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15 septembre 2026

Tom Hanks a imposé ses conditions pour jouer dans Il faut sauver le soldat Ryan

Dans le top 5 des meilleurs films de Tom Hanks : Philadelphia à la première marche, suivi de Forrest Gump, Frères d'armes, Il faut sauver le soldat Ryan et enfin Arrête-moi si tu peux. C'est de ce quatrième long métrage signé Steven Spielberg qu'il est ici question. La raison ? L'acteur oscarisé s'est montré ferme concernant un aspect du capitaine John H. Miller, et ça va peut-être vous surprendre.

Tom Hanks n'a donc pas hésité à intervenir sur l'écriture de son personnage dans Il faut sauver le soldat Ryan. L'acteur estimait en effet que certains éléments du scénario original rendaient le capitaine Miller faussement héroïque et manquaient de crédibilité, comme il l'a confié dans les colonnes de Far Out Magazine : "Le scénario original contenait beaucoup plus de dialogues, de remarques ironiques et de blagues. Nous avons probablement changé chaque mot."

Tom Hanks a notamment révélé ce qui l'avait particulièrement dérangé à la première lecture du scénario : "Le capitaine Miller avait déjà reçu la Médaille d'honneur du Congrès, ce qui était tout simplement ridicule." Alors, l'acteur en a fait savoir au scénariste Robert Rodat : "On ne peut pas distribuer cette distinction à la légère aux personnages pour les rendre plus intéressants ou plus héroïques."

Selon lui, un soldat ayant obtenu une décoration aussi prestigieuse aurait sans doute été retiré du front et mobilisé autrement. Il a donc défendu une approche plus réaliste. Au lieu de ça, les spectateurs ont découvert que le capitaine John H. Miller était instituteur avant de s'engager. Un changement qui apporte une dimension plus humaine et moins héroïque, donc.

Pour se glisser dans la peau du capitaine Miller, Tom Hanks ne s'est pas contenté d'apprendre son texte. Avec plusieurs de ses partenaires à l'écran, comme Matt Damon, il a donc suivi un entraînement militaire sous la direction du capitaine Dale Dye, un ancien Marine et conseiller sur plusieurs films de guerre, comme on peut le lire dans The Seattle Times.

Résultat, pendant plusieurs jours, les acteurs ont dû ramper dans la boue, dormir dehors et se familiariser avec les conditions de vie des soldats : "Ça a duré six jours. Mais c'était une semaine très intense, éprouvante physiquement." Une expérience difficile, notamment à cause du froid, mais qui a permis aux acteurs de mieux comprendre leurs personnages, et surtout ce qu'avaient vécu les soldats durant la Seconde Guerre mondiale.

Cette préparation était importante pour Tom Hanks, qui voulait éviter toute représentation trop héroïque ou faussée de la guerre. À ce sujet, l'acteur a expliqué : "Nous ne voulions pas simuler tout cela", notamment ce que les soldats avaient ressenti en débarquant sur la plage d'Omaha, le 6 juin 1944. La suite, on la connaît, Il faut sauver le soldat Ryan a été multi-oscarisé et est désormais considéré comme l'un des meilleurs films de guerre.

21 août 2026

Turner & Hooch : le courant n'est pas passé entre Tom Hanks et Henry Winkler

Avant que Turner & Hooch ne devienne l’une des comédies emblématiques de Tom Hanks à la fin des années 80, son tournage a connu un important changement en coulisses. Henry Winkler, initialement choisi pour réaliser le film, a été évincé après seulement quelques jours. Et selon lui, ses relations difficiles avec la star n’y étaient pas étrangères.

En 1989, Tom Hanks partage l’affiche de Turner & Hooch avec un partenaire pour le moins encombrant : un imposant Dogue de Bordeaux particulièrement baveux. Dans cette comédie policière, l’acteur incarne Scott Turner, un détective qui se retrouve contraint d’accueillir Hooch, le seul témoin potentiel d’un meurtre. Une cohabitation mouvementée commence alors entre le policier méticuleux et l’animal incontrôlable.

Mais les difficultés n’étaient visiblement pas réservées à la fiction. Derrière la caméra, l’entente entre Tom Hanks et Henry Winkler, qui avait été engagé par Disney pour mettre en scène le film, s’est rapidement détériorée. Au point que celui qui reste indissociable du personnage de Fonzie dans Happy Days a finalement dû quitter le projet bien avant la fin du tournage.

Avant son départ, Henry Winkler s’était pourtant largement investi dans Turner & Hooch. Il avait participé à 11 semaines de préparation, puis dirigé les 13 premiers jours de tournage. Tout s’est brutalement arrêté lorsqu’il a été convoqué dans le bureau de Jeffrey Katzenberg, qui présidait alors les studios Disney, et a appris qu’il ne continuerait pas l’aventure.

Winkler a raconté cette histoire à plusieurs reprises au fil des années. Invité en 2024 du podcast How To Fail d’Elizabeth Day, il est notamment revenu sur l’origine supposée de son éviction. Selon lui, un incident survenu lors des repérages à Carmel, sur la côte californienne, aurait cristallisé les tensions avec Tom Hanks.

Alors qu’une admiratrice l’avait reconnu et s’était précipitée vers lui en faisant référence à Fonzie, Winkler avait lancé une plaisanterie impliquant son acteur principal. Une remarque qui, d’après son récit, aurait été très mal accueillie par Hanks.

“Nous étions à Carmel, cette petite ville balnéaire merveilleuse sur la côte californienne, à la recherche d’un lieu de tournage, et une femme est arrivée, honnêtement, en courant d’un magasin et a dit : ‘Henry, Fonz ! Oh, mon Dieu ! Et j’ai répondu : ‘Et, bien sûr, vous connaissez Tom Hanks…’.”

Henry Winkler estime que cet épisode aurait joué un rôle déterminant dans son départ. Lorsqu’il a finalement été remercié, le directeur de la photographie lui aurait d’ailleurs rappelé précisément cette journée.

“Je savais que cela allait arriver, ce jour-là à Carmel.”

Si le courant ne semble pas être passé entre Henry Winkler et Tom Hanks, le réalisateur avait en revanche noué une relation beaucoup plus chaleureuse avec l’autre vedette du film : le chien incarnant Hooch.

