27 septembre 2026

Jay Kelly : George Clooney répond avec franchise aux critiques sur son jeu d'acteur

Dans Jay Kelly, George Clooney prête ses traits à un acteur célèbre dont la carrière est régulièrement accompagnée d’une même critique : il jouerait toujours son propre rôle. La ressemblance avec ce que l’on reproche parfois à Clooney n’a évidemment pas échappé au principal intéressé.

Interrogé par Vanity Fair l’an dernier, il a réagi avec sa franchise habituelle : “Les gens disent que je ne joue que mon propre rôle ? Je m’en fous.” Avant de rappeler la diversité des films dans lesquels il a tourné : “Il n’y a pas beaucoup d’acteurs de mon âge qui peuvent alterner entre des comédies populaires comme O Brother, Where Art Thou? et des films plus sérieux comme Michael Clayton ou Syriana. Alors, si cela signifie que je joue toujours mon propre rôle, je m’en fiche. Avez-vous déjà essayé de jouer votre propre personnage ? C’est difficile.”

Ce recul, Clooney l’attribue aussi à ses débuts, loin d’avoir été immédiatement couronnés de succès. “J’ai bénéficié du fait de ne pas connaître un succès retentissant dans de nombreux domaines de ma carrière”, a-t-il confié au magazine. “Je n’ai connu le succès, ce genre de succès qui peut aveugler, qu’à 33 ans. J’avais déjà travaillé pendant 12 ans. J’avais bien compris à quel point tout cela était éphémère et à quel point cela n’avait finalement rien à voir avec moi, honnêtement.”

Écrit par Noah Baumbach et Emily Mortimer, Jay Kelly suit une immense vedette de cinéma qui traverse l’Europe avec son fidèle manager, Ron, incarné par Adam Sandler. Alors qu’il se rend en Italie pour recevoir un prix, Jay repense aux choix qu’il a faits et aux liens qu’il a laissés se distendre. Laura Dern joue son attachée de presse. Présenté en compétition à la Mostra de Venise en août 2025, le film est sorti sur Netflix en décembre de la même année.

Pour Clooney, un tel personnage se présente rarement à ce stade de sa carrière. “Quand on est acteur dans ma situation, à mon âge, trouver des rôles comme celui-ci n’est pas si courant”, a-t-il expliqué. Il refuse pour autant de lutter contre le temps qui passe : “Si vous ne pouvez pas accepter le vieillissement, alors vous devez quitter le métier et disparaître. Maintenant, quand je poursuis un méchant, c’est drôle – ça n’est plus palpitant. Et c’est OK. J’accepte tout cela.”

Accepter le rôle était une chose, s’adapter à la méthode de Noah Baumbach en était une autre. Le réalisateur aime multiplier les prises, ce qui a poussé George Clooney à le prévenir de ses limites dès le départ.

“Je lui ai tout simplement dit : ‘Noah, écoute, j’adore le scénario. J’apprécie ton travail de réalisateur, mais j’ai 63 ans, mec – je ne peux pas faire 50 prises’”, a raconté l’acteur, qui avait cet âge au moment du tournage. Il a ajouté, non sans autodérision : “Je n’ai pas cette énergie. Mon registre d’acteur est assez limité.”

George Clooney a également profité de cet entretien pour défendre son partenaire de jeu. Adam Sandler retrouvait Baumbach après The Meyerowitz Stories et interprétait cette fois Ron, le manager qui accompagne Jay tout au long de son voyage.

“Ce film, plus que tout autre film d’Adam, révèle à quel point il est un acteur talentueux, sensible et passionné”, a estimé Clooney. Il a insisté auprès de l’équipe pour que son collègue soit considéré à la hauteur de ce rôle : “Je répétais sans cesse à l’équipe : ‘Ne le surnommez pas Sand Man. Ne lui parlez pas comme s’il était un simple comique farfelu. En réalité, c’est un acteur vraiment magnifique et exceptionnel.’ Parce qu'il est surtout connu pour ses comédies légères, quand il joue dans des films plus sérieux comme Uncut Gems, cela rappelle à tous son véritable talent. Il n’est pas seulement un bon comique.”

Si vous ne l’avez pas vu, Jay Kelly est à découvrir directement sur Netflix.

