23 mai 2026

Lanterns sur HBO Max : pourquoi cette série de science-fiction très attendue divise déjà

Une série de science-fiction très attendue. À la fin de l'été, le 17 août 2026, les abonnés français à la plateforme de streaming HBO Max pourront découvrir Lanterns. Ce show américain de huit épisodes met en scène des personnages appartenant à l'Univers DC Comics, plus particulièrement ceux créés dans les bandes dessinées Green Lantern. Quinze ans après le long-métrage avec Ryan Reynolds, qui avait essuyé de sévères critiques, Chris Mundy, Damon Lindelof et Tom King vont proposer leur version et essayer de faire mieux que leur prédécesseur.

Cette fois, l'intrigue se concentrera sur deux super-héros Hal Jordan et John Stewart, interprétés respectivement par Kyle Chandler et Aaron Pierre. Ce dernier devra faire ses preuves alors qu'il vient d'être recruté pour rejoindre les Green Lantern Corps, des policiers intergalactiques. Son objectif ? Prouver à son mentor qu'il est digne de porter l’anneau de pouvoir, l'arme "la plus puissante de l'univers" capable de matérialiser n'importe quel objet.

Le duo se rendra au cœur des États-Unis, à Rushville, dans le Nebraska, pour enquêter sur un meurtre qui pourrait avoir été commis par des forces extraterrestres. Lundi 18 mai 2026, HBO Max a dévoilé sur YouTube un deuxième teaser après un premier qui s'était attiré les foudres des fans. En cause ? Le manque d'éléments appartenant à l'univers DC Comics, la bande-annonce voulant insister sur le fait que Lanterns sera davantage une enquête qu'un film de super-héros.

Une stratégie payante auprès du grand public, pas forcément initié à l'univers des comics, mais qui a irrité les passionnés de la franchise qui regrettaient une absence totale du vert dans la palette de couleurs des premières images, craignant que Lanterns, qui s'est d'ailleurs débarrassée de l'adjectif Green dans son titre, ne soit pas fidèle à son matériau d’origine. D'autres ont été déroutés par ce trailer ressemblant davantage à un épisode de True Detective, dont le show s'inspire, plutôt qu'à un film DC.

"Il n’y a même pas de vert, même l’herbe est jaune, je pleure", peut-on lire dans les commentaires sous la première vidéo YouTube. "Je m'attendais à des policiers intergalactiques. Je n'ai eu que des policiers", a écrit un utilisateur dans un message aimé 10 000 fois. "S’ils n’avaient pas montré l’anneau et la lanterne pendant quelques secondes, on aurait cru que c’était une série policière", pensait un autre.

Des remarques acerbes auxquelles le showrunner Chris Mundy a finalement répondu dans une interview accordée à Entertainment Weekly. "C’est une série Green Lantern, donc il y a du vert, avait-il rassuré. Mais elle se veut très ancrée dans le réel, donc nous tournons dans de vrais lieux avec peu de recours aux fonds verts. [...] Nous avons énormément de respect pour le matériau original, sinon nous ne ferions pas cette série. Je pense que lorsque les gens la verront, il n’y aura pas de controverse." Son argument sera-t-il entendu ? Réponse dans quelques mois.

Le film Brothers a failli briser Tobey Maguire

Le cinéma a souvent ce pouvoir paradoxal : offrir des récits profondément émouvants mais éprouvants pour ceux qui les incarnent. Certains rôles laissent une empreinte durable sur les acteurs, au point de brouiller la frontière entre performance et expérience personnelle. C’est précisément le cas du film Brothers (2009), avec Tobey Maguire, Jake Gyllenhaal et Natalie Portman.

Comme le rappelle FarOut Magazine, à l’époque, les États-Unis sont engagés depuis près de huit ans dans leur plus longue guerre : l’invasion de l’Afghanistan, lancée par George W. Bush en réponse aux attentats du 11 septembre. Ces attaques perpétrées contre les États-Unis en septembre 2001 ont coûté la vie à 2 977 Américains, tandis que la riposte menée dans le cadre de la lutte contre “l’axe du mal” au Moyen-Orient a entraîné la mort de plus de 7 000 militaires américains.