Des décennies plus tard, Winkler ne cache toujours pas son sentiment lorsqu’il évoque cette expérience professionnelle avortée. Il la résume d’ailleurs avec une formule particulièrement éloquente : “Je connaissais ce chien. Ce Mastiff baveux et moi sommes devenus amis. L’acteur n’est pas devenu mon ami.”

Tom Hanks, de son côté, n’a jamais donné publiquement sa version de cet épisode. Après le départ de Winkler, Disney a confié la réalisation de Turner & Hooch à Roger Spottiswoode, qui a donc mené le film jusqu’à son terme.

Cette mésentente a également placé Ron Howard dans une situation particulièrement inconfortable. Le cinéaste entretenait en effet des liens étroits avec les deux hommes : il connaissait Henry Winkler depuis leurs années communes sur Happy Days, tandis qu’il a collaboré à plusieurs reprises avec Tom Hanks, notamment sur Apollo 13.

Interrogé par The Guardian en 2020, Ron Howard avait révélé que Hanks comme Winkler étaient venus lui parler de leur différend. Il avait alors regretté de voir deux de ses amis incapables de trouver une manière de travailler ensemble.

“C’était décevant. Je suis ami avec eux deux et les deux hommes se sont sentis obligés de venir m’en parler. C’était juste une de ces choses malheureuses où ils avaient vraiment une façon de travailler qui ne leur convenait pas. Je sais que c’était douloureux pour eux deux et j’ai pu leur prêter une oreille attentive, voire leur proposer des solutions.”

Avec les années, le conflit semble néanmoins avoir perdu de son importance. Ron Howard considérait en tout cas que suffisamment de temps s’était écoulé pour que cette vieille histoire appartienne désormais au passé : “Cela fait de nombreuses années, deux hommes et beaucoup d’eau qui a coulé sous les ponts.”

Une mésaventure vieille de près de quatre décennies que Henry Winkler n’a pourtant jamais complètement oubliée, même s’il aura au moins conservé un bon souvenir de son éphémère partenaire canin.

07 mars 2026

On l'oublie souvent mais Tom Hanks joue deux personnages dans Forrest Gump

Peu de spectateurs le remarquent, mais Tom Hanks interprète en réalité deux personnages dans Forrest Gump, et le second est à l’extrême opposé du héros que l’on connaît tous. Il s’agit de Nathan Bedford Forrest, une figure historique controversée qui a réellement existé.

On oublie souvent que l’acteur joue ce double rôle. Le personnage de Nathan Bedford Forrest apparaît dans un flashback qui explique l’origine du nom de Forrest. “[Sa mère] dit que nous étions liés à lui d’une certaine manière”, raconte Forrest Gump. Ce lien familial justifie le choix narratif de faire incarner les deux hommes par Tom Hanks. Mais là où Forrest est doux et attachant, Nathan Bedford Forrest représente l’inverse total : un suprémaciste blanc et lieutenant général confédéré pendant la guerre de Sécession. Il fut aussi marchand d’esclaves et devint le premier “Premier Grand Sorcier” du Ku Klux Klan, un poste qu’il occupa un an avant de se distancier publiquement du groupe et de soutenir la cause des Noirs en Amérique.

Eddy W. Davidson, dans Nathan Bedford Forrest: In Search of the Enigma, précise que le général “s’est porté volontaire pour aider à exterminer les hommes responsables de la violence continue” exercée par le clan en 1874. Ces détails illustrent à quel point Nathan Bedford Forrest est un personnage complexe et controversé. Le film, lui, se limite à une scène de 40 secondes, présentant Tom Hanks en tenue du Ku Klux Klan, capuche sur la tête, superposé à des images tirées de Naissance d’une nation (1915) de D.W. Griffith. La réplique finale du flashback, “Maman a dit que la partie Forrest est pour me rappeler que parfois nous faisons tous des choses qui sont très bien, mais qui n’ont aucun sens”, résume cette dualité tout en atténuant l’inconfort de cette association.

Le roman de Winston Groom, publié en 1986, consacre quant à lui plusieurs pages à cet ancêtre et détaille davantage la vie de Nathan Bedford Forrest. Mais pour Robert Zemeckis, inclure tous ces éléments aurait détourné l’attention du spectateur de l’histoire principale de Forrest. Pourtant, cette présence subtile du second personnage enrichit la profondeur narrative du film et rappelle le talent de Tom Hanks, capable d’incarner deux figures radicalement opposées.

Malgré les doutes initiaux autour du projet, Forrest Gump est aujourd’hui considéré comme un classique du cinéma et a remporté l’Oscar du meilleur film en 1995, face à Pulp Fiction. Le film offre un voyage à travers les années 1960 et 1970, ponctué de rencontres avec de véritables personnages historiques, tout en soulignant subtilement l’héritage complexe du second rôle de Hanks.

Forrest Gump est disponible à revoir sur Paramount+ ou en VOD.

03 mars 2026

Chet Hanks, le fils de Tom Hanks, s’est retrouvé bloqué en Colombie pour une raison incongrue

Chet Hanks est dans une situation peu commune après un séjour entre amis. Le fils de Tom Hanks et Rita Wilson a raconté dans une vidéo sur Instagram ce week-end qu’il était bloqué en Colombie. Le jeune homme de 35 ans a décrit la situation qui l’a mené à se voir interdire l’accès aux États-Unis, alors qu’il est américain.

« Je vais à Porto Rico la semaine dernière pour l’anniversaire de mon pote Max et pour passer du bon temps », a-t-il raconté. « Et pendant que je suis à Porto Rico et qu’on est sur le point de repartir, je me dis : "Je suis seulement à 2/3 heures de Medellín (Colombie), pourquoi je ne passerais pas voir mon pote Taylor, qui vit à Medellín ?" »

« La raison pour laquelle je n’ai pas utilisé mon passeport américain est qu’il est sur le point d’expirer », a expliqué Chet Hanks. Seulement, le jeune artiste a oublié que les conditions d’entrée sur le territoire américain sont très strictes.

« J’étais censé partir aujourd’hui. Je vais à l’aéroport pour saisir mon vol trois heures en avance, c’est un vol international. Ils me disent que si j’utilise un passeport étranger, j’ai besoin d’une carte verte (titre de résident permanent) afin de retourner aux États-Unis », a-t-il relaté, avant de s’esclaffer : « Je n’ai pas de carte verte parce que je suis citoyen américain ».

