24 octobre 2026

Crazy Rich Asians revient finalement avec une suite sur HBO Max

L'an passé, on apprenait que la suite très attendue d'une comédie romantique à succès changerait finalement de format. Si les fans de Crazy Rich Asians, dévoilé dans les salles obscures en 2018, espérait découvrir le deuxième volet au cinéma, c'est en effet finalement HBO Max qui le diffusera sous forme de série.

Le long-métrage original, signé Jon M. Chu, avait récolté 239 millions de dollars au box-office mondial (soit presque 8 fois plus que son budget de production !). Huit ans plus tard, Adele Lim est la créatrice de la série, bien entourée du réalisateur mais aussi de Kevin Kwan, l'auteur singapourien du roman à l'origine du film. Interrogée à Los Angeles le 17 octobre 2026, dans le cadre du Future of Filmmaking 2026 Summit, la productrice Nina Jacobson a justifié ce choix de format. "On avait vraiment des difficultés à adapter la suite en long-métrage. C'est en réalité vraiment compliqué de réaliser la suite d'une comédie romantique car on a déjà résolu le conflit émotionnel qui était au centre de l'intrigue", a-t-elle expliqué, sans langue de bois.

"De plus, je vous le dis honnêtement, aucun membre de l'équipe de cette suite n'avait travaillé sur le film original et ça a joué en partie... Ils n'avaient pas spécialement d'appétit à travailler dessus, alors que chez HBO c'était le cas autour des romans !", a-t-elle continué. Kevin Kwan a en effet publié trois ouvrages d'une même saga : Crazy Rich Asians (le seul traduit en français pour le moment), China Rich Girlfriend et Rich People Problems. "Il y a tellement de choses dans les livres qu'il a même fallu faire des choix, parce que les romans présente un énorme éventail de personnages géniaux et plein de retournements de situations fous et mélodramatiques. C'est complètement fait pour la télévision." Les 8 épisodes de cette suite compteront cependant Constance Wu et Henry Golding, couple star du film, Ronny Chieng et Michelle Yeoh, déjà présents au casting du film évènement.

Hook : Steven Spielberg a honte d'avoir réalisé ce film fantastique qui a tout de même rencontré un succès phénoménal il y a 35 ans

Steven Spielberg a beau avoir signé certains des films les plus appréciés de l’histoire du cinéma, il ne porte pas toutes ses réalisations dans son cœur. Malgré son immense popularité, ce classique fantastique des années 90 reste l’un de ses plus grands regrets.

En 1991, le réalisateur invitait les spectateurs à retrouver le Pays Imaginaire avec Hook ou la revanche du Capitaine Crochet, une nouvelle aventure inspirée de l’univers de Peter Pan. Porté par Robin Williams, Dustin Hoffman et Julia Roberts, le long-métrage a marqué toute une génération et rapporté plus de 300 millions de dollars dans le monde, pour un budget estimé à 70 millions.

Un véritable triomphe commercial qui n’a pourtant jamais suffi à convaincre son propre réalisateur. Car si Hook occupe une place particulière dans le cœur de nombreux spectateurs, Spielberg, lui, garde un souvenir bien moins enchanté de cette expérience. Et au fil des années, le cinéaste n’a pas hésité à exprimer ses regrets.

C’est notamment en 2018, dans les pages du magazine Empire (via Den of Geek), que Steven Spielberg est revenu sur les difficultés rencontrées pendant la réalisation du film. À l’époque, le cinéaste ne se sentait pas suffisamment à l’aise avec l’histoire qu’il devait raconter, au point de chercher à compenser ses doutes par une mise en scène toujours plus spectaculaire.

Il confiait ainsi : “Je me suis senti comme un poisson hors de l’eau en faisant Hook. Je n’avais pas confiance dans le scénario. J’avais confiance dans le premier acte et j’avais confiance dans l’épilogue. Je n’avais pas confiance dans le corps du scénario. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais et j’ai essayé de masquer mon insécurité en me concentrant sur la production. Plus je me sentais en insécurité, plus les décors devenaient grands et colorés.”

