01 juin 2026

Empire du soleil : après avoir tourné pour Steven Spielberg, Christian Bale a failli tout plaquer

 Difficile aujourd’hui d’imaginer Hollywood sans Christian Bale. L’acteur s’est imposé au fil des années comme l’un des interprètes les plus investis de sa génération, multipliant les rôles marquants et les métamorphoses physiques impressionnantes. Pourtant, sa carrière aurait pu s’interrompre avant même d’avoir réellement commencé.

Alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, le comédien a traversé une expérience qui l’a profondément bouleversé au point d’envisager de tourner définitivement le dos au métier d’acteur.

Bien avant de devenir une star internationale, Christian Bale décroche à seulement 13 ans le premier grand rôle de sa carrière dans L’Empire du soleil, film historique mis en scène par Steven Spielberg. Le long-métrage suit le parcours d’un jeune Britannique installé à Shanghai, brutalement confronté à la guerre après avoir été séparé de sa famille.

Pour un acteur aussi jeune, le défi est immense. Le film est salué par la critique et reçoit également un accueil enthousiaste du public, ouvrant théoriquement à Bale les portes d’une carrière prometteuse. Mais derrière cette réussite se cache une réalité beaucoup plus complexe.

La notoriété soudaine, le rythme d’un tournage ambitieux et l’exposition médiatique ont laissé une empreinte difficile sur le jeune acteur.

Interrogé des années plus tard par le média The Talks sur l’influence de Steven Spielberg dans sa vocation, Christian Bale a livré une réponse inattendue.

“Il a fait l’inverse. Il m’a fait me dire : ‘Je ne veux plus jamais faire ça’. Je ne lui en veux pas à lui personnellement, j’ai passé un moment merveilleux avec lui. Mais vivre cette expérience à un si jeune âge, je ne le recommande à personne.”

Loin d’accuser le réalisateur, l’acteur évoque surtout les conséquences d’une immersion trop précoce dans une industrie pensée pour les adultes.

Avec le recul, Christian Bale estime qu’un adolescent ne devrait pas être confronté aussi tôt aux exigences du métier.

“Quand vous avez 13 ans, vous êtes un adolescent. Vous devriez être totalement anonyme. Je pense que ce n’est vraiment pas bien pour les enfants de se retrouver au sein d’une profession si adulte à un si jeune âge. Peu importe combien vous vous amusez, vous finirez par avoir des responsabilités que vous ne devriez pas avoir à cet âge-là. Donc, cette expérience m’a fait penser que je ne voulais pas être acteur. Je n’ai d'ailleurs pas vraiment tourné pendant quelques années.”

Après L’Empire du soleil, il prend effectivement ses distances avec les plateaux. Durant plusieurs années, l’idée de poursuivre une carrière au cinéma ne fait plus partie de ses priorités.

Le retour de Christian Bale au cinéma ne s’est pas fait immédiatement. Avec le temps, c’est toutefois son envie de création qui finit par le convaincre de revenir.

“Faire quelque chose de créatif”, a déclaré le comédien quant à ses motivations de revenir sur le devant de la scène. “Quand les choses se passent bien et que vous appréciez le processus, c'est un moment d’euphorie et vous voulez simplement continuer à le faire.”

Une décision qui a changé le cours de sa carrière – et probablement celui du cinéma contemporain. Sans ce retour, le public n’aurait peut-être jamais découvert ses performances devenues cultes dans American Psycho, The Machinist ou encore la trilogie The Dark Knight.

Après une année 2022 particulièrement chargée avec Thor: Love and Thunder, Amsterdam et The Pale Blue Eye, Christian Bale a également participé à la version anglophone du film d’animation Le Garçon et le Héron de Hayao Miyazaki en prêtant sa voix à Shoichi Maki en 2023.

L’acteur reste aujourd’hui très demandé. Cette année, il est notamment apparu dans The Bride! de Maggie Gyllenhaal, nouvelle variation autour de la mariée de Frankenstein avec Jessie Buckley et Jake Gyllenhaal au casting. On le retrouvera bientôt dans Madden, biopic consacré à John Madden réalisé par David O. Russell, avec Nicolas Cage et Kathryn Hahn – dont le premier teaser est à découvrir ci-dessous.