Clint Eastwood applique une règle à tous ses films, mais vous ne l'avez peut-être pas remarquée

Chez Clint Eastwood, une fin n’a pas besoin de tout résoudre. Le cinéaste préfère parfois s’arrêter au moment où le spectateur peut encore imaginer la suite. C’est un choix qu’il revendiquait dès 1978 dans le magazine Film Comment, au sujet notamment de L’Homme des hautes plaines et de Josey Wales, hors-la-loi.

“C’est vraiment fait consciemment”, confiait-il au magazine. “C’est bien plus intéressant pour le public d’écrire avec vous. Dans L’Homme des hautes plaines, [les spectateurs] peuvent imaginer plusieurs fins. À la fin de Josey Wales, qui sait ce qui va se passer ? Le public souhaite qu’il retourne dans les bras de la femme qu’il a quittée, mais il s’éloigne simplement dans cette direction, vers le lever de soleil plutôt que vers son coucher. Espérons que cela vous transmette un sentiment. Le public, lui, souhaite qu’il y retourne. C’est leur participation.”

Cette liberté laissée aux spectateurs ne concerne pas seulement les dernières minutes d’un film. Elle guide aussi la manière dont Eastwood raconte son histoire, scène après scène.

Vous connaissez ces dialogues où deux personnages se répètent une information qu’ils possèdent déjà, uniquement pour s’assurer que le public a bien suivi :

“- Tu es en train de dire que si on n’arrive pas à sauver ces otages en moins de dix minutes...

- ... Ils mourront.”

Eastwood cherche à éviter ce type de scène, sauf si elle apporte une véritable “plus-value” au récit. Dans le même entretien, cité par Slash Film, il expliquait sans détour ce qui le dérange dans ces pauses explicatives :

“Je déteste les scènes où [le film] se met en pause, où l’on s’assoit et où l’on explique au public ce qui s’est passé jusqu’à présent, car il n’est pas assez intelligent pour l’avoir compris. C’est prendre le public de haut. En règle générale, j’évite toujours les scènes d’exposition.”

Pour le cinéaste, il ne s’agit pas de priver le public des informations nécessaires. Clint Eastwood veut en effet lui donner assez d’éléments pour suivre le récit, puis lui laisser le plaisir de relier lui-même les points.

“Je pense que [le public] doit participer à tous les plans, à tous les niveaux. Je leur transmets ce que je trouve nécessaire à savoir pour comprendre où en est l’histoire, mais je ne leur en dis pas trop, pour ne pas insulter leur intelligence. J’essaie de laisser une part à leur imagination, et d’être franc avec [lui].”

Chez Eastwood, le générique peut donc défiler sans que toutes les réponses soient tombées : le dernier mot appartient aussi au spectateur.

Voleuses : 3 ans après, Adèle Exarchopoulos revient sur cet accident de tournage dont elle porte encore les stigmates

Un an après L'Accident de piano de Quentin Dupieux, Adèle Exarchopoulos signe son retour à l'écran avec Garance de Jeanne Herry, un drame dans lequel elle interprète une jeune comédienne qui souffre d'alcoolisme. À l'occasion de la sortie au cinéma du film noté 3,8 sur 5 par les spectateurs AlloCiné, Adèle Exarchopoulos a répondu aux questions de David Castello-Lopes pour le podcast Small Talk. L'occasion de faire des confidences, notamment sur un mauvais souvenir de tournage.

Dans cette interview sans filtre, Adèle Exarchopoulos s'est confiée sur une mésaventure lors du tournage de Voleuses, le film d'action de Mélanie Laurent, sorti il y a trois ans sur Netflix. Une mésaventure qui a visiblement laissé une petite trace : "J'ai une asymétrie au nez", a-t-elle raconté, avant d'expliquer avoir dû se faire opérer : "Je me suis fait casser le nez sur un film."

Si elle en parle aujourd'hui avec humour, Adèle ne cache pas en garder un souvenir douloureux, voire le pire qu'elle a vécu : "C'est l'une des plus grandes douleurs physiques. Ça va même au-dessus de l'accouchement." Si cette souffrance a été aussi intense, c'est parce que l'actrice aux deux César n'a pas du tout vu le coup arriver, comme elle l'a raconté : "C'est vraiment dans le cerveau, et je ne m'y attendais pas du tout".