Résultat : Chet Hanks est « bloqué en Colombie ». Et s’il existe de « pires endroits où se retrouver bloqué », le trentenaire n’a « aucune idée » de ce qu’il devra faire pour se sortir de ce pétrin, alors que la « seule ambassade » pouvant l’aider se trouve à Bogotá, capitale de la Colombie, sauf que… « Je ne veux pas aller à Bogotá », a-t-il ajouté. Et de conclure, dans un rire : « Donc… Libérez-moi ! »

Peu de temps après, le jeune homme a partagé un message rassurant dans ses Stories Instagram, se photographiant dans une salle de gym avec le message. « Nous allons bien, ne vous inquiétez pas », inscrit en espagnol, comme l’a noté Entertainment Weekly.

Dans les commentaires de sa vidéo, les internautes se sont laissé aller à des plaisanteries inspirées de la filmographie de son père. L’un d’entre eux a fait remarquer que ses proches pourraient essayer lui envoyer son passeport américain via FedEx, ce à quoi un autre internaute a répondu : « Tom Hanks n’est pas le plus chanceux avec FedEx », faisant référence au film Seul au monde (2000), où l’acteur incarne un employé du service de livraison se retrouvant échoué sur une île déserte après un accident d’avion. Un internaute a également suggéré à Chet Hanks de « vivre dans le terminal » de l’aéroport local, comme l’a fait un autre personnage de son père dans le film Terminal (2004).

24 février 2026

Tom Hanks jouera pour la première fois un président des Etats-Unis

Quel sera le prochain projet de Tom Hanks ? Deadline révèle que l'acteur incarnera Abraham Lincoln, le 16e président de l'Histoire des Etats-Unis, connu notamment pour avoir aboli l'esclavage. Le tournage est prévu prochainement à Londres.

Le film sera basé sur un livre de George Saunders, Lincoln au Bardo (Lincoln in the Bardo), sorti en 2017 aux Etats-Unis, et auréolé notamment du Booker Prize. Le livre a été traduit et édité en France en 2019 chez Fayard.

Le roman se focalise sur un aspect intime de la vie d'Abraham Lincoln. Abraham Lincoln a dû faire face à la mort de son son fils, âgé de 11 ans. Le film explorera les thèmes de l’amour, de l’empathie et de la capacité humaine à faire face au deuil, à travers un récit choral, avec une galerie de personnages, vivants ou disparus, historiques comme fictifs.

Lincoln in the Bardo mélangera les styles, entre animation stop-motion et live action. Son réalisateur, Duke Johnson, s'est illustré dans le passé avec le film d'animation Anomalisa. Le livre sera adapté par George Saunders lui-même.

Ce n'est pas la première fois que Tom Hanks joue un personnage ayant réellement existé. On peut citer Walt Disney ou encore le pilote Chesley “Sully” Sullenberger. C'est en revanche la première fois qu'il jouera un président américain. Plusieurs acteurs se sont prêtés à l'exercice (voir notre vidéo ci-dessus).

Rappelons que précédemment, l'acteur Daniel Day Lewis avait prêté ses traits à Abraham Lincoln dans le film tout simplement nommé Lincoln, sous la direction de Steven Spielberg.

Lincoln avait d'ailleurs valu à Daniel Day Lewis un Oscar du meilleur acteur en 2013, ainsi qu'un Golden Globe et un BAFTA. Le film s'intéressait aux derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Abraham Lincoln mettait tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage, dans une nation déchirée par la guerre civile.

Dans l'actualité de Tom Hanks, signalons que l'acteur a sorti un premier roman fraichement traduit et publié en France aux éditions du Seuil. Le livre intitulé Naissance d'un chef-d'oeuvre du cinéma raconte 'histoire de la réalisation d’un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré.

On retrouvera également la voix de Tom Hanks dans le prochain Toy Story. Ce cinquième volet sortira le 17 juin 2026 en France.

11 novembre 2025

Tom Hanks explique pourquoi il ne revoit aucun de ses films

Adam Driver, Al Pacino, Helena Bonham Carter, Tom Hanks, Emma Stone, Jared Leto ou Megan Fox...toutes ces stars ont un point commun : elles ne revoient pas les films dans lesquels elles ont tournées! Si les actrices et acteurs sont souvent accusés de complaisance, certains d'entre eux ne souffrent pas de se revoir à l'écran après la première. A ce sujet, celui qui avait ému le monde entier dans Forrest Gump a déclaré : « Je ne regarde aucun de mes anciens films », au cours d'une interview pour le magazine Shortlist. En guise de pique à ceux qui auraient une tendance à développer un culte de la personnalité, il ajoute : « Je ne regarde pas mes propres performances, qui fait ça ? Ce serait de la folie. "

Celui qui s'est fait connaître pour ses rôles d'Américain moyen qui lui ont valu d'être comparé au légendaire James Stewart, a conservé un bon sens placide qui lui fait dire : "j'ai vu tous les films une fois, mais je n'ai pas besoin de les revoir, car ils ne changent pas. » Tous ? Pas tout à fait, car il admet à cette occasion qu'il revoit volontiers un film qui tient une place spéciale dans sa filmographie. « Le seul que je pourrais regarder avec beaucoup d'affection est un petit film que j'ai réalisé, That Thing You Do!, dans lequel je ne joue pas beaucoup. J'ai tellement aimé le faire que lorsque je le regarde aujourd'hui, cela me fait encore sourire. »

Le pitch de cette bluette inspirée par l'ascension fulgurante des Fab Four ? Dans les années 1960, Guy Patterson remplace au pied levé le batteur d'un groupe de rock. Résultat : le rock band est vite repéré par un manager et en avant le succès! Avec un casting qui réunit Charlize Theron et Chris Isaaken passant par un caméo Bryan Cranston, ce film rétro réalisé et co-scénarisé par l'acteur d'Arrête moi si tu peux a droit à sortir de sa jaquette une fois de temps de temps, et c'est déjà beaucoup.