Marcia Lucas est morte à l'âge de 80 ans

 Marcia Lucas, née Marcia Lou Griffin en 1945, est décédée le 27 mai 2026 des suites d'un cancer, ont annoncé les médias américains. Epouse du réalisateur George Lucas de 1969 à 1983, elle était âgée de 80 ans. L'artiste avait notamment remporté l'Oscar du meilleur montage en 1978 pour Star Wars : Un Nouvel espoir.

Marcia Lucas avait aussi été nommée pour son travail de monteuse sur American Graffiti en 1974, mis en scène par son mari George Lucas. "Marcia était une force de la nature. Véritable pionnière pour les femmes dans le cinéma et l'une des monteuses les plus influentes de l'histoire du septième art, elle a contribué à redéfinir le montage et a ouvert la voie à des générations de femmes", a souligné l'avocate de sa famille, Deidre Von Rock, dans un communiqué.

Lucasfilm a également réagi dans un communiqué : "Lucasfilm a appris avec une profonde tristesse le décès de Marcia Lucas. Cette femme de 80 ans était l'une des trois monteuses à avoir remporté un Oscar pour Star Wars : Un Nouvel espoir en 1977." La déclaration comprenait également une citation de Marcia.

"J’adore le montage vidéo. J’ai un don inné pour sublimer un bon matériel et pour rendre acceptable un mauvais matériel", avait déclaré la monteuse. "Lucasfilm se joint à la communauté cinématographique mondiale pour pleurer la disparition de Marcia Lucas", a conclu la célèbre firme créé par le papa de Star Wars.

Marcia Lucas fait ses premiers pas au cinéma comme monteuse sur American Graffiti, le film culte réalisé en 1973 par George Lucas, qu’elle a épousé en 1969. Cette comédie dramatique au ton nostalgique raconte la dernière nuit des vacances d’été d’un groupe de jeunes diplômés du lycée, à un moment charnière où chacun s’apprête à suivre sa propre voie. Le film réunit notamment Ron Howard, ainsi qu’une jeune génération d’acteurs promis à une belle carrière, dont Richard Dreyfuss, Cindy Williams et Mackenzie Phillips.

Le succès au box-office d'American Graffiti, que l'on doit en partie au travail de Marcia, a permis à George Lucas de financer son projet suivant : Star Wars, le film qui allait profondément transformer l’industrie hollywoodienne. À sa sortie en 1977, Un Nouvel espoir devient un phénomène culturel sans précédent.

Ce space opera porté par Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrison Ford pulvérise les records au box-office et contribue à installer durablement l’ère des blockbusters, amorcée deux ans plus tôt par Les Dents de la mer. Pour leur travail sur le montage, Marcia Lucas, Paul Hirsch et Richard Chew remportent l’Oscar du meilleur montage, l’une des six statuettes décrochées par le film cette année-là.

Leur contribution a participé au succès durable de Star Wars, aujourd’hui considéré comme l’un des films les plus influents et populaires de l’histoire du cinéma, à l’origine d’une franchise mondiale extrêmement lucrative.

Avant de devenir monteuse, Marcia Lucas a travaillé comme bibliothécaire spécialisée dans le cinéma. Après American Graffiti, elle participe au montage d’Alice n'est plus ici (1974), le drame de Martin Scorsese avec Ellen Burstyn et Kris Kristofferson. Elle retrouve ensuite George Lucas pour Star Wars, avant de contribuer quelques années plus tard au montage du Retour du Jedi, troisième et dernier épisode de la trilogie originale, sorti en 1983.

Parmi les autres temps forts de sa carrière, on peut citer son poste de superviseuse du montage sur Taxi Driver (1976), le classique de Martin Scorsese avec Robert De Niro, puis sur New York, New York (1977), qui réunissait De Niro et Liza Minnelli. En effet, avant de se faire connaître grâce à American Graffiti, elle avait déjà acquis une solide expérience comme assistante monteuse.

