07 octobre 2026

P. Diddy doit rembourser les frais de justice de NBC après une plainte pour diffamation

Sean « Diddy » Combs n’en a pas fini avec la justice. Le fondateur de Bad Boy Productions, qui est incarcéré après avoir été reconnu coupable de transport de personnes à des fins de prostitution, a été condamné cette semaine à rembourser les frais de justice de la chaîne NBC, qu’il avait accusée de diffamation après la diffusion du documentaire Diddy : The Making of a Bad Boy.

Le documentaire, sorti l’an dernier, véhiculait, selon la plainte de l’ancien magnat du rap, un « récit mensonger » laissant entendre qu’il aurait été impliqué dans l’assassinat du rappeur The Notorious B.I.G. et la mort de son ex-compagne Kim Porter.

La juge Phaedra F. Perry-Bond a statué en avril que NBC avait respecté les normes journalistiques dans son documentaire. Les journalistes avaient en effet précisé que P. Diddy niait ces allégations et que ces dernières avaient été formulées par des personnes qui nourrissaient des préjugés à son égard.

La juge a alors mis en avant la loi anti-SLAPP de New York, qui permet de rejeter rapidement certaines actions en justice menaçant la liberté d’expression protégée par le Premier amendement de la Constitution américaine. Cette loi permet aussi aux anciens accusés concernés de demander à l’autre partie le remboursement de leurs frais de justice, ce qu’a fait NBC.

La juge a donc demandé à P. Diddy de verser 478.000 dollars à la chaîne, comme l’a rapporté Billboard, avec un bémol néanmoins. Il ne s’agit pas de l’ensemble des frais de justice dépensés par NBC auprès du cabinet d’avocats Gibson Dunn, qui avoisinent les 900.000 dollars. Phaedra F. Perry-Bond a jugé certains honoraires « excessifs ». Elle en a réduit le montant total à 512.000 dollars avant de décider du montant de l’amende.

Un représentant du rappeur a réagi à cette décision, déclarant auprès de TMZ : « Ironiquement, les arguments contestant ces honoraires d’avocats excessifs ont été avancés par le même cabinet qui a récemment renoncé à représenter Sean (Combs) dans le cadre d’un différend concernant leur facturation. »

P. Diddy aurait récemment été placé à l’isolement après un reportage de NBC News dévoilant son quotidien peu conventionnel pour un détenu. Sean Combs, de son vrai nom, fait toujours face à plusieurs dizaines de plaintes au civil, accusé d’agressions sexuelles et de viol.

Pourquoi Catherine Zeta-Jones a-t-elle passé sa carrière à masquer ses origines galloises ?

Retour aux sources. Catherine Zeta-Jones est la vedette de Kill Jackie, la nouvelle série diffusée sur HBO Max à partir du jeudi 8 octobre. Dans ce rôle flamboyant, l’actrice incarne Jackie Price, une ancienne trafiquante de cocaïne, devenue vendeuse d’œuvres d’art, ciblée par des tueurs à gages.

On connaît son accent espagnol dans Le Masque de Zorro (1998) qui a fait d’elle une star à Hollywood, ses personnages américains et ses multiples variations d’accent britannique dans des films devenus cultes comme Haute Voltige, Traffic, Chicago ou encore Ocean’s Twelve. Mais beaucoup moins la Catherine Zeta-Jones de Swansea.

Née en 1969 dans la ville côtière du sud du Pays de Galles, elle a quitté ses terres natales pour faire carrière aux Etats-Unis dans les années 90, mais veille à y retourner régulièrement. Avec ce nouveau rôle, l’actrice rappelle au monde entier ses origines.

C’est d’ailleurs grâce à elle, qui a également la casquette de productrice exécutive de Kill Jackie, que la série, à l’opposé du livre Le prix à payer, dont elle est adaptée, se déroule au Pays de Galles. « Dans le livre, le personnage principal est un homme, Jack. Nous l’avons transformé en Jackie, une femme, avec toute l’excentricité et la folie que Jack avait dans le livre. Le livre se déroulait en Amérique. Il aurait donc fallu un accent américain, mais nous avons décidé de le tourner en Europe. J’ai dit à mon équipe que je voulais jouer une Galloise. Et ils ont accepté », a-t-elle détaillé auprès de BBC Cymru Wales.

