04 mai 2026

Evangeline Lilly est indignée par les licenciements chez Disney et elle rend hommage aux artistes de Marvel Studios

Evangeline Lilly est en colère et s'est exprimée sur son compte Instagram pour le faire savoir. L'actrice star de la série Lost, ou encore la franchise Ant-Man (Marvel), a publié une vidéo et un long texte sur son compte personnel pour faire part de son indignation.

Son post concerne la situation qui touche actuellement la firme Disney. L'annonce de nombreux licenciements a été relayée dans la presse, ce qui a provoqué ce cri du coeur d'Evangeline Lilly.

"Où sont les lois capables de retirer toute création humaine des bases de données de l’IA ? Pourquoi ces entreprises seraient-elles autorisées à s’approprier notre génie pour enrichir leurs dirigeants, tandis que les artistes qui nourrissent leurs machines peinent à vivre de leur travail ? Une situation révoltante. Législateurs californiens… où êtes-vous ?

Aux artistes de Marvel Studios, qui ont imaginé et façonné l’âge d’or de la franchise, je rends hommage. J’y étais. Je sais ce que vous avez accompli. Je connais l’engagement et la passion que vous avez investis, jour et nuit, pour donner naissance à cette magie. Vous êtes les véritables artisans, quels que soient les artifices que les nouveaux « magiciens d’Oz » chercheront à imposer. Je n’oublierai jamais.

À Disney, honte à vous d’avoir tourné le dos à celles et ceux qui ont bâti la puissance dont vous vous servez aujourd’hui pour les écarter. Fans, témoignez votre soutien à Andy Park. Dites-lui combien son travail vous a marqué au fil des années. Il est à l’origine du design de nombreux personnages emblématiques de Marvel Studios..."

Le post d'Evangeline Lilly fait précisément référence à l'annonce de licenciements dont Variety notamment s'était fait le relais.

Andy Park avait fait un post sur X pour annoncer son licenciement.

"J’étais là dès le début d’une équipe qui a brisé les codes. 16 ans, plus de 40 films, dont 15 en tant que directeur du développement visuel : je ne pourrais être plus fier de ce que nous avons accompli."

Selon Variety, après ces licenciements, Marvel Studios envisagerait de conserver une équipe réduite de développement visuel, en recrutant désormais selon les projets et au cas par cas, tout en affirmant vouloir continuer à collaborer avec des artistes indépendants.

Chercheurs d'or : Audrey Fleurot entre en mode aventurière dans sa nouvelle série pour TF1

La chasse aux trésors est bientôt lancée sur TF1 ! Alors qu’Audrey Fleurot vient d’achever le tournage de La Comtesse de Monte-Cristo, l’ancienne star d’HPI enchaîne avec un tout nouveau projet de fiction très ambitieux : la comédienne va prochainement tenir l’affiche de Chercheurs d’or, aux côtés de Guillaume Labbé (Escort Boys, Le diplôme).

Dans cette série en six épisodes, Audrey Fleurot incarne Stella Rivière, une experte en risques pour une assurance. Celle-ci mène une vie parfaitement contrôlée, en évitant tout imprévu. Seule sa mère Annie, scientifique désabusée, fait partie de son quotidien.

Mais tout bascule lorsque cette dernière est kidnappée sous ses yeux. Les ravisseurs exigent de Stella qu’elle retrouve le trésor du célèbre pirate La Buse, caché sur l’Île de la Réunion. Ce trésor maudit a déjà conduit son père à la folie et à l’abandon de sa famille.

Stella n’a pas d’autre choix que de se lancer dans cette quête pour sauver sa mère. Sur place, Stella s’allie avec Liam (Guillaume Labbé), un local insouciant. Ensemble, ils affronteront mercenaires, dangers naturels et leurs propres contradictions dans une aventure qui bouleversera leurs vies !

Dans Chercheurs d’or (la première image se trouve ci-dessus), Audrey Fleurot et Guillaume Labbé donnent la réplique à des visages bien connus du grand public tels que Thierry Lhermitte, Marc Riso, Ludmila Mikaël, Marie Payet, Youssef Hajdi, Damien Dennemont ou encore Clément Moreau.

La fiction dont le tournage vient de débuter (entre l’île de la Réunion et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) est réalisée par le metteur en scène Philippe Lefebvre (Le diplôme, Sam). Côté production, on retrouve les sociétés Big Band Story et Bahia Blanca, en coproduction avec TF1 et en association avec Netflix.

