20 août 2026

Glory : le comportement de Matthew Broderick a posé de gros problèmes sur le tournage

 Récompensé par trois Oscars et aujourd’hui considéré comme l’un des grands films historiques de la fin des années 1980, Glory a laissé un souvenir bien moins glorieux à celui qui l’a réalisé. Plus de trois décennies après le tournage, Edward Zwick a raconté à quel point sa collaboration avec Matthew Broderick et, surtout, les rapports avec la mère de l’acteur avaient transformé l’expérience en véritable épreuve.

Sorti en 1989 aux États-Unis puis l’année suivante en France, Glory revient sur l’histoire du 54e régiment du Massachusetts, l’une des premières unités de l’armée de l’Union constituées de soldats afro-américains pendant la guerre de Sécession. Matthew Broderick y incarne le colonel Robert Gould Shaw, aux côtés notamment de Morgan Freeman et Denzel Washington. La prestation de ce dernier lui vaudra d’ailleurs l’Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle.

Un résultat prestigieux qui ne laisse absolument pas deviner les tensions qui régnaient derrière la caméra.

Edward Zwick a raconté cet épisode dans ses mémoires, Hits, Flops, and Other Illusions: My Fortysomething Years in Hollywood. Le réalisateur du Dernier Samouraï et de Légendes d’automne y décrit notamment ses rapports particulièrement difficiles avec Patricia Broderick, la mère de Matthew Broderick.

Selon le cinéaste, celle-ci intervenait régulièrement dans le travail autour du film et ne se privait pas de contester ses décisions. Elle aurait notamment estimé que son fils n’occupait pas une place suffisamment importante dans Glory et aurait réclamé des changements après avoir assisté à une projection privée.

Des interventions que Zwick dit avoir très mal vécues. Interrogé par The Daily Beast en 2024, il n’a pas caché à quel point cette période l’avait marqué : “C’était si traumatisant pour moi”, avait-il déclaré.

Et le réalisateur s’était montré encore plus sévère lorsqu’il décrit directement Patricia Broderick :

“À partir du moment où nous nous sommes rencontrés, Patricia Broderick a été méprisante, humiliante et instable. Elle était implacable dans ses critiques et je l’ai combattue à chaque instant, faisant de mon mieux pour ignorer ses grossièretés et ses insultes.”

Mais Edward Zwick ne reproche pas seulement son comportement à la mère du comédien. Il garde également un souvenir particulièrement pénible de l’attitude de Matthew Broderick face à cette situation. Alors que Patricia Broderick s’en prenait au réalisateur, son fils aurait selon lui choisi de ne pas intervenir. Zwick se souvient ainsi d’un acteur “assis dans un silence opaque” pendant que le conflit se déroulait sous ses yeux.

Avec le recul, le cinéaste n’a d'ailleurs pas vraiment cherché à adoucir les mots employés pour raconter cette collaboration. Il la décrit comme un “théâtre de la cruauté” et présente le passage consacré au comédien dans ses mémoires comme “un récit sans fard de la merde que Broderick a faite”. Une expérience si éprouvante qu’il a également comparé le fait de travailler avec Matthew Broderick à “comme un cauchemar dont on ne se réveillerait pas”, des propos relayés par The Guardian en 2024.

Des mots particulièrement durs pour une collaboration qui a pourtant abouti à l’un des films les plus importants de la carrière des deux hommes.

Plus de trente ans ont néanmoins passé et le réalisateur porte désormais un regard plus mesuré sur ce qui s’est produit. Sans renier ce qu’il a vécu, Edward Zwick reconnaît que Matthew Broderick se trouvait alors dans une situation personnelle et professionnelle particulièrement compliquée.

L’acteur venait notamment de perdre son père et devait, à seulement 24 ans, gérer une célébrité qui avait explosé après le succès de La Folle journée de Ferris Bueller. Une situation que Zwick estime aujourd’hui difficile à appréhender lorsqu’on ne l’a pas vécue soi-même.

“Les gens ne comprennent pas ce que c’est lorsque ce genre de responsabilité est mise sur la tête d’un jeune de 24 ans. Et je ne suis pas sûr qu’ils le veuillent. Une star de cinéma est tout le temps entourée de gens qui lui murmurent à l’oreille ce qu’elle devrait faire, qui elle devrait être, et avec qui elle devrait travailler.”