Une révélation étonnante de la part d’un réalisateur déjà à l’origine de succès monumentaux comme Les Dents de la mer, E.T., l’extra-terrestre ou encore la saga Indiana Jones. Mais derrière les décors extravagants et les couleurs éclatantes de Hook se cachait donc un réalisateur qui doutait profondément de ses choix artistiques.

Dans Hook, Robin Williams prête ses traits à Peter Banning, un avocat d’affaires tellement absorbé par son travail qu’il a oublié sa véritable identité : celle de Peter Pan. Lorsque ses enfants sont kidnappés par le redoutable Capitaine Crochet (Dustin Hoffman), il n’a d'autre choix que de retourner au Pays Imaginaire.

Guidé par la Fée Clochette (Julia Roberts) et aidé par les Garçons Perdus, Peter doit alors renouer avec ses souvenirs et retrouver l’enfant qu’il était autrefois pour affronter son vieil ennemi.

Une histoire pleine de magie et de nostalgie, dont Steven Spielberg apprécie pourtant certaines séquences. En 2011, interrogé par Entertainment Weekly, le réalisateur expliquait notamment pourquoi son enthousiasme s’était progressivement dissipé au cours du film.

“Il y a des parties de Hook que j’adore. Je suis très fier de mon travail jusqu’à ce que Peter soit emporté par le parachute par la fenêtre, en direction du Pays Imaginaire. Je suis un peu moins fier des séquences au Pays Imaginaire, car je ne suis pas à l’aise avec ce monde très stylisé, alors qu’aujourd’hui, bien sûr, j’aurais probablement fait ça avec des personnages en live-action dans un décor entièrement numérique. Mais nous n’avions pas la technologie pour le faire à l’époque, et mon imagination ne s’est limitée qu’à construire des décors physiques et à essayer de peindre des arbres en bleu et en rouge.”

Ce qui fait aujourd’hui le charme du long-métrage aux yeux de ses admirateurs, à savoir ses décors gigantesques et son esthétique presque théâtrale, constitue ainsi l’une des principales sources de frustration de son créateur.

Et les difficultés ne se sont pas limitées aux choix artistiques du cinéaste. Le tournage aurait également été marqué par des tensions avec Julia Roberts, l’interprète de la Fée Clochette. Une collaboration que Spielberg avait lui-même qualifiée d’“expérience difficile”, et sur laquelle nous étions déjà revenus dans un précédent article.

Les années passant, Steven Spielberg n’a visiblement pas changé d’avis. En 2013, invité de l’émission radiophonique Kermode and Mayo’s Film Review, il reconnaissait toujours éprouver des difficultés à apprécier son œuvre, tout en laissant entendre qu’il pourrait peut-être la redécouvrir sous un autre jour.

“Je veux revoir Hook. Je n’aime toujours pas ce film. J’espère qu’un jour je le reverrai et que j’en apprécierai peut-être certaines parties.”

Trois ans plus tard, à l’occasion du Festival de Cannes 2016, le cinéaste était de nouveau interrogé sur Hook, cette fois en raison de possibles similitudes avec son adaptation du roman de Roald Dahl, Le BGG – Le Bon Gros Géant. Spielberg avait alors tenu à distinguer les deux productions. À ses yeux, Hook n’était d’ailleurs pas véritablement un “conte de fées”, mais plutôt “un énorme conte en technicolor sur l’amnésie, sur le fait de retrouver ses souvenirs, et donc son enfance”.

Il poursuivait, non sans une certaine sévérité envers son ancien film : “J’espère que [Le Bon Gros Géant] n’a rien à voir avec Hook. J’espère que c’est totalement différent. J’espère que c’est bien meilleur que Hook. Ceci dit, c’est intéressant, car je n’aime pas beaucoup Hook, mais mes enfants adorent ce film. Et il y a toute une génération de jeunes qui ont vraiment apprécié le film bien au-delà de ce que j’y avais mis.”

Un constat d’autant plus surprenant que le réalisateur a longtemps préféré ne pas évoquer cette expérience, y compris avec Robin Williams, son interprète principal.