Malgré ses près de quarante ans de carrière, l’épouse de Michael Douglas n’avait jamais eu l’opportunité de jouer « une vraie Galloise, à Swansea » et n’avait même jamais tourné au Pays de Galles. Les « accents régionaux britanniques » (« écossais, cockney, du Dorset »..) n’ont pourtant presque plus de secrets pour celle, qui a dû, comme d’autres actrices de sa génération, masquer ses racines pour faire carrière aux Etats-Unis.

Visiblement ravie de défendre ce projet au micro de la BBC Wales, la comédienne s’est moquée, avec humour, de « la vie facile » des acteurs habitués à jouer avec leur « accent habituel ».

Tourner cette mini-série s’est même avéré « libérateur », a insisté la star de 57 ans. Dans les commentaires des interviews publiées en ligne, beaucoup d’internautes saluent avec fierté les racines de l’actrice. D’autres, au contraire, découvrent seulement maintenant sa nationalité.

« Pendant de nombreuses années, beaucoup de gens pensaient que j’étais espagnole à cause du Masque de Zorro », s’est amusée l’intéressée dans son entretien avec Europa Press.

Catherine Zeta-Jones semble bien décidée à passer plus de temps au Pays de Galles. Au printemps dernier, elle a tourné dans le nord du pays A Visit to Grandpa’s avec son compatriote Anthony Hopkins. Visiblement émue, elle a encore rappelé dans le talk-show de Graham Norton à quel point ces projets lui tiennent à cœur : « Retourner à la maison était si merveilleux. Je vais pleurer… »

L’adaptation de la nouvelle du Gallois Dylan Thomas n’a pas encore de date de sortie. D’ici là, elle sera à l’affiche du long-métrage américain The Gallerist, aux côtés de Natalie Portman et Jenna Ortega.

Tom Cruise défend Digger, il veut "faire des films qui durent"

Non, le box-office n'est pas tout pour Tom Cruise.

La superstar de Top Gun et Mission : Impossible, devenue icone de l'action américaine ces dernières décennies, chantre du blockbuster en salles et ambassadeur du cinéma grand spectacle, assure que les chiffres ne sont pas l'Alpha et l'Omega de sa carrière d'acteur.

Quelques heures avant que Digger ne s'écrase au box-office américain avec seulement 8 millions de dollars récoltés en Amérique du Nord lors de son week-end d'ouverture - pour un budget de production supérieur à 150 millions - Tom Cruise expliquait dans une interview pour le podcast On Film With Kevin McCarthy :

"Quand je fais des films, je ne me dis pas que c'est pour voir leur score lors de leur premier week-end en salles ! Je pense vraiment que nous allons faire quelque chose qui va rester dans le temps, une œuvre de cinéma qui va durer..."

Faire des films qui durent dans le temps pour marquer le 7e art, là est l'ambition de Tom Cruise. 

Avec Alejandro G. Iñárritu, Cruise évoquait notamment Blade Runner de Ridley Scott, un film considéré aujourd'hui comme un chef-d'œuvre de la science-fiction, mais qui avait été très mal accueilli lors de sa sortie en salles en 1982.

"Tout le monde l'a massacré à sa sortie. Mais certains films transcendent ça… on espère simplement réussir à faire un film qui s’inscrit dans la durée. Il se passe tellement de choses lors de la sortie d’un film. J’ai eu la chance de sortir des films dans les années 80 et 90, une époque où ils restaient à l’affiche pendant un an. Des œuvres comme Rain Man ou Né un 4 juillet continuaient d’être projetées pendant toute une année. Comment créer un film capable de traverser les frontières, de durer et d’évoluer ? C’est ce que je ressens avec Digger : c’est l’un de ces films-là !"

Alors Digger est-il un chef-d'œuvre incompris qui finira au panthéon du cinéma américain ?

En attendant, le film risque de faire perdre, au bout du compte, entre 150 et 200 millions de dollars à ses producteurs en salles. Mais peut-être qu'avec le temps, le travail de Cruise et Iñárritu sera réévalué.

La tour Warner Bros. déjà rebaptisée Skydance

Ils n'ont pas perdu une minute !

Quelques heures seulement après la finalisation de la fusion à 111 milliards de dollars entre Paramount et Warner Bros., le célèbre château d'eau du studio WB. à Burbank a été rebaptisé.

Une nouvelle ligne est désormais visible sur l'emblématique réservoir : "A Skydance Corporation". Des ouvriers sont venus la peindre dès mardi midi, juste après l'annonce officialisant la fusion.