L'accident s'est donc produit sur le tournage de Voleuses. Adèle partage l'affiche avec Mélanie Laurent, Isabelle Adjani, Manon Bresch, Félix Moati ou encore Philippe Katerine. La scène en question avait pourtant été minutieusement préparée, comme elle s'en est souvenue : "On était dans un décor exigu. Je me battais avec un homme qui était censé être nu (il avait une prothèse, NDLR), on avait répété, répété, ça faisait deux mois et demi qu'on tournait."

Mais entre deux prises, Adèle a proposé à son partenaire de reprendre la chorégraphie. Et c'est à ce moment-là que tout a basculé : "Comme on n'a pas envie d'être un peu comme des Sims à re-répéter la chorégraphie (...) j'ai proposé qu'on s'entraîne et j'avais complètement oublié que sa première frappe, c'était une droite."

Le coup porté au visage ne faisait pas partie de ce qui était prévu. Quelques secondes plus tard, l'actrice a compris que quelque chose n'allait pas : "Je me réveille en sang, et je comprends que mon nez est vraiment dans mon oreille. Là, je sens une immense douleur."

Résultat, direction les urgences, une opération, trois semaines de plâtre et le tournage repoussé d'un mois. Une mésaventure extrêmement douloureuse et qui laisse à Adèle Exarchopoulos une trace... indélébile !

Reacher : l’auteur de Reacher met en garde les fans avant la saison 5 sur Prime Video

Le 16 septembre dernier, la saison 4 de la série à succès Reacher prenait fin sur Prime Video avec la diffusion de son dernier épisode, au grand dam des amateurs d’action et de baston. Alors que la saison 5 devrait bientôt débuter son tournage, l’auteur Lee Child a donné son avis sur le roman dont celle-ci sera adaptée.

Comme chaque saison, les prochaines aventures du célèbre Reacher seront tirées de l’un des romans éponymes, signés par l’auteur états-unien Lee Child. La cinquième saison, bientôt en production, sera plus précisément adaptée du 20e roman de la série littéraire : Bienvenue à Mother’s Rest – Make Me.

Cette intrigue amènera le héros incarné par Alan Ritchson dans la petite ville éponyme du Midwest, Mother’s Rest. Intrigué par le nom de celle-ci, Reacher y découvrira des coutumes particulièrement étranges et assistera une détective, Michelle Chang, dans la recherche de son partenaire disparu.

L’intrigue de cette nouvelle saison, somme toute assez classique, ne doit pas être sous-estimée en raison de sa simplicité apparente : selon Lee Child, elle est l’une des plus violentes qu’il ait jamais écrit.

Interrogé par le média Collider, celui-ci a déclaré : “Comment ils vont adapter cette intrigue, je l’ignore, car c’est une intrigue brutale. Franchement, c’est une histoire vraiment dégoûtante. Elle n’est pas faite pour être découverte en famille, dont je ne sais pas ce qu’ils vont faire du crime au centre de l’histoire.”

Il faudra probablement patienter jusqu’à la fin de l’année 2027 pour découvrir la saison 5 de Reacher sur Prime Video, mais ces déclarations de Lee Child sont particulièrement intrigantes pour les spectateurs n’ayant pas lu le livre original et confirment les déclarations récentes d’Alan Ritchson : “Je veux continuer à repousser les limites pour créer cette sensation d’hyper-réalisme, d’expérience hyper-violente.”

26 septembre 2026

Natasha St-Pier révèle avoir obtenu la nationalité français

Natasha St-Pier et Grégory Turpin interpréteront Pour que le monde ait la vie, spécialement composée pour la venue du pape Léon XIV en France, au Stade de France et à Lourdes.

Interrogée à cette occasion par Le Parisien, la chanteuse québécoise a confié être devenue française en mai, elle qui réside dans l’Hexagone depuis vingt ans.

Loin d’avoir bénéficié d’un traitement de faveur, la native de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, assure avoir effectué les démarches comme n’importe quel candidat à la naturalisation. « C’est une démarche très complexe, je n’ai pas été privilégiée, j’ai fait la queue comme tout le monde et passé toutes les épreuves, dont celles de français, de culture française, le nombre de pièces qu’il y a au château de Versailles… C’était un gros boulot », a raconté la gagnante de Danse avec les stars 2024.