Oscars 2027 : gros changements à venir pour les films et les acteurs

Et l'Oscar 2027 du Meilleur Film est remis à... S'il faudra attendre dix mois avant de découvrir les résultats, qui seront annoncés le 14 mars prochain, la 99ème édition se dessine dès maintenant. Face aux nombreuses mutations de l'industrie cinématographique, l'Académie a en effet publié une longue liste de nouvelles règles, qui concernent aussi bien des questions d'éligibilité que de nominations multiples, et statuent sur la place de l'intelligence artificielle dans la création.

En attendant de savoir qui succèdera à Une bataille après l'autre, grand vainqueur de l'édition 2026 avec six récompenses dont celle du Meilleur Film, découvrez les changements annoncés par l'Académie.

Jusqu'ici, un acteur ou une actrice pouvait récolter plusieurs nominations, mais dans des catégories différentes, comme Scarlett Johansson en 2020 (grâce à Marriage Story et Jojo Rabbit), Cate Blanchett en 2008 (pour Elizabeth - L'Âge d'Or et I'm Not There) ou Al Pacino en 1993 (Le Temps d'un week-end et Glengarry). Mais dès l'année prochaine, un(e) interprète pourra obtenir deux citations dans la même section, si et seulement si son nom ressort à plusieurs reprises parmi les cinq performances ayant reçu le plus de votes. Comme partout ailleurs en somme.

L'Académie précise, en outre, que "seuls les rôles officiellement crédités dans le film et manifestement joués par des humains, avec leur consentement, seront considérés comme éligibles", ce qui exclut d'emblée des prestations comme celle, posthume, de Val Kilmer, recréé grâce à une intelligence artificielle dans un opus à venir. Et nous conduit vers le point suivant.

En 2025, The Brutalist a sans doute fait les frais de la polémique liée à l'utilisation de l'intelligence artificielle, en post-production, pour bonifier les accents hongrois d'Adrien Brody et Felicity Jones. Depuis, les choses avancent très rapidement avec cette technologie, qui permet aussi bien de ressusciter Val Kilmer que de réduire les effectifs des personnes impliquées dans les effets spéciaux chez Marvel. D'où la nécessité pour l'Académie d'instaurer des règles strictes, quitte à ce que celles-ci changent d'une année sur l'autre, pour s'adapter.

Ainsi, dans les deux catégories d'écriture, "les scénarios devront être d’origine humaine pour être éligibles", en sachant que l'Académie se réserve le droit, en cas d'usage avéré de l'Intelligence Artificielle Générative dans une section où elle est acceptée, "de demander plus d’informations sur la nature de son utilisation, et la part humaine de sa paternité."

Parmi les grandes nouveautés de cette 99ème édition, l'une des plus importantes concerne la catégorie du Meilleur Film en Langue Etrangère. Jusqu'ici, chaque pays soumettait son candidat (Un simple accident de Jafar Panahi pour la France en 2026), et cinq d'entre eux faisaient partie de la sélection finale. Cela ne changera pas en 2027, mais il y aura d'autres façons d'être éligibles pour un long métrage qui ne sera pas en anglais : avoir remporté le prix majeur d'un festival de la liste établie par l'Académie.

Les grands gagnants des festivals de Berlin, Busan, Cannes, Sundance (le World Cinema Grand Jury Prize plus précisément), Toronto (le Platform Award) et Venise pourront donc prétendre à une place parmi les finalistes de l'Oscar du Meilleur Film en Langue Etrangère, à l'image de Yellow Letters, lauréat de l'Ours d'Or en Allemagne en février dernier. Et cela aurait pu permettre à Anatomie d'une chute d'en prendre part à la lutte, alors que La Passion de Dodin Bouffant lui avait été préféré avant qu'il n'ait une seconde chance grâce à son distributeur américain.

Autre nouveauté, un peu plus secondaire : c'est le film qui sera nommé et non son pays, et c'est le réalisateur du long métrage gagnant qui viendra récupérer la statuette au nom de toute l'équipe, avant de voir son nom gravé dessus. A quelques jours du coup d'envoi de la 79ème édition du Festival de Cannes, le futur lauréat de la Palme d'Or pourrait donc s'ouvrir un chemin vers les Oscars. Et peut-être triompher en mars prochain.

Star Wars : quand sortent les prochains films de la plus grande saga de science-fiction de tous les temps ?