Les soldats revenus au pays ont ensuite dû affronter des problématiques déjà observées après la Seconde Guerre mondiale, la guerre du Vietnam et la première guerre d’Irak : syndrome de stress post-traumatique, manque de soutien institutionnel, sous-financement des dispositifs d’aide, colère, désillusion, alcoolisme et addictions. Le taux de suicide chez les anciens combattants américains est aujourd’hui estimé à environ 6 000 par an.

C’est dans ce contexte que s’inscrit Brothers, réalisé par Jim Sheridan. Le film raconte l’histoire d’un soldat américain présumé mort après un accident d’hélicoptère en Afghanistan, qui est finalement retrouvé vivant et rentre chez lui. Il doit alors réapprendre à vivre auprès de sa famille, notamment de son frère, un ancien détenu tentant de reconstruire sa vie aux côtés de son épouse dont il est séparé.

La performance de Tobey Maguire dans le rôle de ce soldat tourmenté lui vaut une nomination aux Golden Globes. Mais le tournage s’est révélé éprouvant psychologiquement. En 2009, il confie au LA Times : “J’ai perdu beaucoup de ma joie pendant le tournage. Je ne m’en rendais même pas compte. Je ne veux pas paraître prétentieux ou bizarre, mais deux jours avant la fin du tournage, j’ai commencé à faire des blagues et à rire, et ça m’a libéré. Ça faisait deux mois que je n’avais pas fait ça.”

Le film, qui réunit également Jake Gyllenhaal, Natalie Portman et le regretté Sam Shepard, reçoit des critiques mitigées mais rencontre un succès modéré au box-office. Avec le temps toutefois, il a été réévalué, obtenant désormais la note de 4 sur 5 sur notre site, accordée par les spectateurs. Il s’agit d’un remake du film danois de 2004 intitulé Brodre, les deux œuvres s’inspirant librement de L’Odyssée d’Homère.

Après Brothers, Tobey Maguire s’éloigne durablement des plateaux de tournage, n’apparaissant que dans un seul film grand public avant Gatsby le Magnifique en 2013, aux côtés de Leonardo DiCaprio.

Il s’absente également pendant 14 ans de l’univers Spider-Man, entre Spider-Man 3 (2007) et Spider-Man: No Way Home (2021). Des rumeurs évoquent toutefois un retour dans le rôle de l’homme-araignée dans le prochain blockbuster Marvel, Avengers: Doomsday, prévu pour décembre prochain.

Entre-temps, Tom Holland reprendra le rôle de Spider-Man en juillet prochain dans Spider-Man: Brand New Day, un film qui ne devrait inclure ni Maguire ni Andrew Garfield, ce dernier ayant récemment ironisé sur la récurrence de la question autour de son retour : “Je pense que c’est une question qui va probablement me suivre jusqu’à la fin de mes jours : ‘Êtes-vous secrètement dans le nouveau film Spider-Man ?’… Jusqu’à mes 90 ans, on me demandera : ‘Êtes-vous dans le nouveau Spider-Man Volume 512 ?’”

22 mai 2026

L'Être aimé avec Javier Bardem : pourquoi ces scènes en noir et blanc dans le film ? Le réalisateur répond !

Sorti le samedi 16 mai au soir dans les salles françaises, au moment de sa présentation, en Compétition, au 79ème Festival de Cannes, L'Être aimé de Rodrigo Sorogoyen a été vu par 39 864 spectateurs en un peu plus de trois jours. Soient, peut-être, autant de personnes qui se sont demandées pourquoi le réalisateur passait au noir et blanc ou changeait le format de l'image dans quelques-unes de scènes de son drame dans lequel un célèbre cinéaste retrouve sa fille alors qu'il souhaite la diriger dans son prochain film.

