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26 février 2026

Le patron du studio derrière Spider-Man No Way Home revient sur la censure du film

Sorti en 2021, dans un monde encore largement convalescent des suites de la pandémie du Covid-19, Spider-Man no Way Home a pourtant été un carton planétaire, récoltant 1,9 milliards de dollars de recettes à travers le monde.

Réalisé par Jon Watts, le troisième film de la série Spider-Man de l'univers cinématographique Marvel voit Tom Holland reprendre son rôle de Peter Parker/Spider-Man, tandis que Zendaya, Jacob Batalon et Benedict Cumberbatch incarnent respectivement Michelle « MJ » Jones-Watson, Ned Leeds et le Dr Strange.

Si Sony Pictures, qui vient d'ailleurs d'annoncer un reboot des spin off autour de l'univers de Spider-Man, s'était logiquement réjouit avec les résultats stratosphériques du film au box office mondial, il y a quand même eu un abcès de fixation. Sur lequel revient le patron du studio, Tom Rothman, au micro du podcast The Town with Matt Belloni. Le motif ? La censure du film en Chine...

"Ça m'énerve de devoir le dire, mais [No Way Home] a rapporté 1,9 milliards. Vous avez dit 1,9 milliards ? Qu'est-ce qui ne va pas avec deux ? Eh bien, il n'est pas sorti en Chine. Donc, sinon, dans mon esprit, il dépasse les deux milliards, car je sais ce que nous aurions pu faire en Chine.

Ils ont dit : "Pas de problème, il suffit de supprimer la statue de la Liberté". C'est là que se trouve le point culminant du film, c'était leur demande... Je n'avais vraiment pas envie de m'asseoir devant le Congrès pour leur expliquer pourquoi j'avais supprimé la statue de la Liberté à la demande du Parti communiste chinois".

Au sein de l'Empire du Milieu, les ciseaux de la censure s'agitent plus frénétiquement que jamais. Et même si nombre de films de super-héros de l'écurie Marvel ont pu sortir là-bas, d'autres ont en revanche subi les foudres du bureau de la censure.

Black Widow n'est par exemple sorti qu'à Hong Kong, privé de sortie sur le territoire continental. Les Eternels et Shang-Chi sont passés à la trappe ; Venom : Let There be Carnage a lui aussi connu des problèmes...

Tandis que le sort de Doctor Strange 2 fut suspendu au-dessus du vide, c'est Spider-Man : No Way Home, donc, qui a énervé Pékin. Les changements exigés concernaient en fait la toute fin du film, lors de l'affrontement réunissant les trois versions de Spider-Man sur Liberty Island, tentant de renvoyer les super-vilains dans leur univers respectif. Ce combat homérique est presque intégralement situé sur l'île, avec une Statue de la Liberté en construction entourée d'échafaudages, qui finissent par s'écrouler.

Le contentieux de Pékin portait sur la place jugée trop importante du monument. Les autorités chinoises ont donc demandé à Sony, sans rire, de carrément effacer la statue, intégralement. Ce que le studio a refusé de faire. Devant ce refus, la censure chinoise a alors demandé à ce que de plus petites coupes soient faites, principalement concernant la Statue de la Liberté, car jugée "trop patriotique".

Si Sony a semble-t-il dans un premier temps considéré la question, le studio s'est finalement refusé là-aussi à faire ces coupes, comme l'explique le patron du studio. Une sage décision au demeurant, car supprimer un tel symbole, si cher aux américains, aurait à coup sûr provoqué un backlash dont le studio n'avait pas franchement envie.

Toujours est-il que, même si le marché chinois est devenu une obsession pour les majors, avec les vicissitudes que l'on connait, Spider-Man no Way Home n'a pas eu besoin de la Chine pour surperformer au box office mondial.