Le réalisateur assure ainsi avoir laissé derrière lui la rancœur qu’il éprouvait à l’époque.

Ces révélations n’ont toutefois pas été accueillies avec beaucoup d’enthousiasme du côté de Matthew Broderick. Si l’acteur n’a pas directement répondu aux souvenirs de son ancien réalisateur, son représentant a réagi à leur publication.

Plutôt que de revenir en détail sur les événements racontés par Edward Zwick, il a surtout regretté la décision du cinéaste de remettre publiquement sur la table un conflit vieux de plusieurs décennies au moment de promouvoir ses mémoires.

“Même si les souvenirs peuvent varier à propos de ce qui s’est passé il y a toutes ces années, je trouve déroutant et triste qu’un réalisateur ayant connu une si belle carrière se plie à une telle méchanceté pour vendre quelques livres.”

Une polémique tardive qui contraste avec le destin exceptionnel de Glory. Preuve qu’un tournage particulièrement conflictuel peut parfois donner naissance, contre toute attente, à une œuvre qui traversera les décennies.

Dune 3 : un nouveau teaser alléchant pour le film de Denis Villeneuve

Le retour de Paul Atréides se précise. Alors que Dune 3 doit conclure la nouvelle adaptation de l’œuvre de Frank Herbert par Denis Villeneuve, Warner Bros. vient de dévoiler de nouvelles images du film à travers un teaser qui mise clairement sur le spectacle. Après le phénomène L’Odyssée, ce nouveau blockbuster tourné en IMAX compte bien occuper une place de choix dans les salles, notamment grâce aux formats premium. Le studio a profité de son nouveau teaser pour mettre en avant les préventes pour, notamment, les futures séances IMAX et IMAX 70mm.

Après Dune et Dune : Deuxième Partie, Denis Villeneuve s'attaque à une nouvelle étape de l'histoire de Paul Atréides. Le réalisateur a notamment travaillé sur le scénario avec Brian K. Vaughan, connu notamment pour son travail audiovisuel (c’est à la base un brillant scénariste de comics) sur Lost et Under the Dome.

Ce troisième volet s'inspire du roman Le Messie de Dune, mais ne devrait pas se contenter d'en reproduire mécaniquement l'intrigue. L'équipe du film a déjà laissé entendre que cette suite réserverait plusieurs surprises et adopterait une approche différente des deux précédents épisodes. Au casting, on retrouvera notamment Timothée Chalamet, Zendaya, Robert Pattinson, Florence Pugh, Jason Momoa, Josh Brolin...

Le calendrier de sortie promet déjà un affrontement spectaculaire. Dune 3 est attendu dans les salles françaises le 16 décembre 2026, quelques jours avant les fêtes de fin d’année. Et le film devra notamment composer avec Avengers : Doomsday, autre mastodonte hollywoodien programmé à la même date. Une concurrence qui pourrait transformer la fin de l'année en bataille entre deux des plus grosses productions de l'année.


Parish : Nicolas Cage sera bientôt le héros d'un film d’action post-apocalyptique

On ne compte plus les projets de Nicolas Cage. Alors qu’il était tout récemment à l’affiche de sa première série, Spider-Noir, et qu’on l’attend prochainement méconnaissable dans le nouveau film de David O. Russell, Madden, aux côtés de Christian Bale, ou encore dans la suite de l’un de ses meilleurs films, Lord of War, le comédien va aussi bientôt se frotter à une horde de cannibales enragés.

Deadline rapporte en effet que l’acteur oscarisé va jouer le héros du thriller d’action Parish, situé 30 ans après une apocalypse nucléaire. Son personnage sera "un survivant endurci qui a réussi à rester en vie grâce à ses chiens d’attaque parfaitement dressés, en suivant une règle d’or : ne jamais laisser personne franchir le portail. C’est cette règle qui lui a permis de rester en vie pendant trois décennies".

"Mais lorsqu’une femme désespérée, portant un nourrisson, fait irruption devant son sanctuaire, Parish est contraint de choisir entre la compassion et la survie. Sa décision expose le refuge qu’il a mis des années à bâtir et le place dans la ligne de mire d’une bande de cannibales impitoyables qui se rapproche depuis le désert. Alors que son complexe hautement équipé est assiégé et que son passé le rattrape enfin, Parish est contraint de livrer un combat acharné pour protéger tout ce qui lui reste", poursuit le synopsis très prometteur.

