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02 janvier 2026

Fidel Castro avait une vision très personnelle des Dents de la mer

À l’occasion du 50ᵉ anniversaire du classique de Steven Spielberg, le documentaire Les Dents de la mer : Les secrets d’un film culte, signé Laurent Bouzereau, est disponible sur Disney+. Il offre une perspective inédite, notamment grâce à une interview de Fidel Castro, qui révèle ce qui l’a fasciné dans cette histoire de requin terrifiant (via Télé Loisirs).

À première vue, Les Dents de la mer raconte l’histoire d’un énorme requin qui menace la quiétude d’une petite station balnéaire américaine. Trois hommes – le chef de la police Martin Brody, l’océanographe Matt Hooper et le chasseur de requins Bart Quint – unissent leurs forces pour neutraliser le prédateur. Le film est célébré pour sa mise en scène et sa musique légendaire signée John Williams. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une critique implicite du capitalisme, qui aurait particulièrement séduit Fidel Castro.

Le maire d’Amity, Larry Vaughn, incarne le pouvoir économique placé au-dessus de la sécurité des habitants. Comme le souligne Spielberg : “Il représente les gouvernements pour qui le pouvoir et l’argent sont plus importants que la sécurité des habitants.” Pour Jordan Peele, le réalisateur de Get Out, “le requin n’est pas le plus gros monstre du film. C’est le fait que l’argent soit, en réalité, plus important que la vie elle-même, et que ce soit toujours le cas, aujourd’hui, dans notre société capitaliste.”

L’auteur du livre sur lequel se base le film, Peter Benchley, raconte, quant à lui, que Fidel Castro appréciait particulièrement son roman. Quand un journaliste lui demanda pourquoi il lisait un thriller américain, Castro répondit avec humour et profondeur : “Vous vous trompez, il ne s’agit pas de ça. C’est une merveilleuse métaphore sur la corruption du capitalisme.” Benchley, amusé, admit qu’il aurait adoré utiliser cette phrase pour promouvoir son livre : “Vous imaginez ? Une publicité qui dirait : ‘Une merveilleuse métaphore sur la corruption du capitalisme. – Fidel Castro.’ Qui d’autre aurait pu avoir une citation pareille ?”

Selon Wendy Benchley, veuve de l’auteur, écologiste renommée et productrice du documentaire Les Dents de la mer à 50 ans : L’histoire de l’intérieur, le roman diffère beaucoup du film (via MV Times) et explore davantage les dynamiques économiques et politiques invisibles que le film hollywoodien, laissant au requin une dimension symbolique de critique sociale et économique.

Le documentaire de Laurent Bouzereau montre également que Les Dents de la mer a inspiré des cinéastes de renom. Guillermo del Toro, James Cameron ou J.J. Abrams, chacun y voyant une métaphore ou une approche narrative différente. Le contexte de sortie du film – fin de la guerre du Vietnam et scandales politiques comme le Watergate – renforçait sa dimension politique, questionnant la confiance envers les autorités.

Le succès et l’impact culturel de Les Dents de la mer se reflètent aussi dans les nombreuses parodies et illustrations politiques inspirées par le film. Universal a même compilé ces créations sur une nouvelle affiche, affirmant avec humour : “Les Dents de la mer, c’est aussi un film”.

Tourné à Martha’s Vineyard, le film est devenu un blockbuster emblématique, centré sur la peur et le suspense. Mais il conserve une portée universelle : face à une menace – qu’il s’agisse d’un requin ou de crises contemporaines – solidarité, courage et connaissance scientifique restent essentiels, incarnés par Brody, Quint et Hooper.

23 juin 2025

Il y a 50 ans, Steven Spielberg croyait que sa carrière de réalisateur allait s'arrêter avec Les dents de la mer

En 1975, Steven Spielberg révolutionnait l'industrie du cinéma avec Les Dents de la mer ! Le film, doté d'un budget modeste, a été un succès absolument considérable, déjouant tous les pronostics. Cependant, le tournage du long-métrage n'a pas été de tout repos pour le réalisateur, qui a bien cru que sa carrière dans le cinéma allait s'arrêter là.

