15 avril 2026

Premières images Godzilla Minus Zero

 

Godzilla Minus Zero sur les traces du film de Roland Emmerich ? L'idée ne nous était pas spécialement venue à l'esprit jusqu'à ce teaser de la suite du long métrage sorti en 2023, qui avait engrangé 113,8 millions de dollars de recettes dans le monde avant de s'adjuger l'Oscar des Meilleurs Effets Visuels. Et cette dernière image, qui montre le célèbre kaiju aux côtés de la Statue de la Liberté, qui n'est pas beaucoup plus grande que lui qui a, en plus, les pieds dans l'eau.

Si l'on pouvait redouter que cette suite tombe dans la redite, ces images nous prouvent le contraire, même si tout porte à croire que seul le dernier acte du récit se déroulera dans la Grosse Pomme et que le reste se passera au Japon, en 1949, pour continuer à représenter le monstre radioactif comme l'incarnation du stress post-traumatique de ses habitants suite à l'explosion des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki.

Non content d'avoir survécu à la Seconde Guerre Mondiale et, une première fois, aux ravages de Godzilla, Kōichi Shikishima (Ryūnosuke Kamiki) sera de retour dans ce film toujours mis en scène par Takashi Yamazaki et dont la sorti est prévue le 3 novembre de cette année au Japon, et trois jours plus tard aux Etats-Unis, alors que le public français espère toujours voir le long métrage dans les mêmes eaux.

Alléchant, grâce à quelques plans impressionnants (Godzilla vs la Statue de la Liberté, ou cet avion pris dans son souffle radioactif), le teaser ne confirme cependant pas les rumeurs datant de février dernier, d'après un synopsis qui aurait fuité et indiquerait la présence de deux kaijus dans l'histoire. Rien ne dit, à ce stade, que c'est vrai, mais il ne serait pas impossible que le long métrage garde un tel atout dans sa manche pour le moment. Au moins jusqu'à une vraie bande-annonce.

Première photo Highlander : Henry Cavill se dévoile en Immortel

Après des premières photos dévoilées en janvier dernier montrant Henry Cavill en Immortel, à notre époque, le Herald Scotland vient de divulguer de nouvelles photos de tournage d'Highlander de Chad Stahelski.

L’ex-Superman a été photographié en Écosse, vêtu d’un costume traditionnel. Kilt, chemise d’époque et cheveux longs : tout y est pour incarner le parfait Connor MacLeod !

Les clichés (l'intégralité est à voir sur le site du Herald Scotland) montrent également les lieux de tournage, notamment le Eilean Donan Castle - un château du XIIIème siècle situé dans les Highlands. Le lieu emblématique a déjà servi de décors au film original de 1986. Un joli hommage au long métrage porté par Christophe Lambert, et une manière de connecter ce nouveau film au précédent.

Le Herald Scotland rapporte que le château a été entièrement investi par les équipes de production, qui y ont également installé un village d’époque afin de recréer l’Écosse du XVIe siècle.

L'équipe est donc en train de filmer la partie historique d'Highlander censée se dérouler en 1541, alors que l'Immortel coule des jours paisibles dans les Highlands auprès de sa femme.

Le tournage a également eu lieu à Glen Nevis, près de Fort William, et à Trotternish, sur l'île de Skye.

Henry Cavill partage l'affiche du long métrage avec Russell Crowe, Karen Gillan, Djimon Hounsou, Marisa Abela, Jeremy Irons, Nassim Lyes, Dave Bautista et Max Zhang.

Le reboot de Chad Stahelski, réalisateur de John Wick, devrait s'éloigner du film original. Le scénariste Michael Finch, a en effet précisé qu'il avait construit un monde plus complexe et plus profond.

La sortie d'Highlander est prévue courant 2027.

Alec Baldwin bientôt à la retraite ?

