Entre 1998 et 2007, la trilogie Rush Hour a fait le bonheur des fans de films d'action et des acrobaties de Jackie Chan. Ce dernier faisait équipe avec Chris Tucker, au débit de parole aussi rapide qu'une mitraillette. Invité du Kelly Clarkson Show avec ses collègues de Karate Kid Legends, la star des arts martiaux a révélé une étonnante anecdote au sujet du tournage du premier film.
L'animatrice a interrogé Jackie Chan sur son apprentissage de l'anglais et le comédien a réagi du tac au tac. "Pendant tout le film, je ne comprenais rien à ce que disait Chris Tucker", lance-t-il avec un brin de malice.
"À chaque plan, ses dialogues étaient différents. Chaque scène, chaque prise, ses répliques étaient différentes", poursuit le comédien, qui avait beaucoup de mal à comprendre son homologue, spécialiste des improvisations.
"Je demandais à mon professeur de dialecte : Qu'est-ce qu'il a dit ? Il parle si vite !", confie Jackie Chan. Son expérience compliquée sur le tournage fait écho à la rencontre de son personnage, Lee, avec celui de Chris Tucker (Carter) dans le film. Le policier américain accueille son collègue chinois à Los Angeles et pense qu'il ne parle pas anglais.
"Est-ce que tu comprends les mots qui sortent de ma bouche ?", lui crie alors Carter, laissant Lee sans réaction, la fiction rejoignant la réalité. De plus, dans son autobiographie intitulée Ne jamais grandir, Jackie Chan a admis avoir eu beaucoup de mal à apprendre l'anglais. Il a également expliqué que la musique country l'avait aidé à comprendre la langue de Shakespeare, car les chansons sont lentes.
Par ailleurs, lors d'un entretien avec BuzzFeed, relayé par Variety, la star du cinéma d'action a évoqué son expérience sur la saga Rush Hour. Invité à classer la trilogie selon son ordre de préférence, il a d'abord botté en touche : "Je ne sais pas", a-t-il affirmé, avant de développer sa réponse.
"Vous savez quoi, le premier Rush Hour : peu d'argent, peu de temps. Nous l'avons tourné comme ça : Allez, go, go, go ! Le second : beaucoup d'argent, beaucoup de temps. Le troisième : trop d'argent, trop de temps. Trop d'argent ne sert à rien", a affirmé le comédien, réalisateur et coordinateur de cascades.
Cette réponse sibylline et maligne nous donne en filigrane le classement des Rush Hour pour Jackie Chan. Malgré un tournage compliqué, le premier reste son préféré, tourné avec des moyens limités, demandant ainsi plus de créativité et de rapidité.
Après le succès du premier film, tourner le deuxième épisode a été plus confortable, mais l'artiste a toujours été plus à l'aise sur des tournages plus modestes, la machinerie hollywoodienne ne lui convenant pas vraiment ; Rush Hour 2 prend donc la seconde place dans son coeur.
Quant à Rush Hour 3, Jackie Chan le place en dernière position car les moyens énormes mis à disposition du réalisateur Brett Ratner n'ont pas aidé à faire un meilleur film. C'est pourquoi il affirme que "trop d'argent ne sert à rien", sous-entendant que cela endort la créativité dans ce genre de production.
Les spectateurs ne s'y tromperont pas, ce 3ème opus étant le moins bien noté de la saga sur AlloCiné avec 2,2 sur 5. Par ailleurs, l'évaluation de Chan sur la trilogie Rush Hour concorde parfaitement avec le succès critique et commercial de chaque film.
Le premier volet, le film préféré de Chan, bénéficiait d'un budget de 35 millions de dollars et a engrangé 244 millions de billets verts à l'international en 1998. La suite de 2001, tournée pour 90 millions de dollars, a engrangé 347 millions de recettes mondiales.
Mais le troisième épisode de 2007 a connu une chute brutale avec 258 millions de dollars récoltés malgré un budget conséquent de 140 millions. En totalité, la trilogie a tout de même rapporté 849 millions de dollars dans le monde entre 1998 et 2007.