Un accomplissement pour celle qui avait représenté la France à l’Eurovision en 2001, arrivant à la quatrième place avec Je n’ai que mon âme, avant de décrocher une Victoire de la musique en 2003 dans la catégorie artiste révélation. Si elle a franchi le pas de la naturalisation, c’est d’abord pour son enfant, entré récemment au collège.

« Mon fils, qui vient d’entrer en 6e, est français. Son père aussi. Il fallait que je participe à la vie d’ici, que je puisse voter, faire les démarches administratives pour mon fils… Je vis ici depuis 20 ans, j’ai passé autant d’années en France qu’au Canada », a-t-elle songé. La chanteuse de 45 ans, « un peu stressée mais surtout très heureuse d’être de la fête avec 80.000 personnes », prépare deux rendez-vous hors norme à l’occasion de la venue du pape, qui marquera son « premier Stade de France ».

Jean-Luc Reichmann relance la polémique sur la langue des signes à la télévision

Jean-Luc Reichmann se pose des questions, et il ne craint pas de les poser directement à sa communauté sur Instagram. Ainsi, en regardant l’interview d’Emmanuel Macron sur TF1 le 24 septembre, l’acteur de Léo Mattéï, Brigade des mineurs s’est interrogé sur l’utilité de conserver des interprètes en langue des signes à l’antenne.

« Toutes les émissions sont sous-titrées. Et les sourds, ils lisent les sous-titres… Je ne comprends pas pourquoi il y a trois ou quatre personnes qui font la langue des signes en fait », a-t-il commenté dans une vidéo sur Instagram au sujet des différents interprètes qui interviennent à tour de rôle pour plus de clarté sur les locuteurs qui interviennent successivement. Alors l’animateur de TF1 voudrait comprendre.

Et aussitôt demandé, aussitôt répondu. Un internaute a pris le temps de justifier le dispositif : « 1) C’est plus rapide : les sous-titres en direct ont souvent un retard désagréable. 2) C’est plus naturel : pour beaucoup de personnes sourdes de naissance, la langue des signes est leur langue principale, alors que le français écrit est comme une langue étrangère plus difficile à lire vite ».

Mais pour certains, la question pose problème. « Je suis quand même étonné de votre question, vous qui prônez l’accessibilité et qui avez une personne sourde dans votre entourage », a commenté un internaute en référence à la sœur de Jean-Luc Reichmann, Marie-Laure, sourde de naissance.

Plusieurs autres utilisateurs ont rappelé à l’acteur de Demain nous appartient que toutes les personnes sourdes ou malentendantes ne savaient pas forcément lire ou pouvaient avoir des difficultés à lire. Enfin, un internaute a rebondi sur le « sous-titrage » mis en avant par l’animateur des 12 coups de midi, en signalant que dans son émission, « toutes les questions et réponses sont inscrites à l’écran sauf… les réponses correctes et incorrectes des candidats lors du coup fatal ». « Sachant que les émissions sont enregistrées et montées, pourquoi vos équipes ne les intègrent pas aussi à l’écran ? », a-t-il questionné à son tour. Voilà une question qui pourrait être résolue.

La femme qui avait accusé Jay-Z de viol affirme désormais qu’elle ne l’a « jamais rencontré »

Jay-Z a été définitivement mis hors de cause dans une affaire de viol après la récente déclaration de la personne à l’origine d’une plainte close l’an dernier. En décembre 2024, une femme, qui a conservé son anonymat, a accusé le rappeur et P. Diddy de l’avoir droguée et violée lorsqu’elle avait 13 ans après une soirée des MTV VMA à New York en 2000. La plainte a été abandonnée trois mois plus tard, l’époux de Beyoncé défendant son innocence.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là, puisque Jay-Z a déposé deux plaintes contre l’avocat de son accusatrice, Tony Buzbee, et son cabinet, pour extorsion et diffamation, ainsi que poursuites abusives. L’une des deux a été rejetée par une cour californienne.

Nouveau rebondissement : la femme qui accusait l’artiste de viol a contredit toutes ses allégations à son égard. Celle qui est citée sous le nom de Jane Doe a déposé un nouveau document en ce sens, que Rolling Stone s’est procuré, devant la cour fédérale de Manhattan.