Reverra-t-on un jour Alec Baldwin au cinéma ? Star des années 80 et 90, grâce à des films tels que Beetlejuice et A la poursuite d'octobre rouge, ou son couple avec Kim Basinger, l'acteur s'était ensuite retrouvé au creux de la vague à la fin du XXè siècle, avant d'en sortir grâce à la comédie (la série 30 Rock en tête), ses passages devant la caméra de Martin Scorsese (Aviator, Les Infiltrés), ses participations hilarantes au Saturday Night Live en Donald Trump ou encore son implication dans la saga Mission : Impossible.

Attendu en 2027 à l'affiche de Kockroach, thriller de Matt Ross (Captain Fantastic) qui se tourne actuellement avec Chris Hemsworth, Zazie Beetz et Taron Egerton à ses côtés au casting, l'acteur pourrait cependant se faire plus rare, voire raccrocher les crampons, comme il l'a affirmé dans le podcast Awards Chatter de The Hollywood Reporter. Une décision motivée, sans surprise, par le drame survenu sur le plateau du western Rust, le 21 octobre 2021.

Ce jour-là, Alec Baldwin se voit remettre un pistolet dont le contenu a soi-disant été vérifié. Mais l'arme contenait une vraie balle et, alors que l'acteur nie toujours avoue pressé la détente, le coup part et blesse le réalisateur Joel Souza et la cheffe opératrice Halyna Hutchins, mortellement touchée. Après plus d'un an d'interruption, le tournage reprend en avril 2023 et l'armurière Hannah Gutierrez-Reed est condamnée à dix-huit mois de prison ferme l'année suivante, alors que le procès du comédien pour homicide involontaire est annulé.

Les dernières années de la vie et la carrière de l'acteur ont cependant été durablement marquées par les faits et ses conséquences, comme le raconte notamment le documentaire The Trial of Alec Baldwin. Et cela a pesé sur son envie de s'éloigner des plateaux : "Il y a eu cet incident au Nouveau Mexique, cette tragédie au cours de laquelle Halyna Hutchins a perdu la vie sur le plateau, et c'était incroyablement difficile à gérer", raconte-t-il dans le podcast. "A cause de la situation au Nouveau Mexique, qui était très douloureuse, j'ai fini par rester souvent chez moi."

"J'étais à la maison avec mes enfants pendant trois ans et demi - et j'ai à peine travaillé - et c'est en train de changer actuellement. Je vais en sortir pour faire un tas de choses. Mais je me suis habitué à être à la maison, et je ne veux plus en sortir. Je ne veux plus. Je ne veux plus travailler. Je n'en ai plus envie. Je veux prendre ma retraite et rester chez moi avec mes enfants." De Steven Soderbergh à Daniel Day-Lewis en passant par Xavier Dolan, plusieurs personnalités du cinéma sont revenues sur leurs annonces de retraite, en jouant la carte de la mauvaise interprétation.

Mais le désir d'Alec Baldwin semble motivé par une blessure profonde, donc il se pourrait qu'il aille au bout de son idée. Auquel cas, Kockroach marquerait peut-être ses adieux au grand écran l'an prochain.

Ella McCay : privée de sortie au cinéma, cette comédie avec Jamie Lee Curtis débarque finalement 2 jours en salle

Le feuilleton qui entoure la sortie d'Ella McCay se poursuit. Après avoir été retiré du calendrier deux semaines avant sa date de sortie française - le 7 janvier dernier -, le film de James L. Brooks sortait directement sur Disney+ le 6 février. La raison ? Un accueil commercial compliqué et des critique mitigé aux États-Unis. En France, la presse a, de son côté, était totalement séduite.

C'est peut-être la raison de ce revirement de situation. Déjà disponible en streaming, Ella McCay sortira bel et bien dans les salles de cinéma françaises pendant deux jours, les 15 et 16 mai prochain.

"D'une enthousiasmante justesse" pour Télérama; "Cocasse et acerbe" écrit Les Échos; "Une fable comique et politique d’une grande finesse" ajoute Ouest-France... Noté 4,1 côté presse sur AlloCiné, Ella McCay n'a pas laissé les journalistes français indifférents.

