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06 juin 2026

Elijah Wood vénère Funny Games !

En plus d'être un solide acteur pour l'avoir démontré à de nombreuses reprises, Elijah Wood a aussi des goûts sûrs en matière de films. Il vient de le démontrer une nouvelle fois en jouant récemment l'invité dans le très fameux Criterion Closet, l'éditeur cinéphile par excellence.

Il discute avec passion de thrillers psychologiques comme The Vanishing et The Game, qu'il trouve "encore trop sous estimé". Tout en soulignant l'impact visuel et sonore d'œuvres telles que Blow Up, "un film formidable" qu'il a d'abord découvert grâce à sa bande originale composée par Herbie Hancock. Ou le documentaire Straight No Chaser, un "portrait intime et magnifique du pianiste de jazz Thelonious Monk", soulignant que "c'est une porte d'entrée fascinante dans l'univers de cet artiste, même pour ceux qui ne connaissent pas le jazz".

Elijah Wood analyse également les styles de réalisateurs majeurs comme Stanley Kubrick en plaçant dans sa besace Eyes Wide Shut, et Wes Anderson (dont il embarque carrément l'intégral de sa filmographie !), notant l'évolution de leur identité artistique unique.

Au milieu de sa petite sélection se trouve une furieuse pépite : Funny Games du cinéaste autrichien Michael Haneke. "C'est à la fois bouleversant et merveilleux, mais ce n'est pas pour les âmes sensibles. C'est drôle, les films d'horreur ne me font pas vraiment peur. L'horreur ne m'effraie pas, car elle relève souvent du monde imaginaire. Ce qui me terrifie, ce sont les choses que les humains font subir à d'autres humains, souvent sans raison apparente, et ce film est certainement une illustration de cela" commente Elijah Wood.

En sélection officielle à Cannes en 1997, c'est peu dire que la projection de Funny Games fut une des plus mouvementées de l'histoire du festival, pourtant habitué aux polémiques, selon les aveux de Gilles Jacob.

Le film suscita même une haine viscérale de Nani Moretti, membre du Jury présidé cette année-là par Isabelle Adjani, au point de lâcher qu'il claquerait la porte du Jury si le film choc d'Haneke recevait le moindre prix.

Il faut dire que si le cinéaste autrichien s'était jusque-là fait connaître avec des films déjà glaçants et fascinants, comme Benny's Video, il poussait avec Funny Games le malaise jusqu'à un point d'incandescence jamais atteint.

Armé d'une mise en scène à la fois sobre et implacable, brisant régulièrement le quatrième mur, Haneke ne laisse aucun répit au spectateur dans cette histoire de famille séquestrée et torturée par un duo de jeunes sadiques. Tétanisé par le spectacle abjecte qui se déroule sous ses yeux, le spectateur est prisonnier de son désir de voyeurisme et son goût pour la violence.

"J'étais frustré de cette façon qu'ont les Médias de traiter en général la violence, d'une manière consommable. Donc je voulais faire un film qui corrige cette image. Je trouve dangereux cette banalisation de la violence. je voulais que les spectateurs se rendent compte de ce qu'ils regardent" commentait Haneke, dans un tacle évident à Hollywood et sa manière de traiter justement cette violence, complètement déresponsabilisée, souvent gratuite, et même cool.

"Dans ce jeu, le pion, c’est… vous, le spectateur. Votre sadisme voyeur, vos réactions, votre peur jouissive. Haneke vous prend au mot : vous aimez le spectacle du meurtre, de la violence, de la terreur ? (Ne dites pas non, pensez à tous les morts que vous avez vus sur un écran au cours de votre vie.) Eh bien, vous allez en avoir –jusqu’à la limite du supportable. Personne ne sera épargné, ni l’enfant, ni le chien" écrivait Gilles Verdiani, critique cinéma dans Première, en février 1998.

Ajoutant : "Vous n’aurez aucune explication psychologique (trauma, vengeance, folie) pour vous rassurer. Même pas un mobile. Ça ne sera ni stylisé pour faire beau, ni détourné pour faire drôle, ni éloigné pour faire moins mal. Ce sera froid, précis et implacable. Vous voulez essayer ?" 29 ans après sa sortie, l'impact laissé par le film reste toujours aussi foudroyant. Et réservé à un public très averti.

12 mai 2026

Peter Jackson reçoit une Palme d'Or et retrouve Elijah Wood, sa star du Seigneur des Anneaux, à Cannes 2026

Si ! 25 ans après avoir présenté les premières images du Seigneur des Anneaux, et senti que le phénomène était en marche, Peter Jackson a été honoré par le Festival de Cannes, en se voyant remettre une Palme d'Or d'honneur pendant la cérémonie d'ouverture de cette 79ème édition. Comme Robert de Niro, Forest Whitaker ou Jodie Foster avant lui.