A défaut d'être férié, le 4 mai est un jour important, choisi à cause du jeu de mots "May the Fourth" / "May the Force" (qui passe beaucoup mieux à l'oral), dans la vie des fans de Star Wars, car il leur permet de célébrer, un peu plus que pendant le reste de l'année, la saga crée par George Lucas il y a un tout petit peu moins de 50 ans. Souvent avec des produits dérivés inédits ou des séries, mais pas de films (à l'exception des ressorties comme celle de La Revanche des Sith l'an dernier), la franchise ayant déserté le grand écran depuis la fin 2019 et L'Ascension de Skywalker.

Mais ça n'est plus qu'une question de jours avant que la tendance ne s'inverse, grâce à The Mandalorian & Grogu, qui sera suivi par d'autres longs métrages à plus ou moins long terme. Et ce 4 mai nous offre une occasion parfaite de faire le point sur les prochains opus attendus dans les salles aussi obscures que le côté de la Force dans lequel se complaisent les Sith.

The Mandalorian & Grogu : 20 mai 2026

Tout un symbole ! En 2019, alors que L'Ascension de Skywalker arrivait dans les salles et reçevait l'accueil que l'on connaît (pas fou du tout malgré un box-office mondial s'élevant à 1,077 milliard de dollars), beaucoup de fans de Star Wars avaient déjà la tête tourné vers le petit écran grâce à Mandalorian, première série en prises de vues réelles de la franchise, qui renouait avec l'inspiration serial de cette dernière et offrait au public l'une de ses créatures les plus mignonnes avec bébé Yoda, de son vrai nom Grogu.

Trois saisons plus tard, la série emmenée par un Pedro Pascal souvent masqué débarque au cinéma pour confirmer son succès et, peut-être, nous en apprendre un peu plus sur les origines de Grogu. Mis en scène par Jon Favreau, créateur du show, le long métrage s'offre Jeremy Allen White (en fils de Jabba le Hutt), un caméo vocal de Martin Scorsese et la reine de la SF Sigourney Weaver dans une aventure où Din Djarin devrait aider la Nouvelle République face aux nouvelles menaces qui planent sur elle, histoire de faire un peu plus le lien avec Le Réveil de la Force.

Pour le reste, on n'en sait pas franchement plus, surtout sur la manière dont The Mandalorian & Grogu va sa rattacher aux autres films, mais cela peut nous permettre d'avoir un peu plus de surprises au cinéma, à partir du 20 mai prochain.

Star Wars Starfighter : 26 mai 2027

Comme Sigourney Weaver, Ryan Gosling va lui aussi devenir un expert de la science-fiction au cinéma : après Blade Runner 2049, l'acteur est actuellement à l'affiche du très réussi Projet Dernière Chance, et il s'envolera ensuite pour la galaxie lointaine, très lointaine, de Star Wars. Rien que ça. Et ce sera devant la caméra de Shawn Levy, sorti du Monde à l'Envers de Stranger Things et du Marvel Cinematic Universe pour aller filmer une autre pierre angulaire de la pop culture.

Soit Starfighter, film dont l'action se déroulera cinq ans après les événements de L'Ascension de Skywalker et dans lequel le personnage incarné par Ryan Gosling devra protéger un enfant (Flynn Gray, vu dans Mercredi) du groupe de méchants qui le menace, et se retrouve ainsi à voyager aux confins de l'univers mais aussi à naviguer, comme l'a montré la toute première photo officielle du long métrage attendu en mai 2027, au moment des 50 ans de la saga.

Il serait d'ailleurs logique que des images soient révélées, non pas ce 4 mai, mais en marge de la sortie de The Mandalorian & Grogu, histoire d'en savoir un peu plus sur ce projet assez mystérieux pour le moment. Sauf en ce qui concerne son casting, puisqu'on sait qu'Amy Adams, Mia Goth et Aaron Pierre seront de la partie, au même titre que Matt Smith, ajouté puis exclu de l'Episode IX pour des raisons encore floues, mais qui s'offre une seconde chance avec le rôle de l'antagoniste du récit.

Ce sera, pour l'ex-star de Doctor Who, l'occasion de recroiser Ryan Gosling qui l'avait dirigé dans Lost River, sa seule réalisation à ce jour, alors que l'une des scènes de combat au sabre laser dans un décor boueux aurait en partie été mise en boîte par Tom Cruise, de passage sur le plateau ce jour-là et qui n'a pas pu contenir son enthousiasme, quitte à salir ses chaussures de façon, peut-être, irrécupérable. Et nul doute que nous serons beaucoup à attendre la séquence avec impatience.