Après 15 ans d'absence, James L. Brooks suit ici les tribulations d'une jeune politicienne - incarnée par la franco-britannique Emma Mackey -, prochainement promue gouverneur, dans l'Amérique de Barack Obama en 2008. Au casting, on retrouve également une Jamie Lee Curtis en forme, Woody Harrelson en père volage et Julie Kavner, fidèle de James L. Brooks, qui n'est autre que la voix de Marge Simpson dans la version originale.

Sur le film, AlloCiné écrivait : "Ella McCay est en total décalage avec son temps et rappelle un Hollywood qui n'existe plus. Le long métrage se range du côté de la "screwball comedy", un genre bien particulier qui s'intéresse aux mœurs, au mariage, à la vie du quotidien, le tout avec des répliques qui fusent sans cesse."

Ella McCay, au cinéma les 15 et 16 mai en France

14 avril 2026

Scarlett Johansson raconte comment le show-business « descendait » les femmes lorsqu’elle a commencé

Scarlett Johansson s’est jointe aux actrices de plus de 40 ans ayant constaté de nombreux changements dans le show-business depuis leurs débuts. Comme Karin Viard, qui a admis dans Clique le mois dernier que certains comportements « inappropriés » avaient été considérés comme « normaux » par sa « génération », ou Busy Philipps, qui a partagé un message similaire sur Instagram sur la façon dont les corps des femmes étaient jugés, l’actrice de Black Widow a fait part de ses réflexions sur le traitement que recevaient les comédiennes quand elle a connu le succès au début des années 2000.

La star de 41 ans, qui a fait ses marques dans le cinéma à l’adolescence avec des films comme L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux et Ghost World, a vu sa carrière prendre un véritable tournant au début des années 2000, notamment grâce à ses rôles dans Lost in Translation, de Sofia Coppola, et La Jeune Fille à la perle, de Peter Webber. Or, si elle a assez vite rencontré le succès, les aspects difficiles du milieu ne lui ont pas échappé, comme elle l’a expliqué à l’émission CBS Sunday Morning.

« Ce n’était pas facile. On accordait beaucoup d’importance à l’apparence des femmes », s’est-elle rappelée face à la caméra. « C’était vraiment une autre époque. Je pense qu’avoir grandi dans l’industrie du divertissement, et le fait d’être une femme, une jeune femme d’une vingtaine d’années au début des années 2000, sous les feux de la rampe, était vraiment difficile. »

L’actrice a notamment remarqué que les femmes étaient « descendues » sur leur physique « d’une manière qui était socialement acceptable à l’époque ».

« C’était dur. On accordait beaucoup d’importance à l’apparence des femmes », a insisté Scarlett Johansson, se souvenant aussi que les femmes « de (s)on âge » étaient moins valorisées. « Il y avait bien moins de rôles et d’opportunités pour les femmes de mon âge qu’aujourd’hui », a-t-elle affirmé. Heureusement, les actrices, qui étaient autrefois « cataloguées » dès leurs débuts, se voient offrir de nos jours des rôles « bien plus inspirants ».

Nicole Kidman prend des cours pour devenir accompagnante de fin de vie

Nicole Kidman a un projet original en tête, bien loin des plateaux de cinéma. La star de la série Scarpetta a révélé lors d’un discours à l’université de San Francisco ce week-end qu’elle suivait un cursus pour devenir une « death doula », ou accompagnante de fin de vie.

Selon l’association internationale des death doula, citée par Variety, ces aidants procurent un soutien psychologique, émotionnel, spirituel et pratique aux personnes en fin de vie et à leurs proches. Et c’est en étant confrontée de près à la mort que cette idée est venue à la star de 58 ans.

