05 octobre 2026

Constance Zimmer révèle avoir lutté contre un cancer du sein

Constance Zimmer a profité d’Octobre Rose pour se jeter à l’eau et dévoiler la lutte qu’elle a menée en silence au cours des derniers mois contre le cancer du sein. L’actrice d’Unreal a publié sur Instagram un long post révélant les détails de son diagnostic, tombé en mars, et du traitement qui a suivi.

« Octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein et je n’ai jamais cru que je l’honorerais un jour avec ma propre histoire », a-t-elle écrit dans la légende d’images d’elle prises durant son traitement. « Le 13 mars, lorsque je n’étais pas chez moi, j’ai entendu mon docteur m’annoncer via Zoom : "Vous avez un carcinome canalaire in situ (CCIS), également appelé cancer du sein de stade 0." Le silence était assourdissant. »

La comédienne a tout de suite informé son mari, Russ Lamoureux, puis leur fille de 18 ans, Colette, à qui elle a souhaité annoncer la nouvelle « en personne ». Mais les consultations qui ont suivi « avec bien plus de docteurs » qu’elle ne l’aurait souhaité ont eu un « poids psychologique » très « lourd ». « J’avais l’impression que mes options étaient limitées et la plupart me suggéraient la solution la plus rapide pour retirer cette masse au plus vite, à savoir une mastectomie », a-t-elle raconté.

Heureusement, Constance Zimmer a trouvé une option qui lui correspondait mieux grâce à la spécialiste Kristi Funk : une tumorectomie. Cette chirurgie mammaire conservatrice consiste à retirer la tumeur et une petite quantité de tissus l’entourant afin de conserver la plus grande partie du sein, comme le précise le site de l’Institut national du cancer. « Il a fallu trois interventions chirurgicales - trois semaines d’affilée », a témoigné Constance Zimmer, « mais elle y est parvenue : elle a sauvé mon sein, et il a l’air en pleine forme ! »

En parallèle de cette épreuve, l’actrice a assuré la promotion de la première saison de Love Story, dans laquelle elle incarnait la mère de Carolyn Bessette-Kennedy, épouse de feu John Fitzgerald Kenndey Jr. « Pendant toute cette période, j’étais en pleine tournée promotionnelle très médiatisée pour Love Story, tout en gardant mon diagnostic et mon traitement secrets », a-t-elle révélé. « J’ai ensuite enchaîné mes opérations avec une radiothérapie, tout en célébrant ma nomination aux Emmy Awards. Des blouses d’hôpital au glamour des Emmy Awards, ça a été une sacrée aventure. »

Après cette aventure, Constance Zimmer a invité sa chirurgienne à participer à un épisode de son podcast Talk Fifty To Me, notamment pour sensibiliser à l’importance du dépistage. Aujourd’hui, l’actrice ne souffre plus du cancer et le « choc absolu et la peur » ont laissé place à la « joie absolue et la gratitude ».

Face aux difficultés rencontrées par l’aide humanitaire, Angelina Jolie partage un avant/après de Gaza

Les images valent parfois plus que les mots. C’est en tout cas le moyen choisi par Angelina Jolie pour expliquer « ce qui a été fait à Gaza » et la raison pour laquelle l’aide humanitaire doit pouvoir agir sans aucune restriction.

L’actrice, qui a longtemps œuvré en tant qu’ambassadrice des Nations Unies et envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a ainsi publié sur son compte Instagram un avant/après de Gaza. La première image montre Rafah en 2023, soit avant la réponse militaire israélienne à l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, et en 2026.

Elle a fait de même pour la ville de Khan Younès et d’un quartier de la ville de Gaza. Il s’agit d’images satellites provenant de Google Earth.

« Google Earth montre la destruction physique avec une extrême clarté. Ce que cela ne montre pas, c’est ce que signifie de vivre là-bas, ce qui est arrivé aux familles qui ont été tuées, et ce à quoi la vie ressemble pour ceux qui ont survécu », écrit-elle en légende.

Le but d’Angelina Jolie est d’alerter sur la nécessité d’apporter l’aide nécessaire à « 1,98 million, soit 94 % de la population de Gaza, qui a besoin d’un abri et de produits de première nécessité », et ce, « alors que l’hiver approche ».