David Ellison n'a donc pas perdu de temps pour apposer le nom de sa société sur l'un des symboles les plus connus du studio hollywoodien.

Et ce changement n'est pas vraiment une surprise. Lorsque Skydance Media avait finalisé son rachat de Paramount en août 2025, le château d'eau du studio Paramount à Hollywood avait lui aussi été modifié pour afficher la même mention : "A Skydance Corporation".

Le nouveau groupe issu de la fusion entre Paramount et Warner Bros. Discovery portera en effet le nom de Skydance, celui de la société de production qu'il a fondée en 2006.

Le nouveau géant réunit désormais les deux studios, mais aussi des chaînes comme CBS, CNN, Comedy Central, MTV et TNT, ainsi que les plateformes Paramount+ et HBO Max. Skydance prévoit près de 70 milliards de dollars de revenus annuels, mais devra également gérer environ 80 milliards de dollars de dette nette.

L'Exorciste avec Scarlett Johansson a un titre : premier teaser

L'Exorciste change de visage.

Universal vient de confirmer le titre du nouveau film de la franchise : ce sera L'Exorciste : Martyrs. Et au passage, le studio a dévoilé un premier teaser particulièrement inquiétant, en attendant la bande-annonce complète ce vendredi.

Les premières images donnent déjà le ton. Le teaser s'ouvre sur une femme immobile au sommet d'un escalier, dans un plan qui rappelle évidemment les marches mythiques du film original de William Friedkin. La musique contribue à installer une ambiance particulièrement oppressante, tandis que le montage dévoile Scarlett Johansson, un prêtre joué par Chiwetel Ejiofor dans une immense église ou encore John Leguizamo attaché à une table d'exécution.

Johansson incarne Julie Miller, une enquêtrice de la brigade criminelle de la police de New York. Elle arrête un tueur en série surnommé Father Sunday, incarné par Leguizamo, avant d'assister à son exécution. Mais rien ne va se passer comme prévu.

Sasha Calle joue une autre enquêtrice, tandis que Jacobi Jupe incarne le fils de 12 ans de Julie. Chiwetel Ejiofor et Laurence Fishburne interprètent quant à eux deux prêtres qui vont se retrouver entraînés dans cette étrange affaire.

Le réalisateur, Mike Flanagan, veut ainsi mélanger deux genres qui n'avaient encore jamais vraiment cohabité dans la franchise : le film d'exorcisme et l'enquête policière autour d'un tueur en série.

"Comment explorer ces idées dans un thriller sur un tueur en série, d'une manière qui commence à mélanger un peu ces sous-genres, en prenant ce que nous aimons dans un film comme Seven ou Le Silence des agneaux et en le combinant avec ce que nous aimons dans un film comme L'Exorciste ?", explique le réalisateur à Esquire.

Une approche qui doit également permettre de sortir la possession de son décor traditionnel. "Il a quand même un rôle à jouer, celui que le titre lui impose. Nous devons absolument offrir ça. Mais j'espère que ce sera bien plus qu'une simple histoire de possession."

Pour Flanagan, le véritable intérêt se trouve justement dans ce mélange : "Les connexions avec le mystère autour du tueur en série sont ce qui devient vraiment amusant et permet de sortir la possession de la chambre, de la souffrance parentale, pour l'emmener vers quelque chose de beaucoup, beaucoup plus grand."

Et même si L'Exorciste : Martyrs s'inscrit dans l'univers de la franchise, le réalisateur insiste sur son indépendance. "La première chose à faire est de faire comprendre aux gens qu'ils ne vont pas voir une nouvelle version de L'Exorciste. Ce n'est pas une tentative de reboot ou de remake, ni une façon de reprendre le film de Friedkin."

La sortie française de L'Exorciste : Martyrs est actuellement prévue pour le 10 mars 2027.

Comment Michael Douglas s'est définitivement brouillé avec Julia Roberts en 1990

Il est en mode confessions intimes.

Après avoir révélé sa liaison avec Kathleen Turner dans ses mémoires, One Helluva Ride, Michael Douglas raconte sa brouille avec Julia Roberts, au cours d'une soirée qui a définitivement abîmé son amitié avec la star, alors au début de son ascension hollywoodienne.

L'incident se déroule en 1990. Le tournage de L'Expérience interdite (Flatliners) est en cours, sous la houlette de Joel Schumacher. La jeune comédienne y partage l'affiche avec Kiefer Sutherland, son compagnon de l'époque. Et en tant que producteur, on retrouve un certain Michael Douglas.