08 septembre 2025

Le Grand Blond avec une chaussure noire : Focus sur le remake L'Homme à la chaussure rouge, avec avec Tom Hanks et Carrie Fisher

Nombre de succès de la comédie hexagonale ont eu droit à leurs remakes hollywoodiens, à l'instar des Visiteurs avec Les Visiteurs en Amérique, de La Cage aux folles avec The Birdcage, d'Un Indien dans la ville avec Un Indien à New York ou encore de Trois hommes et un couffin avec Trois hommes et un bébé. Voilà pour quelques exemples célèbres. Mais il y en a un vraiment méconnu : celui du Grand Blond avec une chaussure noire, où Tom Hanks (qui a improvisé la scène entière d'un film lors de sa carrière) reprend le rôle initialement tenu par Pierre Richard !

Sorti en salles en 1985 aux Etats-Unis et en vidéo deux ans plus tard en France, la version US du Grand Blond avec une chaussure noire est une véritable curiosité. Notamment car s'il reprend le postulat de départ du film d'Yves Robert co-écrit avec Francis Veber, les deux éléments clés du titre sont mis de côté ! Plus de héros blond ici ni même de chaussure noire, place désormais à... L'Homme à la chaussure rouge (qui en plus est une chaussure de tennis) !

L'Homme à la chaussure rouge raconte l'histoire de Cooper, le chef adjoint de la C.I.A., qui veut prendre la place de son patron. Celui-ci, au courant des agissements de son collaborateur, lui donne de fausses informations concernant un homme qui doit se présenter ce jour même à l'aéroport. Cooper soupçonne alors Richard (clin d'oeil à notre Pierre national ?), un inconnu aux chaussures dépareillées, et met ses hommes à ses trousses.

Ce remake quasi-inconnu, sorti dans la foulée de Splash, qui a révélé Tom Hanks au grand public, surprend par la qualité de son casting. Aux côtés de celui qui deviendra quelques années plus tard une star mondiale, on retrouve tout de même James Belushi et Carrie Fisher, la princesse Leia de Star Wars.

Qualifié d'"idiot" par le célèbre critique américain Roger Ebert qui n'avait pas été tendre du tout avec le film, L'Homme à la chaussure rouge ne mérite pourtant pas un jugement aussi sévère. Amusante relecture du classique hexagonal, cette comédie riche en quiproquos emmenée par un casting de qualité vous fera passer un moment sympathique, mais encore faut-il que vous parveniez à mettre la main dessus !

09 août 2025

Tom Hanks rend hommage à Jim Lovell, le vrai héros d’Apollo 13

"Bonne route pour ce nouveau voyage".

Tom Hanks a rendu hommage à l’astronaute Jim Lovell, qu’il incarnait dans le film Apollo 13 en 1995 et qui vient de décéder.

Réalisé par Ron Howard, le long métrage retraçait la mission lunaire de la navette spatiale, marquée par une explosion en plein vol qui obligea la NASA à improviser pour ramener l’équipage sain et sauf sur Terre. "Houston, on a un problème..." est resté comme l'une des répliques les plus cultes du 7e art. Et Tom Hanks salue la mémoire de celui a réellement dit cette phrase dans les étoiles :

"Il y a des gens qui osent, qui rêvent et qui entraînent les autres vers des lieux où nous n’irions pas seuls. Jim Lovell, qui pendant longtemps avait été plus loin dans l’espace et plus longtemps que quiconque sur notre planète, était de ceux-là," a écrit Hanks sur ses réseaux sociaux. "Ses nombreux voyages autour de la Terre et jusqu’aux portes de la Lune n’étaient pas motivés par l’argent ou la célébrité, mais par le fait que relever de tels défis est le carburant même de la vie — et qui mieux que Jim Lovell pour accomplir ces voyages." Et de conclure :

"En cette nuit de pleine lune, il s’en va — vers les cieux, le cosmos, les étoiles. Bonne route pour ce nouveau voyage, Jim Lovell."

Ron Howard a également tenu à saluer l’ancien commandant, tout comme Brian Grazer, producteur d’Apollo 13.

"Reposez en paix, Commandant Lovell. Pilote d’essai de la Navy, Gemini 7, Gemini 12, Apollo 8 et bien sûr Apollo 13. Le simple fait de l’avoir connu a été un immense honneur. Son mélange d’intellect, de courage et de sens du devoir en faisait l’un des individus les plus remarquables que j’aie rencontrés. Son soutien à notre travail a inspiré l’authenticité et élevé notre démarche à bien des égards. Merci, monsieur, pour votre service à notre pays et à l’humanité."

Vétéran de quatre missions spatiales — Gemini VII, Gemini XII, Apollo 8 et Apollo 13 —, Lovell est mort jeudi dans l’Illinois, à 97 ans.

Sorti en juin 1995, Apollo 13 avait rapporté 355 millions de dollars dans le monde pour un budget de 52 millions, devenant le troisième plus gros succès mondial de l’année et remportant deux Oscars (meilleur montage et meilleur son) sur neuf nominations, dont celle du meilleur film.

20 mars 2025

Forrest Gump : Quand Tom Hanks oubliait ses répliques pour rassurer Haley Joel Osment

Ce jeudi, TMC rediffusera Forrest Gump, classique du cinéma américain de Robert Zemeckis, avec Tom Hanks dans le rôle titre et Haley Joel Osment dans celui de son fils. Les deux partagent une scène particulièrement touchante à la fin du film, et l'on voit sur ces vidéos de casting comment le comédien de Big et Philadelphia a tout fait pour rassurer le jeune garçon, qui allait devenir une star quelques années plus tard grâce à Sixième sens, de M. Night Shyamalan. Une oeuvre incontournable qui sera elle aussi diffusée ce soir, mais sur Chérie 25

Ayant appris par coeur son texte mais étant visiblement peu à l'aise au moment de le réciter face à la caméra, Osment se détend peu à peu face aux improvisations de Hanks, qui lui fait par exemple croire qu'il a oublié sa réplique, afin que son jeune partenaire de jeu puisse lui souffler quelques mots et, l'air de rien, reprendre confiance.

Puis ils discutent de son anniversaire, le garçon venant de fêter ses cinq ans, ou de ses dessins animés préférés. Quand Hanks se moque gentiment de membres de l'équipe hors champs, avec des "vieux doigts crochus" et "un t-shirt moche", enfin, le visage de Haley Joel Osment s'illumine, et il termine son "screen test" avec le sourire.

