liberté de la presse, la protection de l’environnement et encouragé de nouvelles générations de cinéastes à travers le Sundance Institute. "Je l’appelais un cowboy intellectuel qui traçait sa propre route..."

Elle a ensuite partagé un souvenir plus intime : leurs conversations téléphoniques sur la politique, l’art ou leurs passions communes. "Un jour, avant de raccrocher, il m’a dit : ‘Babs, je t’aime profondément et je t’aimerai toujours.’ Dans la dernière lettre qu’elle lui a écrite, Streisand raconte avoir conclu par "Je t’aime aussi". Signée, cette fois, "Babs".

Après ce témoignage, la légende de la musique a entonné The Way We Were - Oscar de la meilleure chanson originale en 1974 - offrant une rare performance d’une quarantaine de secondes. Une apparition particulièrement marquante puisque Barbra Streisand s’est en effet  retirée des concerts depuis la fin de sa tournée The Music… The Mem’ries… The Magic! en 2017, n’ayant donné que quelques dates supplémentaires en 2019.

Robert Redford est disparu en septembre dernier à l’âge de 89 ans.

Teyana Taylor bousculée en coulisses des Oscars : la vidéo de son altercation avec la sécurité devient virale

Sur les images, l’ambiance dorée des Oscars 2026 laisse place à une scène tendue. En coulisses du Dolby Theatre, Teyana Taylor, star du film One Battle After Another, fait face à un homme en costume sombre et ne cache pas sa colère. La vidéo, partagée des milliers de fois, a rapidement éclipsé le glamour de la soirée.

La 98e cérémonie s’est tenue le 15 mars 2026 au Dolby Theatre de Hollywood. Le film One Battle After Another y a remporté l’Oscar du meilleur film, tandis que Teyana Taylor était nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. L’altercation survient juste après la fin du direct. De quoi intriguer sur ce qui a déclenché ce face-à-face.

Sur la séquence tournée depuis la salle, on voit l’actrice faire reproche à un homme présenté comme un agent de sécurité. "Tu as mis tes mains sur une femme", lance Teyana Taylor, dans la vidéo relayée par TMZ. Elle accuse l’homme d’avoir été "très impoli" alors qu’il lui bloquait le passage en bas des marches menant à la scène du Dolby Theatre.

La comédienne poursuit, visiblement sous le choc, en se tournant vers les personnes autour d’elle : "Il m’a littéralement bousculée. Il était à deux doigts de la bousculer." Elle évoque une autre femme qui se trouvait à ses côtés. L’extrait s’arrête sur ce moment de tension, mais suffit à alimenter le débat sur ce qui s’est joué exactement derrière le rideau.

D’après des personnes présentes citées par TMZ, l’incident a lieu quelques secondes après la fin de la diffusion télé. Teyana Taylor tente alors de remonter sur scène pour la traditionnelle photo du meilleur film avec l’équipe de One Battle After Another, aux côtés de Pam Abdi, dirigeante de Warner Bros. L’agent de sécurité leur barre la route, utilisant son corps comme barrière.

Ces témoins expliquent que l’homme aurait posé ses mains sur l’actrice pour la retenir et la repousser en direction de la salle, afin d’empêcher son retour sur scène. La situation se tend, l’agent continuant à contrôler l’accès tout en lui demandant, selon TMZ, de présenter des excuses. Pour Teyana Taylor, le problème semble alors devenir moins la consigne de sécurité que le contact physique subi.

Le palmarès complet des Oscars 2026

Meilleur film: Une bataille après l’autre

Meilleur réalisateur : Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre

Meilleur acteur : Michael B. Jordan, Sinners

Meilleure actrice : Jessie Buckley, Hamnet

Meilleur acteur dans un second rôle : Sean Penn, Une bataille après l’autre

Meilleure actrice dans un second rôle : Amy Madigan, Évanouis 

Meilleur film international : Valeur sentimentale de Joachim Trier (Norvège)

Meilleur film d’animation : K-Pop Demon Hunters de Maggie Kang, Chris Appelhans et Michelle L.M. Wong 

Meilleur documentaire : Mr. Nobody Against Putin : David Borenstein, Pavel Talankin, Helle Faber et Alžběta Karásková