Marcia Lucas a aussi travaillé sur Votez McKay (1972), avec Robert Redford, ainsi que sur THX 1138 (1971), le premier long métrage de George Lucas. Elle a également participé au drame Les Gens de la pluie (1969) de Francis Ford Coppola et à Objectif vérité (1969) de Haskell Wexler, contribuant ainsi à plusieurs films marquants du cinéma américain de la fin des années 1960 et du début des années 1970.

Marcia Lucas laisse derrière elle ses filles, Amanda Lucas et Amy Soper, ainsi que ses trois petits-enfants : Felix Hallikainen, Aeliana Hallikainen et Knox Soper. L'artiste laisse également dans le deuil Sarah Dyer et Jon Taylor, qu’elle considérait comme des membres de sa famille. Marcia et George Lucas avaient divorcé en 1983.

Mort à 93 ans du réalisateur Jean-Michel Barjol

Le réalisateur français Jean-Michel Barjol s'est éteint le 26 mai dernier à 93 ans. Depuis ses débuts avec le court métrage Nadia en 1963, on lui devait cinq longs métrages, dont La Peau dure (1969), La Tour sans venin (1965, inspiré par A bout de souffle) ou What a Flash !, présenté à la section Semaine de la critique du Festival de Venise 1972.

Sa famille a fait suivre ce communiqué :

"Avec sa disparition s’éteint l’une des voix les plus singulières et indépendantes du cinéma français. Réalisateur, scénariste, producteur, documentariste et homme de théâtre, Jean-Michel Barjol a consacré sa vie à filmer les êtres humains, leurs rêves, leurs combats, leurs fragilités et leur dignité.

"Né à Marseille, il connaît très tôt les épreuves de l’existence. Orphelin dès son plus jeune âge, ballotté entre centres, pensions et internats, il forge dans l’adversité un regard attentif et profondément humain sur le monde. De cette enfance mouvementée, il gardera toute sa vie une vigilance particulière envers les destins marginaux, les oubliés, les résistants du quotidien et ceux qui vivent en dehors des sentiers battus.

"Après des études de sciences naturelles et son service militaire, il choisit de consacrer sa vie au cinéma. Autodidacte passionné, il en apprend tous les métiers : opérateur de prise de vue, ingénieur du son, monteur, scénariste, réalisateur et producteur. Défenseur acharné de son indépendance artistique, il n’hésite pas à produire lui-même ses œuvres lorsque les circuits traditionnels lui ferment leurs portes.

"Tout au long de sa carrière, Jean-Michel Barjol explore avec une rare liberté la frontière entre fiction et documentaire. Il revendique un cinéma où la réalité devient parfois fiction et où la fiction révèle une vérité documentaire. Cette démarche originale constitue la signature d’une œuvre profondément personnelle.

"Dès les années 1960, il réalise de nombreux courts et moyens métrages qui attirent l’attention de la critique. Son film La Peau dure reçoit notamment le Grand Prix du Rire et le Grand Prix du Jeune Cinéma décerné par René Clément. En 1971, What a Flash !, expérience cinématographique hors norme qui réunit plus de cent cinquante artistes et techniciens se retrouvant enfermés durant soixante-douze heures dans les studios d’Épinay, suscite admiration et controverse avant de représenter la France au Festival de Venise en 1972.

"Parmi ses œuvres majeures figurent également La Tour sans venin, Petit Joseph, adaptation du roman de Christophe Donner, ainsi qu’une abondante production documentaire consacrée à l’Histoire, la mémoire collective, le monde rural, la Résistance, l’immigration, la transmission des savoirs comme aux relations entre l’homme et l’animal.

"Créateur libre, observateur passionné de la société française, Jean-Michel Barjol a laissé une œuvre riche de plusieurs dizaines de films qui témoignent d’une curiosité insatiable pour les êtres et les histoires qui les façonnent. Ses réalisations demeurent aujourd’hui des documents précieux sur la mémoire populaire, les traditions, les territoires et les destins humains.

L'hommage de sa famille :

"Pour celles et ceux qui l’ont connu, il restera un homme de convictions et de passions, fidèle à ses idéaux. Pour le public et les professionnels du cinéma, il demeure un artisan exigeant dont l’œuvre continuera de vivre et d’inspirer les générations futures.