23 février 2025

Frères d'armes : Tom Hanks a fait virer l'acteur Connor Ratliff juste avant le tournage

Au début des années 2000, Steven Spielberg et Tom Hanks se sont retrouvés après Il faut sauver le soldat Ryan (1998), pour un autre projet sur la Seconde Guerre mondiale : la mini-série Frères d’armes de HBO, considérée comme l’une des meilleures de l’histoire de la télévision. Le show suit le parcours d’un groupe de soldats américains de leur formation en 1942, jusqu’à la libération de l’Allemagne Nazie en 1945, en passant par leur parachutage en Normandie le 6 juin 1944.

Parmi les nombreux éléments notables de la série, son superbe casting a beaucoup fait parler de lui, comprenant des talents relativement connus à l’époque qui allaient devenir encore plus importants par la suite, notamment Ron Livingston, Damian Lewis, James McAvoy, Michael Fassbender, Andrew Scott, Tom Hardy ou encore David Schwimmer. Cependant, malgré un casting aussi diversifié, l’une des histoires les plus intéressantes sur les coulisses de la série vient d’un acteur qui n’est pas apparu dans le long métrage.

La distribution devait en effet également inclure Connor Ratliff, un acteur de 24 ans fraîchement sorti de l’école de théâtre prêt à se faire un nom dans l’industrie. Il avait été choisi pour un rôle mineur : il devait jouer le soldat Zielinski qui n’apparaissait que dans l’épisode réalisé par Tom Hanks (“Crossroads”, 1x05), un rôle qui sera finalement interprété par Adam Sims. Il avait ainsi passé un test et avait eu quelques appels avec les directeurs de casting. Cependant, quelques jours avant le début du tournage, le jeune acteur a reçu un message alarmant de son agent : “Tu dois prendre le train pour Londres maintenant ! Tom Hanks a vu ton audition et a des doutes. Il pense que tes yeux sont morts”, a déclaré ce dernier.

Connor Ratliff s’est alors rendu à Londres en catastrophe pour rencontrer Tom Hanks, jouer sa scène devant lui et ce dernier l’a remercié d’être venu. Et puis la directrice de casting lui a annoncé qu’il ne jouerait pas dans la série : l’un des pires moments de sa vie, a décrit l’acteur. Ce rejet l’a conduit à abandonner le métier pendant un certain temps. Les choses ont depuis changé et on a pu le voir dans plusieurs séries dont Orange Is the New Black ou encore La fabuleuse Mme Maisel. Il a également récemment joué dans Mean Girls, lolita malgré moi et a aussi trouvé le succès dans la comédie d’improvisation, tout en lançant le podcast “Dead Eyes”… dans lequel Tom Hanks est apparu !

Après 22 ans, Connor Ratliff a en effet eu l’occasion de confronter Tom Hanks au sujet de son licenciement de la série. Le réalisateur a ainsi contribué à boucler la boucle en rejoignant Ratliff sur “Dead Eyes”, lui permettant d’exprimer ses griefs directement à la personne que beaucoup considèrent comme l’un des gars les plus gentils d’Hollywood. Bien que Hanks ait insisté sur le fait qu’il ne se souvenait pas de ce moment, il n’a pas hésité à s’excuser, qualifiant le souvenir de Ratliff “d’histoire à glacer le sang”.

“Laissez-moi d’abord assumer l’entière responsabilité de vous avoir fait ça. C’était sans aucun doute l’acte du réalisateur, et c’était moi”, a dit Hanks à Ratliff, qui a poursuivi en expliquant que c’était “une de ces décisions très, très subtiles qui orientent l’histoire dans la direction que vous voulez qu’elle prenne”.

Depuis le lancement de son podcast en 2020, Ratliff a interrogé de nombreux acteurs, des autres rejetés de Frères d’armes comme Seth Rogen, Zach Braff et Adam Scott aux réalisateurs Damon Lindelof et Rian Johnson. Il a même parlé au fils de Hanks, Colin Hanks, et c’est via le fils que le père a entendu parler du podcast.

“J’étais consterné. J’étais... En fait, j’ai eu froid. Mon rythme cardiaque est monté en flèche et j’ai dit, je l’ai fait... J’ai fait quoi ? J’ai fait quoi ?”, a ajouté Tom Hanks. “Dans le sanctuaire de ce qu’était cette séance de casting pour Frères d’armes... Je suis sûr d’avoir dit : ‘Je ne sais pas mec, ce type a les yeux morts.’ J’aurais pu dire : ‘Il a les cheveux trop blonds, il est trop grand et je ne peux pas avoir l’assistant plus grand que le capitaine Winters.’ J’aurais pu dire : ‘Il est trop petit et trop mince... J’aurais pu dire n’importe laquelle de ces choses, et elles auraient été vraies et elles auraient été l’opinion.”

Mais pour Tom Hanks, ce commentaire n’aurait jamais dû parvenir aux oreilles du jeune concerné : “Quiconque vous a communiqué ce qui a été dit, dans le sanctuaire de cette séance, avec une telle authenticité, devrait se faire briser les rotules, parce que c’est... Cela n’est pas autorisé. Ce n’est pas citable ici. C’est officieux.”

Ratliff a approuvé : le commentaire n’aurait pas dû lui être retransmis. Le comédien a attribué cette erreur au chaos du cinéma et finalement l’histoire s’est résolue avec Tom Hanks qui a regardé un ancien portrait de l’acteur, déclarant : “Ce ne sont pas des yeux morts. Je peux simplement le dire maintenant à partir de ce 8x10 noir et blanc.” La boucle est effectivement bouclée.

Frères d’armes est à revoir sur Max.

05 novembre 2024

Pour Tom Hanks l'ère des films de super-héros touche à sa fin

Il revient cette semaine à son époque Forrest Gump avec Here, le nouveau film de Robert Zemeckis. Non, Tom Hanks n'est pas du genre à céder aux sirènes des blockbusters de super-héros. Et invité du podcast « Happy Sad Confused », il confie n'avoir même jamais rencontré Kevin Feige ou James Gunn pour parler avec eux de l’univers cinématographique Marvel ou du DC Universe. Même s'il n'a rien contre, Tom Hanks trouve que l'ère du tout super-héros au cinéma est révolue.

"Vous vous souvenez que dans les années 1970 et 1980, ils ont essayé de faire une version télévisée de Captain America et Spider Man ? Il y a eu aussi le Batman d’Adam West. La technologie n’existait pas pour faire en sorte que cela ressemble à ce que l’on voyait alors dans les comics. Mais maintenant, c'est posible. On peut faire n’importe quoi."

