Cinq heures du matin, un inconnu dans la maison et une obsession pour Jennifer Lopez : Benoît Poelvoorde a vécu un réveil digne d'un thriller. Invité avec Kad Merad dans les colonnes de Télé Star pour la sortie de Fausse note, en salles depuis le 7 octobre, l'acteur belge a raconté l'intrusion d'un homme chez lui, qui l'attendait tranquillement au pied de l'escalier.
Interné après l'intervention de la police, l'intrus est pourtant revenu quelque temps plus tard pour tout casser à nouveau. Une anecdote qui fait écho au rôle de fan inquiétant tenu par Kad Merad dans le film d'Alexandre Arcady.
La question portait sur les fans au comportement étrange, comme celui qu'incarne Kad Merad dans Fausse note. Benoît Poelvoorde n'a pas eu besoin de chercher bien loin. "Quelqu'un est entré par effraction chez moi, a bouffé et m'attendait au pied de l'escalier", a-t-il raconté à Télé Star. L'homme, persuadé d'être attendu, répétait en boucle une phrase pour le moins déroutante : "Toi et Jennifer Lopez, vous saviez que j'allais venir !".
C'est donc au petit matin que le comédien a dû faire face à cet étrange visiteur. "À 5 heures du matin, j'ai dû gérer le gars. Les flics se sont déplacés et il a été interné", poursuit-il. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. "Et puis, il est ressorti et il est revenu. Il m'a tout recassé !", lâche l'acteur de C'est arrivé près de chez vous, avant de conclure, cash : "J'en ai eu des tarés !".
D'autres admirateurs, moins menaçants mais tout aussi envahissants, sont même allés jusqu'à accrocher des sous-vêtements devant chez lui. Pas de quoi entamer l'humour de l'acteur belge de 62 ans, qui reconnaît avoir souvent prêté ses traits aux méchants de cinéma. "J'ai une gueule de traître ! Si je peux me permettre, on a plus de boulot en ayant une gueule de traître !", plaisante-t-il.
Kad Merad, lui, a vécu une mésaventure moins violente, mais tout aussi troublante. "Moi, un sosie a sonné au domicile de mes parents ! Ils sont tellement gentils qu'ils ne se méfient pas. Ils n'ont pas osé le contrarier. Ça fait flipper !", raconte-t-il. Et ce n'est pas un cas isolé. "Souvent, des types m'abordent en me disant qu'ils sont mon portrait craché. Je n'ai jamais osé les contredire !", s'amuse l'acteur, couronné du César du meilleur acteur dans un second rôle en 2007 pour Je vais bien, ne t'en fais pas.
Dans Fausse note, adapté d'une pièce à succès, les deux amis se retrouvent treize ans après Le Grand Méchant Loup, sorti en 2013. Benoît Poelvoorde y campe un chef d'orchestre cynique et froid, harcelé par le fan inquiétant qu'incarne Kad Merad. Les retrouvailles se sont faites dans le bureau du réalisateur Alexandre Arcady, autour de la toute première lecture du scénario, et Kad Merad a aussitôt détendu l'atmosphère avec une vanne : "Ça sent pas le festival de l'Alpe d'Huez, ce film !". Un humour qui a soulagé son partenaire, qui décrit un réalisateur "au taquet, très stressé".
Sur le tournage, les deux acteurs n'ont pas eu besoin de rituel pour plonger dans la noirceur du sujet. "On est capable de désamorcer la noirceur avant la prise en déconnant", assure Benoît Poelvoorde. Leur devise tient d'ailleurs en une phrase, signée Kad Merad : "Nous sommes des acteurs, restons des clowns".