"Sa famille, ses proches, ses collaborateurs, ses amis et tous ceux qui ont partagé son parcours adressent leurs remerciements à celles et ceux qui s’associent à leur peine.

"Jean-Michel Barjol laisse derrière lui une œuvre libre, profondément humaine et résolument indépendante, à l’image de sa conception du cinéma :

"Le cinéma c’est fait pour ça... pour raconter des histoires, pour me raconter. C’est de l’histoire en marche... Comme dit Cocteau, “C’est le seul art capable de fixer la mort au travail”."

L’Armée des ombres et Le Cercle rouge bientôt en version télé

Bonne nouvelle : deux grands classiques du cinéma français vont prochainement avoir droit à leur adaptation en séries télé ! Lors de l’assemblée générale du groupe Canal+ qui a eu lieu le vendredi 29 mai 2026, le directeur général du groupe Maxime Saada a fait en effet des annonces aussi surprenantes qu’enthousiasmantes…

Ainsi, ce sont deux œuvres du cinéaste Jean-Pierre Melville qui vont être transposées du grand au petit écran. Le premier long métrage concerné est L’Armée des ombres, sorti dans les salles obscures en 1969.

Ici, on suit la lutte des Français investis dans la Résistance, au moment de la Seconde Guerre Mondiale, sous l’occupation des nazis. Déjà adapté du roman du même nom de Joseph Kessel, ce projet mettait en scène Lino Ventura, Simone Signoret et Jean-Pierre Cassel dans les rôles principaux.

Le deuxième film de Jean-Pierre Melville qui va devenir lui aussi une série est Le Cercle rouge. L’histoire est celle d’un ancien détenu, un évadé et un ex-policier qui s’associent pour faire le braquage d’une bijouterie parisienne, alors qu’un commissaire les piste sans relâche.

Sorti au cinéma en 1970, ce long métrage et ses personnages étaient incarnés par un autre trio d’acteurs de légende : Alain Delon, Yves Montand et Bourvil. Qui remplacera ces stars dans ces futures versions ? A suivre....

29 mai 2026

Kevin Feige promet enfin le "vrai" Spider-Man dans Spider-Man: Brand New Day

Après six films et des années passées dans l’ombre technologique de Tony Stark, Spider-Man va enfin devenir… Spider-Man.

C’est en tout cas la promesse faite par Kevin Feige, patron de Marvel Studios, qui assure dans Empire que Spider-Man: Brand New Day sera le premier film du MCU à embrasser pleinement la version classique du héros des comics.

"C’est le premier film Spider-Man que nous faisons dans le MCU qui se concentre vraiment sur les éléments classiques du personnage. Il vit dans un petit appartement triste, il écoute la fréquence de la police et il sort utiliser ses pouvoirs avec responsabilité..."

Une déclaration qui risque de faire plaisir à une partie des fans. Depuis ses débuts dans le MCU, le Spider-Man de Tom Holland a souvent été critiqué pour sa dépendance à Tony Stark, ses gadgets ultra-technologiques et l’absence totale d’Oncle Ben dans son histoire.

Marvel n’a visiblement toujours pas l’intention d’introduire cette figure culte dans le MCU. Le fameux discours "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" a déjà été transféré à Tante May dans Spider-Man: No Way Home. Mais la fin du film a complètement rebattu les cartes. Après le sort lancé par Doctor Strange, tout le monde a oublié l’existence de Peter Parker. Plus d’amis. Plus de soutien. Plus de Tony Stark. Plus de Tante May. Résultat : Brand New Day démarre avec un Peter Parker totalement isolé et obsédé par son rôle de Spider-Man. Le réalisateur Destin Daniel Cretton décrit même un héros qui consacre désormais "toute son existence à son travail".

"Je trouve ce thème incroyablement universel. Beaucoup de gens, après une perte, réagissent en se disant : 'Tant pis. Je vais juste travailler. Je ne vais faire que ça.' Et évidemment, ce n’est pas très sain comme façon de voir les choses..."

