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22 mai 2026

L'Être aimé avec Javier Bardem : pourquoi ces scènes en noir et blanc dans le film ? Le réalisateur répond !

Sorti le samedi 16 mai au soir dans les salles françaises, au moment de sa présentation, en Compétition, au 79ème Festival de Cannes, L'Être aimé de Rodrigo Sorogoyen a été vu par 39 864 spectateurs en un peu plus de trois jours. Soient, peut-être, autant de personnes qui se sont demandées pourquoi le réalisateur passait au noir et blanc ou changeait le format de l'image dans quelques-unes de scènes de son drame dans lequel un célèbre cinéaste retrouve sa fille alors qu'il souhaite la diriger dans son prochain film.

Le réalisateur d'As Bestas et Madre a-t-il voulu pousser la mise en abyme en se faisant plaisir sur le plan visuel, ou peut-on dans ces quelques passages au noir et blanc des élans de subjectivité, qui soulignent la manière dont Esteban (Javier Bardem) voit Emilia (Victoria Luengo), ou inversement ? A quelques heures de sa première participation à la Compétition, le principal intéressé a répondu à la question :

"Il y a beaucoup de choses que j'adore dans le cinéma et qui ne sont pas rationnelles", nous dit Rodrigo Sorogoyen. "Moi je suis quelqu'un de très rationnel et je voulais, dans cette histoire et ce film, m'écarter de cet aspect de ma personnalité et être un peu plus intuitif, prendre des risques. Quand j'ai commencé à réfléchir à la manière dont je pouvais filmer cette histoire - et je savais déjà qu'elle tournerait autour de la notion de récit - j'ai su que je voulais tourner avec tous les outils possibles."

"Car il n'y a pas seulement un récit mais plusieurs, donc beaucoup de façons de les raconter. J'ai donc fait un film avec tous les formats possibles, avec de la pellicule et du numérique, des ratios différents en alternant le 16/9 et le 4/3... On me pose beaucoup la question sur le noir et blanc, car c'est un changement très fort. Je voulais qu'il y ait une cohérence pour le spectateur et il intervient quand il y a des interférences entre elle et lui à propos d'un récit du passé. La première fois, c'est quand il lui dit, sur la plage : 'Je me souviens de tout.' Là on passe au noir et blanc."

"Il y a aussi cette interview avec un journaliste, et cette scène du repas où il ne pense pas vraiment au récit mais à elle et à sa jeunesse." "C'est beau, car c'est un peu quand l'un des deux personnages rentre dans la tête de l'autre", complète Victoria Luengo, qui confirme que nous n'étions pas loin du tout en voyant dans ces passages au noir et blanc des manifestations d'une subjectivité. Et vous ? L'aviez-vous perçu de la sorte ?

06 mai 2026

Javier Bardem fait de rares confidences sur sa vie avec Penélope Cruz

Il sera au Festival de Cannes 2026, pour porter le nouveau film de Rodrigo Sorogoyen en compétition.

Avant que la folie ne s'empare de la Croisette, Javier Bardem s’est confié longuement à Variety. Une interview dans laquelle il revient sur sa relation avec Penélope Cruz, comme rarement, parlant de leur vie de famille, et la manière dont le travail s’intègre (ou pas) dans leur quotidien.

Leur histoire commune à l’écran est déjà presque un film en soi. Dès 1992, ils se rencontrent dans Jamón Jamón de Bigas Luna, puis se retrouvent en 2008 dans Vicky Cristina Barcelona. Entre-temps, ils partagent aussi En chair et en os de Pedro Almodovar. Mais dans la vraie vie, rien de tout ça ne déborde sur leur quotidien. Bardem insiste sur une règle simple : à la maison, le cinéma reste à la porte.

"Chez nous, on ne parle pas beaucoup de travail. On n’a pas de photos, pas d’affiches, rien qui nous rappelle notre métier. On aime ce qu’on fait, mais on essaie de séparer la vie et la fiction."

Même leurs Oscars respectifs - celui de Penélope pour Vicky Cristina Barcelona et de Javier pour No Country for Old Men - sont rangés hors de vue.

Cette volonté de cloisonnement rend d’autant plus particulier leur récent projet commun, Bunker, écrit et réalisé par Florian Zeller. Pour Bardem, le film agit presque comme un miroir sur leur propre vie de couple : "C’est une très belle histoire de mariage. Et parfois, on est tellement pris dans les enfants, la maison, le quotidien… qu’on oublie de se regarder vraiment." Travailler ensemble a donc eu une dimension presque intime ; "Là, on était obligés de s’asseoir, de se regarder, de s’écouter pendant des heures. Et ça, en soi, c’est déjà quelque chose de précieux."

Et sur leur relation, Javier Bardem se montre particulièrement expansif, tandis que le couple est réputé pour sa discrétion :

"Penélope est une femme avec qui j’ai eu la chance immense de partager la vie, au même moment, au même endroit. Elle est incroyable. Vraiment. Belle, mais surtout profondément bonne. C'est une bonne personne. La façon dont elle est avec sa famille, ses amis, nos enfants, avec moi, avec elle-même… après toutes ces années, je n’ai jamais vu la moindre trace de malveillance en elle. Et en plus, elle est incroyablement belle. Vraiment. Quand je la vois en couverture de magazines, je me dis : c’est ma femme ? Sérieusement ? C’est impossible !"