Le réalisateur d'As Bestas et Madre a-t-il voulu pousser la mise en abyme en se faisant plaisir sur le plan visuel, ou peut-on dans ces quelques passages au noir et blanc des élans de subjectivité, qui soulignent la manière dont Esteban (Javier Bardem) voit Emilia (Victoria Luengo), ou inversement ? A quelques heures de sa première participation à la Compétition, le principal intéressé a répondu à la question :

"Il y a beaucoup de choses que j'adore dans le cinéma et qui ne sont pas rationnelles", nous dit Rodrigo Sorogoyen. "Moi je suis quelqu'un de très rationnel et je voulais, dans cette histoire et ce film, m'écarter de cet aspect de ma personnalité et être un peu plus intuitif, prendre des risques. Quand j'ai commencé à réfléchir à la manière dont je pouvais filmer cette histoire - et je savais déjà qu'elle tournerait autour de la notion de récit - j'ai su que je voulais tourner avec tous les outils possibles."

"Car il n'y a pas seulement un récit mais plusieurs, donc beaucoup de façons de les raconter. J'ai donc fait un film avec tous les formats possibles, avec de la pellicule et du numérique, des ratios différents en alternant le 16/9 et le 4/3... On me pose beaucoup la question sur le noir et blanc, car c'est un changement très fort. Je voulais qu'il y ait une cohérence pour le spectateur et il intervient quand il y a des interférences entre elle et lui à propos d'un récit du passé. La première fois, c'est quand il lui dit, sur la plage : 'Je me souviens de tout.' Là on passe au noir et blanc."

"Il y a aussi cette interview avec un journaliste, et cette scène du repas où il ne pense pas vraiment au récit mais à elle et à sa jeunesse." "C'est beau, car c'est un peu quand l'un des deux personnages rentre dans la tête de l'autre", complète Victoria Luengo, qui confirme que nous n'étions pas loin du tout en voyant dans ces passages au noir et blanc des manifestations d'une subjectivité. Et vous ? L'aviez-vous perçu de la sorte ?

Phénomènes : Mark Wahlberg regrette d'avoir joué dans ce thriller de science-fiction

Sa carrière cinématographique est impressionnante. Avec près de soixante films à son actif, Mark Wahlberg a joué dans de nombreux succès populaires comme Very Bad Cops d'Adam McKay, Ted de Seth MacFarlane ou la saga Transformers. Le comédien a également eu la reconnaissance de ses pairs en étant nommé à deux reprises aux Oscars, en tant que producteur pour Fighter de David O. Russell (2010), et en tant qu'acteur dans un second rôle pour Les Infiltrés de Martin Scorsese (2007).

Cependant, parmi les nombreux long-métrages dans lesquels il est apparu, l'un d'entre eux est durement jugé par le principal intéressé. Il s'agit de Phénomènes, pourtant réalisé par un cinéaste de renom, M. Night Shyamalan, à qui l'on doit notamment Sixième Sens (1999), The Visit (2015) ou encore Split (2017). Deux ans après la sortie de ce thriller, le 11 juin 2008, la star hollywoodienne n'avait pas mâché ses mots et sévèrement critiqué l'oeuvre, pourtant devenue un succès commercial après avoir récolté 163 millions de dollars au box-office dont 1 292 029 entrées en France.

En 2010, alors qu'il faisait la promotion de Fighter où il donnait la réplique à Christian Bale, il n'avait pas hésité à dézinguer Phénomènes pour lequel sa partenaire du jour avait aussi passé le casting sans le réussir : "C'était un mauvais film que j'ai fait. Elle a réussi à éviter la balle", avait-il lancé en conférence de presse alors qu'il était interviewé par le site Chud.com. Puis de poursuivre : "Et merde, les choses sont comme elles sont ! Les foutus arbres, et les plantes. Merde ! On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir voulu essayer de jouer un professeur de sciences et de faire un truc comme ça. Ce n'était pas un flic ou un escroc."

Dans ce film, Mark Wahlberg incarne Elliot Moore, un professeur de lycée qui tente de fuir une mystérieuse menace aérienne poussant ses victimes à se suicider. De son côté, le réalisateur avait confié au New York Daily News avoir "voulu faire un excellent film de série B" : "Le film puise dans la paranoïa de notre société actuelle en 2008, où nous avons peur des inconnus, peur de nos voisins et même peur de laisser nos enfants jouer dehors", s'était-il expliqué.