Nicole Kidman a perdu sa mère Janelle en 2024 à l’âge de 84 ans, et elle s’est trouvée démunie face à cette situation. « À la fin de sa vie, ma mère se sentait seule, et la famille ne pouvait pas tout faire pour elle », a-t-elle expliqué, selon le San Francisco Chronicle. « Entre ma sœur et moi, nous avons tellement d’enfants, nos carrières, notre travail… »

Si devenir une accompagnante de fin de vie semble être une idée « un peu bizarre », Nicole Kidman aurait bien aimé être épaulée dans la fin de vie de sa mère, qui était veuve depuis 10 ans, et pendant le deuil qui a suivi.

« Je voulais m’occuper d’elle, car mon père n’était plus là », a ajouté Nicole Kidman. « C’est là que je me suis dit : "J’aimerais qu’il y ait des gens dans ce monde qui soient là pour nous écouter en toute impartialité et simplement nous apporter réconfort et attention". »

La mère de famille, qui a eu deux enfants avec son premier mari Tom Cruise, et deux autres avec son deuxième époux Keith Urban, dont elle a divorcé l’an dernier, a alors découvert l’accompagnement de fin de vie, une activité qui fait désormais « partie de (s) on projet d’expansion » et de son apprentissage.

L’actrice de Babygirl n’est pas la seule star hollywoodienne à s’intéresser à cette pratique. La réalisatrice d’Hamnet, Chloé Zhao, a récemment révélé au New York Times qu’elle était devenue une « death doula » afin d’apprivoiser sa peur viscérale de la mort. « Et comme cela m’effrayait tellement, je n’ai eu d’autre choix que de commencer à développer une relation plus saine avec cette réalité, sinon la seconde moitié de ma vie serait trop difficile », a-t-elle expliqué. « Cela ne devrait pas être terrifiant au point de m’empêcher de vivre. »

Katy Perry est accusée d’agression sexuelle par Ruby Rose

Ruby Rose affirme avoir été agressée sexuellement par Katy Perry il y a une vingtaine d’années. Les faits se seraient produits, selon la star de la série Orange Is the New Black, dans une boîte de nuit à Melbourne, en Australie.

L’artiste de 40 ans a fait cette révélation sur Threads en commentaire d’un article du magazine Complex sur la réaction de Katy Perry au concert de Justin Bieber ce week-end lors du festival de musique californien Coachella, auquel elle a assisté avec son petit ami, l’ancien Premier ministre canadien Justin Trudeau.

« Katy Perry m’a sexuellement agressée dans la boîte de nuit Spice Market à Melbourne. On s’en fout de ce qu’elle pense », a commenté Ruby Rose sous la publication. Interrogée par des internautes qui souhaitaient en savoir plus, l’ancienne mannequin a expliqué qu’elle avait « dans les 20 ans » à l’époque.

« Elle ne m’a pas embrassé. Elle m’a vu "me reposer" sur les genoux de ma meilleure amie pour l’éviter », a-t-elle poursuivi (via Complex). « Puis elle s’est penchée, a retiré sa culotte et a frotté son vagin dégoûtant contre mon visage jusqu’à ce que j’ouvre brusquement les yeux et que je vomisse sur elle. »

Pendant plusieurs années, Ruby Rose aurait tourné cette anecdote en public comme « petite histoire drôle d’ivrogne », à défaut de savoir comment « l’aborder autrement ». De plus, la chanteuse de Fireworks l’aurait aidée, après cet épisode, à « obtenir un visa américain ». « J’ai donc gardé le secret. Mais JE VOUS AI DIT à tous que ce n’était pas une bonne personne », a-t-elle affirmé.

« Il m’a fallu près de vingt ans pour en parler ouvertement. Même si je suis très reconnaissante d’avoir tenu le coup assez longtemps pour trouver ma voix, cela montre à quel point les traumatismes et agressions sexuelles laissent des traces », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle ne comptait pas « porter plainte ».

« On n’a pas besoin que les gens nous croient, on a juste besoin de se sortir cela de notre pauvre corps avant que de développer un cancer », a-t-elle noté, avant de remercier les internautes qui l’ont soutenu dans sa prise de parole.

