Depuis plus de quarante ans, Charles Berling est une véritable icône du paysage culturel français. Et il n’a pas chômé ! Acteur, metteur en scène, réalisateur, scénariste, producteur ou encore chanteur : l’artiste a multiplié les casquettes sur scène et à l’écran. Mais à 67 ans, le comédien a fait une annonce inattendue : après une quinzaine d'années à la direction du théâtre Châteauvallon-Liberté, l’ex-compagnon de Carla Bruni va se mettre à la retraite le 31 août 2026.
Le mardi 9 décembre, lors d’un conseil d’administration, l'icône du théâtre a annoncé officiellement son départ de cette institution toulonnaise devenue la deuxième Scène nationale de France. « Comme en politique où il faut savoir passer la main, il est temps pour moi de passer le relais », a-t-il expliqué d’après les informations de Nice Matin. Avant d’ajouter : « Cette décision, mûrement réfléchie, marque la fin d’un des chapitres les plus passionnants de ma vie professionnelle. »
Le directeur du théâtre Châteauvallon-Liberté a adressé un tendre message à ses équipes « Je veux exprimer toute mon admiration et ma reconnaissance à celles et ceux qui ont construit ce lieu avec moi. Nous avons œuvré pour qu’il soit ouvert à tous, particulièrement aux jeunes. Aujourd’hui, cette maison est prête à affronter de nouveaux défis. » Alors que les municipales approchent et que l’avenir culturel de la métropole pourrait évoluer selon les résultats, le moment de cette révélation interroge. Mais Charles Berling balaie pourtant toute idée de pression extérieure.
« C’est moi qui décide de partir. Je ne dépends pas des échéances politiques, ce n’est pas mon problème ». L’artiste, père d’Émile Berling, assure néanmoins qu’il ne prend pas sa retraite artistique. « Je vais retourner à ma vie d’acteur et de metteur en scène. Cela fait deux jours que je pleure », a-t-il avoué. « Mais je pars d’un bateau en excellente santé. Il était temps pour moi de m’alléger d’une charge immense, même si elle a été joyeuse. Il faut savoir s’économiser avant qu’il ne soit trop tard. », a conclu l’acteur.
Ces dernières années, Charles Berling, qui se revendique féministe, a osé prendre la parole suite au mouvement #MeToo. Invité du Buzz TV du Figaro, il avait alors salué la libération de la parole : « Je crois qu’il est très important que les femmes puissent raconter ce qu’elles ont vécu, et pas seulement elles. Toute personne victime d’abus doit pouvoir parler. » Il révélait également avoir été confronté lui-même à des situations violentes : « J’ai pu être témoin de certaines choses, et j’ai moi-même connu ça, en tant qu’homme. Cela m’est arrivé avec des réalisatrices. »