Derrière la caméra de Parish, qui doit se tourner à partir d’octobre dans le Minnesota, on retrouvera le scénariste et réalisateur Adam Sigal, à qui l’on doit notamment Nandor Fodor And The Talking Mongoose avec Simon Pegg. Le directeur de la photographie a également déjà été annoncé et c’est un grand nom : David Tattersall. Ce dernier a en effet travaillé sur la prélogie Star Wars, La Ligne verte, Meurs un autre jour ou encore Les Ailes de l’enfer, Le Pacte et Next, déjà avec Nicolas Cage.

Ce n’est en outre pas la première fois que l’acteur s’essaie au genre post-apocalyptique. Il était notamment la tête d’affiche de Arcadian, sorti en 2024 directement sur Canal+, dans la peau d’un père protégeant ses deux fils contre des monstres s’attaquant aux humains la nuit dans un monde décimé, ou encore la star du très déjanté Prisoners of the Ghostland (2021) où il évoluait dans un monde radioactif.

Parish, prochainement au cinéma.

19 août 2026

Arnold Vosloo de retour dans La Momie 4

C'est désormais officiel, Brendan Fraser (Rick), Rachel Weisz (Evelyn) et John Hannah (Jonathan), les trois héros de La Momie et Le retour de la Momie, signeront leur retour dans ce quatrième volet. Et ce ne sont pas les seuls acteurs historiques de la saga à reprendre leur rôle à l'écran, puisqu'Arnold Vosloo pourrait aussi rejouer Imhotep.

Souvenez-vous, dans La Momie : La Tombe de l'empereur Dragon, Rachel Weisz avait été remplacée par Maria Bello, tandis que Brendan Fraser et John Hannah étaient tous les deux de la partie. Ce quatrième film réunira donc les trois acteurs qui ont marqué la saga, et peut-être également Arnold Vosloo.

Celui qui, depuis qu'il a quitté la franchise, fait des apparitions dans des séries, comme NCIS, Elementary, Bones ou encore Jack Ryan, pourrait donc reprendre son rôle d'Imhotep, le grand prêtre d'Égypte antique devenu le principal antagoniste et un mort-vivant immortel. En juin dernier, lors d'une interview pour le magazine Ciak à l'occasion du Festival de Télévision de Monte-Carlo, John Hannah a confié : "Arnold Vosloo, un très bon ami à moi, sera également de retour. Il finalise actuellement l'accord depuis Le Cap, où il réside." Une information de taille, qui devrait réjouir les fans de la première heure.

Si pour l'heure, la présence d'Arnold Vosloo n'a pas été confirmée, John Hannah a annoncé que Kevin J. O'Connor allait officiellement rejoindre le casting de La Momie 4. Pour rappel, dans le premier et deuxième volets, l'acteur prête ses traits au personnage de Beni, un ancien camarade de Rick O'Connell, qui le trahit pour s'allier à Imhotep, espérant obtenir richesse et pouvoir.

Oded Fehr, qui incarne Ardeth Bay, un guerrier Medjaÿ dans les deux films, sera, lui aussi, de la partie, comme l'ont annoncé plusieurs médias. Le retour de plusieurs personnages connus du public, mais aussi l'arrivée de deux visages : Michael Johnston, qui devrait probablement jouer Alex O'Connell, le fils de Rick et Evelyn, et Numan Acar. La suite du casting devrait être annoncée prochainement.

La Momie 4 sortira au cinéma le 13 octobre 2027 !

Yellowstone : la série 6666 ne verra finalement pas le jour !

Cette année, deux nouvelles séries Yellowstone ont vu le jour : Marshals et Dutton Ranch, des spin-offs centrés respectivement sur Kayce Dutton (Luke Grimes) et sur le couple formé par Beth (Kelly Reilly) et Rip (Cole Hauser). À cela s’ajoutent de nombreux projets d’expansion de la franchise western, et notamment un nouveau préquel censé se dérouler en 1944.