« L’aide humanitaire doit atteindre ces civils à l’échelle nécessaire. Les hôpitaux ont besoin de fournitures médicales. Et les conditions qui permettent aux civils de reconstruire leurs maisons, leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs communautés doivent être créées », ajoute-t-elle. « Les destructions sont visibles. Les besoins sont identifiés. Ce qui importe désormais, c’est de savoir s’ils seront comblés. »

Depuis les représailles militaires d’Israël à Gaza après l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023, les organisations humanitaires dénoncent un blocage de l’acheminement de l’aide à la population palestinienne par Israël. Ce mois-ci encore, l’OMS a dénoncé le système d’autorisation mis en place par Israël pour les fournitures médicales et humanitaires. Israël, de son côté, explique empêcher la livraison de tout ce qui pourrait servir à un usage militaire par le Hamas.

Ingrid Chauvin révèle son véritable âge

Wikipédia aussi peut se tromper ! Samedi 3 octobre, Ingrid Chauvin a profité de ses 55 ans pour remettre un peu d’ordre dans son état civil. Car jusqu’ici, de nombreux sites, médias et fiches biographiques lui en donnaient seulement 53. Deux années de jeunesse virtuelle envolées en une publication Instagram.

« Je n’ai pas 53 ans », a annoncé l’interprète de Chloé Delcourt dans Demain nous appartient. La comédienne est donc née en 1971 et non en 1973, comme cela était encore indiqué sur Wikipédia et dans plusieurs articles.

Pas de gigantesque complot people derrière cette erreur. Ingrid Chauvin raconte que tout serait parti d’un journaliste au début de sa carrière. Très timide à l’époque, elle aurait simplement approuvé la mauvaise année de naissance qui lui était proposée.

Et puisqu’elle ne l’a ensuite jamais vraiment corrigée, 1973 s’est tranquillement installée dans le paysage pendant plus de trente ans. L’actrice reconnaît d’ailleurs avec humour que se voir attribuer deux années de moins ne lui déplaisait peut-être pas complètement à l’époque. Mais à 55 ans, fini de gratter sur la carte d’identité. Ingrid Chauvin assure que c’était « pile le bon moment » pour dire la vérité et explique n’avoir jamais été aussi à l’aise avec son âge. Une façon aussi, pour la comédienne, de rappeler la pression qui continue de peser sur les femmes lorsqu’il s’agit de vieillir.

Reste maintenant à mettre Internet à jour. Car la fausse année de naissance n’était pas confinée à un obscur fan-club des années 2000 : elle avait fini par être reprise un peu partout.

Ingrid Chauvin, elle, semble prendre ce petit correctif avec philosophie. Après plus de trente ans de carrière, la star de TF1 dit surtout mesurer la fidélité d’un public qui continue, chaque année, à lui souhaiter son anniversaire.

Et voilà donc Ingrid Chauvin soudainement vieillie de deux ans en quelques secondes. Pour une fois, ce n’est pas un filtre Instagram qui est responsable.

Ben Affleck assure que retrouver l’amour ne fait pas partie de ses priorités

Jennifer Lopez et Ben Affleck, divorcés depuis janvier 2025, semblent d’accord sur au moins un point : aucun des deux ne cherche l’amour. Comme une source proche de son ex-femme l’avait affirmé au mois de décembre dernier au sujet de la chanteuse et actrice, l’acteur de 54 ans affirme que rencontrer quelqu’un ne figure pas en haut de sa to-do list.

Alors quand Entertainment Tonight a évoqué, lors de la première de son film Animals à Los Angeles, les rumeurs selon lesquelles Ana Navarro, chroniqueuse de l’émission The View, aurait tenté de le mettre en couple avec Shakira, Ben Affleck a serré les dents.

C’est bien simple, l’acteur et réalisateur n’a jamais entendu les bruits qui courent. « Honnêtement, c’est d’abord par des gens comme vous que j’entends ce genre de conneries. Je n’ai jamais entendu ça de toute ma vie. Les gens racontent des ragots. On invente des histoires », a-t-il lâché, avant d’ajouter : « Je travaille beaucoup et je vois mes enfants. Je n’ai pas beaucoup de temps libre. Je ne cours pas les filles. Ce n’est tout simplement pas une grande priorité dans ma vie. »

Questionné sur sa vie sentimentale, le père de trois enfants a été clair : « Je suis bien, et je suis heureux. Je sais quelles sont mes priorités. On ne peut pas avoir deux choses qui soient les plus importantes dans sa vie. » Et pour lui, « ce sont les enfants ». « Voilà donc où j’en suis. Et puis il y a mon travail, que j’adore », a-t-il conclu.