À noter que trois ans après Trap, qui avait rapporté 83 millions de dollars, un nouveau long-métrage de M. Night Shyamalan va débarquer dans les salles obscures le 3 février 2027 avec un nouveau film. Intitulé Remain, il mettra en scène Jake Gyllenhaal, Phoebe Dynevor et Ashley Walters dans une adaptation du roman éponyme de Nicholas Sparks, sorti en 2025.

Cet extraordinaire film sur la ruée vers l'or à la fin du XIXe siècle doublé d'un émouvant hommage sur la naissance du cinéma mérite une sérieuse découverte

1978, Canada. À 560 kilomètres au sud du cercle polaire arctique se trouve Dawson City. Lors de travaux destinés à construire un centre de loisirs, le conducteur d’une pelleteuse fait surgir de terre des centaines de bobines de films miraculeusement conservées.

Combinant films muets, films d'actualités, images d'archives, interviews et photographies historiques, et accompagné par une bande-son envoûtante d’Alex Somers, le documentaire Dawson City: Le temps suspendu dépeint l'histoire de la ruée vers l’or d’une petite ville canadienne, tout en relatant le cycle de vie d'une collection de films singulière à travers son exil, son enterrement, sa redécouverte et son salut.

Le résultat, didactique, confondant la petite Histoire (naissance d'une ville) à la grande (l'échelle d'un pays tout entier), est extraordinaire. Et c'est au réalisateur Bill Morrison qu'on le doit.

Cinéaste et artiste basé à New York, entré dans le cinéma par la peinture et auteur de plus d’une vingtaine de films, ses oeuvres combinent la soif du documentariste de découvrir des histoires cachées, avec l'obsession d'un archiviste de récupérer des trésors cinématographiques.

C'est à la fin des années 80 que le réalisateur entend parler de cette extraordinaire découverte de plus de 500 bobines de films datant du début du siècle. "j'en ai entendu parlé pour la première fois lorsque j'étais étudiant en Art à la fin des années 1980" racontait le cinéaste à la sortie de son documentaire chez nous, en 2020.

"Cette redécouverte de 533 bobines de films préservées dans le pergélisol, alors même que toutes les autres copies connues ont brûlé ou furent totalement négligées, est en elle-même une histoire absolument incroyable.

Mais cette découverte n'était qu'une partie d'une histoire plus large et captivante encore : "celle de la ruée vers l'or de la ville de Dawson City, comment elle est passée d'un petit camp de pêcheurs endormis situé sur les terres appartenant à un peuple amérindien, à une population furieuse de 40.000 personnes cherchant à tout prix de l'or en l'espace de deux ans à peine, pour ensuite décliner drastiquement au point de ne plus compter que 1000 habitants au tournant du XXe siècle.

C'est littéralement une capsule temporelle d'histoires, de récits, qui convergent les uns vers les autres. Avec cette idée que les films fixés sur pellicule sont retournés, in fine, dans la terre même d'où l'on a extrait l'or. Le rôle du cinéma a été crucial, central, pour raconter ces histoires. Pour moi, c'est un condensé parfait du XXe siècle en Amérique du Nord".

D'une durée plutôt étonnante (2h00) mais sans jamais donner le sentiment de tirer en longueur sur son passionnant sujet, porté par des images restaurées avec une précision chirurgicale ou dans un état de conservation absolument incroyable, Dawson City : le temps suspendu se révèle, in fine, bouleversant. "je crois vraiment que le film en celluloïde est une manifestation physique de la conscience humaine représentée dans un temps donné. Le film, c'est la mémoire rendue visible" déclarait Bill Morrison. On ne saurait mieux dire.

Steven Spielberg veut accueillir les extraterrestres sur Terre

Qui représentera la Terre le jour où des extraterrestres débarqueront enfin ? La bataille fait déjà rage à Hollywood.

Invité d'un des derniers Late Show de Stephen Colbert, le cinéaste Steven Spielberg a officiellement fait acte de candidature pour devenir l’ambassadeur de l’humanité face à une éventuelle vie alien. Et le réalisateur estime avoir de sérieux arguments face à son principal concurrent : Barack Obama.

"Je pense que c’est moi qui devrais représenter la Terre !" a lancé Spielberg sous les applaudissements du public, avant d’ajouter avec humour : "J’adore Barack. On est amis. J’aime sa famille… mais il a déjà eu ses huit années (à la Maison Blanche) !"