Autrement dit : Marvel semble enfin vouloir raconter une histoire plus terre-à-terre, plus mélancolique et plus proche du Spider-Man des comics.

Un retour aux fondamentaux qui pourrait aussi permettre au MCU de retrouver une version plus humaine du personnage, loin des armures high-tech et des enjeux cosmiques qui avaient fini par transformer Peter Parker en mini-Iron Man.

Au casting de Spider-Man: Brand New Day, on retrouvera évidemment Tom Holland, mais aussi Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Michael Mando et Tramell Tillman.

Sortie au cinéma le 29 juillet 2026 en France. Le film fera partie de la Phase 6 du MCU.

Peter Jackson regrette la mort des DVD et Blu-ray

Pour Peter Jackson, la disparition progressive des DVD et Blu-ray est une vraie catastrophe pour le cinéma.

Invité à Cannes où il a reçu une Palme d’honneur, le réalisateur du Seigneur des Anneaux a déploré la mort du support physique, qu’il considère comme une immense perte pour les cinéphiles… mais aussi pour les futurs réalisateurs.

"On peut encore trouver des Blu-ray et des DVD, mais c’est devenu un produit de niche pour passionnés", explique-t-il dans IndieWire. Le cinéaste regrette surtout la disparition des contenus bonus, des versions longues et des gigantesques making-of qui accompagnaient autrefois les sorties vidéo. Impossible évidemment de ne pas penser aux éditions collector mythiques du Seigneur des Anneaux, devenues cultes pour toute une génération.

"Nous avions tourné des heures et des heures de making-of pour les DVD du Seigneur des Anneaux. Beaucoup de gens m’ont remercié pour ça. Ils regardaient ces bonus encore et encore parce que ça leur donnait envie de faire du cinéma... Aujourd’hui, tout ça a disparu et je trouve ça vraiment dommage."

"Mais bon, l'industrie a toujours évolué", tempère dans la foulée Peter Jackson, qui se veut fataliste quant aux mutations technologiques naturelles du cinéma : "À l'arrivée du cinéma parlant, on publiait des tas d'articles expliquant comment le son ruinait les films. C'était pareil avec la couleur. On écrivait des articles très intelligents pour expliquer pourquoi la couleur était une abomination et comment elle avait ruiné l'industrie cinématographique. Bref, ça arrive tout le temps."

En revanche, le réalisateur est nettement moins philosophe lorsqu'il s'agit de dresser le constat de l’industrie actuelle, qui laisse beaucoup moins de place aux cinéastes qu’il y a 20 ans :

"À l’époque, il y avait peut-être sept studios qui finançaient des films, plus beaucoup d’indépendants fortunés..." Selon lui, Hollywood produisait alors plus de 100 films de studio par an, auxquels s’ajoutaient des dizaines de productions indépendantes. Désormais, avec la concentration de l’industrie et la domination de quelques géants, ce nombre aurait drastiquement chuté.

"Aujourd’hui, on va peut-être finir avec trois studios. Même s’ils produisent chacun 20 films par an, ça ne fait plus que 60 films. Ça veut dire qu’il y a techniquement 60 réalisateurs qui auraient pu faire un film il y a vingt ans et qui n’auront plus cette chance aujourd’hui. Comment ça pourrait être une bonne chose ?"

Isabelle Adjani réagit au remake de Possession avec Margaret Qualley

Adjani en transe, la bouche en sang, un monstre tentaculaire et un huis clos angoissant : c’est le film qui a marqué le début des années 80 et la carrière d’Isabelle Adjani, Possession. 

La vie d’un couple marié vire au cauchemar lorsque Anna quitte Mark pour une liaison plus ou moins monstrueuse...  Alors qu’elle bascule dans la folie, lui tente de la ramener à la réalité. 

45 ans plus tard, le film culte d’Andrzej Żuławski fait peau neuve. Le réalisateur de la franchise à succès Smile, Parker Finn, s’attaque à ce classique horrifique, avec Margaret Qualley qui reprend le rôle d’Isabelle Adjani et Callum Turner celui de Sam Neill. 

Une fausse bonne idée ? 