Il existe donc un véritable fossé entre le regard que Steven Spielberg porte sur Hook et l’affection que lui témoignent ses admirateurs. Là où le réalisateur voit surtout les faiblesses d’un scénario auquel il ne croyait pas entièrement, le public retient une aventure féerique, des personnages mémorables et un univers visuel immédiatement reconnaissable.

Trente-cinq ans après sa sortie, le film continue ainsi de séduire les spectateurs qui l’ont découvert pendant leur enfance, mais aussi de nouvelles générations. Preuve qu’une œuvre peut laisser un souvenir impérissable même lorsque son propre créateur peine à l’apprécier.

Ceux qui veulent ma mort : flop à 19 millions de dollars, ce thriller avec Angelina Jolie, a pris sa revanche sur Netflix

Certains films ont parfois besoin de quelques années pour trouver leur public. C'est notamment le cas de Ceux qui veulent ma mort, un thriller d'action sorti en 2021 et réalisé par Taylor Sheridan, à qui l'on doit notamment les séries Yellowstone, 1883 et Mayor of Kingstown.

Malgré la présence d'Angelina Jolie et de Jon Bernthal au casting, le long-métrage avait connu un parcours compliqué au box-office, avec seulement 19 millions de dollars de recettes mondiales, dont environ 6,8 millions aux États-Unis. Mais cinq ans plus tard, le film semble enfin prendre sa revanche.

Dans Ceux qui veulent ma mort, Angelina Jolie incarne Hannah Faber, pompier parachutiste du Montana, traumatisée par une intervention au cours de laquelle elle n'a pas réussi à sauver plusieurs vies.

Sa route croise celle de Connor (Finn Little), un adolescent qui vient d'assister au meurtre de son père. Poursuivi par deux tueurs impitoyables, le garçon trouve refuge auprès d'Hannah, qui décide de le protéger coûte que coûte.

Mais lorsque les assassins déclenchent un gigantesque incendie de forêt pour retrouver leur cible, la situation tourne au cauchemar.

Entre courses-poursuites, fusillades et flammes dévastatrices, ce thriller aux accents de western moderne réunit également Nicholas Hoult, Aidan Gillen et Jon Bernthal, qui interprète un shérif lié au passé d'Hannah.

D'après Collider, Ceux qui veulent ma mort a retrouvé une nouvelle popularité depuis son arrivée sur Netflix au cours de l'été 2026.

Le film s'est notamment hissé dans le top 10 de la plateforme dans plusieurs dizaines de pays. Un regain d'intérêt qui intervient alors que Jon Bernthal connaît une année particulièrement chargée, entre L'Odyssée de Christopher Nolan et Spider-Man: Brand New Day.

Une belle revanche pour ce long-métrage qui n'avait pourtant pas convaincu tout le monde à sa sortie. Sur AlloCiné, les spectateurs lui attribuent une note moyenne de 2,6 sur 5.

Reste que les amateurs de films d'action musclés et de grands espaces pourraient bien y trouver leur compte. Et pour les fans de Yellowstone, c'est aussi l'occasion de découvrir une autre facette du travail de Taylor Sheridan, qui signe ici la réalisation et cosigne le scénario.

Michael Douglas voulait quitter la franchise Ant-Man pour de bon

Michael Douglas aurait voulu sortir de l’univers Marvel avec plus de panache. En acceptant de rempiler pour le troisième volet de la franchise Ant-Man, l’acteur de 82 ans voulait que son personnage de Hank Pym meure avec perte et fracas.

« J’aurais dû être tué après le deuxième film, mais ils ne m’ont pas laissé faire », a lancé le vétéran de Hollywood au micro du podcast Happy Sad Confused.

Il faut dire que l’acteur avait rejoint l’écurie Marvel sans aucune intention de s’y installer durablement. En effet, après avoir vaincu un cancer et tourné Ma vie avec Liberace, Michael Douglas avait envie de s’essayer à la comédie et faire l’expérience d’un film tourné en fond vert. Un petit moment de récréation pour se changer les idées, en somme. Sauf que ce n’était pas tout à fait ce que prévoyait son contrat !