Marié deux ans à Jennifer Lopez, l’acteur a aussi été uni à Jennifer Garner de 2005 à 2018. De cette relation sont nés Violet, 20 ans, Seraphina, 17 ans, et Samuel, 14 ans. Ben Affleck et Jennifer Lopez s’étaient déjà fiancés au début des années 2000, avant de se retrouver 20 ans après leur première rencontre.

A 73 ans, Jack Palance a stupéfait Hollywood en faisant des pompes sur la scène des Oscars !

Pour Jack Palance, cette soirée devait couronner une longue carrière. À 73 ans, l’une des grandes “gueule” du cinéma américain remportait enfin son premier Oscar. Une consécration tardive, dont il allait profiter pour rappeler à Hollywood qu’il avait encore de l’énergie à revendre.

Le 30 mars 1992, l’Académie distingue sa prestation dans La Vie, l’amour, les vaches. Récompensé dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle, le comédien s’apprête à transformer ses remerciements en l’un des grands souvenirs de la cérémonie.

Sortie en 1991, cette comédie entraîne trois amis à l’approche de la quarantaine dans une aventure bien éloignée de leur quotidien. En pleine remise en question, les personnages incarnés par Billy Crystal, Daniel Stern et Bruno Kirby partent accompagner un troupeau du Nouveau-Mexique au Colorado.

Le voyage les conduit à rencontrer Curly, un cow-boy peu bavard au caractère aussi rugueux que son apparence. Sous les traits de Palance, ce guide va profondément modifier leur manière d’envisager l’existence.

Le film, qui compte également une future vedette internationale parmi ses débutants, offre ainsi à l’acteur la reconnaissance qui lui avait échappé des décennies plus tôt. En effet, sa nomination pour L’Homme des vallées perdues n’avait alors pas débouché sur une victoire.

Sur scène, après avoir reçu sa statuette des mains de Whoopi Goldberg, Jack Palance ne s’en tient pas aux remerciements habituels. Il évoque les réticences des producteurs à engager des comédiens vieillissants et tourne en dérision leurs inquiétudes concernant leur condition physique.

Puis il quitte le micro, s’installe au sol et se met à faire des pompes sur un seul bras. La salle découvre que le septuagénaire possède encore de solides ressources ! Le site de l’Académie retient d’ailleurs cette démonstration parmi les moments mémorables de cette édition.

Le geste donne une tout autre portée à son intervention : ses capacités viennent répondre, avec humour, aux réserves qu’il vient d’évoquer. Difficile de trouver une manière plus spectaculaire de défendre sa place devant une salle remplie de professionnels du cinéma.

Aux commandes de la cérémonie, Billy Crystal saisit immédiatement l’occasion. Après avoir partagé l’affiche de La Vie, l’amour, les vaches avec Palance, il fait désormais de son exploit un sujet récurrent entre les remises de prix.

L’animateur lui prête des prouesses toujours plus extravagantes, allant jusqu’à imaginer un saut à l’élastique depuis le panneau Hollywood. Une plaisanterie, bien sûr, qui prolonge le plaisir de cette séquence inattendue.

Jack Palance était venu chercher une statuette. Avec quelques pompes, il avait aussi offert à la cérémonie un souvenir que des remerciements conventionnels auraient eu bien du mal à égaler.

Clint Eastwood : La Kermesse de l'Ouest l'a décidé à devenir réalisateur

À l’automne 1970, Clint Eastwood entreprend le tournage d’Un frisson dans la nuit, son premier long-métrage en tant que réalisateur. Pour l’acteur, prendre cette nouvelle responsabilité répond aussi à un besoin : pouvoir décider de la manière dont ses films sont tournés.

Les grosses productions auxquelles il vient de participer ont largement nourri cette aspiration. Entre Quand les aigles attaquent, De l’or pour les braves et surtout La Kermesse de l’Ouest, Eastwood a découvert combien les moyens considérables d’un studio pouvaient s’accompagner de complications. Le western musical de Joshua Logan lui en a donné une démonstration particulièrement éprouvante.