Meilleur scénario original : Sinners, écrit par Ryan Coogler

Meilleur scénario adapté : Une bataille après l'autre, écrit par Paul Thomas Anderson 

Meilleur casting : Une bataille après l'autre : Cassandra Kulukundis

Meilleur montage : Une bataille après l'autre : Andy Jurgensen

Meilleure photographie : Sinners : Autumn Durald Arkapaw

Meilleure décors et direction artistique : Frankenstein : Tamara Deverell et Shane Vieau

Meilleurs costumes : Frankenstein : Kate Hawley

Meilleur maquillage et coiffure : Frankenstein : Mike Hill, Jordan Samuel et Cliona Furey

Meilleure chanson originale : "Dear Me," Diane Warren : Relentless

Meilleure musique originale : Sinners : Ludwig Göransson

Meilleur son : F1 : Al Nelson, Gwendolyn Yates Whittle, Gary Rizzo, Juan Peralta et Gareth John

Meilleurs effets visuels : Avatar : De feu et de cendres : Joe Letteri, Richard Baneham, Eric Saindon et Daniel Barrett

Meilleur court-métrage live-action : The Singers : Sam A. Davis et Jack Piatt  et Deux personnes échangeant de la salive : Alexandre Singh et Natalie Musteata

Meilleur court-métrage d’animation : The Girl Who Cried Pearls 

Meilleur court-métrage documentaire : All the Empty Rooms de Joshua Seftel et Conall Jones 

02 mars 2026

Les Ailes : ce film d'aventure épique était le premier à remporter l'Oscar des Meilleurs effets spéciaux

Le 15 mars prochain, la 98ème cérémonie des Oscars récompensera les meilleurs films de l'année 2025. Une bataille après l'autre, Sinners, Hamnet, Frankenstein, Marty Supreme... Quelle oeuvre repartira avec la statuette la plus précieuse, celle du meilleur film ?

Parmi toutes les catégories, il y en a une qui est aussi déterminante : les meilleurs effets visuels. Deux semaines avant la cérémonie, on se pose la question suivante : quel film a remporté la première statuette dorée dans cette section ?

C'est en 1929, lors de son dîner inaugural, que l'Académie des Oscars a récompensé les effets spéciaux au cinéma pour la première fois. Elle a remis une plaque pour les "meilleurs effets d’ingénierie" au film qui venait de recevoir le tout premier Oscar du meilleur film : Wings, un drame aérien se déroulant pendant la Première Guerre mondiale.

Ensuite, en 1933, le producteur David O. Selznick, directeur des studios RKO, a demandé à l'Académie de reconnaître le travail de l’animateur Willis O'Brien pour son oeuvre révolutionnaire sur le film King Kong. Cependant, à cette époque, l’Académie ne disposait d’aucune catégorie permettant de récompenser officiellement les prouesses visuelles du long-métrage.

Il faut attendre l'année 1939 pour que les Oscars décernent un trophée spécial pour les effets visuels. Il s'agit alors d'un Oscar d'honneur, la catégorie n'étant pas encore créée officiellement. Les Gars du large, mis en scène par Henry Hathaway, remporte cette récompense honorifique, combinant les effets visuels et les effets sonores.

Ce n'est qu'à partir de 1940, durant la 12ème cérémonie, que la catégorie meilleurs effets spéciaux est officialisée. Elle sera combinée aux effets sonores jusqu'en 1964, année où les sections seront scindées en deux. Le premier Oscar des effets visuels a donc été décerné au film d'aventure La Mousson, réalisé par Clarence Brown. L'oeuvre a notamment damé le pion à des monuments comme Le Magicien d'Oz ou Autant en emporte le vent.

Cette oeuvre a représenté un projet colossal pour la 20th Century Fox. Sur les 100 jours de tournage, presque la moitié a été consacrée à filmer la pluie et les inondations artificielles, nécessitant environ 125 millions de litres d’eau. La Mousson a donc amplement mérité son Oscar des meilleurs effets visuels, remis à Fred Sersen et E.H. Hansen.

Le récit nous emmène en Inde, où nous faisons la connaissance de Tom Ransome, haut fonctionnaire au train de vie luxueux. Il navigue entre conquêtes frivoles et les souvenirs de son ancienne épouse, Lady Edwina Esketh. Mais le destin frappe lorsqu’elle rencontre le jeune et brillant médecin indien, le major Rama Safti.