Et c'est son Frodon, Elijah Wood, qui lui a remis ce prix honorifique, après l'arrivée sur scène du jury de Park Chan-wook, et quelques minutes avant que Gong Li et Jane Fonda ne déclarent cette nouvelle édition ouverte. Après avoir vu son acteur du Seigneur des Anneaux résumer sa jeunesse et sa carrière, ce qu'un montage vidéo très efficace a ensuite complété en images, le cinéaste est monté sur scène et s'est immédiatement fendu d'une petite blague, en disant à Elijah Wood que son look à la Clarke Gable, avec sa petite moustache, lui allait assez bien pour qu'on puisse l'envisager dans un remake d'Autant en emporte le vent.

"Je n'aurais jamais imaginé que j'en gagnerais une", a-t-il ensuite déclaré au sujet de sa Palme d'Or. "Je ne réalise pas des films qui me permettraient d'en avoir une, donc c'est une surprise à tous les niveaux. Et un immense honneur. Je ne suis allé à Cannes que deux fois, mais c'était à chaque fois des moments marquants de ma carrière. J'ai d'abord réalisé, Bad Taste, ce fameux film dont on a parlé il y a quelques minutes. J'ai travaillé dessus pendant quatre ans et, une fois terminé, la l'a apporté ici pour le vendre, et j'ai fait partie du voyage. Passer de la Nouvelle-Zélande à Cannes, c'était tout simplement incroyable. Un véritable choc culturel."

"Le film s'est particulièrement bien vendu au Marché, et son succès, en Nouvelle-Zélande et dans le monde, est parti de là. Je crois qu'il a été vendu dans cinquante pays : la Nouvelle-Zélande était fier de moi, car je suis revenu couronné de succès, et ça a en quelque sorte lancé ma carrière. La seconde fois que je suis venu, c'était il y a vingt-cinq ans, quand on a montré des images du Seigneur des Anneaux alors qu'on le tournait encore."

"Et c'était assez étrange, car la Warner était en train d'être vendue à l'époque, et la presse ne parlait que de cela et se demandait ce qu'il se passerait si le film était un échec, et ce que le studio allait faire avec les deuxième et troisième épisodes, car ça leur semblait être une folie. C'était en décembre 2000, et il nous restait encore un an de post-production avant la sortie, et nous sommes venus au Festival de Cannes avec très exactement vingt-trois minutes : le résultat a été super, nous avons eu d'excellents retours."

"Le pari du producteur Robert Shaye [d'envoyer ces images à Cannes] a changé la perception que les gens, y compris pour moi. Ca a changé beaucoup de choses, à tel point qu'il y avait une vraie attente autour du film, quand il est sorti en décembre 2001, et ça ne serait pas arrivé sans Cannes. Donc, pour moi, le festival est lié à de bons souvenirs. Et cette Palme en fera partie." Sous les applaudissements du public, et avant que Theodora ne reprenne "Get Back" des Beatles, à qui il a consacré la série documentaire du même nom, Peter Jackson a remercié ses plus fidèles collaborateurs, à commencer par son épouse Fran Walsh.

Et c'est ainsi que s'est ouvert le 79ème Festival de Cannes, dont la Compétition débutera dès ce mercredi 13 mai, pour nous mener jusqu'au palmarès dévoilé le samedi 23 mai, pendant la cérémonie de clôture. Là, c'est la légendaire Barbra Streisand qui sera honorée.

02 octobre 2023

Teaser du remake de Toxic Avenger, avec Peter Dinklage et Elijah Wood

En 1985, une parodie ultra-trash des films de super-héros sortait en salles sous le titre The Toxic Avenger. Né dans l'imagination de Lloyd Kaufman et Michael Herz - via leur société Troma, spécialisée dans les nanars - le film suivait Melvin, un jeune homme fragile devenu une créature hideuse, avec une taille et une force surhumaines après être tombé dans un tonneau de déchets chimiques toxiques.

38 ans plus tard, le réalisateur Macon Blair en réalise un remake. Grand fan du studio, le cinéaste, à qui l'on doit la comédie policière I Don’t Feel At Home In This World Anymore, rend hommage au film original avec le premier teaser de son Toxic Avenger. Si on ne voit pas encore les acteurs de renoms de ce film de SF, la vidéo nous promet un film fun et ultra trash à l'image de son prédécesseur.

Le long métrage, présenté en avant-première au Fantastic Fest, est emmené par Peter Dinklage qui incarne héros Winston Gooze devenu une créature hideusement déformée surnommée Toxic Avenger après être tombé dans une cuve de déchets toxiques, Kevin Bacon se glisse dans la peau du vilain Bob Garbinger, Elijah Wood est méconnaissable dans le rôle du frère et bras droit du méchant, Taylour Paige incarne la journaliste JJ Doherty et le jeune Jacob Tremblay prête ses traits à Wade, le beau-fils de Winston.