Il faut dire que le cinéaste possède un CV extraterrestre difficile à battre. Depuis plus de quarante ans, Spielberg façonne l’imaginaire alien du cinéma américain avec des classiques comme E.T., Rencontres du Troisième type ou La Guerre des Mondes. Sans oublier Disclosure Day, qui sortira dans quelques jours au cinéma.

"Mon premier film sur les extraterrestres, je l’ai tourné à 17 ans en 8 mm, il s’appelait Firelight..." rappelle le cinéaste. "J’ai passé ma vie à jouer une sorte de rôle d’ambassadeur des aliens au cinéma. Et pourtant, ils ne se sont jamais montrés à moi. C’est injuste !"

Quand Stephen Colbert lui suggère que les extraterrestres ont peut-être peur de finir dans l’un de ses films, Spielberg répond simplement : "Je ne sais pas… mais je suis disponible, les gars !"

La blague fait surtout écho à une déclaration récente de Barack Obama, qui expliquait lui aussi sur le plateau du Late Show qu’il ferait "un très bon émissaire de la planète" en cas de premier contact extraterrestre grâce à "son expérience diplomatique" et son côté "sympathique".

30% de Michael 2 serait déjà tourné !

La suite aura bien lieu. Le studio Lionsgate compte bien raconter le reste de la vie de Michael. D'autant qu'il en a déjà filmé une bonne partie.

Lors d’un échange relayé par Deadline, le patron cinéma de Lionsgate, Adam Fogelson, a confirmé que Michael 2 avançait très rapidement en coulisses : "Nous sommes vraiment très enthousiastes concernant les progrès réalisés sur la suite", explique-t-il. "Les discussions avec toutes les parties concernées se passent exceptionnellement bien."

Mais surtout, Fogelson révèle un détail assez fou : une partie importante du film est déjà dans la boîte :

"Nous avons déjà entre 25 % et 30 % d’un second film tourné grâce à la précédente production."

Autrement dit, Lionsgate compte bien reprendre les séquences du premier montage de Michael, coupées pour des raisons légales l'an dernier. En effet, Antoine Fuqua avait initialement prévu d’intégrer les années sombres du Roi de la pop dans son biopic. Un premier montage de Michael, dépassant les 4 heures, abordait notamment les accusations visant Michael Jackson. Mais cette époque controversée a été écarté en raison d’accords juridiques liés au procès de Jordan Chandler, stipulant qu’aucune mention de son nom ou de sa famille ne pouvait apparaître dans un film ou un documentaire. Le film a donc été largement réécrit. Le troisième acte a été entièrement refait, avec 22 jours de tournage supplémentaires en juin 2025, pour un coût additionnel estimé entre 10 et 15 millions de dollars.

Un mauvais coup financier à l’époque… qui se transforme en jackpot pour Lionsgate aujourd'hui.

Car Michael 2 devrait bien pouvoir réutiliser ces séquences - certainement en les passant à la moulinette de son service juridique pour s'éviter un procès. Adam Fogelson souligne en effet que ce matériel filmé représentera un avantage considérable pour la production, même s’il refuse encore de détailler précisément l’impact financier d'une telle économie :

"Cela aura évidemment une importance majeure pour le budget du film. Mais nous voulons surtout nous assurer de faire un grand film spectaculaire et satisfaisant pour le public mondial."

Après avoir largement exploré l’enfance, l’ascension et les débuts du règne de Michael Jackson, la suite devrait donc se concentrer sur les années 1990, les scandales, les affaires, les affres de sa vie privée, mais aussi ses grandes réussites musicales, notamment l'album et la tournée Dangerous (qui réunira près de quatre millions de personnes à travers le monde).

"Il reste énormément d’histoire à raconter autour de Michael Jackson, ainsi qu’une immense partie de son catalogue musical le plus populaire qui n’a même pas encore été abordée dans le premier film ! Nous sommes très confiants dans le fait que nous avons entre les mains un film extrêmement divertissant capable de séduire une nouvelle fois un public mondial."