Immédiatement, son coeur bascule, emporté par une passion nouvelle et dévorante. Ranchipur, pourtant paisible, est bientôt plongée dans le chaos : tremblements de terre déchirants, inondations furieuses et une peste implacable s’abattent sur la ville.

Face à la souffrance, Lady Esketh renonce à son confort bourgeois et se jette dans le combat aux côtés des malades, main dans la main avec Rama Safti, qu’elle aime d’un amour absolu. Réalisé avec sensibilité par Clarence Brown, le film critique subtilement l'arrogance coloniale, tout en offrant l'une des scènes de catastrophe les plus impressionnantes de son époque. La Mousson est disponible en Blu-ray et DVD.

27 janvier 2026

Natalie Portman dénonce le manque de représentation féminine dans la catégorie meilleur réalisateur des Oscars

2026, l’année des femmes réalisatrices ? C’est pas gagné pour Natalie Portman, qui était de passage au festival du film de Sundance le 24 janvier pour assister à l’avant-première de The Gallerist. L’actrice a fait part à Variety de sa frustration face au manque de représentation féminine dans la catégorie du meilleur réalisateur aux Oscars. Celle qui assure que de nombreux films « parmi les meilleurs » qu’elle a vus cette année « ont été réalisés par des femmes », n’a pas retrouvé les noms des réalisatrices parmi les nominations à la prestigieuse cérémonie de l’Académie.

À ce titre, Sorry, Baby d’Eva Victor, Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou, Hedda de Nia DaCosta et Le Testament d’Ann Lee de Mona Fastvold auraient dû, selon l’actrice de 44 ans, être sélectionnés. « Ce sont des films extraordinaires que beaucoup de gens ont appréciés et aimés cette année, mais qui n’ont pas reçu les honneurs qu’ils méritent », a-t-elle estimé.

« On voit des barrières à tous les niveaux », a-t-elle ainsi déploré. « Même lorsque vous surmontez les obstacles liés au financement, ce qui est déjà difficile, il faut ensuite être sélectionné dans les festivals, ce qui est encore plus difficile. Chaque étape est plus difficile, puis vous êtes éliminé et c’est génial, mais ensuite, le film ne retient pas l’attention. Nous avons encore beaucoup de travail à faire », a-t-elle aussi fait remarquer, comme l’a repéré Page Six.

« Heureusement, nous travaillons ensemble avec beaucoup de joie et c’est un processus très spécial que de faire partie d’une communauté de femmes sur le plateau », a assuré celle qui partage l’affiche de The Gallerist, réalisé et coécrit par la réalisatrice Cathy Yan, avec Jenna Ortega, Catherine Zeta-Jones, Sterling K. Brown et Da’Vine Joy Randolph.

Chloé Zhao, qui a réalisé Hamnet, est en effet la seule femme en lice pour l’Oscar du meilleur réalisateur cette année, aux côtés de ses homologues masculins Josh Safdie pour Marty Supreme, Paul Thomas Anderson pour Une bataille après l’autre, Joachim Trier pour Sentimental Value et Ryan Coogler pour Sinners.

23 janvier 2026

Oscars 2026 : Timothée Chalamet réalise un record historique

"Dream big" - "Rêve en grand" en français. L'accroche de Marty Supreme, le nouveau film avec Timothée Chalamet, semble avoir inspiré l'acteur. Au point de la prendre au pied de la lettre. Après avoir remporté son premier Golden Globe le 11 janvier dernier, le comédien franco-américain a décroché une nomination aux Oscars - sa troisième à seulement 30 ans.

La star de Dune réalise ici un véritable record, comme le rappelle Variety : il est le plus jeune acteur de l'Histoire des Oscars à détenir trois nominations. Les deux premières étaient pour Call Me By Your Name en 2018 et Un Parfait inconnu en 2025.

En plus de cette nomination pour son jeu d'acteur, Timothée Chalamet est également nommé à l'Oscar du meilleur film en tant que coproducteur de Marty Supreme. Là encore, il est le plus jeune à recevoir une double nomination.

Ce record était autrefois détenu par Warren Beatty avec Bonny & Clyde en 1967. Warren Beatty avait également 30 ans mais était plus âgé de quelques mois seulement.