Tout ce petit monde se retrouve lors d'une soirée organisée après les Golden Globe. Douglas est présent. Il était à la cérémonie, nommé pour La guerre des roses, tandis que Julia Roberts vient de recevoir le prix du Meilleur second rôle féminin pour Potins de femmes. Elle a amené Sutherland. Douglas, de son côté, est venu avec son fils Cameron, alors âgé de 13 ans, né de son union avec son ex-femme Diandra. Tout se passe au bar. Michael Douglas aperçoit Julia Roberts avec son fils :

"Nous étions au bar, et Julia avait son bras autour de mon fils, un peu blottie contre lui. Pour moi, à ce moment-là, il avait l'air mal à l'aise... Mais bon j'étais très ivre..."

Une précision importante, puisque l'acteur écrit dans son livre qu'une soirée ordinaire, pour lui, à l'époque, c'était "genre cinq verres et un gramme de coke". Son jugement ce soir-là était donc, selon ses propres mots, loin d'être idéal. En voyant Roberts avec son fils, Douglas s'emporte :

 "Enlève tes mains de mon fils ! Prends ton Golden Globe et va te le mettre là où le soleil ne brille pas !"

Le lendemain matin, la réalité lui revient en pleine figure.

Son partenaire de production Rick Bieber l'appelle et lui dit : "Il faut qu'on parle, Michael." Michael Douglas comprend alors la gravité de la situation :

"J'avais dépassé les bornes avec l'actrice la plus demandée d'Hollywood..."

Il tente alors de réparer les dégâts. L'acteur / producteur envoie des fleurs à Julia Roberts et présente ses excuses en personne à l'actrice ainsi qu'à Kiefer Sutherland, également présent au moment de l'explosion.

"Heureusement, ils m'ont suffisamment pardonné pour que nous puissions traverser ça et terminer le film... Je suis resté ami avec Kiefer. Avec Julia, beaucoup moins."

Douglas conclut en soulignant que cet incident "extrêmement embarrassant" l’a marqué "pendant des années".

Transformers : un nouveau film en préparation

Le studio Paramount n'en a pas fini avec la saga Transformers. Le média Deadline révèle en exclusivité qu'un nouveau film est en développement et annonce le retour de deux visages familiers : Steven Spielberg, producteur délégué de la franchise, qui reprendrait cette fois le contrôle de la direction artistique - ce qui était le cas pour les deux premiers volets.

Plus surprenant encore, le réalisateur Michael Bay - qui avait signé les trois premiers opus - serait en pourparlers pour mettre en scène le film. Un argument de taille pour les fans du cinéaste dont l'empreinte visuelle et le goût pour les explosions avaient fait de Transformers l'une des franchises de science-fiction les plus emblématiques des années 2000.

Si ce projet voit le jour, il s'agira du huitième film en prises de vues réelles de la saga. Le dernier volet, Transformers: Rise of the Beasts, sorti en 2023, avait récolté 441 millions de dollars à travers le monde - pour un budget estimé entre 195 et 200 millions. Au total, les recettes de la saga s'élèvent à plus de 5,4 milliards de dollars.

Pour l'heure, aucune information sur le casting n'a été révélée. Le scénariste Jason Fuchs - auteur du film Minecraft et de la série Ça : Bienvenue à Derry - a été missionné pour écrire ce nouveau chapitre dont l'action se déroulera de nos jours.

Le dernier long-métrage de Michael Bay remonte à 2022 avec Ambulance porté par Jake Gyllenhaal et Yahya Abdul-Mateen II.

Transformers 8, prochainement au cinéma

Heartland : premières images avec Jessica Chastain

En septembre 2025, Netflix annonçait confier à la cinéaste Shana Feste (Pour l’amour de Bennett, Un amour sans fin) un projet de long-métrage à mi-chemin entre le thriller et le western : Heartland. Après plus d’un an de tournage et de production, la célèbre plateforme rouge vient finalement de dévoiler une première bande-annonce du film mais aussi une date de sortie pour celui-ci.

Attendu pour le 13 novembre prochain, Heartland situe son intrigue au cœur du Tennessee. Misty Jones, une célèbre chanteuse devenue référence du genre country, rentre chez elle à Nashville plus de vingt ans après l’avoir quittée. La raison de son retour ? Sa nièce, Charlie, a disparu. Bien décidé à user de son influence pour la retrouver, Misty ne va pas hésiter à employer des méthodes musclées dont personne ne l’aurait imaginée capable.