Poursuivant son analyse, l'acteur oscarisé estime que "le Superman de Christopher Reeve a été le premier à s’en approcher en raison de la technologie de pointe qui permettait à l'époque de retirer les fils qui le maintenaient en l'air. Nous avons tous cru qu’un homme pouvait voler quand nous l’avons vu. C’était assez extraordinaire !"

Aujourd'hui, si le genre aest aussi prolifique, c'est que "l’industrie du cinéma se dit à chaque fois que si ça marche, ça marchera à nouveau" s'amuse Tom Hanks.

"Mais le public a toujours une longueur d’avance sur l'industrie. Ils voient quelque chose de trop familier et se disent : « J’ai déjà vu ça. Et donc ? » Faire des choses époustouflantes ne suffit pas. Il s’agit de savoir quelle l’histoire on veut raconter aussi. C'est quoi le but de toutes ces histoires ? Les gens veulent qu'on leur parle d'eux aussi. On a l’impression qu'on est arrivé au bout d'un truc et nous explorons chaque année de nouveaux territoires à ce sujet."

28 octobre 2024

Here, le film qui réunit Tom Hanks et Robin Wright, se fait massacrer par la presse américaine

Pendant plus de 30 ans, chaque film de Robert Zemeckis était un évènement. Toujours à la pointe des effets visuels et de la narration, le cinéaste américain affiche un CV remarquable, de la trilogie Retour vers le futur, en passant par Qui veut la peau de Roger Rabbit, Forrest Gump, Contact ou Seul au monde. 

Son inspiration a commencé à décliner avec le passage au XXIe siècle, mais cela donnait encore des bons films avec des grands moments de cinéma, comme Flight ou The Walk. Mais depuis quelques années, ça devient très compliqué pour ce bon vieux Bob qui reste sur deux gros échecs : Sacrées Sorcières, sorti directement sur HBO Max en 2020, en pleine pandémie, et son décevant remake en live action de Pinocchio pour Disney+. 

Malgré ces désillusions, Zemeckis garde encore la confiance des gros studios, notamment grâce au soutien indéfectible de Tom Hanks, qui est la star de son nouveau film, Here – Les plus belles années de notre vie, qui bénéficiera d'une sortie en salle avec un budget de 50 millions de dollars. Robin Wright en est aussi, tout comme le scénariste Eric Roth, le directeur de la photographie Don Burgess et le compositeur Alan Silvestri. Soit l’équipe de Forrest Gump. De quoi espérer un retour en forme du réalisateur de 72 ans ? 

Contredisant les projections test qui avaient fuité l'an dernier, les premiers avis de la presse américaine ne sont guère rassurants. Présenté à Los Angles dans le cadre de l’AFI FEST (organisé par l’American Film Institute), Here n’a pas vraiment séduit les critiques qui ont pu assister à sa projection. Adapté de la bande dessinée du même nom de Richard McGuire, le film raconte l’histoire d’un lieu à travers les âges et les époques, où des défilent des générations d'hommes et de femmes des temps préhistoriques jusqu'à nos jours. 

"Le concept est incroyablement ambitieux. L’exécution est digne d’un diner-spectacle", résume sans détour la critique de The Wrap, qualifiant Here de "réunion fade de Forrest Gump". "Même quand Zemeckis essaie, à la fin, de nous faire ressentir que les gens ont aimé cette maison après avoir passé leur vie à dire qu’ils la détestaient, ce n’est pas cathartique. C’est vide et pas convaincant." 

Variety compare de son côté Here à "une installation de musée", expliquant que le concept de la caméra fixe en point de vue ne fonctionne pour un film. Pas plus que les effets spéciaux utilisés pour rajeunir Tom Hanks et Robin Wright : "Avec cette horrible technologie de remplacement des visages, les acteurs ressemblent plus à des Sims en haute définition qu’à une version jeune d’eux-mêmes."

"La caméra de Don Burgess ne quitte son plan fixe dans le salon qu’à la toute fin, se promenant autour de la maison pour nous montrer la petite banlieue qui l’entoure. Mais un faux colibri manifestement numérique vient nous rappeler que presque tout est synthétique dans Here", enfonce le Hollywood Reporter. 

Certains critiques défendent toutefois le film, qui affiche pour le moment un score de 31% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, mais sans grande conviction, à l’image d’Indiewire : "Si vous avez un jour été ou vécu dans une maison et vous êtes demandé qui avait été ici avant vous, Here fera écho en vous. Mais si vous n’êtes pas curieux, alors il n’y a au bout du compte rien, absolument rien, ici pour vous".

Here sortira en France le 6 novembre prochain.

02 octobre 2024

Here : bande-annonce avec Robin Wright et Tom Hanks

Il y a 30 ans, Tom Hanks et Robin Wright tournaient Forrest Gump pour Robert Zemeckis. Le trio se reformera cette année dans un nouveau film événement, co-écrit par Zemeckis et Eric Roth (qui avait déjà signé Forrest Gump).

Basé sur le roman graphique du même nom de Richard McGuire (2014) Here est un film conceptuel se déroulant dans un seul endroit. Filmé avec une caméra fixe qui ne bouge jamais de position, elle capte d'abord les dinos, l'arrivée de la civilisation et tout ça. Mais s'attarde surtout sur un siècle, en prenant dans sa focale l'intérieur d'une maison. Pendant 104 minutes, on découvre les histoires de vie qui s'y sont passées et notamment l'histoire d'amour entre Robin Wright et Tom Hanks, alias Richard et Margaret, de leur recontre adolescente à leurs vieux jours, quand Richard veut montrer à son épouse - qui a visiblement perdu la mémoire - le foyer qui les a vu évoluer.

Comme le montre la bande-annonce (ci-dessous), les acteurs seront rajeunis numériquement et vieillis pour correspondre aux différentes époques de leur vie.

"Cela n’a jamais été fait auparavant. On retrouve des scènes similaires dans les tout premiers films muets, avant l’invention du langage du montage. Mais à part ça, oui, c’était une aventure risquée" avoue Robert Zemeckis.

D'autres occupants de la maison seront aussi montrés : les parents de Richard, joué par Paul Bettany et Kelly Reilly, ainsi que Michelle Dockery et Gwilym Lee au début du XXe siècle et David Fynn et Ophelia Lovibond dans les années 1920.