Au-delà de ce succès d'estime, Marty Supreme s'impose aussi comme un carton au box-office américain avec plus de 80 millions de dollars récoltés. Il s'agit du film le plus rentable de l'histoire de son distributeur A24.

Une nouvelle fois, Timothée Chalamet s'impose comme un nom qui compte à Hollywood. Alors que les stars de cinéma peinent à attirer le public grâce à leur nom, comme à une certaine époque, le jeune acteur fait figure d'exception parmi la nouvelle génération.

Après Marty Supreme - au cinéma le 18 février en France -, Timothée Chalamet est attendu dans le troisième volet de Dune, saga de Denis Villeneuve qui n'a fait qu'accentuer sa popularité auprès du public.

La 98e cérémonie des Oscars se déroulera dans la nuit du dimanche au lundi 16 mars prochain.

06 janvier 2026

Eddie Murphy dément cette rumeur au sujet des Oscars

Adaptation d'un spectacle musical de Broadway retraçant l'histoire du groupe The Supremes et de la compagnie de disque Motown Records, le biopic musical Dreamgirls, sorti en 2007, a connu une gestation compliquée. Un projet né en 1980 sous les auspices de Warner Bros., qui voulait engager Withney Houston. Le studio tenta de le relancer dix ans plus tard, sans succès; échaudé aussi par le gros échec du biopic musical Why Do Fools Fall in Love ? sorti en 1998.

La troisième tentative sera donc la bonne, sous les auspices de Bill Condon, à qui l'on doit le script de Chicago. Dreamgirls a reçu deux Oscars en 2007, celui du meilleur son et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Jennifer Hudson.

Il a été nommé dans plusieurs autres catégories : meilleur acteur dans un second rôle pour Eddie Murphy, meilleurs décors, meilleurs costumes, ainsi que deux nominations pour la meilleure chanson. Par ailleurs, le film a reçu le Golden Globe 2007 de la meilleure comédie, Eddie Murphy celui du meilleur acteur dans un second rôle, tout comme Jennifer Hudson qui a reçu l'équivalent féminin. En plus de son Golden Globe, cette dernière a également reçu le Bafta et le Screen Actor Guild dans la même catégorie.

Pour Murphy, qui récoltait avec ce film la première citation à l'Oscar de sa carrière déjà longue, c'était une résurrection artistique, après une série de gros échecs au box office, dont celui, absolument dévastateur, de Pluto Nash, en 2002, qui reste un des plus gros bides jamais encaissés au box office américain.

L'acteur sera finalement évincé de la récompense suprême par Alan Arkin pour le film Little Miss Sunshine. De là une croyance tenace dans les travées hollywoodiennes : déçu et vexé de ne pas avoir eu la statuette ce soir-là, Eddie Murphy avait quitté la cérémonie avant son terme.

Dix-neuf ans après (c'est dire s'il a pris son temps et que la caravane est déjà passée depuis un moment...), l'intéressé livre sa version des faits au micro du site Entertainment Weekly, alors qu'il assure la promotion de son documentaire Being Eddie, diffusé sur Netflix. Il ne voulait pas être pris en pitié toute la soirée.

"Ce qui s'est passé, c'est que j'étais aux Oscars, j'avais perdu, et puis les gens n'arrêtaient pas de venir vers moi et de me tapoter l'épaule. Clint Eastwood est venu me tapoter l'épaule. Et je me suis dit : "Oh non, non, je ne vais pas passer toute la soirée comme ça. Partons d'ici". Je ne suis pas parti en claquant la porte. Je me suis dit : "Je ne vais pas passer toute la soirée à jouer les gentils".

Et Murphy de raconter qu'il se doutait qu'Arkin, décédé en 2023, remporterait la statuette grâce à sa performance "hilarante".

"Jeff Katzenberg m'a invité à voir Little Miss Sunshine six mois avant sa sortie en salles, et j'ai littéralement regardé le film et j'ai regardé Alan — et je n'avais pas encore été nominé ni rien. Je me suis tourné vers Jeff après et je lui ai dit : "Cette performance-là est l'une de celles qui vont voler l'Oscar de quelqu'un". J'ai dit exactement ces mots. Je me suis dit : "Il pourrait voler l'Oscar de quelqu'un", puis il a volé le mien".