Dans la lignée de productions telles que True Detective, Heartland fait le pari d’un récit policier ancré dans un territoire états-unien rural. Particulièrement marqué par son engagement politique historique envers le parti Républicain, le Tennessee est le lieu de nombreux débats de société et transmet généralement l’image d’un “état profond” du pays, aux coutumes et mœurs particulièrement identifiées. Plus qu’un cliché ou qu’un simple costume, le traditionnel chapeau de cow-boy et l’amour de la musique country seront ainsi au cœur des enjeux Heartland, dont la bande-annonce dévoilée ce mercredi 7 octobre laisse présager qu’ils occuperont davantage une place centrale dans son intrigue.

Outre sa réflexion politico-sociale sur la situation des États-Unis et le beau pedigree de sa réalisatrice, Heartland intrigue aussi – et surtout – par sa distribution, portée par l’immense Jessica Chastain. Récompensée d’un Oscar de la meilleure actrice pour Dans les yeux de Tammy Faye, la comédienne a également marqué les esprits avec des rôles plus populaires tels que ses apparitions dans Interstellar, Crimson Peak ou encore Ça : Chapitre 2. Ce rôle ambivalent, entre star country, détective et cow-girl, sera pour elle l’occasion de croiser les références tout en s’éloignant des sentiers battus de sa filmographie pour proposer quelque chose de différent.

Outre Jessica Chastain, Heartland pour également compter sur la présence de John Hawkes, Carter Faith et Garrett Hedlund.

Spartacus : c'est l'un des chefs-d'oeuvre de Stanley Kubrick, pourtant il a renié le film

Quatre Oscars et une place parmi les plus grands films américains : sur le papier, Spartacus avait de quoi rendre son réalisateur fier. En 2007, l’American Film Institute lui attribuait même la 81e position dans son classement des cent meilleurs longs-métrages du cinéma américain.

Pour Stanley Kubrick, pourtant, ces honneurs ne suffisaient pas. Cette fresque sur la révolte d’un esclave contre Rome, devenue l’un des films les plus célèbres de Kirk Douglas, lui rappelait surtout les limites imposées à son travail. Comment un tel monument a-t-il pu laisser autant d’amertume à celui qui l’avait mis en scène ?

Le problème tenait d’abord à la place occupée par Stanley Kubrick dans cette immense production. Il avait rejoint un projet déjà lancé, dont il n’avait choisi ni le sujet ni les conditions de fabrication. Et, contrairement à ses autres films, il ne disposait pas du pouvoir nécessaire pour imposer pleinement sa vision.

Comme le souligne Cinephilia & Beyond, cette frustration s’accompagnait de désaccords avec le scénariste Dalton Trumbo, notamment sur la manière de représenter le héros. Le cinéaste se heurtait également au directeur de la photographie Russell Metty : son besoin de superviser chaque détail empiétait sur les responsabilités de son collaborateur.

Metty recevra pourtant l’Oscar de la meilleure photographie en 1961. Une récompense qui illustre bien le paradoxe de Spartacus : les tensions du plateau n’ont pas empêché le film de devenir une référence du péplum.

Pour comprendre cette situation, il faut revenir à l’origine du projet. Spartacus était avant tout une aventure portée par Kirk Douglas, à la fois vedette et producteur du long-métrage.

L’acteur souhaitait adapter le roman de Howard Fast et avait d’abord demandé à l’écrivain de rédiger le scénario. Le résultat ne l’avait guère convaincu : Douglas le qualifiait de “véritable désastre”. L’écriture avait donc été confiée à Dalton Trumbo.

Le choix du réalisateur s’était lui aussi révélé compliqué. Anthony Mann avait commencé le tournage, mais son entente avec Douglas s’était rapidement dégradée. Après environ deux semaines, la star l’avait congédié et s’était tournée vers Kubrick, avec lequel elle avait déjà travaillé sur Les Sentiers de la gloire. Le jeune cinéaste héritait ainsi d’un chantier considérable, sans en devenir le véritable maître.

La présence de Trumbo donnait aussi au film une portée politique particulière. À Hollywood, le scénariste subissait encore les conséquences de la “liste noire” anticommuniste et travaillait sous le pseudonyme de “Sam Jackson”.

