25 juin 2026

New York 1997 est ressorti en salles

Que l'on associe immédiatement John Carpenter à l'horreur n'est ni erroné, ni réducteur. Aurions-nous, par exemple, eu un Scream s'il n'avait pas (re)donné ses lettres de noblesse au slasher avec Halloween ? Est-il facile de ne pas citer The Thing, son remake de La Chose d'un autre monde, parmi les fleurons du genre sortis pendant les années 80 ? Ou de ne pas placer sa version de Christine très haut dans le classement des meilleures adaptations de Stephen King au cinéma ?

Certes, Vampires et Ghosts of Mars restent des grosses séries B qui tâchent, et The Ward, son dernier long métrage en date, ne serait pas le plus réussi des adieux s'il ne devait jamais revenir au cinéma. Mais John Carpenter est l'un des grands noms de l'horreur... à qui l'on doit également l'un des meilleurs films de science-fiction avec New York 1997, qui a fait son retour dans nos salles ce mercredi 24 juin, soient 45 ans jour pour jour après sa sortie initiale, en 1981.

Deux ans après en avoir fait le King dans son téléfilm consacré à Elvis, le cinéaste retrouvait là celui qui allait s'affirmer comme son acteur fétiche pendant la décennie 80, Kurt Russell, pour lui offrir un autre rôle iconique, créé de toutes pièces cette fois-ci : Snake Plissken, dangereux criminel à qui l'on promet la grâce s'il parvient à extraire le Président des Etats-Unis de l'île de Manhattan, devenue une immense prison-ghetto dans laquelle le dirigeant s'est écrasé avec son avion alors qu'il transportait des documents top secrets.

Comme souvent, et notamment dans Assaut, sa relecture moderne et urbaine de Rio Bravo, John Carpenter s'empare de codes du western pour les implanter dans un autre genre : Snake a ainsi des allures de cowboy solitaire, jusque dans le bandeau qu'il porte sur l'oeil, alors que l'on retrouve au casting des visages familiers de l'Ouest sauvage avec Lee Van Cleef (Le Bon, la Brute et le Truand) ou Ernest Borgnine (Les Douze salopards). Mais c'est bien en matière d'action et de science-fiction que le long métrage a fait date, attirant plus d'un million de spectateurs en France.

S'il ne révolutionne rien dans sa structure narrative, New York 1997 se démarque par son ambiance, et ce mélange d'anticipation, de violence et de coolitude, ce dernier aspect étant évidemment incarné par Snake, dont on retrouve des traces chez beaucoup d'anti-héros antérieurs, à commencer par Solide Snake, héros de la saga de jeux vidéo "Metal Gear Solid", qui finit par arborer lui-même un bandeau sur l'oeil au fil de ses aventures. Ou chez John Carpenter lui-même, dont l'ironie et la misanthropie tournent au cynisme depuis quelques années.

À l'époque, le cinéaste semblait pleinement conscient du statut de série B de son septième long métrage (mais le cinquième destiné aux salles) et l'assumait, cherchant comme son anti-héros à faire les choses à sa manière. Et il le fait très bien, mélangeant action, western et science-fiction dans une ambiance de film des années 80, jusque dans les synthés de cette bande-originale composée par ses soins avec le concours d'Alan Howarth, qui l'avait déjà secondé sur celle d'Halloween 2. Le tout avec un casting de gueules et de charisme, dans lequel on croise également Donald Pleasence, Adrienne Barbeau ou Isaac Hayes, qui apporte un surplus de coolitude à l'ensemble.

Le terme de "série B" paraît même péjoratif aujourd'hui, pour décrire ce que beaucoup considèrent être le meilleur film de John Carpenter. S'il n'a pas revigoré un genre comme Halloween quelques années plus tôt, il fait partie de ces opus emblématiques de son époque, dont l'esthétique se reconnaît facilement alors que le look de son personnage principal est toujours iconique, même si, faute de présence sur les plateformes et de rétrospectives, sa notoriété est moindre auprès des plus jeunes spectateurs. Il ne tient donc qu'à cette ressortie de faire changer les choses et consolider, un peu plus encore, le socle sur lequel New York 1997 se trouve.