Michael met en scène Jaafar Jackson dans le rôle de son oncle aux côtés de Colman Domingo, Nia Long et Miles Teller. Avec plus de 700 millions de dollars déjà récoltés au box-office mondial, le film pourrait devenir le tout premier milliardaire de l’histoire de Lionsgate.

Supergirl tiendra un rôle central dans Superman : Man of Tomorrow

Ils se sont brièvement croisés dans Superman l'année dernière. Mais ils feront équipe dans Superman 2.

Lors d’une interview accordée à Variety, l'autre patron de DC Studios Peter Safran, a confirmé que la version de Kara Zor-El incarnée par Milly Alcock jouera un rôle important dans Man of Tomorrow, prévu pour l'été 2027 dans les salles.

"Elle représente une partie majeure de ce que nous sommes en train de construire", assure Safran au sujet de Supergirl.

Dans la foulée, James Gunn, en plein tournage du film, a confirmé sur Thread : "Je suis en train de filmer avec elle en ce moment ! Elle est vraiment formidable !"

Une déclaration qui confirme les rumeurs apparues ces dernières semaines autour de la présence de Milly Alcock sur le tournage du film à Atlanta.

On comprend donc que Kara viendra filer un coup de main à son cousin de Krypton dans sa nouvelle périlleuse mission, lui qui sera déjà épaulé par Lex Luthor, pour combattre le puissant Brainiac.

Rappelons qu'on fera plus ample connaissance avec la cousine de Superman cet été. Avant de revenir dans Man of Tomorrow, Kara sera d’abord la tête d’affiche de son propre film solo, Supergirl, largement inspiré du comics Supergirl: Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely.

Le long-métrage sortira le 26 juin 2026, tandis que Superman : Man of Tomorrow est attendu dans les salles le 9 juillet 2027.

21 mai 2026

James Bond : menacé d'une interdiction de sortie aux Etats-Unis en 1964, Goldfinger a été sauvé de manière totalement inattendue

Sorti en 1964 et troisième volet des (més)aventures de l'agent 007 créé par Ian Fleming, Goldfinger est un film vénéré chez les aficionados de la saga James Bond. A juste titre d'ailleurs, tant Sean Connery s'y révèle encore une fois absolument parfait dans le costume de l'espion.

Après la Jamaïque de Dr. No et le bloc soviétique de Bons baisers de Russie, l'agent le plus secret de Sa Majesté se rend aux États-Unis, avec un détour par la Suisse, dans un lieu qui paraît être l'écrin idéal pour faire passer la saga au stade supérieur : la réserve d'or fédérale de Fort Knox, dans le Kentucky, que le méchant Auric Goldfinger (Gert Fröbe) veut infiltrer pour réaliser le crime du siècle et ainsi faire vaciller les pays développés de l'Ouest en générant un chaos économique.

Qui dit James Bond dit naturellement son lot de gadgets, mais aussi son indéboulonnable James Bond girl, qui a ici les traits de la magnifique Honor Blackman, qui incarne un personnage du nom de Pussy Galore. Un patronyme qui ne fut pas vraiment du goût de la censure aux Etats-Unis, au point même de gravement hypothéquer la sortie du film sur le territoire américain…

C'est dans ce contexte que le magazine Esquire a rappelé en 2021 cette très étonnante anecdote dans un article qui rendait aussi hommage au prince consort Philip, époux de la reine Elizabeth II, décédé à l'âge plus que vénérable de 99 ans cette année-là. Ce dernier est en effet intervenu, à son insu, pour sauver la sortie du film des griffes de la censure. Alors que Goldfinger risquait d'être interdit sur l'un des plus grands marchés cinématographiques du monde, l'équipe de communication du studio a mis au point un plan pour sauver le film.

En février 1964, Honor Blackman fut ainsi invitée à une soirée de gala à Londres pour assister à la projection du film Pousse-toi chérie, à laquelle assistait la famille royale. Elle fut alors photographiée aux côtés du prince Philip.

"Ce dernier lui demanda si elle serait capable de gérer l’attention du public qu’impliquerait le tournage d’un film de James Bond, puis fit ce qui fut décrit comme "un large geste de la main", faisant sans doute allusion à la foule enthousiaste. Pensant qu’il imitait son passé d’artiste martiale dans une série télévisée intitulée The Avengers, Blackman s’est mise en position de judo en répondant : "Oui, bien sûr que je peux". Son langage corporel a fait mourir de rire tout le monde, et la rencontre a été immortalisée par la presse à sensation" raconte le magazine.