Dans une interview accordée à Numéro Magazine (via Thomas Desroches), l’actrice de l'Été meurtrier a réagi au choix de sa remplaçante :

“Lorsque j’ai rencontré Margaret dans un dîner il y a quelques années de cela, elle m’a dit qu’elle me ressemblait plus qu’elle ne ressemblait à sa mère, alors il semblerait que cet air de famille ait déterminé le choix du réalisateur pour ce personnage de Possession.” C’est vrai que les deux actrices, avec leur chevelure de jais et leur regard bleu pâle, semblent se répondre à quarante ans d’écart...

L’actrice poursuit : “En plus, elle a un talent fou !”

Ce rôle lui avait valu à l’interprète de Anna le Prix d’interprétation féminine à Cannes en 1981. 

Un film “osant le mystique et l’horreur”, comme elle l’avance, et qui fait écho à l’interprétation de Qualley dans le body horror de Caroline Fargeat, The Substance. Performance qui lui avait valu une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle. 

La star française s’est aussi exprimée quant à l’idée même de tourner une nouvelle version du film :

“Aujourd’hui, le nouvel extrémisme cinématographique devenu trendy aboutit au remake d’un film comme Possession, avec un opportunisme éclairé. Why not ?”

Pour l’heure, aucune date de sortie n’a été annoncée.

Les Maîtres de l'univers ne sortira pas au cinéma en France

Adapté de la célèbre franchise de jouets créée par l’entreprise Mattel, le film Les Maîtres de l'Univers avait tout du blockbuster de l’été dont rêvent les producteurs hollywoodiens. Un divertissement d'heroic fantasy épique, adapté d’un univers culte pour toute une génération de spectateurs, et doté d’un budget à la hauteur de ses ambitions : 170 millions de dollars. 

Pourtant, malgré le succès qui se profilait à l’horizon, il a récemment été annoncé que Les Maîtres de l'Univers ne sortirait finalement pas au cinéma en France, mais directement sur Prime Video.

Ce n’est pas la première fois qu’un film sorti en salles aux États-Unis n’a pas droit au même traitement chez nous. Ainsi, les films Air, avec Ben Affleck et Matt Damon, et Un Prince à New York 2 porté par Eddie Murphy, qui avaient tous les deux été de beaux succès en salles, sont arrivés directement sur Prime Video en France. Mais ce n’est pas la seule chose que ces deux films ont en commun. 

En effet, ces deux longs-métrages se basent sur des franchises américaines cultes des années 1980 : le film Un Prince à New York a été un immense succès commercial (qui a rapporté 10 fois son budget d’origine), tout comme le lancement de la basket Air Jordan par Nike. Deux événements culturels qui ont eu un impact conséquent sur la société états-unienne.

Lui aussi adapté d’une franchise à succès des années 1980, il n’est pas totalement absurde que la stratégie adoptée pour le film Les Maîtres de l'Univers soit la même que pour ces deux exemples précédents : sûrs de son succès sur le territoire américain, les studios se montrent plus prudents en ce qui concerne le reste du monde, et préfèrent donc ne pas trop investir dans le marketing pour accompagner sa sortie en salles. Après tout, une sortie sur plateforme reste bien moins chère qu’une sortie au cinéma !

À l’heure actuelle, aucune date de sortie précise n’a été communiquée par Prime Video. Ce que l’on sait en revanche, c’est que cela se fera après la sortie en salle états-unienne, qui est prévue le 5 juin 2026.

En attendant le film, Call of Duty revient avec Modern Warfare 4, et dévoile ses premières images

Avec une régularité de métronome, l'éditeur Activision - Blizzard, passé dans le giron de Microsoft avec un rachat à 69 milliards de dollars, annonce sa livraison annuelle de la licence Call of Duty, avec Modern Warfare 4, dont la sortie est prévue le 23 octobre prochain.

Le titre a été développé pendant quatre ans par le studio historique de la franchise, Infinity Ward, et posera ses valises dans la péninsule coréenne. Mais pas seulement, évidemment, puisqu'il est aussi question de sillonner les quatre coins du globe, de Paris à New York en passant par Mumbai en Inde.