Star Wars - New Jedi Order : 17 décembre 2027 ?

Deux films Star Wars la même année ? Ce serait inédit, et une belle manière de fêter les 50 ans de la franchise, si les choses ne bougent pas d'ici-là. Car le long métrage de Sharmeen Obaid-Chinoy (Miss Marvel) n'est pas encore en tournage, et on image mal Disney et Lucasfilm le laisser sur la date du 17 décembre (aux Etats-Unis), d'ores et déjà dévolue à... Avengers Secret Wars. Mais le principal, c'est que le long métrage voit le jour, ce qui n'est pas encore gagné, malgré le très bel enthousiasme qui a accompagné son annonce et celui du retour de Daisy Ridley en Rey, pendant la Star Wars Celebration de 2023.

Oui mais voilà : initialement engagés pour écrire le scénario, Damon Lindelof et Justin Britt-Gibson ont ensuite laissé la place à Steven Kinght, qui a lui-même jeté l'éponge en octobre 2024, remplacé par George Nolfi. Depuis, ce dernier n'a pas bougé, ce qui est bon signe pour cet opus qui se déroulera après les événements de L'Ascension de Skywalker, et racontera la fondation d'un nouvelle Académie de Jedi par la petite-fille de Palpatine.

Un long métrage dont le postulat de départ a séduit sa réalisatrice, la première de l'Histoire de la saga au cinéma, grâce à la perspective de suivre "le parcours de Rey en tant que femme Jedi", et qui pourrait être le point de départ d'un nouvel arc mettant l'héroïne de la postlogie en scène, comme le suggéraient des bruits de couloirs datant de la fin 2024. Avant le départ de Kathleen Kennedy, alors Présidente de Lucasfilm, ce qui pourrait avoir rebattu quelques cartes. Tant que ce New Jedi Order n'en fait pas les frais, on prend et on attend sagement.

Et sinon…

Si New Jedi Order ne devait pas sortir en 2027, il y aura quand même deux films Star Wars au cinéma l'année prochaine : outre Starfighter, le tout premier volet signé George Lucas fera son retour dans les salles, pour fêter ses 50 ans, au mois de février. Et il s'agirait de la version originale d'Un Nouvel Espoir (donc pas l'Edition Spéciale), remasterisée pour l'occasion.

Pour ce qui est de nouveautés, plusieurs interrogations subsistent en revanche : le film de James Mangold, qui devait nous emmener un millénaire dans le passé de la franchise pour raconter l'avènement des Jedi, semble avoir disparu aujourd'hui. Tout comme la trilogie dont Simon Kinberg (X-Men : Dark Phoenix) devait signer le scénario et plus si affinités, ou le long métrage censé faire office de grande conclusion des séries Mandalorian, Ahsoka et Boba Fett. Sans doute, là encore, à cause des changements liés au départ de Kathleen Kennedy.

Serpico : pourquoi Al Pacino a-t-il mal vécu sa nomination à l'Oscar du meilleur acteur ?

En 1973, après avoir crevé l'écran dans Le Parrain, Al Pacino transformait l'essai en incarnant un flic incorruptible dans Serpico, sous la direction de Sidney Lumet. Le film nous présente donc Frank Serpico ; à peine diplômé de l’académie de police, il débarque à New York porté par des convictions inébranlables et un sens aigu de l’intégrité.

Très vite, c'est le choc pour notre néo gardien de la paix. Derrière l’uniforme se cache un système gangrené par une corruption tentaculaire. Refusant catégoriquement de tremper dans les pots-de-vin, il se met à dos toute sa brigade et devient un paria. Mais Serpico ne plie pas. Prêt à faire éclater la vérité, il s’avance seul contre tous, quitte à être désigné comme traître par ceux qui devraient être ses frères d’armes.

Pour saluer sa performance remarquable, l'Académie des Oscars lui offre sa première nomination pour la statuette du meilleur acteur en 1974. L'année précédente, il avait reçu une citation dans la catégorie second rôle pour son incarnation de Michael Corleone dans Le Parrain.

Lors d'un entretien accordé à Playboy en 1979, Al Pacino est revenu sur la cérémonie des Oscars 74, évoquant son stress intense, le laissant totalement paralysé. "J’étais aux Oscars une fois, pour Serpico. C’était la deuxième fois que j’étais nommé. J’étais assis au 3ème ou 4ème rang avec Diane Keaton. Jeff Bridges était là avec sa copine. Personne ne s’attendait à ce que je vienne. J’étais un peu défoncé", a-t-il confié avec franchise.

