Charlene de Monaco a plusieurs cordes à son arc. Avant de devenir l’épouse d’Albert de Monaco, elle était une athlète de haut niveau. Très jeune, elle s’est passionnée pour la natation et, à l’âge de 16 ans, elle a abandonné ses études pour se consacrer à ce sport. Deux ans plus tard, elle a remporté les championnats juniors d’Afrique du Sud avant de faire partie de l’équipe qui a représenté son pays lors des Jeux Olympiques de Sydney. Toutefois, la carrière de Charlene de Monaco a pris fin en 2007 à la suite d'une blessure à l’épaule. Dans les colonnes de L’Equipe ce dimanche 15 mars, elle a accepté de faire quelques confidences à ce sujet. “Enfant, je me suis essayée à la gym, puis à l’équitation où je me suis cassé le bras. Je me sentais bien dans l’élément eau. J’avais un peu de talent mais j’ai dû beaucoup travailler”, s’est-elle d’abord souvenue.
Charlene de Monaco évoque ensuite une petite fille qui voulait réaliser ce rêve depuis son plus jeune âge. “À 11 ans, je rêvais de Jeux Olympiques, papa m’a prévenu : 'cela va demander d’énormes sacrifices pour toute la famille'. La piscine se trouvait à plus de quarante-cinq minutes de route. Trois heures et demie de trajets quotidiens”, a-t-elle confié avant de poursuivre : “Mes parents se relaient pour me conduire”. Toutefois, l’épouse du prince Albert a pu compter sur ses proches pour être un véritable soutien et elle reconnaît que ce n’était pas toujours évident. “Je me mettais beaucoup de pression. Impossible de se dire 'je n’ai pas envie d’aller m’entraîner'. Nous nous levons à 4h. Dès 5h du matin, j’étais dans l’eau pour nager. Je nageais jusqu’à 6h50. Puis il a fallu sauter dans la voiture pour arriver à l’école à l’heure”, poursuit Charlène de Monaco.
La natation était une véritable passion pour Charlène de Monaco même si elle reconnaît que cela n'était pas toujours évident pour elle. “En cours jusqu’à 14h, un repas dans la voiture avant du renforcement musculaire ou du travail avec des élastiques. Et la piscine, encore, de 16h à 18h”, précise-t-elle. Des entraînements qui étaient nécessaires pour la suite de sa carrière. “Toujours dans l’eau froide, avant d’être à la maison vers 19h. Je faisais mes devoirs, je dînais et j’allais dormir. Et le lendemain, on recommençait”, indique la mère de Jacques et Gabriella. Si cela a été bénéfique pour les nombreux prix qu’elle a remportés, Charlene de Monaco met en avant le fait qu’elle a dû sacrifier beaucoup d’années de sa jeunesse pour vivre de sa passion.
Charlene de Monaco a sacrifié plusieurs années de sa vie mais cela lui a permis d’être sélectionnée en équipe nationale. Un souvenir qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. “Représenter son pays est une immense responsabilité, vous ne nagez plus seulement pour vous-même”, a-t-elle fait savoir avant d’évoquer sa qualification pour les Jeux Olympiques de Sydney en 2000. “En entendant mon nom au micro dans le brouhaha du bassin… Mon Dieu, mon rêve devenait réalité. C’était comme une victoire”, s’est-elle souvenue. Toutefois, le rêve s’est terminé lorsqu’elle ne s'est pas qualifiée pour les Jeux d'Athènes en 2004. “Quatre années de travail envolées alors que ça devait être le sommet de ma carrière. Du jour au lendemain, j’ai tout arrêté”, a-t-elle affirmé, précisant que cette absence lui a fait perdre l'intégralité de ses sponsors. Depuis, Charlene de Monaco se consacre pleinement à ses enfants et aux causes qui lui tiennent à coeur.
Après avoir passé de nombreuses années dans les bassins, Charlene de Monaco n’a pas hésité à s’intéresser à d’autres sports, et notamment au rugby. Un sport qu’elle qualifie de "religion, dans le sens où il rassemble les êtres". La princesse précise par la suite que cela a toujours fait partie de son quotidien, notamment puisque, durant sa jeunesse, son "seul moment de détente, c’était le samedi après-midi pour le rugby avec papa". L’occasion pour Charlène de Monaco de revenir sur des moments qui sont gravés dans sa mémoire. "Au Zimbabwe, où je suis née, mon père jouait ouvreur. Son entraîneur était Ian McIntosh, qui est devenu coach des Springboks. Nous allions le voir jouer et, à l’issue des matchs, avec tous les enfants de joueurs, nous jouions sur le terrain pieds nus. C’était un moment de communion entre ces familles de fermiers", a-t-elle affirmé avant de poursuivre : "Je supportais les Sharks en secret. Mon père était fan des Bulls".
Pour rappel, le tournoi de la Sainte-Dévote va se dérouler les 20 et 21 mars prochains, quelques jours seulement après avoir assisté à une soirée placée sous le signe de la solidarité. C’est au Four Seasons Hôtel George V, à Paris, que le rendez-vous était donné pour récolter des fonds afin de venir en aide aux joueurs de rugby en difficulté. Une soirée que Charlene de Monaco, en tant que Présidente de la Fédération Monégasque de Rugby ne pouvait pas manquer, et elle y était présente avec son époux.