« Nous avons fait Ant-Man, Paul Rudd était formidable et l’équipe était adorable. Mais ensuite, impossible de partir », a poursuivi Michael Douglas, résumant la situation dans laquelle il s’est trouvé après le premier film sorti en 2015.

En effet, si Marvel n’avait aucune intention de tuer son personnage, c’est parce que le studio voulait garder la possibilité de le réutiliser dans de futurs films. Résultat des courses, Michael Douglas a dû revenir dans les deux suites d’Ant-Man, et il est aussi apparu dans Avengers : Endgame. Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’acteur croise les doigts pour que Marvel ne mette pas une nouvelle suite en chantier !

Il y a 6 ans, Charlize Theron critiquait de manière virulente Steven Seagal

Elle a travaillé avec les plus grands. Charlize Theron a donné la réplique à Al Pacino dans L'Associé du diable, Ben Affleck dans Piège fatal, Geoffrey Rush dans Moi, Peter Sellers ou encore Will Smith dans Hancock. Reconnue par ses pairs après avoir été récompensée de l'Oscar de la meilleure actrice pour Monsters en 2004, la star sud-africaine ne cache pas non plus son amour pour les films d'action avec ses participations à Mad Max: Fury Road, Fast and Furious 8, Prometheus ou Atomic Blonde.

C'est dans ce contexte que l'égérie de la maison Dior s'est permise de critiquer l'un de ses confrères Steven Seagal, figure du cinéma d’action hollywoodien dans les années 90 en étant la tête d'affiche de Nico (1988) ou Piège en haute mer (1992). Alors qu'elle faisait la promotion de The Old Guard de Gina Prince-Bythewood, la comédienne n'a pas hésité à remettre en question les compétences en arts martiaux de l'Américain, devenu le premier étranger à enseigner dans un Dojo au Japon.

"Le soir, je vais sur Internet pour regarder des combattants ou des gens qui se battent", débutait-elle alors qu'elle expliquait en juin 2020 à Howard Stern, dans son émission de radio, comment elle se préparait à ses rôles physiquement éprouvants. Avant de poursuivre : "On finit toujours par tomber sur cette étrange vidéo de Seagal qui se 'bat' au Japon, alors qu’en réalité, il ne se bat pas du tout", a-t-elle tâclé. Charlize Theron a ensuite insisté : "Il est juste incroyablement en surpoids et pousse les gens. Il sait à peine se battre. Faites une recherche, c’est ridicule. Il repousse les gens en leur poussant le visage. Tout est mis en scène."

Après cette charge virulente, l'icône hollywoodienne a expliqué pourquoi elle "n'avait aucun problème à dire du mal de lui" : "Il n’est pas très gentil avec les femmes. Alors, qu’il aille se faire voir !", l'a-t-elle insulté. En effet, l’acteur a été accusé de harcèlement sexuel et d’autres comportements répréhensibles par plusieurs femmes, parmi lesquelles Portia de Rossi et la journalise Lisa Guerrero. En 2018, il a également été accusé de viol par Regina Simons, une figurante apparue dans son film de 1994, Terrain miné. Des faits que le principal intéressé a toujours niés.

Comment le film Stalingrad a empêché Ron Perlman d'abandonner le cinéma

Voilà déjà 45 ans que Ron Perlman promène sa silhouette à l'écran. Véritable gueule de cinéma reconnaissable entre toutes, ce diplômé en beaux-arts de l'University of Minnesota sait ce qu'il doit au réalisateur Jean-Jacques Annaud, qui a largement contribué à mettre sur orbite sa carrière d'acteur.

Après sa composition dans La Guerre du feu et, plus encore, la géniale incarnation de Salvatore, son personnage bossu dans Le Nom de la rose, Ron Perlman attendra un long moment avant que le cinéaste ne le recontacte, au tout début des années 2000.