Un autre spin-off est attendu des fans, mais il faudra désormais s’y résoudre : le projet ne verra jamais le jour. Cette série aurait permis de retrouver Jimmy, le cowboy au cœur tendre joué par Jefferson White dans la série originale Yellowstone. Désormais au Texas, celui-ci travaille dans le ranch 6666.

Ce ranch existe vraiment, et son propriétaire n’est nul autre que… Taylor Sheridan, le co-créateur de la franchise Yellowstone. Il y a quelques mois déjà, celui-ci avait révélé que le développement de la série 6666 était en pause, en raison des contraintes logistiques liées aux activités de son ranch. Mais ses propos laissaient supposer à l’époque que le projet n’était pas abandonné.

Des propos plus récents du scénariste américain ne laissent désormais plus de place au doute. En partance pour le groupe Universal à l’expiration de son contrat avec Paramount en 2028, Taylor Sheridan vient définitivement d'enterrer la série 6666. La raison invoquée est l’impossibilité, selon lui, de mettre en scène les véritables personnes qui travaillent pour son ranch.

"Il n’y aura jamais de série. Je ne vais jamais fictionnaliser ce ranch", a-t-il confié au podcast Rodeo Time. "Je me retrouverais à banaliser et rendre fictif un endroit où de vraies personnes travaillent et élèvent leur famille, et je ne pourrais jamais leur faire ça. Je ne pourrais jamais faire ça aux cowboys qui se sont dévoués, ni à tous ceux qui travaillent dans ce ranch."

Malgré cette mauvaise nouvelle, les fans de Yellowstone ont de bonnes raisons d’être optimistes. Dutton Ranch et Marshals sont renouvelées pour des saisons 2, et d’autres séries de Taylor Sheridan seront prochainement de retour, notamment Landman et Tulsa King (et son spin-off Frisco King avec Samuel L. Jackson), sans oublier Lioness, dont la saison 3 est actuellement en diffusion sur Paramount+.

A l'est d'Eden : la série adaptée du roman culte avec Florence Pugh a enfin sa date de sortie sur Netflix

Récompensé d’un prestigieux Prix Pulitzer de littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre, John Steinbeck figure au Panthéon des auteurs états-uniens les plus importants du XXe siècle, au même titre qu’Ernest Hemingway ou Jack Kerouac. Tout comme ses confrères, Steinbeck est également connu des cinéphiles, puisque plusieurs de ses romans ont été adaptés sur grand écran, notamment Les Raisins de la colère (John Ford) ou Des Souris et des hommes (Gary Sinise).

Publié en 1952, À l'est d'Éden figure sans conteste parmi ses œuvres les plus célèbres, mais aussi les plus ambitieuses. Considéré comme impossible à adapter, À l'est d'Éden a pourtant été porté à l’écran à deux reprises : au cinéma en 1955, par le réalisateur Elia Kazan – qui s’est rapidement rendu compte que le roman était inadaptable en un seul long-métrage et s’est concentré sur sa dernière partie uniquement – et pour la télévision, en un téléfilm passé relativement inaperçu en dehors des États-Unis.

Malgré cette réputation difficile, Netflix annonçait en 2022 lancer la production d’une nouvelle adaptation, en mini-série cette fois, avec la volonté de transposer à l’écran l’intégralité du roman de près de 800 pages. Après avoir dévoilé plusieurs visuels promotionnels de la série, dont la direction artistique léchée trouvait grâce aux yeux des lecteurs, Netflix vient de révéler sa date de diffusion : le 1er octobre prochain.

Réalisé par Zoé Kazan – petite fille du réalisateur de l’adaptation cinématographique de 1955, Elia Kazan lui-même – et porté par Florence Pugh (saga Dune) et Mike Faist (Challengers), À l'est d'Éden constitue une fresque socio-historique particulièrement riche et ambitieuse, déroulée sur plusieurs années. Au cœur de celle-ci, deux familles – les Hamilton et les Trask –, dont le destin est entremêlé et partiellement inspiré de l’histoire véritable des aïeuls de Steinbeck. L’occasion pour la brillante Florence Pugh de revenir à ses premières amours, les films historiques et romanesques (Les Filles du docteur March) avant d’être à l’affiche des deux blockbusters les plus attendus de la fin d’année – Avengers : Doomsday et Dune : partie III.