Mais cette dissimulation ne se prolongera pas jusqu’à la sortie. Douglas décida de faire apparaître le véritable nom de Trumbo au générique. Comme le rappelle LIFE, ce geste contribua à ébranler le système qui avait contraint tant d’auteurs à exercer leur métier dans l’ombre. Spartacus occupait désormais une place dans l’histoire d’Hollywood qui dépassait largement son récit antique.

Les difficultés ne disparurent pas une fois les caméras rangées. Le montage entraîna de nouvelles suppressions, tandis que la National Legion of Decency, organisation catholique américaine désireuse de “purifier” le cinéma, réclamait le retrait de passages jugés choquants.

Parmi eux figurait une scène de bain réunissant Crassus, interprété par Laurence Olivier, et son esclave Antonin, joué par Tony Curtis. Sous couvert de préférences alimentaires, leur conversation évoquait les désirs du maître et sa bisexualité. Cette séquence fut écartée, tout comme certains passages particulièrement violents.

Les coupes provoquèrent également la colère de Charles Laughton. L’interprète de Gracchus envisagea même de poursuivre Kirk Douglas en justice après avoir découvert la disparition de plusieurs de ses scènes. Il ne donna finalement pas suite à cette menace.

Il faudra attendre 1991 pour que la scène du bain retrouve sa place, grâce à la restauration menée par Robert A. Harris et James C. Katz. Les images avaient survécu, mais leur bande sonore devait être reconstituée. Tony Curtis réenregistra ses répliques, tandis qu’Anthony Hopkins prêta sa voix à Laurence Olivier, mort en 1989.

Contrairement à ce qui est parfois affirmé, Stanley Kubrick ne resta pas totalement à l’écart de cette entreprise. Les notes de production publiées par Universal précisent qu’il approuva le projet et transmit par fax des indications pour l’enregistrement d’Hopkins. Ses réserves sur le film ne l’empêchaient donc pas de contribuer à sa préservation.

Spartacus conserve ainsi une place singulière dans sa carrière : une œuvre admirée mais dont il n’avait pu décider librement de chaque aspect. 

Netflix : L'Impératrice dévoile les premières images de sa saison finale

La fin du règne approche pour Sissi. Netflix vient de dévoiler la bande-annonce de la troisième et dernière saison de L'Impératrice, et ça promet une conclusion pour le moins mouvementée pour Élisabeth d'Autriche, incarnée à l'écran par l'actrice Devrim Lingnau.

Après deux saisons marquées par les tensions politiques et les tourments de son mariage, Sissi se retrouve plus que jamais tiraillée entre les obligations liées à son statut d'ancienne duchesse devenue impératrice d'Autriche, et son désir de liberté. La preuve avec cette bande-annonce qui s'ouvre sur une phrase puissante : "La vie dont tu rêves ne se réalisera jamais."

À en croire les premières images, la relation avec Franz Joseph, joué par Philip Froissant, sera sur le point d'exploser, poussant l'impératrice à céder à d'autres tentations... Alors qu'elle fuira Vienne, elle fera la rencontre du comte Andrássy — interprété par Dejan Bućin — figure de la révolution hongroise. Entre eux, l'attirance sera immédiate et viendra compliquer encore plus la situation amoureuse de la jeune femme, la preuve ci-dessous !

Pour rappel, à la fin de la saison 2, Franz Joseph a fait ses adieux à Sissi, prenant la décision de partir au front. De son côté, Sissi était forcée de rester à Vienne avec sa belle-mère acariâtre, Sophie, afin de protéger l'Empire. On sait désormais que l'empereur reviendra bien vivant de la guerre, mais marqué par de profonds traumas. Leur mariage va-t-il voler en éclats ?

Cette troisième saison marque donc la fin des aventures de Sissi l'Impératrice. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce final est très attendu des fans ! Pour rappel, les deux saisons ont cumulé plus de 65 millions de visionnages depuis 2023, devenant l'une des fictions les plus vues du moment sur Netflix.

Au total, la saison 3 compte six nouveaux épisodes toujours écrits par Katharina Eyssen. Au casting, on retrouve Devrim Lingnau dans le rôle de Sissi, mais aussi Philip Froissant dans la peau de l'empereur d'Autriche. Johannes Nussbaum reprendra son personnage d'Archiduc Maximilian, Melika Foroutan de Sophie, ou encore le français Christophe Favre en tant que Napoleon III.

La saison 3 de L'Impératrice débarque sur Netflix le 12 novembre 2026 !