Pour ensuite réhabiliter sa suite, le mal-aimé Los Angeles 2013, sorti quinze ans plus tard ? Bien que plus récent, le film a moins bien vieilli esthétiquement que son modèle, en grande partie à cause de son usage de trucages numériques peu convaincants, et son récit peine à proposer des nouveautés assez satisfaisantes, mais tout n'est pas à jeter, car on peut aussi y voir la façon dont Big John a fait mine de jouer le jeu des studios, avec tout le cynisme qu'on lui connaît, pour tourner en dérision un statut de suite dont il est conscient et surfer sur quelques figures du Hollywood d'alors, alors friand de films catastrophes à grand spectacle comme Snake sur un raz-de-marée.

Un épisode 2 qui n'est pas indispensable mais reste intéressant à voir, alors que le retour de Snake se dessine, Zack Snyder s'étant emparé des rênes du remake de New York 1997, véritable serpent de mer qui nage dans les eaux hollywoodiennes depuis au moins 2007, année pendant laquelle Gerard Butler a été cité pour succéder à Kurt Russell, grâce à son rôle dans... 300.

Deux décennies plus tard, c'est son réalisateur qui s'apprête à diriger ce nouveau film (qui devra forcément changer de titre français), et on est curieux de voir comment il sera reçu par un John Carpenter toujours très critique avec les relectures de ses oeuvres, ainsi que la façon dont il s'inscrira dans la filmographie très esthétique de son auteur en même temps que l'époque à laquelle il sortira. Et s'il saura autant marquer les esprits que l'original, alors que l'on souhaite déjà bonne chance à celui qui passera après Kurt Russell, et qui ne sera pas son fils Wyatt, qui a d'ores et déjà balayé cette possibilité.

Les Ensorceleuses 2 : Nouvelles images avec Sandra Bullock et Nicole Kidman

"Must be the season of the witch" ("ça doit être la saison des sorcières"), chante Lana del Rey ! Oui, le retour de Sandra Bullock et Nicole Kidman est imminent dans Les Ensorceleuses 2. Le film sortira en France, au cinéma, le 6 septembre prochain.

En attendant - après un petit teaser sorti en avril -, voici la bande-annonce officielle, donnant à entendre ce titre inédit de Lana Del Rey.

Dans cette suite, les sœurs Owens affrontent la sombre malédiction qui menace de détruire leur famille une fois pour toutes, dans un événement cinématographique mêlant divertissement, magie et chaos.

La bande-annonce nous donne un premier véritable aperçu des personnages incarnés par Joey King, Maisie Williams et Xolo Maridueña, nouveaux venus dans la distribution.

En plus des deux stars de cette franchise, Sandra Bullock et Nicole Kidman, le casting réunit Dianne Wiest, Stockard Channing, Xolo Maridueña, Solly McLeod, Lee Pace, Joey King et Maisie Williams.

Le film est réalisé par Susanne Bier et écrit par Akiva Goldsman (co-scénariste du film original) et Georgia Pritchett, d'après le roman d'Alice Hoffman, publié en 2021, The Book of Magic (Le Grimoire des ensorceleuses).

Le premier volet, réalisé par Griffin Dune, sorti en mars 1999 en France, a obtenu un statut de film culte, petit à petit, grâce à sa diffusion en DVD, à la télé et sur les plateformes. Lors de sa sortie en salles il y à 27 ans, il avait attiré un peu plus de 280 000 spectateurs.

Les Ensorceleuses 2 est produit par Sandra Bullock, Nicole Kidman et Denise Di Novi. Il sortira en France, au cinéma, le 9 septembre 2026.

Dutton Ranch : la suite de Yellowstone aura une saison 2

Un peu plus d’un an après la fin de la série originale, la suite de Yellowstone intitulée Dutton Ranch a fait ses grands débuts sur Paramount+ le 15 mai dernier.

Mettons fin immédiatement à ce faux suspens qui ne trompe personne : avec ses 13 millions de spectateurs au moment du lancement, soit le meilleur score de toute l’histoire de Paramount+, il était évident que Dutton Ranch allait avoir une saison 2. C’est Jane Wiseman, la directrice de Paramount+, qui a officialisé la chose dans un communiqué, non sans éloge pour les équipes qui ont rendu la série possible :

“[Les personnages de] Beth et Rip comptent parmi les duos les plus emblématiques de l'histoire de la télévision, et nous sommes ravis de donner vie à un tout nouvel univers avec Dutton Ranch pour nos abonnés du monde entier."