Oasis fera son entrée au Rock and Roll Hall of Fame cette année

Oam Gallagher avait prévenu : le Rock and Roll Hall of Fame, c’est « de la connerie », mais si jamais Oasis est intronisé, il en dira alors le plus grand bien. C’est chose faite cette année.

Le groupe mené par les frères Gallagher fera officiellement son entrée lors de la cérémonie qui aura lieu le 14 novembre prochain à Los Angeles.

« Je voudrais remercier tous les gens qui ont voté pour nous, c’est un véritable honneur. Depuis que je suis petit et que je chante sous ma douche, je rêve d’être un jour au Rock and Roll Hall of Fame. C’est vrai ce qu’ils disent, tout est possible quand on a un rêve », a-t-il écrit sur X avec l’ironie qu’on lui connaît.

Auparavant, le chanteur d’Oasis avait salué le pouvoir de la « psychologie inversée ».

Et pour cause. Le mois dernier, Liam Gallagher avait remercié « tous ceux qui n’ont pas voté » pour Oasis, alors que le groupe a reçu effectivement très peu de votes de ses fans, plus intéressés par une éventuelle tournée l’année prochaine. En 2024, lorsque le groupe a été nommé pour la première fois, l’interprète de Wonderwall avait déclaré « J’emmerde le Rock and Roll Hall of Fame ». Il avait également affirmé que l’institution était composée de « trous du cul » qui remettaient des « trophées de branleurs ».

Oasis fera son entrée aux côtés d’autres prestigieux artistes, parmi lesquels le Wu-Tang Clan, Joy Division/New Order, Sade, Iron Maiden, Billy Idol ou encore Phil Collins, que les frères Gallagher ont rarement épargné.

Mariah Carey, quant à elle, passe à côté de l’intronisation pour la troisième fois de sa carrière. La diva n’avait pas manqué d’humour, en 2024, en relevant que son avocat, Allen Grubman, avait été honoré par le Rock and Roll Hall of Fame avant elle. Ce dernier est le cofondateur de l’institution et a été décoré en 2022. L’interprète de Hero n’a pas encore réagi cette année.

Pourquoi le bad buzz autour du décolleté de Lana Condor est (encore) un problème

Des commentaires de ce type, il y en a des tonnes sur X et Instagram. Ils visent tous l’actrice Lana Condor, vue dans X-Men : Apocalypse et A tous les garçons que j’ai aimés. Le 7 avril, l’Américaine est apparue sur le tapis rouge des Fashion Trust U.S. Awards dans une robe au décolleté plongeant, laissant deviner sa poitrine (naturelle). Une tenue qui a « choqué » certains internautes, critiquant ses « seins flasques » qu’ils auraient préféré voir - a minima - dans un push-up.

Le « body positivisme », tout comme les campagnes dédiées à l’estime de soi, notamment à destination des adolescent(e)s, semblent loin. Ils n’ont en tout cas pas encore atteint leur but. En 2026, exhiber, commenter et critiquer la poitrine d’une femme semble banal pour certains internautes. Pas tous, bien sûr, mais assez pour voir défiler un flot de publications sexistes, montrant l’impact des filtres, photos retouchées - et plus globalement des standards de beauté - sur les mentalités.

Cette salve de commentaires acerbes aurait pu passer inaperçue si une journaliste australienne, Natalie Reilly, n’avait pas décidé d’en faire une tribune. Publié dans le média Mamamia, et intitulé « Je crois qu’on a tous oublié à quoi ressemblent de vrais seins », ce billet rappelle que le corps des femmes ne devrait (toujours) pas faire débat.

« Ce genre de commentaires est préjudiciable, non seulement pour la célébrité, qui est une personne à part entière, mais aussi pour les millions de femmes qui ont un corps tout à fait normal et magnifique, et à qui on fait croire qu’elles sont en quelque sorte obscènes. »

Natalie Reilly

La journaliste met en parallèle les commentaires destinés à Lana Condor et ceux attribués à la tenue d’Olivia Wilde, qui portait un soutien-gorge en guise de top. Des critiques pour la première, des émojis flammes pour la seconde. « Le message est clair : si vous êtes mince, vous avez le droit de montrer votre corps ? », interroge Natalie Reilly. Cette dernière évoque également Sydney Sweeney, à laquelle Lana Condor est comparée sur les réseaux sociaux (oui, en raison de la taille similaire de leur poitrine).