Spielberg, alors un jeune réalisateur prodige de 27 ans, a choisi Martha’s Vineyard comme lieu de tournage pour Les Dents de la mer ; le cinéaste souhaitait filmer sur cette île de l'État du Massachusetts car il voulait que son requin mécanique aux dents terriblement acérées nage dans des eaux réelles.

"Dans la plupart des cas, passer l’été à Martha’s Vineyard est un rêve. Mais quand vous dépassez le budget et le planning, et que moi, je suis complètement submergé, cet été 1974 s'est transformé en cauchemar avant même de devenir le rêve d’une vie", a déclaré Steven Spielberg dans un message vidéo adressé au public de Martha’s Vineyard, à l’occasion de la première mondiale du documentaire Jaws 50 : The Definitive Inside Story ("Les Dents de la Mer : Les secrets d’un film culte" en VF).

"Le film montre à quel point nous étions jeunes et mal préparés face aux défis du tournage dans l’océan Atlantique, avec un requin mécanique plus capricieux que n’importe quelle star de cinéma avec laquelle j’ai travaillé depuis", confie le metteur en scène de 78 ans.

"Il montre aussi comment, après avoir dépassé le planning et le budget, j’ai vraiment cru que Les Dents de la mer serait le dernier film que je réaliserais", a révélé Spielberg. À noter que le documentaire évoqué par le cinéaste, "Les Dents de la Mer : Les secrets d’un film culte", sera disponible le 11 juillet prochain sur Disney+. Il sera aussi diffusé sur la chaîne National Geographic le 13 juillet à 18h20.

Steven Spielberg a eu des raisons de s'affoler car le budget du film a triplé lors du tournage, grimpant jusqu'à 9 millions de dollars. Le planning a aussi été revu à la hausse, passant de 55 jours de tournage à 159 jours !

Ensuite, Spielberg souligne que la réception du public en salles lui a sauvé la vie et redonné sa chance à Hollywood. "Il a également été aidé par le motif musical inoubliable composé par John Williams pour la bande originale, qui alimentait une peur primale de prédateurs invisibles, rôdant et se rapprochant", analyse The Hollywood Reporter.

En effet, Les Dents de la mer a été un véritable phénomène, rapportant 477 millions de dollars dans le monde pour un budget de 9 millions.

"50 ans après sa sortie initiale, le tournage des Dents de la mer reste une expérience fondatrice pour chacun d’entre nous, et 5 décennies n’ont en rien terni les souvenirs de ce qui demeure l’une des expériences les plus accablantes, exaltantes, terrifiantes et gratifiantes de toute ma carrière", a conclu Steven Spielberg.

11 janvier 2025

Les Dents de la mer : le mythique requin du film a passé 20 ans de sa vie dans une décharge

Pas facile de conserver les accessoires utilisés lors des tournages. Plus encore s'ils sont d'une époque où les studios n'avaient pas forcément ce souci du patrimoine. Ce fut notamment le cas du mythique parapluie tenu par Mary Poppins, longtemps introuvable. En juin 2021, on a retrouvé, 40 ans après avoir perdu sa trace, la robe de Judy Garland, qu'elle portait dans le Magicien d'Oz.

Un autre exemple, plus ancien cette fois-ci ? La luge utilisée par Orson Welles dans Citizen Kane, baptisée Rosebud : après le film, elle fut donnée en 1942 comme prix lors d’une campagne publicitaire pour le film. Le gagnant fut un jeune garçon de 12 ans...

Et puis il y a des exemples absolument incroyables, comme celui de la mythique maquette de l'Etoile de la mort dans Star Wars, qui passa une partie de son existence post tournage comme...poubelle à canettes chez un particulier, et même de cendrier. Dans ce registre, le destin du célébrissime requin des Dents de la mer est tout aussi étonnant.

Sorti au beau milieu de la saison estivale en 1975, Les dents de la mer a littéralement tétanisé les spectateurs sur leurs fauteuils, tout en déclenchant un mouvement d'inquiétude dans les stations balnéaires. Spielberg disait avoir eu la sensation sur le tournage de pouvoir mener les futurs spectateurs à coup d'électrochocs. Un pari largement tenu, aidé par une brillante mise en scène, mais surtout épaulé par une extraordinaire bande-son, incroyablement suggestive, qui fait effectivement monter la tension chez le spectateur.