Le lendemain, leur photo faisait la Une de la Presse, avec cette légende : "The Prince and the Pussy". Le producteur de la saga Bond, Albert R. Broccoli, s'envola à destination des Etats-Unis, avec en main des coupures de Presse relatant la rencontre entre le prince Philip et Honor Blackman, pour les présenter à Geoffrey Shurlock, qui était alors le censeur en chef de la toute puissante MPAA, l'organisme de classification des films. C'est lui qui veillait, encore, à l'application du code Hays, toujours en vigueur.

Broccoli fit mouche : pour Shurlock et son équipe, le nom de Pussy Galore ne pouvait pas être indécent, si le prince Philip et duc d'Edimbourg osait s'afficher aux côtés d'une actrice incarnant un personnage avec un tel nom. Goldfinger reçu donc son visa de distribution aux Etats-Unis... Et fut un triomphe, avec plus de 50 millions de dollars récoltés sur le sol américain.

In fine, à la décharge de Shurlock et son équipe, on notera quand même que les James Bond girls ont toujours eu des patronymes parfois drôles, décalés ou franchement coquins. Dans ce registre, on décernera une mention spéciale à Lana Wood dans Les diamants sont éternels. Le nom de son personnage en VO est Plenty O'Toole, qui laisse entendre que la jeune femme possède plus d'un atout pour séduire Bond... Mais la palme revient à son ahurissant nom en VF : Abondance Delaqueue...

Gladiator : c'est l'une des plus belles chansons de l'Histoire du cinéma, et pourtant, depuis 26 ans, personne ne comprend les paroles

Nous sommes à la fin de Gladiator. Après avoir impitoyablement affronté l'Empereur Commode et avoir obtenu sa vengeance en transperçant ce dernier de son glaive, le général Maximus s'effondre au milieu de l'arène, mortellement touché par son ennemi avant même que le combat ne débute. Alors que son sang coule sur le sable du Colisée, il caresse déjà un immortel champ de blé d'une main tranquille, arpente déjà le chemin éternel qui doit le ramener auprès de sa femme et de son fils.

Tandis que s'achève le magnifique film de Ridley Scott, un chant retentit. Composé et interprété par l'artiste australienne Lisa Gerrard, qui a d'ailleurs été nommée aux Oscars et a reçu un Golden Globe pour son travail, le morceau s'intitule Now We Are Free.

Ode à la liberté retrouvée d'un Maximus enfin débarrassé de sa condition de gladiateur, mais également à l'admirable esprit dont fait preuve le personnage depuis le début du film, lui qui n'a jamais porté ses chaînes comme un esclave mais qui les a utilisées comme un fougueux combattant, cette chanson résonne encore dans l'esprit de tous les spectateurs du film, plus d'un quart de siècle plus tard.

Complétant à merveille l'admirable bande originale de Hans Zimmer, elle compte indéniablement parmi les chansons les plus célèbres et les plus appréciées du cinéma. Pourtant, même après l'avoir écoutée à de très nombreuses reprises, une question doit encore vous tarauder. Dans quelle langue, exactement, Lisa Gerrard chante-t-elle ? Et que signifient les paroles qu'elle prononce ?

Eh bien, sachez-le, le langage qu'elle utilise ne correspond à aucun dialecte connu. Ainsi qu'elle l'avait révélé au micro de Synchrotones en 2013, Lisa Gerrard avait elle-même confectionné cette langue durant son enfance, comme une manière de relier son expression artistique à sa foi.

"C'est une langue que j'ai inventée et que j'utilise depuis très longtemps. Je crois que j'ai commencé à chanter avec lorsque j'avais à peu près 12 ans. Environ dans ces eaux-là. Et j'avais le sentiment que je parlais à Dieu lorsque je chantais dans cette langue. A présent, je suis remplie du Saint-Esprit, c'est une promesse de la Bible dont l'Eglise ne parle pas, parce que cela signifierait la fin de la religion."