"Quelqu’un avait fait quelque chose à mes cheveux, les avait décoiffés ou quelque chose comme ça, et j’avais l’air d’avoir un nid d’oiseau sur la tête, un vrai désastre. Je me suis assis là et j’ai essayé d’avoir l’air indifférent parce que j’étais très nerveux. Chaque fois que je suis nerveux, j’essaie d’avoir un air indifférent ou froid", a poursuivi Al Pacino.

"À un moment donné, je me suis tourné vers Jeff Bridges et je lui ai dit : Hé, on dirait qu’on n’aura pas le temps d’arriver à l’Oscar du meilleur acteur. Il m’a lancé un regard étrange. Il a dit : Oh, vraiment ? J’ai dit : C’est fini, l’heure est écoulée. Il a dit : Ça dure trois heures. Je pensais que c’était une émission de télévision d’une heure, vous imaginez ? Et j’avais envie de faire pipi, vraiment", a indiqué le comédien, continuant de raconter son anecdote.

"Alors j’ai pris du Valium. En fait, j'avalais du Valium comme si c’était des bonbons. Finalement, le prix du meilleur acteur est arrivé. Pouvez-vous imaginer dans quel état j’étais ? Je n’aurais pas pu monter sur scène. Je priais : S’il vous plaît, faites que ce ne soit pas moi. S’il vous plaît. Et j’ai entendu : Jack Lemmon. J’étais tellement heureux de ne pas avoir à me lever, parce que je n’y serais jamais arrivé", a-t-il conclu.

En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est l'outsider Jack Lemmon qui a remporté l'Oscar du meilleur acteur en 1974, pour sa performance dans Sauvez le tigre, une oeuvre tombée aux oubliettes de nos jours. Il a gagné au nez et à la barbe d'Al Pacino pour Serpico, Marlon Brando pour Le Dernier Tango à Paris, Jack Nicholson pour La Dernière corvée et Robert Redford pour L'Arnaque.

Pacino devra attendre près de 20 ans pour recevoir la précieuse statuette dorée. Il a enfin été couronné en 1993 pour sa prestation en Colonel aveugle dans Le Temps d'un week-end, réalisé par Martin Brest.

Il y a 61 ans, Clint Eastwood et Charles Bronson se sont fait face dans un western

Si vous connaissez bien la carrière de Clint Eastwood, vous savez qu'il a joué pendant plus de huit années dans la série Rawhide, qui a contribué à le faire connaître du public américain. Mais saviez-vous qu'il y avait affronté Charles Bronson ?

Le principe de Rawhide est simple : des cowboys livreurs du bétail de lieu en lieu, et il leur arrive toujours quelque chose. Au départ simple membre d'une équipe menée par un autre, le personnage d'Eastwood, Rowdy Yates, est seul à la tête des convois de bétail à partir de la saison 8, qui sera la dernière.

Dans l'épisode qui nous intéresse, Duel au point du jour (S08E10), Rowdy Yates livre un convoi de bétail à un notable nommé Woodruff, mais le contremaître du ranch, Del Lingman, se montre agressif avec l'un des hommes de Yates, au point qu'un duel s'organise. Interrompu juste avant les coups de feu, l'affaire est calmée de justesse. Du moins pas pour tout le monde, puisque Del Lingman ne compte pas s'arrêter là.

Lors de deux scènes, on peut donc voir Clint Eastwood, l'interprète de Rowdy Yates, se retrouver face à face avec Charles Bronson, qui joue Den Lingman. La stature et l'impassibilité de Bronson apportent un vrai sentiment de danger, car on le sent irrémédiablement plus rapide et plus dangereux que la malheureuse victime à laquelle il s'en prend.

Duel au point du jour se conclut sans affrontement musclé entre les deux futures stars, mais elles partagent tout de même l'écran et quelques répliques bien senties.

L'épisode a été diffusé le 16 novembre 1965, date à laquelle Clint avait déjà tourné deux de ses trois westerns italiens avec Sergio Leone. Sauf que les films n'étaient pas parvenus aux Etats-Unis, où l'acteur demeurait seulement "l'acteur de Rawhide". Duel at Daybreak (en version originale) est l'un des derniers épisodes de la série, qui se terminera quelques semaines plus tard, et laissera Clint aller tourner Le Bon, la Brute et le Truand, et lancer sa carrière au cinéma.