Les joueurs incarneront Park, un jeune soldat sud-coréen plongé au cœur d’une invasion nord-coréenne à grande échelle. De son côté, le personnage historique de la licence, le capitaine Price, ancien agent et désormais hors-la-loi, agit en marge d’un système qu’il protégeait autrefois, traquant une arme qui menace de plonger le monde à sa perte...

Fidèle à son habitude, la campagne solo devrait être un pur roller coster calibré comme un blockbuster digne de Michael Bay, sans temps mort. Au niveau du casting des talents ayant prêté leurs visages et leurs voix, Variety donne une petite liste. On retrouve l'acteur sud-coréen Lanny Joon; Prisca Kim (vue dans la série Lovecraft Country); Barry Sloane; Young Mazino, qui incarne le personnage de Jesse dans la série The Last of us; ou encore Luke Tennie.

"Je pense que c’est l’un des jeux Call of Duty les plus authentiques, les plus cinématographiques et les plus réalistes que nous ayons créés à ce jour" a lâché Tyler Bahl, le responsable du marketing Activision, au micro de Variety. Voilà pour la profession de foi.

Quoi qu'on puisse penser de la licence, on rappelle pour l'anecdote que les budgets de développement de chaque volet de la franchise se chiffre en centaines de millions de dollars.

Le développement de trois jeux Call of Duty, entre 2015 et 2020, a coûté entre 450 et 700 millions de dollars pour chaque jeu. Call of Duty Black Ops 3, sorti en 2015, a coûté plus de 450 millions $ et s'est vendu à 43 millions d'exemplaires. Call of Duty : Modern Warfare, sorti en 2019 et vendu à 41 millions d'exemplaires, a coûté plus de 640 millions de dollars.

La palme, si l'on ose dire, revient à l'opus Call of Duty : Black Ops Cold War, sorti en 2020, qui a quant à lui coûté plus de 700 millions de dollars, mais ne s'est vendu "que" à 30 millions d'exemplaires. A comparer, par exemple, avec le budget de production d'un Avatar 2, qui a coûté 460 millions de dollars. Autant dire qu'avec une telle inflation des budgets de développement, il faut vendre des exemplaires de Call of Duty par bateaux entiers...

Le film John Rambo sortira le 4 juin 2027 aux Etats-Unis

C’est, avec Rocky, l’un des personnages les plus culte de Sylvester Stallone. Pourtant, le prochain film de la mythique saga d’action lancée en 1982 se fera sans le comédien pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’un préquel.

Exit Sly donc, c’est Noah Centineo (À tous les garçons que j'ai aimés, The Recruit) qui aura la lourde tâche de prêter ses traits au célèbre soldat dans sa jeunesse. Et c’est le 4 juin 2027 que les Américains pourront le découvrir en action, comme vient de le révéler Lionsgate (via Deadline). La date de sortie française n'a pas encore été officialisée mais devrait logiquement être à la même période.

Si l’intrigue exacte de ce nouveau film intitulé sobrement John Rambo - comme c’était déjà le cas en France pour le cinquième épisode sorti en 2008 - n’est pas connue, on sait qu’il explorera les origines du soldat avant les événements du premier film signé Ted Kotcheff et qu’il s’agira d’une histoire de survie qui parle d'endurance, de persévérance et de la perte de l'innocence.

Cette nouvelle aventure du héros a été mise en scène par le Finlandais Jalmari Helander, notamment connu pour le film Sisu que le réalisateur avait confié avoir écrit comme un hommage à… Rambo, dont il est fan depuis ses 11 ans. Le tournage s’est récemment achevé en Thaïlande.

Noah Centineo sera entouré dans le film de David Harbour dans le rôle autrefois tenu par Richard Crenna du major Trautman, l’officier supérieur de Rambo, tandis que James Franco a récemment été annoncé au casting dans un petit rôle par Variety. Yao (Sinners), Jason Tobin (A Thousand Blows), Quincy Isaiah (Winning Time), Jefferson White (Yellowstone) et Tayme Thapthimthong (The White Lotus) complètent la distribution.