Aucune date de sortie n'a encore été annoncée. 

17 avril 2023

Elijah Wood donne son avis sur les nouveaux films du Seigneur des Anneaux

Il est incontestablement l'acteur le plus associé à la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Elijah Wood était le Frodon Sacquet du cinéaste néo-zélandais à l'époque et aujourd'hui,il se dit "surpris" par l'annonce des nouveaux films. En effet, Warner Bros. développe plusieurs nouveaux longs métrages qui se passeront en Terre du milieu. Ce qui ne manque pas d'inquiéter un peu Elijah Wood.

"Je suis fasciné et plutôt excité. J'espère surtout que ce sera bon" réagit-il dans le magazine GQ. "En fait, j'ai été surpris par cette annonce et je ne sais pas pourquoi parce que, bien évidemment, il allait faire plus de films."

"Bien entendu, c'est un business et au cœur de cela, il y a le désir de gagner beaucoup d'argent. Ce n'est pas qu'un groupe de producteurs qui se disent : "Faisons des oeuvres d'art vraiment géniales ". Mais je ne veux vexer personne en disant ça parce que, encore une fois, c'est du business. Et le grand art peut provenir du business. L'un n'empêche pas l'autre..."

Ceci étant dit, Elijah Wood rappelle que la première trilogie du Seigneur des anneaux n'a pas été pensée comme un objet pour faire de l'argent : "Elle es née d'une passion pour les livres et du désir de les voir être portés à l'écran. Et j'espère que c'est ce qui motivera aussi ces futurs films, au bout du compte. J'espère juste qu'il y aura le même facteur de motivation à la base. Que chaque fois qu'ils engageront un scénariste et un cinéaste, ce sera en ayant en tête le respect pour l'oeuvre de Tolkien et avec un certain enthousiasme pour l'explorer."

Pour l'heure, tout ce qui a été confirmé par Warner Bros., c'est qu'il y aura "plusieurs" films basés sur les livres Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien. Aucune information supplémentaire n'a été dévoilée encore par le studio. Les productrices de la trilogie originale, Fran Walsh et Philippa Boyens, assurent être dans la boule des nouveaux films.

08 septembre 2021

Elijah Wood explique pourquoi il a échappé aux pièges de la célébrité

Elijah Wood a su se faire un nom à Hollywood sans passer par la rubrique faits divers, contrairement à nombre d’enfants-stars. L’acteur a une bonne explication à cela : il a grandi dans un cadre solide. Deux choses sont essentielles, selon lui, pour ne pas se perdre lorsqu’on se retrouve sous le feu des projecteurs très jeune : savoir qui vous êtes avant de vous lancer et avoir une famille stable qui vous entoure.

« Si vous pensez aux pièges, beaucoup surviennent parce que les gens ne savent pas qui ils sont, ils n’ont pas une connaissance forte de leur identité ni d’appartenance. En plus d’avoir une vie de famille stable, ce sont deux choses essentielles. Si vous n’avez pas cela, alors vous êtes soudain définis par ce que les autres vous disent de vous – par ce que l’industrie vous dit que vous êtes. Alors la façon dont vous vous percevez n’est pas réelle. (…) Mais si vous êtes ancré dans une forme de réalité, et que vous savez qui vous êtes, qu’il y a de l’amour dans votre vie, c’est bon. Vous êtes en quelque sorte blindé contre la plupart des choses », a-t-il confié au quotidien britannique Independent.

Elijah Wood a commencé sa carrière à 7 ans, comme beaucoup en faisant de la publicité. Son premier rôle majeur est arrivé très vite, en 1990, avec Avalon de Barry Levinson. L’acteur a ensuite enchaîné les films, sans faire de vague, et a su faire la transition à l’âge adulte, encore une fois sans aucun souci, immortalisant Frodon dans l’adaptation de Peter Jackson du Seigneur des anneaux et de Bilbo le Hobbit. Il a récemment tourné dans le reboot de The Toxic Avenger avec Jacob Tremblay, âgé de 14 ans, au casting. Et celui qui a aujourd’hui 40 ans ne s’en fait pas pour l’avenir du jeune acteur qui, comme lui, semble être bien entouré.

« La maman de Jacob m’a demandé "Vous êtes passé par là, avez-vous des conseils ?" Je lui ai répondu : "Rien que le fait de me poser la question est formidable. Vous avez compris ! Vous vous inquiétez du bien-être de votre enfant et de comment il peut tourner ? Tout va bien se passer. Ne vous inquiétez pas" », a-t-il ajouté