Quant à Charles Bronson, à l'époque de l'épisode, il est déjà un visage bien connu du cinéma, en second rôle. On l'a vu au sein des Sept mercenaires (1960), jouer le lieutenant Daniel Wellinski, alias le roi du tunnel dans La Grande évasion (1963) et apparaître la même année dans La Bataille des Ardennes de Ken Annakin et Le Chevalier des sables de Vincente Minnelli (1965).

Fait marquant, Bronson jouera lui aussi les hommes sans nom chez Sergio Leone, en jouant de l'harmonica dans Il était une fois dans l'Ouest (1968) et faisait partie des acteurs pressentis pour jouer le héros de Pour une poignée de dollars avant qu'Eastwood ne soit finalement choisi.

A noter enfin que l'on peut voir dans l'épisode John Ireland, qui venait de rejoindre la série en tant qu'acteur récurrent. Visage du western avec des rôles dans La Poursuite infernale de John Ford ou La Rivière rouge d'Howard Hawks. On le retrouve dans Rawhide quelques années avant qu'il n'aille, comme Eastwood, tourner en Italie (dont des westerns comme Saludos, hombre ou Les Colts brillent au soleil, 1968).

Michael : Spike Lee défend le biopic contre la polémique sur Michael Jackson

Le biopic sur Michael Jackson a déjà attiré plus de deux millions de curieux dans les salles en France. Le film d'Antoine Fuqua, qui met en scène Jaafar Jackson - le neveu du chanteur - dans le rôle-titre, n'a pour autant pas fait l'unanimité auprès des critiques. Beaucoup reprochent au long métrage son portrait élogieux et sans nuances de la star.

Interrogé par CNN sur le film, le réalisateur Spike Lee a répondu aux critiques en ces termes : "Tout d’abord, vous êtes critique de cinéma et vous vous plaignez du sujet dont tout le monde, alors que le film se termine en 1988. Les accusations dont vous parlez se produisent plus tard."

Il poursuit : "Vous critiquez donc le film sur un point que vous auriez aimé voir, mais qui n’a pas sa place dans la chronologie. Mais le public a répondu présent. Partout dans le monde, les gens ont témoigné leur amour."

Spike Lee fait bien évidemment référence aux accusations pédocriminelles qui ont pesé contre le chanteur dès 1993. Pourtant, le premier montage du film d'Antoine Fuqua - long de plus de 4 heures selon les estimations - abordait le sujet. Ce dernier a finalement été coupé pour des raisons de contrat non respecté.

Le procès qui opposait l'adolescent Jordan Chandler à Michael Jackson s'était réglé à l'amiable avec un accord de 22 millions de dollars. Or, une partie de cet accord stipulait que le nom de la victime présumée et de sa famille ne devait en aucun cas apparaître ou être mentionné dans un film ou un documentaire.

Spike Lee avait réalisé le célèbre clip du titre They Don't Care About Us en 1996 et deux documentaires, Bad 25 et Michael Jackson’s Journey from Motown to Off the Wall.

Michael, actuellement au cinéma

Après 16 ans d'absence, la série Scrubs confirme son retour... Une saison 11 est en préparation

Bonne nouvelle pour les fans de Scrubs ! Les médecins excentriques du Sacré-Cœur ne prennent pas leur retraite pour le moment, car une deuxième saison de la série – si on part du revival et une onzième si on part de la série originale – a officiellement été commandée par ABC.

Les fans auront donc droit à de nouvelles aventures, toujours avec le trio original composé de JD (Zach Braff), Elliot (Sarah Chalke) et Turk (Donald Faison). On aurait pu craindre le pire avec ce retour 16 ans plus tard dans un Hollywood en manque de créativité tant au cinéma qu'en séries qui ne rêve que de capitaliser sur d'anciens succès. Or les fans de la première heure ont été soulagés et ravis de constater que ce retour est à la hauteur de son héritage.

La série a réussi à surprendre sans rien trahir de son ADN d'origine, tout en introduisant une foule de nouveaux personnages mémorables.

En plus des critiques positives, cette saison 10 de Scrubs a également attiré un public considérable. Si on en croit les chiffres rapportés par Radio Times, le premier épisode a atteint 11 millions de téléspectateurs rien qu'en Amérique du Nord, où la série est également devenue la comédie la mieux classée de l'année sur ABC (parmi les adultes âgés de 18 à 49 ans).