Après son film Sept ans au Tibet, sorti en 1997, le cinéaste se plongeait quatre ans plus tard dans un pur film de guerre, Stalingrad. "Ce qui m'a particulièrement intéressé, c'est la reconstitution de cette bataille à travers le microcosme de deux hommes, deux snipers, qui s'affrontent dans cette bataille, sous l'oeil de la propagande" expliquait Annaud dans une interview pour le magazine DVDVision, en 2001.

Lorsque le cinéaste contacta Perlman, ce dernier se trouvait alors dans une période difficile. Il se retrouvait confiné à des apparitions télévisées secondaires ou à des doublages de séries d'animation. Pire encore, les dettes et le manque de perspectives concrètes s'accumulaient.

Ron Perlman évoquait ainsi en 2014 cette période, comme étant le point le plus bas de son existence artistique :

"Vous ne planifiez pas l'obscurité; vous ne réalisez même pas que vous y êtes jusqu'à ce que vous soyez déjà en plein dedans. Je pensais qu'à ce moment précis, le monde m'avait tout simplement oublié. C'était le moment où j'ai été le plus proche de me dire : "J'ai essayé, j'ai fait de mon mieux, et maintenant je dois trouver un travail normal et sûr pour faire vivre ma famille". Je pensais sérieusement que j'avais atteint le bout de mon chemin comme acteur".

Sorti de nulle part, un message de Jean-Jacques Annaud arrive dans ses mails. Le réalisateur français lui annonce qu'il est de passage en ville et l'invite spontanément à dîner dans un restaurant.

"On s'installe, on prend notre petit apéritif, et là, Jean-Jacques me regarde et me dit : "Bon, j'ai un film qui a un feu orange clignotant... et je t'ai écrit un rôle" raconte Ron Perlman.

Pour un acteur acculé par l'angoisse du lendemain, l'onde de choc émotionnelle est immédiate :

"J'ai été submergé. J'étais sur le point de fondre en larmes. Jean-Jacques m'a regardé et m'a demandé : "Ron, qu'est-ce que tu as dans l'œil ?" Je lui ai répondu d'une voix tremblante : "Ce sont mes allergies." Il a souri et a enchaîné : "De toute façon, ce n'est pas le plus grand rôle du film, mais il est beau, tu vas l'aimer. Je sais ce que tu aimes".

Perlman poursuit : "Ce geste... le simple fait qu'il me dise "Je t'ai écrit un rôle", ça a été comme un interrupteur. C'était passer de l'état "éteint" à "allumé". Cet homme est venu sauver un homme qui était en train de se noyer".

Le rôle écrit sur mesure par Annaud et son coscénariste Alain Godard n'est autre que celui de Koulikov, un ancien élève de l'académie de tir d'élite allemande d'Erwin König (incarné par Ed Harris), devenu un tireur chevronné de l'Armée Rouge qui prend sous son aile le jeune héros Vassili Zaïtsev (Jude Law).

Avec son râtelier métallique — souvenir des purges staliniennes résumé par une réplique truculente ("Ce n'était pas la faucille, camarade, c'était le marteau") —, Perlman insuffle à son personnage un formidable mélange de gouaille, de mélancolie et de gravité tragique. Un grand acteur, assurément.

Compte à rebours mortel : il y a près de 25 ans, Sylvester Stallone connaissait un énorme bide avec ce thriller d'action

Plus besoin de présenter Sylvester Stallone, l'une des plus grande stars d'action de tous les temps avec à son actif des classiques du septième art comme Rocky, Rambo, Expendables ou encore Cliffhanger. Un visage hollywoodien incontournable, au capital sympathie énorme, qui a connu d'énormes succès mais aussi quelques déconvenues. Par exemple, avez-vous déjà entendu parler du thriller d'action Compte à rebours mortel, l'un des plus gros bides dans la carrière de l'Américain (qui assume avoir pistonné sa fille dans la série Tulsa King) ? Un échec assez injuste dans le parcours de l'acteur, tant ce film en huis clos doté d'une ambiance glauque à la Seven se révèle d'honnête facture.