« Shawn "Jay-Z" Carter ne m’a jamais violée. Je n’ai jamais rencontré ni parlé à M. Carter. M. Carter ne s’est jamais livré à aucun comportement inapproprié à mon égard », a-t-elle ainsi déclaré. « Aucune de mes allégations à l’encontre de M. Carter n’est fondée. Je comprends que mes fausses accusations ont causé à M. Carter une immense douleur, une grande souffrance et un préjudice qui ne pourra jamais être entièrement réparé. »

Son avocat, James Blair Newman Jr., a ajouté que sa cliente avait bien été « victime d’une agression sexuelle », mais qu’elle s’était « entièrement trompée dans ses accusations identifiant M. Carter » et souhaitait présenter ses « excuses sincères et inconditionnelles » à la star « et sa famille ».

De son côté, Jay-Z a retiré le nom de la femme de la liste des accusés dans la plainte déposée par l’époux de Beyoncé pour poursuites abusives. L’ancienne plaignante a certifié n’avoir reçu aucune forme de compensation pour sa déclaration.

Jay-Z avait précédemment déclaré au magazine GQ qu’il avait eu « le cœur brisé par tout ce qui s’est passé ». « Toute cette histoire (de procès), ça m’a fait beaucoup de mal. J’étais en colère. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi en colère, une colère incontrôlable », a-t-il confié.

Et au milieu coule une rivière : Ethan Hawke a perdu ses moyens lors d'une audition avec Robert Redford

“Il est l’un des héros de ma vie”, a confié Ethan Hawke à propos de Robert Redford sur le plateau de Jimmy Kimmel Live! l’an dernier, quelques jours après la disparition de ce dernier. Les deux hommes se sont liés d’amitié, même si Hawke n’a jamais obtenu de rôle important dans un film réalisé par Redford.

Leur première rencontre, lors d’une audition pour Et au milieu coule une rivière, aurait pourtant pu le décourager…

Pour mettre toutes les chances de son côté, le jeune acteur passe la nuit à apprendre son texte. Il arrive avec une demi-heure d’avance, mais son assurance disparaît dès qu’il entre dans le bureau du réalisateur. Entouré de souvenirs de la carrière de Redford, il prend soudain la mesure de celui qui se tient devant lui. “Je commençais à perdre la boule”, a-t-il reconnu, dans des propos rapportés par Deadline.

Quand Redford l’invite à commencer, Hawke préfère avouer ce qui lui arrive. Il se souvient de leur échange : “Robert me dit : ‘C’est bon, tu es prêt à lire ton texte ?’” Puis de sa réponse : “Et moi je lui réponds : ‘Monsieur, pour être totalement honnête, je crois que je suis impressionné. En ce moment, je n’arrive pas à respirer. Si je pouvais juste avoir 60 secondes, sortir de la pièce et revenir, je serai prêt.’”

Redford lui propose de revenir le lendemain. Mais Hawke, épuisé par sa nuit blanche et peu désireux de prolonger l’attente, tient à passer son audition sur-le-champ. Une fois lancé, il retrouve ses moyens et convainc le réalisateur. Le rôle lui échappe malgré tout : Redford le trouve trop jeune. Il prend cependant le temps de lui dire pourquoi sa prestation l’a marqué.

“Je donne toujours une seconde chance aux acteurs. Je leur donne des notes et je les laisse essayer une dernière fois pour voir de quoi ils sont capables, mais tu as été parfait. Et tu vas avoir une belle carrière. Tu es trop jeune pour ce rôle, mais c’était un plaisir de te rencontrer.”

La prédiction s’est réalisée, et leur relation ne s’est pas arrêtée à cette audition. Hawke a fait une brève apparition dans Quiz Show, réalisé par Redford. En 1995, ce dernier a également choisi Before Sunrise, dans lequel Hawke partage l’affiche avec Julie Delpy, pour ouvrir le Festival de Sundance.

Ethan Hawke est reparti sans le rôle mais avec les encouragements de Robert Redford et le début d’une amitié durable.

Jane Fonda se confie sur son père, Henry Fonda

Derrière l’immense carrière d’Henry Fonda se cachait un homme plus difficile à cerner dans l'intimité. Pour sa fille, Jane Fonda, l'acteur était avant tout un père peu démonstratif, dont la relation compliquée a profondément marqué son enfance. Des années plus tard, l’actrice de 88 ans est revenue avec émotion sur deux souvenirs qui l'ont profondément bouleversé.