Il y a 67 ans, ce réalisateur signait un petit film de science-fiction devenu culte, avant de changer son nom en Jésus-Christ II

Dans l’histoire d’Hollywood, certains destins semblent tout droit sortis d’un scénario. Celui de Tom Graeff en fait incontestablement partie. Réalisateur d’un modeste film de science-fiction devenu culte avec le temps, il a ensuite sombré dans une spirale qui l’a conduit à vouloir changer officiellement son nom en Jésus-Christ II.

Né en Arizona en 1929, Tom Graeff grandit ensuite à Los Angeles. Passionné par le cinéma et le théâtre, il étudie à l’UCLA avant de réaliser plusieurs courts métrages au début des années 1950. Pour l’un d’eux, The Orange Coast College Story, il parvient même à convaincre Vincent Price de prêter sa voix à la narration.

Habitué à travailler avec très peu de moyens, Graeff multiplie les fonctions sur ses productions. Cette débrouillardise l’amène à rejoindre l’équipe de Roger Corman en tant qu’assistant sur le film Pas de cette Terre en 1957. Une expérience décisive qui lui donne envie de réaliser son propre long-métrage de science-fiction.

Grâce à quelques investisseurs privés, dont l’acteur Gene Sterling et le Britannique Bryan Grant, il réunit un budget limité pour tourner son projet à Hollywood entre 1956 et 1957. Distribué par Warner Bros en 1959 sous le titre L’Invasion martienne, le film raconte l’histoire d’un extraterrestre amoureux d’une adolescente terrienne qui tente d’empêcher une invasion menée par des créatures ressemblant davantage à des homards géants qu’à de véritables monstres.

Malgré ses effets spéciaux rudimentaires, cette série B finit par acquérir un véritable statut culte. Diffusée pendant des années à la télévision américaine, elle a même influencé Tim Burton pour Mars Attacks!, notamment à travers le rayon désintégrateur qui réduit instantanément ses victimes à l’état de squelette.

Paradoxalement, le film ne profite guère à son créateur. Si l’exploitation s’avère finalement rentable, ni Graeff ni ses associés ne touchent les bénéfices espérés. Déçu et fragilisé, le réalisateur sombre progressivement dans la dépression.

La situation dégénère lorsque Bryan Grant engage une action en justice afin de récupérer son investissement. Pour Tom Graeff, déjà en proie à de profondes difficultés personnelles, le coup est rude.

À la fin de l’année 1959, le cinéaste surprend tout Hollywood en publiant une annonce dans le Los Angeles Times. Il affirme alors que Dieu lui a parlé et lui a confié une mission de paix à travers le monde.

Peu après, il franchit une nouvelle étape en annonçant vouloir être appelé Jésus-Christ II. En 1960, il demande officiellement ce changement de nom devant la justice californienne. Face à l’opposition de groupes religieux, sa requête est rejetée.

Graeff poursuit néanmoins son étrange croisade. Il milite pour plusieurs causes médiatiques, intervient dans des lieux publics et fait irruption dans une église bondée en déclarant : “Je suis Jésus-Christ II et j’ai un message.” Arrêté pour trouble à l’ordre public, il est ensuite interné dans un établissement psychiatrique où il subit des traitements par électrochoc

Après cette période tumultueuse, Tom Graeff tente de relancer sa carrière. Il travaille comme monteur sur le très modeste Wizard of Mars puis cherche à vendre un nouveau scénario pour la somme record de 500 000 dollars.

Mais ses ambitions se heurtent à une industrie qui ne veut plus lui faire confiance. Lorsqu’il affirme que plusieurs personnalités hollywoodiennes soutiennent son projet, la journaliste Joyce Haber publie un article particulièrement sévère rappelant ses frasques passées. Cette publicité négative ruine ses dernières chances.

Isolé, toujours dépressif, Graeff quitte Hollywood pour la région de San Diego. Il évoque régulièrement le suicide auprès de ses proches, sans être pris au sérieux. Le 19 décembre 1970, il est retrouvé mort dans son garage, victime d’une intoxication au monoxyde de carbone. Il n’avait que 41 ans.

Réalisateur d’un film devenu culte bien après sa sortie, Tom Graeff demeure aujourd’hui l'une des figures les plus singulières et tragiques du cinéma de science-fiction américain.