L’une des dernières déconvenues survient alors que les caméras ont cessé de tourner. Après des mois de travail, Joshua Logan voit son montage lui échapper. Le producteur Alan Jay Lerner reprend le film, que Paramount raccourcira également par la suite, comme le raconte Turner Classic Movies. Pour Clint Eastwood, les différentes versions ne parviennent pas à sauver le résultat.

Cette bataille autour du montage prolonge une production durant laquelle l’autorité du réalisateur a déjà été fragilisée. Son remplacement est envisagé en plein tournage, tandis que les tensions et les retards s’accumulent. Logan reste finalement à son poste, mais peine à mener à bien un projet devenu extrêmement lourd.

Eastwood retiendra notamment de cette expérience l’importance de garder la maîtrise de ses choix artistiques. Pour comprendre son exaspération, il faut revenir à l’ampleur du chantier lancé pour cette adaptation d’une comédie musicale de Broadway.

À la fin des années 1960, les studios espèrent encore attirer les foules avec de vastes spectacles réunissant des vedettes. La Kermesse de l’Ouest s’inscrit pleinement dans cette logique : aux côtés d’Eastwood figurent Lee Marvin et Jean Seberg, dans un western où les personnages poussent régulièrement la chansonnette.

Pour accueillir leurs aventures, une ville de chercheurs d’or est construite dans l’Oregon. Selon les archives de l’American Film Institute, ce décor nécessite sept mois de travaux et coûte environ 2,4 millions de dollars. L’éloignement du site complique ensuite les déplacements de l’équipe et ajoute aux contraintes quotidiennes.

La production doit aussi composer avec une météo défavorable, puis poursuivre les prises de vues à Hollywood. Commencé en juin 1968, le tournage ne s’achève qu’au début du mois de décembre. Les dépenses atteignent finalement environ 20 millions de dollars, une somme colossale pour l’époque.

Le prestige de la distribution ne facilite pas les choses non plus. Aucun des trois interprètes principaux n’est un chanteur professionnel. Eastwood et Marvin chantent eux-mêmes leurs chansons, tandis que la voix chantée de Seberg est finalement remplacée. La consommation d’alcool de Marvin perturbe également le travail et oblige à recommencer certaines prises.

À ces difficultés s’ajoute une histoire personnelle : Eastwood et Seberg entament une liaison pendant le tournage. Leur relation s’achève douloureusement pour l’actrice, comme on vous le raconte dans cet article consacré à leurs rapports.

À sa sortie, le film ne rapporte pas suffisamment pour absorber ses dépenses. Pour Joshua Logan, dont il restera le dernier long-métrage, l’aventure se termine sur un revers. Clint Eastwood, lui, transforme cette déception en motivation : il veut désormais pouvoir organiser ses tournages et défendre ses décisions.

Après Un frisson dans la nuit, sorti en 1971, il revient au western comme réalisateur avec L’Homme des hautes plaines. La Kermesse de l’Ouest occupe ainsi une place singulière dans son parcours : celle d’un film dont les difficultés ont contribué à préciser ses ambitions derrière la caméra.

Marshals : disponible aujourd'hui sur Paramount+ : le spin-off d'action western dérivé de Yellowstone passe à la vitesse supérieure avec 18 épisodes pour sa saison 2

Kayce Dutton (Luke Grimes) est déjà de retour ! Alors que la première saison de Marshals a fait ses débuts en mars dernier sur Paramount+, voilà que la saison 2 du spin-off de Yellowstone nous parvient déjà. Dans cette nouvelle saison, l’ancien Navy SEAL devenu US Marshal va devoir faire face à de nouveaux défis, et notamment l’enlèvement de son fils (qui clôturait le final de la saison 1).

Mais ce n’est pas tout, puisqu’il a déjà été confirmé que ces nouveaux épisodes entretiendront des liens plus étroits avec l’univers Yellowstone. La présence de Jimmy, le cowboy incarné par Jefferson White, a d’ores et déjà été confirmée. Et de nombreux fans espèrent encore voir un crossover avec l’autre spin-off Dutton Ranch.

Le succès de la première saison de Marshals a été mitigé. Si la série a battu des records d’audience sur CBS, le programme a en revanche eu beaucoup de mal à convaincre les fans de Yellowstone. Nombreux ont été à reprocher à la série son format (un procédural d’action), mais également l’écriture de ses personnages secondaires, entre stéréotypes et manque d’épaisseur.

