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11 mars 2026

La chanteuse Annie Philippe n'est plus en mesure de payer son logement

Dans les années 1960, Annie Philippe faisait partie de ces voix qui accompagnaient la vague yé-yé aux côtés d'artistes comme Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy ou encore France Gall. Aujourd'hui, selon une enquête du Parisien, la chanteuse est engagée depuis plusieurs années dans un bras de fer judiciaire avec son propriétaire, Jakob Zoltobroda, lui aussi âgé de 79 ans. Au cœur du litige ? Un appartement situé face au bois de Boulogne, à Boulogne-Billancourt et dont l'ancienne égérie de Claude François ne paierait plus de loyers depuis septembre 2021. Pourtant, malgré cette dette accumulée, le tribunal de proximité de Boulogne-Billancourt a récemment rejeté la demande d’expulsion formulée par le propriétaire. Le juge des référés a notamment soulevé un problème juridique concernant le commandement de payer présenté par l’avocate du bailleur, déjà utilisé dans une autre procédure. Pour Jakob Zoltobroda, la situation est devenue "délirante". Début mars, l’homme s’est même posté devant la résidence avec une banderole dénonçant la situation. On pouvait y lire : "5 ans de loyers impayés ! Et toujours pas de jugement d'expulsion ! 210 000 € ! Perdu... J'ai 79 ans, dois-je attendre de mourir pour récupérer mon appartement ?". 

Lorsqu’elle entend parler de cette banderole, la réaction d'Annie Philippe est immédiate comme le rapportent nos confrères. "II est gonflé celui-là, quand même", a commenté celle qui ne nie pourtant pas sa dette. "J'ai payé jusqu'en 2021 puis, après le Covid, je n'en ai plus eu les moyens. Aujourd'hui, je touche une retraite de 75 € et 750 € d'aide sociale", a-t-elle expliqué au Parisien. Son dossier de surendettement a d’ailleurs été accepté, ce qui a permis d’effacer une partie de la somme due et en juin 2023, la justice l’a condamnée à verser 52 000 euros de loyers et charges, après effacement partiel de la dette. Une somme qu’elle affirme ne pas pouvoir régler puisqu'"Aujourd'hui, [elle] ne vit plus". Connue notamment pour avoir repris en français le tube des Supremes Baby Love, Annie Philippe vit dans cet appartement depuis 1985, année de son mariage avec Cyrille Guimard, ancien coureur cycliste et directeur sportif. Malgré leur divorce dans les années 2000, elle a choisi de rester dans les lieux. L’artiste a assuré n’avoir jamais vraiment bénéficié des retombées financières de sa carrière. "Je n'ai jamais eu beaucoup d'argent. Quand j'ai commencé à chanter, je n'avais que 17 ans. J'ai fait confiance à des gens… On me faisait croire que je n'avais presque rien vendu...", a-t-elle raconté au Parisien. raconte-t-elle. Pourtant, son plus grand succès, Ticket de quai, sorti en 1965, s’était écoulé à plus d’un million d’exemplaires…

Jakob Zoltobroda a acheté l’appartement en 2005 et quatre ans plus tard, il souhaite récupérer le bien, mais se heurte à une difficulté juridique puisque l'acquisition a été réalisée via une société civile immobilière non familiale, ce qui l’empêche de reprendre facilement le logement. "Heureusement que cette situation ne me met pas en difficulté financière mais, tout de même, cela fait vingt ans que je l'ai acheté, dois-je attendre de mourir pour retrouver mon bien ?", a-t-il confié à nos confrères. 

Face à ces critiques, Annie Philippe s'est montrée peu émue. Elle a déclaré : "C'est un investisseur, s'il avait été un petit propriétaire qui n'avait que ça pour lui, j'aurais tout fait pour trouver une solution. Mais c'était à lui, au départ, quand il a racheté, de me reloger dans les mêmes conditions. Il ne l'a pas fait". Aujourd’hui, le propriétaire affirme être prêt à renoncer aux loyers impayés si une décision d’expulsion est enfin prononcée. Son objectif ? Que "le préfet lui trouve un logement social". En attendant, Annie Philippe continue d’occuper l’appartement, sous la menace d’une expulsion qui pourrait intervenir un jour…