"Nous sommes également extrêmement reconnaissants envers nos partenaires, notamment les équipes de Paramount Television Studios et de 101 Studios, d'avoir donné vie à cette nouvelle série avec autant de force, de passion et d'authenticité.”

Un renouvellement qui vient confirmer ce que tout le monde savait déjà : les créations du scénariste Taylor Sheridan sont une mine d’or pour le diffuseur américain, tout en faisant le bonheur des amateurs du genre.  

24 juin 2026

Laetitia Casta dans un maillot de bain qui fait monter la température

Laetitia Casta continue d’attirer tous les regards. Entre ses projets audiovisuels, ses engagements et ses collaborations dans l’univers de la mode, l’ancienne égérie d’Yves Saint Laurent reste l’une des personnalités françaises les plus admirées à l’international. Ces derniers jours, c’est pourtant une série de clichés particulièrement remarqués qui a fait réagir ses admirateurs. La comédienne et mannequin y apparaît dans un décor paradisiaque, mettant en avant une silhouette élégante.

La star a surtout marqué les esprits avec plusieurs tenues mettant en valeur un décolleté XXL. Fidèle à son goût pour la simplicité, elle a opté pour une mise en beauté discrète. Elle a ainsi laissé toute la place à son charme naturel. Sa peau lumineuse, son regard peu maquillé et sa coiffure faussement négligée ont renforcé l’atmosphère solaire de la séance photo.

Les photos de Laetitia Casta illustre une collection estivale pensée comme un véritable éventail d’ambiances. La marque a décliné une ligne de bikinis et de beachwear. C’est dans ce cadre que les nouveaux visuels de la campagne ont été dévoilés.

Ils ont mis en avant l’actrice et mannequin dans une atmosphère solaire et minimaliste. Rapidement, les images ont circulé sur Instagram et suscité de nombreuses réactions. Les internautes ont notamment salué la beauté naturelle de la conjointe de Louis Garrel. Mais aussi sa prestance face à l’objectif et une élégance jugée intemporelle.

Cette prise de parole visuelle s'inscrivait dans le cadre d'un partenariat avec Calzedonia, dont la maman de 4 enfants est devenue l'un des nouveaux visages. Pour accompagner cette campagne, la marque a lancé une collection exclusive destinée au marché français. Celle-ci est composée de maillots de bain une pièce et deux pièces aux coupes sophistiquées.

Entre détails, jeux de drapés et nuances allant du bordeaux profond aux teintes plus éclatantes, la marque a imaginé cette ligne pour allier féminité et élégance. Une collaboration qui permet à Laetitia Casta de confirmer, une fois encore, son influence intacte dans l'univers de la mode.

Tori Spelling isolée à l'hôpital pour un risque d'Ebola : grosse frayeur pour l'actrice

Une nouvelle épidémie s’est déclarée. Depuis mai dernier, le virus Ebola refait parler de lui en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Un premier cas a même été identifié en France. En effet, mercredi 24 juin, le ministère de la Santé a confirmé “l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le terrain national”. Il s’agirait d’un médecin de retour de RDC.

En 2014, l’épidémie la plus vaste, la plus longue et la plus meurtrière de l’histoire du virus a touché plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Cette crise sanitaire a alors provoqué un vent de panique mondial, notamment aux États-Unis. L’actrice Tori Spelling a même été isolée à l’hôpital pour un risque d’Ebola.

En octobre 2014, Tori Spelling a développé des symptômes proches de ceux du virus Ebola. Selon TMZ, l’interprète de Donna Martin dans Beverly Hills souffrait d’une forte fièvre, de quintes de toux et présentait des problèmes respiratoires. Elle s’est donc rendue au centre médical Cedars Sinai de Los Angeles pour être examinée.

En raison de ses symptômes ressemblant à ceux du virus Ebola, Tori Spelling a été placée en observation. Pour ne prendre aucun risque, les médecins ont même décidé de la placer en quarantaine. Des tests sanguins ont aussi été réalisés et un spécialiste s’est penché sur son cas pour pouvoir écarter tout risque. Finalement, les résultats sont ressortis négatifs. La fille du producteur Aaron Spelling n’a pas contracté Ebola.