Le choix de faire disparaître le personnage de Monica Dutton (Kelsey Asbille) a également été vivement critiqué. La fin de Yellowstone voyait Kayce et Monica démarrer un nouveau chapitre heureux. En privant les fans de cet happy end, mais surtout en faisant disparaître le personnage hors écran (il est dit qu’elle a succombé à un cancer), Marshals s’est mis à dos une grosse partie de la communauté Yellowstone…

La saison 2 n’arrive donc pas en terrain totalement conquis. Ses nouveaux épisodes devront donc trouver le moyen de renouer avec ce qui a fait le succès de Yellowstone, tout en parvenant à donner plus de sens à son intrigue et de profondeur à ses protagonistes. Et il n’est pas certain que des caméos ou clins d’œil appuyés à la série originale suffisent pour donner plus d’intérêt au programme.

Les fans de Yellowstone, et dans une moindre mesure ceux de Marshals, ont rendez-vous dès aujourd’hui pour retrouver chaque semaine les épisodes de la saison 2 sur Paramount+.

L'Espèce explosive : Alexis Manenti et Ella Rumpf font équipe dans cette comédie policière

 Dans la campagne du Nord-Est de la France, les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun (Jean-Louis Coulloc’h), céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda (Alexis Manenti), un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane (Ella Rumpf), la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?

Pour son premier long-métrage, présenté à la Quinzaine des cinéastes lors de la dernière édition du Festival de Cannes, Sarah Arnold propose une aventure rocambolesque dans la campagne française, portée par des personnages d’une grande sensibilité. Derrière une enquête aussi loufoque que mouvementée, L’Espèce explosive retrace en réalité l’histoire d’un conflit entre agriculteurs et chasseurs, sur fond d’invasion de sangliers. Sarah Arnold a ainsi souhaité “partir d’un contexte local pour évoquer une problématique plus globale, qui serait celle du profit d’une minorité privilégiée, au détriment d’une majorité plus modeste. Le projet n’était donc pas de faire un film sur la chasse, mais d’évoquer les mécaniques de pouvoir et de prédation économique qui sous-tendent nos sociétés contemporaines”.

Pour donner corps à cette réflexion, la réalisatrice s’appuie avant tout sur une galerie de personnages sensibles, originaux, et profondément attachants. Fulda, gendarme corse fraîchement arrivé dans cette nouvelle brigade est très vite apparu dans le projet de Sarah Arnold. “J’aimais l’idée d’un gendarme romantique, désarmé par une peine de cœur. Un gardien de l’ordre en désordre, aussi intelligent et intuitif que borderline et à côté de ses pompes”, explique-t-elle. Dès lors, Alexis Manenti s’est imposé pour interpréter cet antihéros sincère et touchant. Récompensé du César du meilleur jeune espoir masculin pour son rôle de policier dans Les Misérables en 2020, l’acteur s’impose ici, animé par un désir de justice et un goût pour la remise en question de l’autorité. Il explique ainsi : “Lorsque j’ai lu ce scénario, j’étais emballé et j’ai tout fait pour convaincre Sarah que ce rôle était pour moi : je suis corse, le désir de justice m’habite ; j’ai joué des policiers, et cela me plaisait de moquer une autorité que j’avais représentée à l’écran”.

Alexis Manenti donne ainsi la réplique à Ella Rumpf, qui incarne une psychologue nouvellement arrivée pour aider et soutenir les gendarmes dans leur lieu de travail. Avec ce projet, Sarah Arnold propose une œuvre peuplée d’hommes, au milieu desquels gravite Stéphane, une femme catapultée au sein de cette communauté de gendarmes, de chasseurs et d’agriculteurs. Ella Rumpf – lauréate du César du meilleur jeune espoir féminin pour Le Théorème de Marguerite en 2024 – incarne à merveille cette femme sensible et puissante, pleine de réparties, venue bousculer le quotidien de ces gendarmes.

Face à eux, Vincent Dedienne, connu pour ses performances théâtrales et ses rôles dans des comédies – La Flamme, Je ne suis pas un héros – campe un gendarme macho, qui tente tant bien que mal de rassurer sa masculinité. “J’avais en tête que Victor était empêtré dans sa virilité bête et gentille – c’est un gendarme qui n’abuse pas de son pouvoir”, souligne l’acteur.