Au-delà de cette vie familiale apaisée, Javier Bardem reste extrêmement actif professionnellement, enchaînant les tournages à travers le monde. Mais il impose une règle stricte, non négociable aux producteurs :

"Je n’ai pas d’exigences de confort dans mes contrats," explique-t-il. "La seule chose importante pour moi, c’est de ne pas être loin de ma famille plus de deux semaines."

Depuis la naissance de leurs enfants, l’organisation familiale est devenue centrale : l’un des parents reste toujours à la maison. Sur le tournage de Bunker, filmé à Madrid, ils étaient même tous les deux présents au quotidien : "Pour une fois, tu as l’impression d’avoir un travail normal," raconte-t-il. "Tu te lèves, tu vas travailler, et tu rentres le soir."

Père attentif, Javier Bardem évoque aussi sa volonté d’élever leurs enfants loin de la surexposition numérique. Leur fils de 15 ans a reçu son premier téléphone récemment, sans accès aux réseaux sociaux : "Bien sûr, pas de réseaux sociaux. Ils travaillent déjà sur ordinateur à l’école, ce qu’on accepte… et qu’on n’accepte pas complètement non plus."

Avec Penélope Cruz, ils tentent surtout de transmettre une autre idée du temps. "On essaie de leur apprendre à être seuls avec eux-mêmes. À s’ennuyer. À regarder le plafond. À ne rien faire. La génération actuelle a moins de patience, moins d’attention, moins de soin dans les détails. On vit tous à un rythme trop rapide. Et il faut beaucoup de courage pour s’arrêter, pour juste apprécier quelque chose sans penser à ce qu’on pourrait être en train de rater. C’est de là que naît la créativité..."

Javier Bardem sera la star de L'Être Aimé, le nouveau film de Rodrigo Sorogoyen, qui sortira le 16 mai à Cannes et en France dans les salles de cinéma. Puis on le verra dans Cape Fear, la série Apple TV adaptée des Nerfs à Vif.

06 février 2026

Javier Bardem et Kate Hudson réunis dans une comédie romantique

Après sa nomination aux Oscars pour Sur un air de blues, Kate Hudson revient à ses fondamentaux : la comédie romantique !

Mais elle donnera la réplique à un acteur pas du tout habitué du genre : Javier Bardem, oscarisé pour No Country for Old Men, partagera l’affiche avec elle dans ce film intitulé Hello & Paris.

Le film, librement inspiré du roman That Part Was True de Deborah McKinlay, sera écrit et réalisé par Elizabeth Chomko (What They Had). Selon les premières informations, Hello & Paris s’inscrit dans la tradition des classiques romantiques américains tels que Quand Harry rencontre Sally, Nuits blanches à Seattle ou Vous avez un message.

L’histoire suit Paris (Kate Hudson), architecte paysagiste farouchement indépendante, et un romancier à succès en pleine crise. Un échange épistolaire transatlantique autour de livres et de recettes va transformer leur solitude en une connexion inattendue, et prouver que parfois, choisir de ne pas être seul peut être plus difficile que rester seul.

Si pour Kate Hudson, star de Comment se faire larguer en 10 leçons, de Toi et moi… et Dupree ou de Duo à trois, ça ressemble à un retour aux sources, pour Javier Bardem, récemment vu dans F1 et attendu en tueur psychopathe dans le remake des Nerfs à vifs, ça ressemble plutôt au job à contre-emploi.

13 février 2025

Los años nuevos : trailer avec Javier Bardem et Victoria Luengo

Un nouveau Rodrigo Sorogoyen se prépare, et c’est en soi un évènement. Le réalisateur de Que Dios nos perdone, El Reino, Madre et As Bestas s’est imposé aux cours des dix dernières années comme un cinéaste incontournable en Europe. Et son dernier projet s’annonce de grande envergure. 

Le tournage d’El Ser Querido vient de commencer, et Sorogoyen y dirige pour la première fois Javier Bardem, au côté de Victoria Luengo, qu’il a révélée dans la série Antidisturbios (visible en France sur Disney+), et qu’on a pu voir récemment dans La Chambre d’à côté. 

El Ser Querido raconte l’histoire d’un cinéaste reconnu et de sa fille, une actrice sans succès, qui se retrouvent pour tourner ensemble un film après des années d’éloignement. Un film co-écrit avec sa partenaire habituelle Isabel Peña, qui apparait aussi sur le premier cliché partagé par la production. 

Sorogyen retrouve également Marina Foïs, avec qui il avait déjà travaillé sur As Bestas, ainsi que l’acteur et réalisateur Raúl Arévalo, lui aussi vu dans Antidisturbios. El Ser Querido est co-produit par Movistar Plus+ et Le Pacte, qui distribuera le film en France, comme les précédents Sorogoyen. 