Après de nombreux examens, les médecins ont pu écarter l’hypothèse d’Ebola. Au final, Tori Spelling souffrait d’une simple infection aux sinus, doublée d’une grosse bronchite. En raison de son hospitalisation, la star a cependant dû annuler la promotion de la deuxième saison de son reality show True Tori.

Une fois le diagnostic posé, Tori Spelling s’est montrée rassurante sur son état de santé. “Merci à tous pour votre amour et votre soutien. Dean est avec moi, et il m’aide à tweeter pendant que je me fais soigner”, a-t-elle écrit sur X. Un message qui a rassuré ses fans, heureux de savoir que Dean McDermott la soutenait alors que le couple traversait une période difficile, marquée par des infidélités de l’acteur. Finalement, les parents de cinq enfants ont divorcé quelques années plus tard.

Laure Manaudou, maman de trois enfants : elle dévoile l’habitude surprenante qu’elle a imposée à ses fils et sa fille

Si Laure Manaudou partage rarement des détails de sa vie familiale, l'ancienne championne olympique fait parfois quelques exceptions. Et ses dernières confidences risquent bien d'en surprendre plus d'un. Maman de trois enfants, la nageuse reconvertie en kinésiologue a révélé avoir instauré, depuis leur plus jeune âge, des habitudes très précises à la maison.

Une manière, selon elle, de transmettre des valeurs essentielles à Manon, Lou et Sacha. Ce mardi 23 juin 2026, Laure Manaudou a d'ailleurs offert à ses abonnés un magnifique moment de complicité familiale. Sur Instagram, l'ancienne sportive de haut niveau a dévoilé des images d'une baignade à cheval en Corse en compagnie de sa fille aînée, Manon, née de sa relation avec Frédérick Bousquet. Dans le décor paradisiaque de la plage de Rondinara, la mère et la fille ont partagé un instant suspendu au milieu des eaux cristallines, sous le regard attendri des internautes. Mais derrière ces clichés idylliques se cache aussi un quotidien très structuré.

Interrogée par Gala dans le cadre de sa collaboration avec Hello Fresh autour de la lutte contre le gaspillage alimentaire, Laure Manaudou s'est longuement confiée sur son organisation familiale. Et une chose est sûre : chez elle, chacun met la main à la pâte. “Depuis que mes enfants sont petits, je les ai habitués à adopter des habitudes responsables”, a-t-elle expliqué. Une éducation qu'elle considère aujourd'hui comme essentielle.

Concrètement, ses trois enfants participent activement à la préparation des repas. “Par exemple, ils m’aident à organiser les repas de la semaine (...), à préparer des recettes créatives avec ce que nous avons à la maison, et à trouver des manières ingénieuses d’utiliser les restes”, a détaillé l'ancienne nageuse. Une démarche qui vise autant à sensibiliser les plus jeunes au gaspillage qu'à les rendre autonomes.

L'ex-compagne de Jérémy Frérot veille également à simplifier les repas pour éviter les excès. “On ne multiplie pas les goûts ou les nouveautés dans un même repas et ça les aide à finir leur assiette”, a-t-elle ainsi confié.

Autre habitude instaurée par la mère de famille : le contrôle des portions. Avant de servir ses enfants, Laure Manaudou leur demande systématiquement quelle quantité ils souhaitent manger. “Je fais également attention aux portions en leur demandant toujours s'ils préfèrent une petite ou une grande quantité”, a-t-elle expliqué. Une méthode simple qui permet d'éviter le gaspillage tout en respectant l'appétit de chacun. Et contrairement à ce que l'on pourrait imaginer dans une famille d'ancienne sportive de haut niveau, les plats préférés des enfants ne sont pas particulièrement sophistiqués. Laure Manaudou a révélé que ses trois enfants raffolaient surtout de la soupe, à condition qu'elle soit accompagnée de croûtons. Ces nouvelles habitudes s'inscrivent dans un mode de vie plus global adopté par l'ex-championne.

Jean-Pierre Foucault échoue à faire annuler son redressement fiscal

Jean-Pierre Foucault a dû s’incliner face au fisc. Le présentateur star de TF1 a appris le 28 mai que la Cour de cassation avait rejeté sa demande de pourvoi pour l’annulation de son redressement fiscal sur plusieurs années.