Son film culte, lui, perdure : L’Invasion martienne est aujourd’hui à redécouvrir sur Prime Video, ou bien en VOD.

Off Campus : la saison 2 différente des romans ? Mika Abdalla (Allie) annonce "quelques nouveautés”

Attention, les paragraphes qui suivent contiennent des spoilers sur l’histoire d’amour au cœur de la saison 2 de Off Campus. Si vous ne voulez rien savoir, passez votre chemin !

Les fictions autour du hockey ont le vent en poupe. Après le succès d’Heated Rivalry en décembre dernier, c’est la série Off Campus qui a créé l’événement ce printemps sur Prime Video.

Adaptation du roman The Deal de la saga littéraire d'Elle Kennedy, cette romance nous raconte l’histoire d'amour entre Hannah (Ella Bright), une étudiante en musique discrète, et Garrett Graham (Belmont Cameli), un joueur de l'équipe de hockey de l'université Briar.

Bien que la jeune femme déteste ce sport, elle accepte un arrangement improbable : aider Garrett à remonter sa moyenne. En échange, il va l’aider à attirer l’attention du garçon qui lui plaît tant, en prétendant être son petit-ami. Mais un tel marché peut-il vraiment fonctionner sans complications ?

Face au succès de la première saison, Prime Video a très rapidement annoncé que la série serait de retour pour une saison 2, dont le tournage a d’ores et déjà commencé.

Et si les fans s’attendaient à ce que cette nouvelle salve d’épisodes adapte le deuxième tome, intitulé The Mistake, qui suit l'histoire d'amour entre John Logan et Grace, Prime Video a décidé de les surprendre en annonçant que la saison 2 serait en réalité consacrée à l’histoire de Dean et Allie, dont on voit les prémices dans la première saison.

Une romance qui est au centre de The Score, le troisième opus de la saga d’Elle Kennedy. Dans le livre, alors que Dean cherche à tout prix à conquérir le coeur d’Allie, il doit faire face à l’arrivée de son nouvel entraîneur, qui n’est autre que le père de son ex-petite-amie, qui avait fait une tentative de suicide suite à leur séparation.

Pour ne rien arranger, Dean va devoir faire face à une tragédie qui va profondément l’éprouver. Il va alors noyer sa peine dans l’alcool et la drogue. Son amour pour Allie va-t-il réussir à le remettre dans le droit chemin ?

Invitée dans le podcast des Jonas Brothers, Mika Abdalla, qui campe Allie, a révélé que, tout comme pour la première saison, la saison 2 de Off Campus ne “suivra pas exactement les romans”.

En effet, si l’histoire d’amour entre Hannah et Garrett était la même que dans le livre, de nombreux rebondissements n’étaient pas présents dans les écrits d'Elle Kennedy.

Bien que la comédienne ne puisse pas en dire plus, elle a tout de même tenu à préciser qu’il “y aura quelques nouveautés, des petites choses sympas que nous sommes en train d'ajouter”.

Et bien qu’une grande partie de l’histoire d’amour entre Dean et Allie ait été racontée dans la saison 1, Louisa Levy, la showrunneuse de Off Campus, a confirmé dans une interview accordée à Entertainment Tonight qu’il restait encore beaucoup de choses à explorer.

“Et nous avons aussi la possibilité de faire les choses d’une manière inattendue pour les téléspectateurs, ce qui est, je pense, ce que nous avons fait dans la saison 1 et que nous allons continuer à faire : montrer ce que vous pensez déjà connaître mais le faire d’une manière un peu différente.”

Louisa Levy a tout de même tenu à rassurer les fans : elle conservera leurs moments préférés. Rendez-vous donc en 2027 sur Prime Video pour découvrir la saison 2 de Off Campus.

ark Wahlberg ne veut plus entendre parler de La Planète des Singes, sorti il y a 25 ans

En 2001, Tim Burton s'emparait du mythe La Planète des singes pour nous livrer sa propre version du célèbre roman de Pierre Boulle. Avec Mark Wahlberg en tête d'affiche, le film avait obtenu un score honnête (mais décevant) au box-office mondial, avec 362 millions de dollars récoltés pour un budget estimé à 100 millions.