Here en France le 6 novembre 2024. 

06 juillet 2024

Sully : Tom Hanks se souvient de sa collaboration avec Clint Eastwood

Tom Hanks est l’un des acteurs les plus charismatiques – et les plus adorés – d’Hollywood. Après une longue carrière de plus de 40 ans, l’acteur aux multiples facettes nous a offert des rôles que nous n’oublierons jamais, notamment ceux pour lesquels il a remporté deux Oscars consécutifs en 1994 et 1995 : celui d’Andrew Beckett dans Philadelphia et celui de Forrest Gump dans le film culte du même nom.

De même, Tom Hanks a dit au revoir au 20e siècle avec deux classiques, Il faut sauver le soldat Ryan et La Ligne Verte, avant d’accueillir le 21e siècle avec un autre monument du cinéma, Seul au monde. Enfin, au cours des 20 dernières années, nous l’avons vu se réaffirmer en tant que star hollywoodienne vétéran avec de nouveaux excellents rôles, de Arrête-moi si tu peux et Le Terminal, aux plus récents Le Pont des Espions et Elvis.

Avec une telle carrière, il a ainsi eu l’occasion de tourner avec de grands cinéastes : Steven Spielberg, Robert Zemeckis, Wes Anderson, Baz Luhrmann, Sam Mendes ou encore les sœurs Wachowski, et les deux premiers ont même eu le privilège de le diriger pas moins de cinq fois chacun – en comptant le prochain Here de Robert Zemeckis.

Mais ce n’est toutefois qu’en 2016 qu’il a eu sa première – et pour l’instant dernière – opportunité de travailler sur un film réalisé par l’une des grandes légendes vivantes d’Hollywood : Clint Eastwood.

C’était pour le biopic Sully dans lequel Tom Hanks s’est glissé dans la peau du véritable pilote américain Chesley Burnett “Sully” Sullenberger, qui a réussi à réaliser une manœuvre impossible et à sauver la vie de 155 personnes en 2009. Lors de cet incident, qui restera connu dans l’histoire comme le “Miracle sur l’Hudson”, un troupeau d’oies est entré en collision avec les moteurs de l’Airbus A320 piloté par Sully qui a ensuite réussi à effectuer une manœuvre dangereuse et à amerrir d’urgence sur les eaux de l’Hudson. Cependant, son statut de héros national ne dura pas longtemps et il dut ensuite se défendre contre des accusations.

À sa sortie en 2016, Sully a été très apprécié de la critique et du public et a connu un beau succès au box office.

26 juin 2024

Trailer de Here, avec Robin Wright et Tom Hanks

Il y a 30 ans, Tom Hanks et Robin Wright tournaient Forrest Gump pour Robert Zemeckis. Le trio se reformera cette année dans un nouveau film événement, co-écrit par Zemeckis et Eric Roth (qui avait déjà signé Forrest Gump).

Basé sur le roman graphique du même nom de Richard McGuire (2014) Here est un film conceptuel se déroulant dans un seul endroit. Filmé avec une caméra fixe qui ne bouge jamais de position, elle capte d'abord les dinos, l'arrivée de la civilisation et tout ça. Mais s'attarde surtout sur un siècle, en prenant dans sa focale l'intérieur d'une maison. Pendant 104 minutes, on découvre les histoires de vie qui s'y sont passées et notamment l'histoire d'amour entre Robin Wright et Tom Hanks, alias Richard et Margaret, de leur recontre adolescente à leurs vieux jours, quand Richard veut montrer à son épouse - qui a visiblement perdu la mémoire - le foyer qui les a vu évoluer.

Comme le montre la bande-annonce (ci-dessous), les acteurs seront rajeunis numériquement et vieillis pour correspondre aux différentes époques de leur vie.

"Cela n’a jamais été fait auparavant. On retrouve des scènes similaires dans les tout premiers films muets, avant l’invention du langage du montage. Mais à part ça, oui, c’était une aventure risquée" avoue Robert Zemeckis.

D'autres occupants de la maison seront aussi montrés : les parents de Richard, joué par Paul Bettany et Kelly Reilly, ainsi que Michelle Dockery et Gwilym Lee au début du XXe siècle et David Fynn et Ophelia Lovibond dans les années 1920.

Here sortira dans les salles le 15 novembre prochain.

24 mai 2023

Tom Hanks est contre la réécriture des livres aux contenus jugés offensants

A la question de savoir s’il est bon de réécrire les classiques aux contenus considérés comme potentiellement offensants pour les rendre politiquement corrects, Tom Hanks répond sans hésiter par la négative. Pour l’acteur qui revient avec un roman intitulé The Making of Another Major Motion Picture Masterpiece (pour l’heure non traduit), cette logique est tout bonnement infantilisante.

« Je suis de l’avis que nous sommes tous de grandes personnes, a-t-il déclaré durant un entretien accordé à la BBC. Ayons foi en notre acuité et notre intelligence au lieu de laisser quelqu’un décider de ce qui pourrait ou non nous offenser. »

Ces dernières années, ce débat a pesé sur de nombreux ouvrages et parfois poussé à des réécritures, que ce soit le titre d’un des plus célèbres romans d’Agatha Christie ou plus récemment l’œuvre classique de l’auteur jeunesse Roald Dahl.

« Laissez-moi décider de ce qui m’offense et de ce qui ne m’offense pas, a poursuivi Tom Hanks. Mais je n’irai lire aucun livre, qu’importe le registre, qui porterait la mention, ''Abrégé en raison des sensibilités modernes''. »

15 mai 2023

James Bond : Tom Hanks milite pour Idris Elba

Qui donc succèdera à Daniel Craig dans le rôle de James Bond ? Récemment, ce sont les noms de Tom Hardy, Regé Jean-Page, ou Charlie Hunnam qui étaient sur toutes les bouches, avec un Aaron Taylor Johnson sortant largement favori. Pourtant, Tom Hanks semble avoir un autre acteur en tête… Dans une interview accordée à la BBC, il a révélé qu'Idris Elba — mentionné pour le rôle depuis plusieurs années — devrait être selon lui le prochain acteur à endosser le rôle de 007 :

"Comprenez bien que James Bond a un permis de tuer. Je donnerais sans réfléchir ce permis à Idris Elba, simplement au vu de ses précédents rôles."