Le fisc avait tout d’abord réclamé à Jean-Pierre Foucault 365.394 euros de rappels d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme l’explique Les Echos, avec pénalités pour la période de 2011 à 2015. L’animateur avait fait appel mais avait perdu en 2022. Le présentateur de Miss France s’était alors tourné vers la Cour de cassation pour obtenir l’annulation de ce redressement.

Une dernière chance qui s’est soldée par un échec, alors que la somme de 104.535 euros s’est ajoutée entre-temps au titre des années 2016 et 2017. Ces 469.929 euros au total, que Jean-Pierre Foucault avait déjà réglés, resteront dans les caisses du Trésor public.

Selon Voici, l’animateur d’Europe 1 avait investi avec sa société audiovisuelle Parasol Production dans des centrales et sociétés en Guadeloupe et à Saint-Domingue. Cela lui permettait de bénéficier de 75 % d’exonération d’ISF grâce à la loi Girardin d’investissement dans les DOM-TOM et le pacte Dutreil ISF.

Seulement, les contrôleurs du fisc ont estimé que les conditions d’exonération n’étaient pas remplies, par manque d’activités commerciales ou industrielles imposées dans ce cadre. La justice leur a donné raison.

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été supprimé par Emmanuel Macron en 2018 et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

« J’ai perdu certes, mais je ne dois plus rien à l’administration. J’ai réglé ces montants avant de me lancer dans le contentieux », a déclaré Jean-Pierre Foucault aux Echos. Ces 469.929 euros ne viendront donc pas creuser un peu plus la dette du pays qui s’élève à 3.482 milliards d’euros, alors que la France a bien du mal à évaluer le coût de l’évasion fiscale de ses concitoyens, accusant un retard dans ce chiffrement par rapport à d’autres pays.

Vanessa Paradis prête à retravailler avec Lenny Kravitz

Alors qu’elle est en pleine promo de son dernier album, Le Retour des beaux jours, sorti le 12 juin, Vanessa Paradis n’a pas vraiment la tête à d’autres projets ! Pour faire connaître ses nouvelles chansons, elle entame bientôt une tournée des festivals. Elle part d’ailleurs en « tour bus » avec ses musiciens, car elle adore partager ces moments avec son équipe.

Quant à partager la préparation d’un morceau ou d’un album avec le musicien américain Lenny Kravitz, est-ce vraiment le moment ? Comme la question a été posée sur le plateau de l’émission C à vous le 23 juin, à laquelle elle était invitée, Vanessa Paradis a répondu.

Puisque Lenny Kravitz, qui fut tout à la fois son compagnon et son compagnon de création, a fait savoir qu’il souhaitait travailler avec elle, la chanteuse de Divine Idylle ne ferme pas la porte à une future collaboration. Mais sans préciser quand… « L’heure est venue ? Non, pas tout de suite, là, non », dit-elle tout en ajoutant « mais j’aimerais beaucoup ».

Et la chanteuse et actrice de 53 ans d’ajouter à propos du créateur de Again : « C’est un très grand musicien, multi-instrumentiste, il joue de tout, il est très impressionnant et puis il a écrit de super chansons, donc oui, j’aimerais beaucoup, un jour. » Chaque chose en son temps…

La Bataille d'Alger : ce chef-d’oeuvre est tellement réaliste qu’il a été étudié par le Pentagone durant la guerre en Irak en 2003

 Malgré un Lion d'Or à Venise, un prix de la Critique à Cannes et trois citations aux Oscars, La Bataille d'Alger, interdit de diffusion en salles en France en 1966, doit attendre 1971 pour obtenir son visa d'exploitation. Et encore, de manière fugace. A la suite de pressions et de menaces, il est très vite retiré des écrans et deviendra invisible pendant plus de trente ans.

Considéré comme un des films politiques les plus importants et influents du XXe siècle, il retrace la longue lutte armée du pays depuis les années 50 jusqu'à sa libération. Rien n'est épargné aux spectateurs, entre attentats, représailles et tortures, dans une oeuvre tournée sur les lieux mêmes où se sont déroulés les événements.