Autour de ce trio gravitent Bertrand Belin, Jean-Louis Coulloc’h, Xavier de Guillebon ou encore Pascal Rénéric, qui s’illustrent à leur tour dans ce long-métrage sensible et décalé. Sarah Arnold offre ainsi une galerie de personnages aussi uniques qu’attachants, qui lui permettent de questionner les rapports de genre avec originalité, tout en s’appuyant sur des acteurs capables de donner à chacun une véritable épaisseur.

Si L’Espèce explosive séduit par ses personnages, sa liberté de ton contribue tout autant à son charme. À travers L’Espèce explosive, Sarah Arnold mélange les genres à merveille, passant du tragique au grotesque, puis à la comédie et même à la romcom, expliquant : “J’avais envie d’une comédie romantique aux faux airs de polar et de film de genre”. Dès lors, le long-métrage se teinte de multiples facettes, à l’image du sanglier lui-même, dont les nombreuses représentations irriguent L’Espèce explosive. Sarah Arnold entretient le lien entre les deux espèces – humaine et animale – expliquant voir à travers le sanglier la représentation du désir, ainsi que la fronde désobéissante de ceux qui s’insurgent, mais aussi de tout ce qui nous échappe et qu’on échoue à contenir.

Dès lors, les sangliers jouent un rôle majeur dans L’Espèce explosive, mammifères aussi bruts qu’imprévisibles. La cinéaste précise avoir choisi ce parallèle avec son long-métrage : “Je voulais que [le film] file comme un sanglier, qu’il zigzague, qu’il soit hirsute, qu’il ne soit pas forcément élégant. Un sanglier, ça sent fort, ça peut être beau et moche à la fois. C’est un animal drolatique, grossier par le bruit qu’il fait ; il est vaillant, courageux et n’a pas peur de mourir. Le sanglier est incontrôlable. Et moi, c’est être incontrôlables que je nous souhaite, à nous, êtres humains”.

À l’image de cet animal indomptable, L’Espèce explosive apparaît ainsi comme un long-métrage punk, qui caricature les travers de la société tout en refusant de se laisser enfermer dans une seule tonalité. Sarah Arnold questionne les règles et la possibilité de les suivre ou non, avec des personnages anticonformistes et antiautoritaires. En effet, L'Espèce explosive invite à ne pas se conformer à la norme, et rappelle qu’il est possible de désobéir pour défendre la pluralité des individualités. Comme Vincent Dedienne le précise, “ce film n’est pas en colère, mais en révolte. La différence, c’est que la révolte laisse la place à la fantaisie, à la lumière, à l’humour, à la comédie, et que tout y participe”. Dès lors, L’Espèce explosive permet de donner la parole à celles et ceux qui se sentent en marge de la société, “qui n’arrivent plus à comprendre ce monde perverti par la compromission, l’aveuglement, la corruption ; où sourire, faire bonne figure ou cultiver son bien-être sont devenus une injonction”, soutient Alexis Manenti.

Cette liberté de ton se retrouve jusque dans l’écriture, L’Espèce explosive se distinguant par l’élégance de ses dialogues mordants et leur dimension jubilatoire. Dans le processus d’écriture, Sarah Arnold explique avoir écrit les dialogues avec “le plaisir des mots et du rythme, sans chercher le réalisme, mais plutôt la volonté de faire en sorte que ça claque et que ça crépite”. Certaines scènes, notamment celles de psy, ont ainsi été pensées comme de véritables rings, où féminité et masculinité s’affrontent. Une manière de prolonger l’exploration des rapports de genre tout en offrant des échanges qui résonnent et dont on se souvient longtemps. À travers ces dialogues semble filtrer l’inconscient des personnages. Les acteurs ont d’ailleurs pu improviser à partir de ces répliques savoureuses, dans une volonté assumée de s’éloigner du naturalisme. L’Espèce explosive apparaît ainsi comme un film sur ce qu’on dissimule, mais aussi sur ce qu’on laisse échapper malgré soi.

Décalé, audacieux, libre et drôle, L’Espèce explosive conte un récit social et sensible. Un long-métrage aussi punk que profondément humain, qui joue avec les codes, les genres et les normes pour mieux les faire voler en éclat, à découvrir dès le 7 octobre au cinéma.