L'acteur principal de Scrubs, Zach Braff, a fait savoir que, contrairement à Malcolm in the Middle : Rien n'a a changé , cette nouvelle saison a toujours été conçue pour durer plusieurs saisons – et l'équipe s'est activement employée à élaborer des plans pour la suite.

John C McGinley, l'un des acteurs principaux, a déclaré à Deadline que les fans pouvaient s'attendre à le voir "beaucoup plus" dans la saison 2, suite à la révélation poignante que le mentor de JD, le Dr Cox, deviendrait son patient à l'avenir.

Le Dr Cox a été diagnostiqué avec une maladie auto-immune rare, appelée polyangéite microscopique, qui est incurable et nécessite des soins spécialisés – un défi colossal en soi, mais particulièrement entre deux personnes ayant un passé aussi mouvementé.

"JD a besoin d’une menace, il a besoin de conséquences", a déclaré McGinley. "Il doit y avoir un danger, et ce danger, c’est Cox, quelle que soit la manière dont Billy Lawrence [le créateur, ndlr] l’écrit. Je pense que Cox sera davantage intégré dans la trame de la saison 2. Ce n’est qu’une supposition de ma part."

Au-delà du Dr Cox, Braff a également assuré aux fans que l’équipe de Scrubs avait entendu leurs demandes concernant l’attribution de rôles plus importants aux membres du casting original, déclarant à TVLine qu’ils "s’efforçaient" de surmonter les obstacles rencontrés.

En France, Scrubs est disponible sur Disney+.

02 mai 2026

Assassin's Creed sur Netflix : casting, histoire, sortie... Voici tout ce qu'il faut savoir sur l'adaptation en série de la saga d'aventure culte

De quoi ça parle ?

Une guerre secrète fait rage entre deux factions obscures : l'une cherchant à contrôler et manipuler l'avenir de l'humanité, tandis que l'autre lutte pour préserver le libre arbitre. A travers différents événements historiques cruciaux, les protagonistes, pris dans un réseau d'intrigues politiques et de conflits violents, s'affrontent pour façonner le destin de l'humanité, sur fond de rivalités et d’alliances mouvantes.

Quand sera diffusée la série ?

Vraisemblablement courant 2027 ou début 2028.

Où la voir en streaming ?

En exclusivité sur Netflix.

Qui joue dans la série ?

Le rôle principal de la série sera tenu par Toby Wallace. L'acteur australien de 30 ans est relativement peu connu du grand public, malgré ses rôles dans les séries Euphoria et The Society. Il prêtera ses traits à l'assassin dont l'identité n'est pas révélée; il pourrait donc s'agit d'un nouveau personnage, ou au contraire d'un héros déjà apparu dans les jeux (tous les volets de la saga n'ont pas le même protagoniste).

Des acteurs de plus grande renommée figurent également au casting de la série. Co-production internationale, le programme réunit ainsi l'anglais Sean Harris (les derniers Mission: Impossible), la suédoise Noomi Rapace (la saga Millenium) ou encore le danois Claes Bang (Dracula). Et la France sera représenté par Ramzy Bedia, un grand fan des jeux qui réalise donc un rêve en apparaissant dans la série !

Ce que l'on sait de la série

Netflix garde le secret sur les grandes lignes de l'intrigue de sa série. Mais nous savons déjà qui jouera dedans (voir plus haut), et également quand se déroulera sur la série ! Ce qui est déjà une information capitale, puisque la licence Assassin's Creed s'est fait connaitre pour la qualité de ses reconstitutions historiques.

Et la série ira dans une direction inédite, puisque son histoire se déroulera dans l'année 64 de notre ère, sous le règne de l'Empereur romain Néron. L'intriguera débutera peu après le Grand Incendie de Rome, un événement majeur dans l'histoire antique ayant précédé la persécution des chrétiens par les légionnaires sur ordre du despote.

Nous ne savons donc pas encore grand-chose, mais le peu qui nous a été communiqué mais déjà l'eau à la bouche. En cours de tournage, la série révèlera très certainement d'ici quelques mois de nouvelles informations sur son contenu !

Précision importante : la série n'aura aucun lien avec le film live-action, sorti en 2016 avec Michael Fassbender et Marion Cotillard. Censé amorcer une saga, le long métrage de Justin Kurzel n'avait pas rencontré le succès attendu, et ses suites n'ont jamais vu le jour. La série Netflix sera donc un reboot totalement indépendant.