La bataille d'Alger est le sommet de la carrière artistique d'un cinéaste politiquement marqué, Gillo Pontecorvo, qu'il avait entamé par le biais du documentaire. Une formation de documentariste qui transpire dans ce film au style dépouillé et nerveux, renforcé par la sublime photographie en noir et blanc de Marcello Gatti, rappelant les bandes d'actualités cinématographiques qui étaient projetées en avant-programme à l'époque dans les salles obscures.

Si Histoire et fiction sont intimement liées dans le film, notamment parce que ce dernier voit le jour grâce au concours des autorités algériennes, représentées en la personne de Saadi Yacef, directeur de Casbah Films, et surtout ancien chef politique du F.L.N pour la zone d'Alger jouant son propre rôle dans le film, La Bataille d'Alger est pourtant loin d'être un pur film de propagande.

Un film qui a aussi profondément nourri et irrigué la matière cinématographique de cinéastes de renoms, comme Spike Lee, Oliver Stone, ou Steven Soderbergh, pour ne citer qu'eux. "Ce que vous ressentez sur ce film dépend de quel côté politique vous penchez. C'est même très délicat. Vous, vous dites que je suis un terroriste. Mais moi je dis que je suis un libérateur" commentait Spike Lee dans une passionnante interview en 2004, conduite pour le compte de l'éditeur Criterion.

"j'ai volé plein de choses à la Bataille d'Alger, je n'ai pas honte de le dire, pour les faire miennes. Sur la préparation de mon film Traffic, j'ai demandé autour de moi à ce qu'ils regardent French Connection et La Bataille d'Alger" lâchait de son côté Soderbergh dans cette même interview.

Ajoutant : "ce film a tout ce que pourrait désirer un cinéaste : il fonctionne sur le plan purement cinématographique, sur le plan documentaire, sur le plan politique, ses effets visuels qui ont un impact viscéral sur les spectateurs".

Du reste, ce n'est là aussi pas vraiment un hasard si Paul Thomas Anderson a choisi de montrer Leonardo DiCaprio, ex guérillero clandestin plus ou moins repenti, en train de regarder le film dans Une Bataille après l'autre : le film de Pontercorvo est une référence matricielle absolue.

Ce film, c'est aussi l'acmé d'un immense scénariste, Franco Solinas, qui ne cachait d'ailleurs pas ses sympathies communistes. "J'étais intrigué par le mécanisme de la lutte contre le colonialisme et en particulier par sa manifestation à Alger à travers des tactiques de guérilla urbaine.

Je voulais expliquer ces tactiques, les détails de leur fonctionnement, en les démontant de l'intérieur pour montrer comment les mécanismes fonctionnent. On pourrait dire que notre but n'était pas la guérilla pour le spectacle, mais l'utilisation du spectacle pour enseigner la guérilla" disait-il dans un fameux entretien publié en 1972. Solinas ne croyait pas si bien dire : le film sera notamment décortiqué par les militants radicaux des Black Panthers…

C'est aussi précisément ce point qui a suscité une vive curiosité jusqu'au plus haut sommet de la hiérarchie militaire aux Etats-Unis. Le Pentagone s'est en effet fait projeter le film en 2003, pour y disséquer ce manuel cinématographique des tactiques de guérilla en milieu urbain, de contre-insurrection et de guerre asymétrique. La date n'est évidemment pas un hasard : c'est cette année-là que l'administration du président Bush Jr se lança dans l'invasion de l'Irak...

La projection fut ainsi organisée le 27 août 2003, quelques mois seulement après l'invasion de l'Irak, au sein du Directorate for Special Operations and Low-Intensity Conflict; un sous-département du Secrétariat à la Défense.

Sur un flyer distribué avant la projection, il était écrit ceci :

"Comment gagner la bataille contre le terrorisme et perdre la guerre des idées. Des enfants tirent sur des soldats à bout portant. Des femmes posent des bombes dans les cafés. Bientôt, l'ensemble de la population arabe s'enflamme. Cela vous rappelle quelque chose ? Les Français ont un plan. Il réussit sur le plan tactique, mais échoue sur le plan stratégique. Pour comprendre pourquoi, venez assister à une rare projection de ce film".

Selon Michael Kaufman, journaliste au New York Times, "La projection au Pentagone a attiré un public plus détaché professionnellement, composé d'une quarantaine d'officiers et d'experts civils qui ont été invités à réfléchir et à discuter des questions implicites au cœur du film - l'efficacité problématique mais séduisante des moyens brutaux et répressifs dans la lutte contre les terroristes clandestins dans des pays tels que l'Algérie et l'Irak".