"Quand je pense aux Dents de la mer, je pense au courage et à la stupidité" dira le cinéaste. Le tournage du film fut en effet un enfer, notamment en raison des requins mécaniques créés par Bob Mattey, le créateur de la pieuvre géante dans 20 000 lieues sous les mers, qui avait conçu trois requins animatroniques en polyuréthane.

Appelés "Bruce", ces faux squales mesuraient plus de huit mètres de long et pesaient chacun une tonne et demi. Compte tenu des difficultés de fonctionnement, Steven Spielberg fut contraint de montrer le moins possible l'animal et d'avoir recours à des contre-plongées épousant son point de vue.

Après le tournage, ces trois requins furent détruits. Il se trouve qu'un quatrième modèle, plus petit et à échelle réduite, a été créé en 1976 en fibre de verre à partir du même moule. Le modèle a été exposé aux studios Universal, en Californie, où il est resté jusqu'en 1990.

Durant cette période, la vague des dents de la mer désormais bien lointaine, ce requin fut vendu à un homme du nom de Sam Adlen, qui était le propriétaire d'une décharge de voitures située à Sun Valley. Le faux squale restera ainsi juché sur un pylône durant 20 ans, soumis aux aléas climatiques. Malgré plusieurs offres pour le racheter, Sam Adlen n'a jamais voulu s'en séparer. Et fut largement oublié.

En 2010, un journaliste pour le site NPR, Cory Turner, a pu remonter la trace de cet accessoire. "C'est une création authentique" commentera Roy Arbogast, un des membres de l'équipe en charge de la création des effets spéciaux sur le film. "C'est agréable de le revoir après 25 ou 30 ans. C'est incroyable qu'il soit toujours là".

Surnommé Junkyard Bruce, il fut finalement donné par le fils du propriétaire de la décharge à l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, à la mort de ce dernier. Qui décida de le restaurer, après l'avoir laissé un long moment dans un caisson à la température contrôlée, pour l'exposer dans son musée.

06 septembre 2022

Steven Spielberg : deux de ses meilleurs films à redécouvrir au cinéma en IMAX

À l'occasion des 40 ans du film culte E.T. L'extra-terrestre, Universal Pictures et Amblin Entertainment ressortent le long-métrage en IMAX ainsi qu'un autre classique de Steven Spielberg qui a révolutionné le cinéma de genre : Les Dents de la Mer (1975).

Les deux films seront visibles du 7 au 20 septembre dans le cadre du Festival IMAX.

Sorti en décembre 1982, E.T. a été récompensé par 4 Oscars dont celui de la Meilleure musique pour John Williams et celui des meilleurs effets spéciaux pour Carlo Rambaldi.

 Ressorti dans les salles américaines ce vendredi 2 septembre, Les Dents de la Mer a créé la surprise en engrangeant 2,6 millions de dollars de recettes pour son week-end de reprise. Le long-métrage a profité du National Cinema Day, l'équivalent de notre Fête du cinéma, qui s'est tenu samedi 3 septembre. Une journée durant laquelle le billet de cinéma ne coûtait que 3$.

Jimmy Orr, le directeur de la distribution d’Universal aux États-Unis, déclare dans un communiqué de presse : " Il est assez juste de dire qu’à ce jour, aucun réalisateur n’aura eu autant d’impact, ni laissé une empreinte à ce point indélébile au cœur de l’industrie du cinéma américain, et de celui des presque 10 milliards de spectateurs qui ont vu ses films dans le monde entier.

Nous ne pouvions rêver meilleure occasion pour fêter l’anniversaire de la sortie d’ E.T., L’extra-terrestre et rendre hommage au tout premier blockbuster de l’été qu’aura été Les Dents de la Mer, que de permettre aux spectateurs de les redécouvrir comme jamais auparavant".

Sorti en juin 1975, Les Dents de la mer est devenu un véritable phénomène de la pop culture en étant le premier blockbuster estival. Le long-métrage a battu tous les records avant de devenir le film le plus rentable de l’année, avec une nomination à l’Oscar du meilleur film et 3 Oscars dont celui de la Meilleure musique de film pour John Williams.

47 ans après sa sortie le film est toujours une référence et a donné naissance à un genre cinématographique à part : le film de requins.