« Mais personne ne réclame le licenciement de son styliste parce que… Parce que ses seins sont parfaitement ronds et bien fermes. Ce qui est une bonne chose pour Sydney, mais ce n’est pas l’anatomie de la femme moyenne. »

Célébrité ou pas, Lana Condor est « une personne à part entière », comme l’a souligné Natalie Reilly sans sa tribune. Ces commentaires déplacés ne sont pas sans conséquences. « Ça s’apparente à du harcèlement en ligne, qui peut provoquer un traumatisme chez la personne directement concernée », explique Aurore Malet-Karas, docteure en neurosciences et sexologue. Cela peut entraîner « des troubles du sommeil, des symptômes dépressifs, des comportements à risque ou des troubles du comportement alimentaire ». Des conséquences d’autant plus importantes que l’actrice n’a pas été épargnée par le passé. « Je sais ce que c’est que de souffrir d’un trouble alimentaire et de dysmorphie corporelle », a-t-elle confié à Elle Canada en 2019.

C’est loin d’être la première fois que les internautes critiquent le corps d’une femme. La créatrice de contenus Justine Accessible en a récemment fait les frais. Lauren Fryer, la compagne du footballeur Declan Rice, également, au point d’avoir supprimé ses publications sur Instagram. Lena Situations, aussi, en plein Festival de Cannes, en 2023. Des cas qui se comptent par dizaines, en ne listant que les célébrités.

« Avec les filtres et l’accès très démocratisé aux interventions esthétiques, on ne sait plus ce que sont un corps et un visage non retouchés, avec des boutons ou de la cellulite, alors que c’est normal. »

Aurore Malet-Karas, docteure en neurosciences et sexologue.

Ce qui est problématique, pour les personnes visées, mais aussi pour celles qui en sont témoins. « Toutes les femmes peuvent se sentir attaquées, en particulier les jeunes filles qui voient leur corps se développer », ajoute Aurore Malet-Karas. « Chez les nouvelles générations, on commence à voir une augmentation de la consommation de médecine esthétique, mais aussi de la dysmorphophobie (qui se traduit par le fait de ne pas voir son corps tel qu’il est et de se focaliser sur un défaut imaginaire ou exagéré). Ce qui peut engendrer des problèmes de santé mentale plus tard », regrette la spécialiste.

Premières images de Ice Cream Man

Chez Eli Roth, les petits villages ne sont jamais aussi tranquilles qu'ils ne semblent l'être. Trois ans après Thanksgiving, dont il prépare toujours la suite, le réalisateur d'Hostel compte nous le prouver grâce à Ice Cream Man, qui marque son grand retour à l'horreur, son genre de prédilection, après un détour par les adaptations de jeux vidéo avec Borderlands, qui ne lui a pas trop réussi.

Attendu aux États-Unis le 6 août prochain, mais sans date de sortie française à l'heure actuelle, Ice Cream Man nous emmènera dans la petite ville de Bayleen Bay, où un vendeur de glace va transformer les enfants en monstres assoiffés de sang grâce à ses créations. Pour le plus grand malheur des adultes. Et des futurs spectateurs du long métrage, qui ne devraient pas manquer d'avoir froid dans le dos devant ce teaser, qui laisse entrevoir quelques joyeusetés.

Également co-scénariste, Eli Roth sera aussi au casting de ce film pour lequel Snoop Dogg composera une musique originale, et qui a tout pour ravir les amateurs du genre. Reste donc à croiser les doigts pour qu'il sorte vite en France, et pourquoi pas en août, comme aux États-Unis, histoire de compenser la chaleur extérieure en nous offrant quelques sueurs froides.