Le journaliste ajoutait : "Il semble que l'objectif de la projection était de provoquer une discussion sur l'utilité de la torture et d'autres méthodes de répression de l'État en Irak. Plus d'une décennie plus tard, malgré le recours généralisé à la torture et à d'autres méthodes vicieuses, l'insurrection irakienne s'est transformée en Daesh. Je suppose que cela signifie que la réponse à la question de l'utilité ou de l'efficacité de ces moyens dans la lutte contre l'insurrection est "pas très".

"Ce film est vraiment un cas d'étude" commentait Michael A. Sheehan, ancien coordinateur du département d'État pour la lutte contre le terrorisme, dans un échange organisé par la chaîne ABC News et mené en 2004 avec Richard A. Clarke, ancien coordinateur national pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme et auteur de Against All Enemies : Inside America's War on Terror.

"Il n'y a rien de neuf à ce qui se passe en Irak sur ces techniques, déjà vues il y a 300 ans. Il faut bâtir une stratégie basée sur des principes, qui deviennent ensuite politiques puis infusent dans les différentes couches décisionnaires de notre pays. Les enseignements de ce film sont précieux pour cela". On ignore à quel point cela a pu effectivement infuser dans l'appareil d'état américain. Mais on sait en revanche que les séquelles de cette guerre préventive menée en Irak se font toujours sentir, dans une région encore à feu et à sang...

Envie de découvrir le film ? Il est disponible en VOD, ainsi que dans une édition combo DVD / Blu-ray. Si vous n'avez jamais vu cette merveille, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

La Haine : incent Cassel improvisait sa scène la plus culte, et elle ne fait pas référence à Taxi Driver !

En 1995 sortait au cinéma un film désormais culte : La Haine de Mathieu Kassovitz. À l'époque, Vincent Cassel débute à peine sa carrière. Le moins que l'on puisse dire, c'est que trente ans plus tard, personne n'a oublié sa performance de Vinz, et plus particulièrement la scène du miroir. Une scène dans laquelle l'acteur, qui jouera dans la nouvelle saison de The White Lotus, semble s'inspirer d'une icône du cinéma américain : Robert De Niro.

On se souvient tous de cette scène dans laquelle Vincent Cassel, alias Vinz, se regarde dans le miroir et répète cette phrase désormais culte : "C'est à moi que tu parles ?" En réalité, aucun miroir, juste un face-à-face avec la caméra. Pour beaucoup de spectateurs, cette séquence est directement inspirée de la réplique "You talkin' to me?" de Robert De Niro dans Taxi Driver... Pour rappel, dans ce film signé Martin Scorsese, l'acteur se regarde dans un miroir et répète cette phrase avec une arme à la main. Une copie presque conforme à la scène jouée par Vincent Cassel.

Pourtant, dans une interview accordée à Brut, Vincent Cassel promet ne pas s'être inspiré de l'acteur américain. "Les gens ne me croient pas. Je jure devant cette caméra que je ne pensais pas à Robert De Niro", avant de poursuivre par ces mots : "C'est encore pire, c'est le mec qui est tellement lobotomisé par des trucs qu'il a vus, qu'il le refait sans même s'en rendre compte".

Néanmoins, Vincent Cassel avoue avoir déjà vu Taxi Driver avant le tournage de La Haine, mais le souvenir de la scène du miroir était beaucoup trop lointain pour qu'il s'en inspire : "Oui, j'avais vu le film. Je sais, je connais, mais je n'ai pas la référence d'avant-hier. On le croit ou on ne le croit pas, c'est la réalité", a-t-il dit au journaliste de Brut.

Dans cette interview, Vincent Cassel a également fait quelques confidences sur le tournage de cette scène désormais emblématique. Il a notamment expliqué avoir dû improviser : "C'est un faux reflet (...) je parle à la caméra. C'est long, c'est beaucoup plus long que ce qui était écrit. Donc il faut improviser". Et quand on est au début de sa carrière, cet exercice peut être difficile, comme il le révèle : "Ce moment, je ne l'avais pas prévu (...) ça s'est créé sur l'instant". Vincent Cassel peut donc être fier de son improvisation !