Netflix et Disney+ : bientôt un rapprochement entre les deux géants du streaming

C’est un mouvement suffisamment rare pour être signalé. À l’ère du streaming, les plateformes ont pour pratique de garder pour elles l’exclusivité de leurs contenus. C’est notamment le cas de Disney+, qui propose l’intégralité de ses films et séries Pixar, Marvel (hors coproductions avec Sony), Star Wars, sans oublier bien sûr les productions de son studio d’animation.

Et pourtant, la plateforme vient de conclure un accord de diffusion avec Netflix, visant à partager les droits de diffusion de certains de ses programmes. Ceci concerne notamment la série Percy Jackson et les Olympiens, dont les deux premières saisons sont actuellement disponibles. Mais également des films plus anciens, comme les cinq films de la saga L’Âge de glace (dont le sixième volet sort prochainement au cinéma).

Selon nos confrères de Variety, cet accord est avant tout l’occasion pour Disney de promouvoir ses contenus auprès des abonnés de son concurrent. Avec plus de 325 millions d’utilisateurs à travers le monde, Netflix est de loin le numéro 1 sur le marché du streaming. En partageant certains de ses contenus, Disney espère pouvoir attirer dans ses rangs une toute nouvelle clientèle, et notamment un public familial.

Une première vague de programmes arrivera sur Netflix dès ce dimanche 11 octobre. D’autres productions arriveront d’ici la fin d’année et début 2027 ; ceci concerne notamment les films Soul, Elio et Raya et le Dernier dragon, ainsi que les séries Tracker (le 26 février 2027) et Will Trent (dès le 3 novembre). Aucune information concernant de potentielles arrivées de productions Marvel (ce qui ferait sens avant la sortie de Doomsday) ou Star Wars sur la plateforme.

: Kurt Russell refuse de rejouer le héros de New York 1997

Près d’un demi-siècle après sa première apparition, Snake Plissken reste l’un des personnages phares de la carrière de Kurt Russell. Incarné à deux reprises — la première fois dans New York 1997 en 1981 et la seconde dans Los Angeles 2013 en 1996 — ce rôle mythique imaginé par John Carpenter mériterait bien un come-back. Pourtant, malgré l'attachement du public, l'acteur ne semble pas prêt à céder à la tentation, et encore moins à n'importe quel prix.

Souvenez-vous, dans New York 1997, Carpenter nous présente une Manhattan transformée en gigantesque prison dont les détenus sont livrés à eux-mêmes. Lorsque le président des États-Unis s’écrase sur l’île à bord de son avion, un homme est chargé d'aller le récupérer. Il s'agit de Snake Plissken ! Gros bras, cache-œil, marcel noir, tatouage de cobra sur l'abdomen et attitude nonchalante, impossible de l'oublier.

D'ailleurs, Kurt Russell a lui-même longtemps affiché une certaine réserve à l'idée de reprendre ce rôle. Mais la seule condition pour qu'il renfile son bandeau, c'était que John Carpenter soit de la partie. Dans les colonnes de Far Out Magazine, l'acteur a confié qu'aucun autre cinéaste n'est vraiment légitime à s'attaquer à la saga : "Si ce n'est pas écrit par John. Ça ne sonne pas juste."

À cela, l'acteur américain âgé de 75 ans et qui considère Les Huit salopards comme l'un de ses plus grands films s'est montré encore plus ferme, précisant : "Je n'étais pas intéressé par une exploitation financière d'un projet que nous avions créé, ou que j'avais créé en termes de personnage."

Kurt Russell est donc assez fermé à l'idée de reprendre son personnage culte à l'écran. Si cela devait se faire, alors, ce serait sur des projets qui en valent vraiment la peine, comme il l'a confié : "Faisons quelque chose de nouveau. Faisons quelque chose d'original", tout en proposant de se glisser dans la peau d'un nouvel héros : "Créons un autre personnage iconique plutôt que de nous demander : 'Que peut-on exploiter de ce personnage iconique ?'"

À l'heure actuelle, il y a donc plus de chances que Kurt Russell décroche un nouveau rôle plutôt qu'il se retrouve, trente ans après Los Angeles 2013, dans la peau de Snake Plissken ! Voilà qui devrait mettre fin aux espoirs...