Qui donc succèdera à Daniel Craig dans le rôle de James Bond ? Récemment, ce sont les noms de Tom Hardy, Regé Jean-Page, ou Charlie Hunnam qui étaient sur toutes les bouches, avec un Aaron Taylor Johnson sortant largement favori. Pourtant, Tom Hanks semble avoir un autre acteur en tête… Dans une interview accordée à la BBC, il a révélé qu'Idris Elba — mentionné pour le rôle depuis plusieurs années — devrait être selon lui le prochain acteur à endosser le rôle de 007 :

"Comprenez bien que James Bond a un permis de tuer. Je donnerais sans réfléchir ce permis à Idris Elba, simplement au vu de ses précédents rôles."

01 février 2023

Le pire voisin au monde : bande-annonce avec Tom Hanks

Porté par Tom Hanks, Le pire voisin au monde raconte l’histoire d’Otto Anderson, vieux bougon qui n’a plus aucune raison de vivre depuis la mort de sa femme. Alors qu’il s’apprête à en finir, il est dérangé dans ses plans par une famille, jeune et pleine d’énergie, qui s’installe dans la maison voisine.

Il fait alors la connaissance de Marisol, douée d’un sacré sens de la répartie, et comprend qu’il a trouvé une adversaire à sa hauteur ! Tandis qu’elle le pousse à porter un autre regard sur la vie, une amitié improbable se noue entre eux qui bouleverse totalement les repères d’Otto.

À noter que le personnage d'Otto Anderson a fait son apparition dans le best-seller mondial Vieux, râleur et suicidaire - La vie selon Ove de l’écrivain suédois Fredrik Backman. Immense succès planétaire, le livre s’est classé sur la liste des best-sellers du New York Times pendant plus de dix mois.

En 2015, il a été porté à l’écran en Suède où le film est devenu un véritable phénomène : d’après le Swedish Film Institute, il s’agit du troisième film suédois le plus populaire de tous les temps. Il a en outre décroché deux nominations à l’Oscar, dont une pour le Meilleur film en langue étrangère.

Pour incarner ce personnage de vieux grincheux, un comédien que l'on attendait pas forcément dans ce registre : Tom Hanks. Pour l'acteur, c'était une histoire parfaite à transposer aux Etats-Unis, un tableau authentique de la banlieue moyenne américaine. 

28 septembre 2022

Tom Hanks considère qu'il n'a fait que quatre bons films au cours de sa carrière

En mai prochain, Tom Hanks publiera son premier roman, une fiction inspirée par son expérience à Hollywood intitulée "The Making of Another Major Motion Picture Masterpiece" ("La Fabrication d'un nouveau chef-d'oeuvre majeur du cinéma"). Un titre ironique pour ce projet racontant "la création d'un blockbuster de super-héros à plusieurs millions de dollars inspiré d'une petite bande-dessinée." A 66 ans et une centaine de films au compteur, l'acteur explique avoir mélangé toutes sortes d'histoires qu'il a réellement vécues pour imaginer ce livre, et avoue au passage qu'il ne considère avoir tourné que dans une poignée de bons films.

"Tous les personnages du roman font des choses que j'ai expérimentées en tournant un film, ils en tirent des leçons, une certaine philosophie, détaille-t-il à People. Même les moments les plus dingues sont tirés de cascades que j'ai pu faire ou des erreurs auxquelles j'ai survécu. (...) Personne ne sait comment un film est fait, même si tout le monde croit le savoir. J'en ai fait une tonne (et seulement quatre d'entre eux sont bons, je trouve). Je suis toujours impressionné par la façon dont un fabrique un film. La manière dont une simple idée devient une image à l'écran... tout ce processus est un miracle. Faire des films représente un travail difficile pendant une longue période durant laquelle les moments de joie sont aussi nombreux que ceux où l'on se déteste. C'est le meilleur job du monde, et celui qui demande le plus de collaborations, selon moi. J'espère que le livre capturera bien ces 'jugements accidentels et ces attaques habituelles' que l'on reçoit en faisant des films pensés comme 'un miroir de la nature', des projets dont j'ai été témoin (ou que j'ai causé) depuis que j'ai rejoint la Screen Actors Guild."

Quels sont les oeuvres que Tom Hanks considère comme réussies au sein de sa filmographie ? Philadelphia ? Forrest Gump ? Apollo 13 ? Il Faut Sauver le soldat Ryan ? La Ligne verte ? Cloud Atlas ? Elvis ? Si l'on est à peu près certains qu'il ne pense pas à la saga Da Vinci Code, qu'il a ouvertement critiquée dans le passé, il ne donne aucune précision quant aux films qui trouvent grâce à ses yeux...

15 juin 2022

Aujourd'hui Tom Hanks refuserait de jouer dans le film Philadelphia

Auréolé d'un Oscar (qui sera le premier dans un doublé avec Forrest Gump) du Meilleur acteur pour sa magnifique composition dans Philadelphia de Jonathan Demme, Tom Hanks incarnait dans le film un avocat gay poursuivant en justice ses ex employeurs qui l'avaient licencié, le sachant atteint du Sida. Sorti en 1993 et (notamment) porté par la fabuleuse chanson de Bruce Springsteen, Streets of Philadelphia, le film a eu un impact important à sa sortie.

Dans une interview accordée au New York Times et publiée ce 10 juin, en pleine promotion pour son film Elvis, Tom Hanks revient sur le film qui l'a consacré. "Est-ce qu'un homme hétéro pourrait refaire aujourd'hui ce que j'ai fait dans Philadelphia ? Non, et à juste titre" tranche l'acteur.

Il ajoute : "Tout l'intérêt de Philadelphia était de dire "n'ayez pas peur". L'une des raisons pour lesquelles les gens n'avaient pas peur de ce film, c'est que je jouais un homosexuel. Nous sommes au-delà de ça maintenant, et je ne pense pas que les gens accepteraient l'inauthenticité d'un hétéro jouant un gay. Ce n'est pas un crime, ce n'est pas une pleurnicherie, si quelqu'un disait qu'il faut désormais plus d'authenticité et d'exigences dans un film [de cette nature]. Est-ce que je donne l'impression de prêcher ? Je ne veux pas en avoir l'air en tout cas".

De quoi relancer encore le débat, toujours très enfiévré outre-Atlantique, sur la possibilité ou non d'un / une acteur / actrice hétéro à incarner un personnage de genre différent...