Fille de l’une des grandes figures du cinéma hollywoodien, Jane Fonda a grandi avec l'absence d'une mère (celle-ci s'est suicidée lorsque Jane avec douze ans) et d’un père qui avait beaucoup de mal à exprimer ses sentiments. Dans une interview relayée par le média Radio Mitre, celle qui s'en est récemment pris à Redford et Godard a repensé à deux souvenirs difficiles de son enfance.

Jane Fonda a confié : "Je ne l'ai vu pleurer que deux fois de toute ma vie." Deux moments, mais suffisamment marquants pour rester profondément gravés dans sa mémoire ! La première fois remonte au 12 avril 1945, le jour de la mort du 32e président des États-Unis, Franklin Roosevelt. À l'époque, Jane Fonda n'avait que huit ans. Son père était seul dans le jardin, appuyé contre un tuyau d'arrosage, ravagé par la tristesse en apprenant la disparition de celui qu'il avait soutenu dans les années 30.

Pour Jane Fonda, cette image d'un père vulnérable contrastait avec l'homme qu'elle connaissait habituellement à la maison. La seconde fois que son père s'est effondré a lieu quelques années plus tard, sur le tournage de La Maison du lac de Mark Rydell, sorti en 981). Ce film, où le père et la fille partagent l'affiche aux côtés de Katharine Hepburn, aborde les liens du sang parfois difficiles.

Consciente que ce sujet faisait écho à sa propre vie, Jane Fonda a décidé de crever l'abcès avec son père, lui avouant pour la toute première fois ce qu'elle ressentait au fond d'elle : "Je me suis excusée de ne pas avoir été une meilleure fille." À ces mots poignants, Henry Fonda a pleuré, et Jane Fonda s'est éclipsée.

Henri Fonda est décédé un an après la sortie au cinéma de La Maison du lac, soit en 82. Il avait 77 ans. Des confidences émouvantes quand on sait que le père et la fille n'ont finalement jamais eu l'occasion de partager une seconde fois l'écran.

24 septembre 2026

Lionel Richie contraint de suspendre sa tournée après une opération du cœur

Depuis fin juin, Lionel Richie connaît des problèmes de santé qui l’ont déjà contraint à interrompre un concert et en a reporté d’autres. Le 29 août, fatigué après un spectacle, le chanteur avait fait des examens de précaution à l’hôpital, avant de reprendre sa tournée avec le mythique groupe Earth, Wind & Fire.

Cependant, sans que son attaché de presse en indique la date, il a dû subir une intervention pour traiter une fibrillation auriculaire. Auprès de plusieurs médias, comme ABC News et Variety, le porte-parole s’est montré rassurant sur l’état de santé de la star de 77 ans.

Il a assuré que le chanteur de Hello « va très bien » et que « le médecin a dit que tout s’est parfaitement déroulé ».

Les trois prochains concerts du père de Nicole, Miles et Sofia Richie sont annulés, mais il devrait satisfaire ses fans et entamer sa résidence le 14 octobre à l’Encore Theater de Las Vegas, où il sera jusqu’en novembre pour ses spectacles King of Hearts.

La fibrillation auriculaire (ou fibrillation atriale) est le trouble du rythme cardiaque le plus courant. Il se manifeste par une sensation désagréable de palpitations. Les battements de cœur rapides et irréguliers sont dus à des signaux électriques désorganisés dans les oreillettes, comme l’explique le site d’Ameli.

Cette condition peut survenir « sans cause apparente », même si « le vieillissement et une prédisposition familiale en favorisent la survenue », en plus de certains facteurs comme l’obésité, des problèmes cardiaques préexistants ou maladies respiratoires et des habitudes de vie.

L’opération qu’a subie Lionel Ritchie, en dehors de toute urgence, est une ablation destinée à isoler ou détruire les zones du tissu cardiaque responsables des signaux électriques anarchiques. « Je dis toujours aux gens : le succès s’accompagne de sacrifices », avait déclaré Lionel Richie en 2025 dans le podcast Artist Friendly, comme l’avait repéré People. Mais pas celui de sa santé !