Sorti en 2002, Compte à rebours mortel, réalisé par Jim Gillespie (Souviens-toi... l'été dernier), raconte l'histoire de Jake Malloy (Stallone), agent du FBI qui a sombré dans l'alcoolisme et est devenu suicidaire depuis que sa compagne a trouvé la mort, victime d'un tueur de flics. Envoyé au coeur des régions montagneuses du Wyoming dans un centre de désintoxication uniquement occupé par des policiers en dépression, il est poursuivi par une malédiction qui frappe de nouveau dans son entourage. Alors qu'un terrible blizzard s'abat sur la région, un patient est assassiné, bientôt suivi d'un second. Le tueur de flics se cache parmi eux…

La genèse de Compte à rebours mortel, oeuvre loin d'être déshonorante, a été pour le moins chaotique. "Dès le départ, le film a été considéré comme un produit défectueux", déclarait Stallone lors d'une session de questions/réponses avec les fans organisée par le site Ain't It Cool News. Soucis budgétaires, divergences artistiques entre les producteurs, le réalisateur et le scénariste qui ont mis un temps le projet au placard... Rien n'a été épargné à ce Compte à rebours mortel qui sera sauvé grâce à des prises de vues additionnelles.

"Nous avons projeté le film, les retours étaient corrects, Ron Howard a supervisé une partie de la postproduction", note Stallone. "Mais ce thriller était, pour ainsi dire, condamné d’avance." Au final, Compte à rebours mortel sortira en salles mais seulement en mode limité.

M6 et W9 changent leurs grilles ce samedi 24 octobre suite à "un problème technique"

C'est un vrai coup dur pour la matinale du groupe M6. Ce samedi 24 octobre, les téléspectateurs habitués à retrouver Claire Nevers vont devoir revoir leurs plans. En cause ? Une déprogrammation de dernière minute qui éjecte le magazine Absolument stars des grilles de M6 et de sa petite sœur W9. En remplacement, M6 dégaine le magazine Un jour, un doc dès 7h45, tandis que W9 enchaîne W9 hits à partir de 10h10.

Pour justifier ce changement express, la direction évoque un "problème technique", comme le rapporte Puremédias. Côté audiences, le programme Absolument stars affiche des audiences en berne depuis la rentrée. Samedi dernier, seulement 48 000 téléspectateurs étaient réunis devant sur M6, puis 23 000 téléspectateurs sur W9.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que W9 repense sa grille en urgence. Mi-octobre, W9 avait déjà dû supprimer en urgence la série italienne Blanca. Diffusée le samedi après-midi, la fiction avait enregistré un bide retentissant à 0,3% de PDA, provoquant une chute de 64% des audiences sur la cible clé des femmes responsables des achats. Pour stopper le naufrage, la chaîne avait rappelé NCIS en catastrophe.

23 octobre 2026

Tom Skerritt est mort à 93 ans

C'est un visage familier du cinéma américain qui disparaît.

Tom Skerritt, acteur vétéran vu dans des classiques comme Alien, le huitième passager et Top Gun, est mort mercredi de causes naturelles, à l'âge de 93 ans. Sa famille a annoncé la nouvelle dans un communiqué transmis à Entertainment Weekly, se disant "bouleversée" par cette disparition.

"Si le monde connaissait Tom grâce à sa remarquable carrière d’acteur, nous, nous le connaissions pour son humour, sa curiosité, sa sagesse, sa générosité et l’amour qu’il a apporté dans nos vies. Il accordait une grande importance à l’imagination, à la créativité, à l’art de raconter des histoires, au sens du service, aux anciens combattants, à la nature, ainsi qu’à sa volonté d’aider autrui à trouver sa propre voix et à la faire entendre. Nous sommes infiniment reconnaissants pour l’amour et le soutien manifestés par ses amis, ses collègues et ses admirateurs."

Né à Detroit en 1933, Tom Skerritt avait servi quatre ans dans l'armée de l'air américaine après le lycée. Et c'est justement un rôle de militaire qui marquera durablement sa carrière. En 1986, l'acteur retrouve l'uniforme dans Top Gun, où il incarne le commandant Mike « Viper » Metcalf, instructeur chargé de former les pilotes de l'école d'élite de l'aéronavale américaine. Face à lui, Tom Cruise joue Pete « Maverick » Mitchell et Anthony Edwards incarne Nick « Goose » Bradshaw. Une prestation qui restera l'un de ses rôles les plus populaires.