Une saison 2 est-elle prévue ?

Pas de saison 2 annoncée, mais on imagine que Netflix a déjà de la suite des idées. L'idée d'une série anthologique (une histoire différente à chaque saison) n'est toutefois pas à exclure.

Rambo : il y a 44 ans, après un clash avec Sylvester Stallone, Kirk Douglas a été viré du tournage

Même des décennies après sa sortie, Rambo continue de susciter l’intérêt, notamment grâce aux coulisses parfois mouvementées de sa fabrication. Parmi elles, une anecdote étonnante liée à la participation avortée d’une immense star hollywoodienne mérite qu’on s’y attarde.

Au début des années 80, Sylvester Stallone n’est pas encore l’icône mondiale qu’il deviendra, même s’il a déjà marqué les esprits avec Rocky. Le rôle de John Rambo va pourtant contribuer à forger définitivement sa légende. Lorsque le réalisateur Ted Kotcheff prépare le film, il est convaincu que Stallone est l’homme idéal pour incarner ce vétéran du Viet Nam, marqué par la guerre et en décalage avec l’Amérique prospère de l’époque.

Avant que Stallone ne s’engage, plusieurs grands noms avaient toutefois décliné le projet : Robert De Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman ou encore Burt Reynolds. Ce dernier ira même jusqu’à tenter de décourager Sylvester Stallone en lui lançant : “Ne le fais pas, surtout pas, ça va être mauvais, et même si tu es bon dedans, tout le monde ne retiendra que ça : c’était mauvais.”

Loin de suivre ce conseil, Stallone accepte finalement le rôle, mais à condition de retravailler le scénario. Ses modifications seront déterminantes : il insiste notamment pour que Rambo ne tue personne, estimant incohérent qu’un homme traumatisé par la guerre devienne un tueur de policiers. Il réduit aussi considérablement les dialogues, donnant naissance à un personnage taciturne et introverti.

Une fois le script stabilisé, l’équipe se concentre sur un autre rôle clé : celui du colonel Trautman. Après le recrutement de Brian Dennehy pour incarner le shérif Teasle, la production cherche une figure prestigieuse pour jouer le mentor de Rambo. Le choix se porte naturellement sur Kirk Douglas, véritable légende du cinéma et idole de Stallone.

Douglas est séduit par le parallèle entre Rambo et un ancien personnage qu’il a incarné dans Seuls sont les indomptés, où il jouait un homme rebelle affrontant l’autorité. Enthousiaste, il accepte le rôle, au grand soulagement des producteurs Andrew Vajna et Mario Kassar.

Mais une fois sur le tournage, les tensions apparaissent rapidement. Kirk Douglas commence à vouloir modifier ses dialogues, ce qui surprend et agace Ted Kotcheff, d’autant plus que l’acteur s’était auparavant montré pleinement satisfait du script. Le réalisateur racontera plus tard une habitude irritante de la star : “Du coup je l’entendais répéter en boucle : Kirk ne dira pas cette réplique, Kirk n’aime pas ce dialogue. Pire, il voulait carrément piquer aux autres personnages leurs dialogues.”

Kotcheff critique ses suggestions pour les scènes d’action : “Il nous faisait des suggestions vraiment ringardes comme si nous tournions une série B des années 40.”

Malgré quelques ajustements pour tenter de le satisfaire, rien n’y fait : Kirk Douglas reste mécontent. La situation devient ingérable, au point que le réalisateur alerte les producteurs, craignant que le projet ne déraille complètement. Il confie notamment : “Il va vraiment nous foutre deux semaines de tournage supplémentaires car je dois négocier pour lui faire dire chacune de ses répliques.”

Un ultimatum est alors posé : soit l’acteur accepte de jouer le rôle tel qu’il est écrit, soit il quitte le film. La réponse de Douglas est immédiate et sans appel : “Kirk s’en va.”

Après ce départ inattendu, le rôle de Trautman revient finalement à Richard Crenna, un choix plus discret qui permet à Sylvester Stallone de rester la figure centrale du film.

À sa sortie, Rambo (Rambo - First Blood) rencontre un immense succès à l’échelle internationale. Le film rapporte environ 125 millions de dollars pour un budget de 15 millions et attire près de 3 millions de spectateurs en France, tout en mettant en lumière les séquelles psychologiques laissées par la guerre du Viet Nam sur les soldats américains.