10 juin 2020

Les Dents de la mer en Blu-ray 4K UHD : la terrifiante histoire vraie à l'origine de ce film culte

Succès commercial incroyable à sa sortie en 1975 (471 millions de dollars de recettes dans le monde pour un budget de 9 millions !), Les Dents de la mer se déroule à quelques jours du début de la saison estivale, au moment où des habitants d'une petite station balnéaire font une découverte macabre : le corps atrocement mutilé d'une baigneuse gisant sur une plage. Pour le chef de la police Martin Brody, la jeune femme a été victime d'un requin. Il cherche alors à interdire l'accès aux plages mais se heurte à l'hostilité du maire qui ne pense qu'à attirer le maximum de touristes. Pendant ce temps, le squale continue de tuer...

Aujourd'hui sort le Blu-ray 4K UHD (Ultra High Definition) des Dents de la mer dans le cadre du 45ème anniversaire du film. Pour l'occasion, retour sur la terrifiante histoire vraie à l'origine du scénario du long métrage...

L'auteur du roman "Les Dents de la mer" qui a donné lieu au film réalisé par Steven Spielberg, Peter Benchley, a trouvé son inspiration dans une histoire vraie terrifiante : les attaques de requins (ou d'un requin, plusieurs théories existent) qui se sont produites le long des côtes du New Jersey en 1916 et qui ont causé la mort de quatre personnes. Ces "faits divers" des plus inattendus, sur une temporalité très courte et sur un périmètre réduit, ont eu un écho médiatique extrêmement fort et ont, par la suite, poussé de nombreux chercheurs à s'intéresser aux squales.

La première victime est un homme de 25 ans mordu par un requin au niveau des jambes alors qu'il regagne le rivage, le 1er juillet. Il décède peu de temps après d'une hémorragie. Pour le moment, la presse ne s'étend pas sur le sujet et parle même d'un individu "tué par un poisson"… Cinq jours après, un groom d’hôtel se fait arracher les deux jambes par un squale non loin du lieu du premier incident. Il est ramené par les sauveteurs et meurt de ses blessures. Cette fois, les journaux relaient l'histoire de façon plus importante et une véritable panique s'installe...

Deux nouvelles attaques mortelles surviennent le 12 juillet, dans une crique proche des deux premières tragédies. Un garçon de 11 ans est happé par un requin sous les regards terrifiés de ses camarades. Un jeune de 24 ans plonge pour essayer de retrouver le corps mais est lui aussi tué par l'animal ! Tout de suite après, des enfants se baignant à un kilomètre de là sortent de l'eau après avoir entendu parler des attaques. Mais avant qu'ils ne parviennent à gagner la terre ferme, l'un d'eux est à son tour mordu ! Mais le garçon survit à ses blessures.

Des filets sont alors mis en place dans la crique et des pêcheurs tentent de capturer le squale, ce qui ne donne rien. Les scientifiques n'ont jamais pu affirmer avec certitude quel (ou quels) requin a causé la mort de ces quatre personnes. Ce qui est certain, c'est que cette histoire a servi d'élément déclencheur quant à l'intérêt de la science vis-à-vis de cet animal. Les attaques du New Jersey ont aussi largement contribué à développer cette phobie des requins et ont donné naissance à plusieurs oeuvres de fiction ayant façonné l'imaginaire des gens.

Caractéristiques techniques du Blu-ray™ 4K UHD :

Image : 16/9 2.35:1 Widescreen - HDR10+/Dolby Vision

Audio : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD High Resolution Audio 7.1, Italien et Tchèque DTS Digital Surround 5.1

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Tchèque, Danois, Néerlandais, Finnois, Grec, Italien, Norvégien, Suédois

Bonus :

Le Making of de JAWS / JAWS : La Restauration / Scènes coupées et bêtisier / Sur le plateau / Le Film annonce

Le requin fonctionne encore : L’impact et l’héritage de JAWS

    Martha’s Vineyard, 1974

    C’est un grand requin blanc…ENORME !

    Le Thème musical

    Le requin ne fonctionne pas

    Appelez-moi Ismaël

    J’adore les requins…Je les adore.

    L’USS Indianapolis

    Quand la vie imite JAWS

    Le requin fonctionne encore

(Le bonus « Les archives de JAWS » n’est pas présent sur le disque UHD mais sur le Blu-ray™).