Après As Bestas, Rodrigo Sorogoyen a aussi signé une série en dix épisodes, Los años nuevos, racontant la vie d’un couple à travers dix Nouvel An. Encore inédite en France, elle sera diffusée sur Arte dans le courant de l’année 2025.

19 novembre 2024

Javier Bardem fait équipe avec Martin Scorsese et Steven Spielberg pour adapter Les nerfs à vif en série

Voilà un projet qui nous fait trépigner d'impatience... Deadline nous apprend que la série Cape Fear a officiellement reçu le feu vert d'Apple TV+ et réunira une équipe prestigieuse : Martin Scorsese, Steven Spielberg et Javier Bardem.

Conçue par Nick Antosca (The Act), cette adaptation en dix épisodes se base sur le roman de John D. MacDonald, ayant déjà inspiré deux films cultes : Les Nerfs à vif de Jack Lee Thompson en 1962, et son remake signé Scorsese en 1991. L'intrigue, un thriller aux accents hitchcockiens, met l'accent sur la fascination de l’Amérique du XXIème siècle pour le true crime.

Dans cette version revisitée, Max Cady, un meurtrier récemment libéré, revient dans la vie d’Amanda et Steve Bowden, un couple d’avocats. Cette version diffère des précédentes, où seul le mari était avocat. À l’écran, le personnage de Max Cady avait été incarné tour à tour par Robert Mitchum en 1962 et Robert De Niro en 1991, deux performances inoubliables qui confèrent au rôle une aura à la fois terrifiante et emblématique.

En prenant les traits de Max Cady, Javier Bardem renoue avec les personnages sombres et inquiétants, un domaine où il excelle. Déjà oscarisé pour son rôle glaçant de tueur à gages dans No Country for Old Men, il a prouvé sa capacité à incarner des hommes dangereux avec une intensité et une profondeur troublantes. Récemment, il a également marqué les esprits en interprétant un père incestueux dans Monstres : L'histoire de Lyle et Erik Menendez, série à succès de Netflix.

Sa capacité à rendre palpables les nuances psychologiques de ses personnages lui assure une place de choix dans l’univers des antagonistes complexes. Avec Cape Fear, Javier Bardem s’engage une nouvelle fois dans un rôle exigeant, où il devra donner vie à toute la perversion et la détermination implacable de Max Cady, un personnage marqué par une soif de vengeance quasi-mystique.

Le projet Cape Fear repose sur une collaboration chic et choc entre Scorsese, Spielberg et Antosca. UCP, en partenariat avec Amblin Television, est derrière cette production, qui marque aussi le premier projet télévisuel de Scorsese avec Apple TV+, après leur précédente collaboration pour Killers of the Flower Moon.

Cette version télévisée s'ajoute à la longue liste de séries de prestiges, devenues la marque de fabrique d'Apple TV+. En redonnant vie à Max Cady, Javier Bardem devrait apporter à Cape Fear sa capacité à hypnotiser comme glacer le sang des spectateurs, rappelant que certaines figures du mal sont intemporelles.

31 mai 2023

Javier Bardem révèle l'accident à l'origine de son nez cassé

Mais où diable s’arrêtera Javier Bardem ? Grâce à Woody Allen, l’acteur espagnol est amoureux depuis 2008 de la belle Penelope Cruz. “Elle était passion­née, c'est ça qui m'a séduit chez elle. Chez une femme il y a la beauté d'un côté et le fait d'être sexy d'autre part. Pené­lope a les deux”, avait confié l’acteur il y a plusieurs années dans les colonnes de GQ. En 2001, ce latin lover a été le tout premier Espagnol à être nommé aux Oscars. En 2008, il a obtenu l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle grâce à sa performance dans No country for Old men des frères Coen. On a également pu le voir dans Skyfall de Sam Mendes, en tant que grand méchant du film.

Il a également joué dans Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar, ou encore dans Mother! de Darren Aronofsky. Depuis plusieurs jours, il est le Roi Triton dans le live-action de La petite Sirène. Et c’est en partie pour sa fille qu’il a accepté le rôle. “Quand on m’a proposé le rôle, je prenais mon petit-déjeuner avec mes deux enfants et j’ai dit "Bien, on me parle d’être dans La Petite Sirène", et ma fille était tellement émue. J’ai dit "Mais je ne joue pas Ariel ! Je ne joue pas Ariel !" Et elle a répondu "Bien sûr que non papa. Tu vas jouer Triton, c’est ça ?" Et j’ai dit "Oui". Et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai fait La Petite Sirène”, expliquait Javier Bardem en 2022.

Et s’il y a bien un élément qui permet d’identifier immédiatement Javier Bardem, c’est son nez cassé. Dans le magazine M en 2018, l’acteur révélait que cette fracture est dûe à une bagarre survenue en 1989. “Une très mauvaise bagarre. Sans l'aide de mes coéquipiers, dont l'un a eu la jambe cassée et l'autre une épaule fracturée, je serais mort. J'en suis sorti avec la conscience d'être mortel, je devais apprendre à me taire. Cette violence continue encore de me hanter”, confiait-il.