Bien avant ça, il s'était fait remarquer au cinéma dans M.A.S.H. (1970), la satire antimilitariste de Robert Altman, où il incarnait le chirurgien Duke Forrest. Il retrouvera le cinéaste dans Nous sommes tous des voleurs (1974), tout en multipliant les seconds rôles dans des films comme Harold et Maude et The Turning Point.

Capitaine inoubliable d'Alien, le huitième passager (1979), il a marqué les esprits sous la direction de Ridley Scott, dans le costume du capitaine Dallas, commandant du Nostromo, le vaisseau spatial dont l'équipage se retrouve confronté à une créature extraterrestre meurtrière. Son personnage compte parmi les premières victimes du monstre dans ce classique de la science-fiction horrifique.

L'acteur poursuivra ensuite sa carrière dans des registres très différents. On le retrouve dans The Dead Zone de David Cronenberg, l'aventure de science-fiction SpaceCamp et le film d'horreur Poltergeist III. Il incarne également Drum, le mari de M'Lynn, jouée par Sally Field, et le père de Shelby, interprétée par Julia Roberts, dans Potins de femmes (1989). La star hollywoodienne a posté un touchant message sur les réseaux pour se souvenir de lui :

À la télévision, il cartonne outre-Atlantique dans la série Picket Fences, diffusée dans les années 1990. Il y joue le shérif Jimmy Brock, un rôle qui lui vaut l'Emmy Award du meilleur acteur en 1993.

Avec plus de soixante ans de carrière, Tom Skerritt aura traversé les genres et les générations.

Impossible : inspiré d'un roman, ce thriller doublement primé avec Swann Arlaud est à découvrir ce soir sur Arte

Vendredi 23 octobre 2026, Arte invite ses téléspectateurs à suivre l’unitaire inédit Impossible à partir de 20h55, avec Swann Arlaud et Fabrizio Bentivoglio dans les rôles principaux. Ce téléfilm est réalisé et écrit par Emmanuel Finkiel, d’après le roman éponyme d’Erri de Luca (Editions Feltrinelli/Gallimard). En 2026, cette fiction a gagné le Prix du meilleur unitaire suspense/drama et le Prix Stéphane Strano du meilleur scénario au Festival de la fiction de La Rochelle.

Ici, l’histoire commence sur un sentier des Alpes, lorsq’un randonneur fait une chute mortelle. Enzo, qui l’a précédé, donne l’alerte, mais il est arrêté trois jours plus tard. Le juge soupçonne un meurtre : les deux hommes appartenaient aux Brigades rouges dans les années 1970, avant que la victime ne livre Enzo à la police en échange d’une remise de peine.

Enzo nie toute responsabilité et s’interroge sur cette rencontre improbable. Face au juge, il oppose ses convictions à la logique des preuves. Leur confrontation interroge ainsi les limites de la vérité judiciaire et le fossé entre ce que l’on peut démontrer et ce que l’on croit possible…

Dans un entretien avec Arte Magazine, Emmanuel Finkiel explique au sujet de son travail sur le téléfilm Impossible : "L’image de ces deux inconnus marchant sur le même sentier, au milieu des Alpes monumentales, lesquels se révèlent en réalité liés par des fils qui déterminent toute leur existence, me semblait un point de départ très intéressant."

L’auteur et metteur en scène ajoute : "En transposant ce dialogue à l’écran, je pouvais m’affranchir du huis clos pour voyager dans l’imagination des personnages, et donner à voir, à travers leurs images mentales, différentes interprétations possibles du drame. Ce pouvoir du cinéma me fascine."

Une œuvre singulière et déjà auréolée d’un succès critique, à découvrir dès ce vendredi 23 octobre à 20h55 sur Arte. La fiction est aussi disponible gratuitement sur la plateforme arte.tv.