Cependant, l'oeuvre a été très décriée lors de sa sortie, malgré de nombreux atouts comme les maquillages, les décors et l'esthétique générale. En revanche, le scénario était jugé confus et peu profond.

Le film reprend l’idée de base du roman et du film de 1968, mais sans retrouver leur dimension politique et philosophique. Beaucoup ont trouvé l’histoire assez mécanique : crash, planète des singes, fuite, révolte, confrontation finale.

De plus, Mark Wahlberg joue un héros assez peu caractérisé, tandis que les personnages humains manquent généralement de profondeur. À l'inverse, les singes sont beaucoup plus mémorables, comme le général Thade, campé par Tim Roth.

Au final, Tim Burton a livré une version "trop sage" du mythe, ce qui était décevant pour celui qui avait justement su s'approprier une autre légende, celle de Batman.

C'est assez ironique car visuellement, on reconnaît son goût pour le gothique et l'étrange, mais le film est un gros blockbuster hollywoodien qui manque certainement d'une âme. Certains critiques ont estimé que la personnalité de Tim Burton était étouffée par la production.

Par ailleurs, la comparaison avec le classique de 1968 était particulièrement défavorable. Le film original avait une vraie charge satirique : guerre nucléaire, militarisme, religion, évolution humaine, peur de l'autre… Celui de Burton a été perçu comme davantage préoccupé par le spectacle et la mythologie que par les idées.

De son côté Mark Wahlberg est catégorique : "Non seulement je ne referais pas La Planète des singes, mais je ne voudrais même pas le revoir. Je ne pense pas que Tim Burton le réaliserait à nouveau non plus", a-t-il asséné au micro de PopEntertainment en 2005.

"J’en suis arrivé à un stade de ma carrière où je veux simplement travailler avec des réalisateurs avec qui j’ai envie de travailler. Je veux faire les films que j’ai envie de voir et jouer les rôles que j’ai envie de jouer", a poursuivi le comédie, âgé de 34 ans à l'époque de cet entretien.

"J’ai fait mes preuves et beaucoup travaillé pour acquérir de l’expérience et des connaissances ; maintenant, je veux faire les films que j’ai envie de voir", a-t-il conclu. Ce dernier a visiblement pris la bonne décision, car l'année suivante, il obtiendra une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans Les Infiltrés de Martin Scorsese.

Après la version de Tim Burton, il faudra patienter 10 longues années avant de revoir le mythe revenir sur grand écran avec La Planète des singes : les origines, mis en scène par Rupert Wyatt. Matt Reeves reprendra le flambleau pour les suites, L'Affrontement et Suprématie, avant de céder son siège à Wes Ball en 2024 avec Le Nouveau Royaume.

18 août 2026

Spider-Man Brand New Day franchit la barre des 2 milliards de dollars dans le monde et offre un nouveau record à Sony !

Il lui aura fallu moins de 17 jours ! Spider-Man Brand New Day a déjà franchi la barre des 2 milliards de dollars dans le monde, un cap historique franchi ce week-end. Le film avec Tom Holland et Zendaya est le 8ème de toute l'histoire à atteindre ce cap. Le seul film à avoir franchi cette barre plus rapidement que lui au niveau mondial est Avengers: Endgame.

Quels sont les 7 autres films à avoir atteint ce très haut score ? Avatar (2009), Avengers: Endgame (2019) , Avatar: La Voie de l'eau (2022), Titanic (1997), Ne Zha 2 (2025), Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (2015) et Avengers: Infinity War (2018).

Brand New Day cumule actuellement 2,022 milliards de dollars dans le monde, dépassant donc No Way Home et devient le plus grand succès de l'histoire de Sony, développe Hollywood Reporter.

No Way Home avait récolté 1,9 milliard de dollars après sa sortie en décembre 2021. Si on pouvait penser que ce record serait difficile à égaler ou dépasser, avec la réunion iconique des anciens Peter Parker, Tobey Maguire et Andrew Garfield, l'engouement pour la saga Spider-Man ne se dément pas et semble inarrêtable. Le film sera le grand succès de l'été, et assurément l'un des plus grands succès de l'année.

En France, le succès de Brand New Day se poursuit. Il a franchi la barre des 6 millions de spectateurs !