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15 janvier 2026

Yannick Agnel bientôt jugé pour viol, ces mots tranchants de la procureure

L'ancien nageur Yannick Agnel sera jugé pour viols aggravés et agressions sexuelles aggravées sur une mineure de moins de 15 ans. Elle est la fille de son ancien entraîneur, par la cour criminelle départementale du Haut-Rhin. La justice a confirmé son renvoi devant cette juridiction après plus de trois ans d’enquête. L'ex-champion olympique continue de contester toute contrainte et reste présumé innocent.

Le sportif est accusé d’avoir entretenu, entre fin 2015 et l’été 2016, des relations sexuelles avec la fille de son entraîneur. Elle avait alors 13 ans et il était âgé d’environ 23–24 ans. Les faits se seraient déroulés à Mulhouse, Riedisheim. Mais des évènements se seraient aussi passés lors de déplacements en Thaïlande et en Espagne.

Selon l’enquête, la jeune fille, Naomé Horter, a décrit des actes imposés de manière "insidieuse" pendant plusieurs mois. Elle évoque un contexte de grande admiration et de forte emprise liée à la différence d’âge. Son entourage a rapporté qu’à l’époque, elle ne mesurait pas pleinement la gravité des faits. Mais son état psychologique s’est ensuite profondément dégradé, avec dépression, perte de poids et arrêt de la natation.

La plainte a été déposée plusieurs années plus tard, à l’été 2021. La plaignante a évoqué un long cheminement personnel pour qualifier ces faits comme des violences sexuelles et non comme une simple "relation". À la suite de cette plainte, une information judiciaire a été ouverte à Mulhouse. La nageur a alors été interpellé puis mis en examen en décembre 2021.

Au cours de sa garde à vue puis de l’instruction, Yannick Agnel a reconnu l’existence de contacts physiques avec la plaignante. Mais, il en a contesté la qualification pénale. Il a d’abord parlé de "câlins, bisous", puis d’une "amourette". Le nageur a affirmé qu’il s’agissait selon lui d’une relation consentie, sans violence ni contrainte. Il ne se considérait "ni comme un violeur, ni comme un monstre".

Les magistrats ont toutefois relevé des déclarations fluctuantes. L’ancienne procureure de la République de Mulhouse, Edwige Roux-Morizot, a résumé cette ambiguïté en déclarant qu’il avait "reconnu la matérialité des faits reprochés, même si, pour certains viols, il a un problème de mémoire". Cette formule tranchante souligne que, pour le parquet, le nageur ne nie pas que des actes sexuels ont eu lieu. Mais il invoque des trous de mémoire sur certains d’entre eux, ce qui sera un point central du débat au procès.

Yannick Agnel sera jugé pour viol sur mineure, une décision judiciaire qui marque un tournant

Ancien double champion olympique de natation, Yannick Agnel voit désormais son nom autant associé aux bassins qu’aux prétoires. Depuis plusieurs années, une information judiciaire vise le Français pour des faits graves survenus alors qu’il était hébergé chez son entraîneur, dans le Haut-Rhin, au milieu des années 2010.

Jeudi 15 janvier 2026, la cour d'appel de Colmar a confirmé son renvoi en procès, rejetant le recours qu’il avait formé contre cette décision. L’ex-nageur de 33 ans sera jugé devant la cour criminelle départementale du Haut-Rhin pour viol aggravé et agression sexuelle aggravée sur mineure de moins de 15 ans, des faits reprochés en lien avec la fille de son entraîneur, alors âgée de 13 ans.

La chambre de l’instruction a estimé qu’il existait des charges suffisantes contre le champion retiré des bassins. Elle a donc confirmé son renvoi devant la juridiction criminelle pour des faits qualifiés de viol aggravé et d’agression sexuelle aggravée sur une mineure de moins de 15 ans. L’ancien nageur, qui reste présumé innocent, demeure placé sous contrôle judiciaire.

Côté partie civile, l’avocat de la jeune femme, Me Thomas Wetterer, se dit "satisfait pour [s]a cliente". "Le reste sera débattu devant de la cour criminelle départementale", a-t-il ajouté à Le Figaro. Yannick Agnel a désormais cinq jours pour se pourvoir en cassation contre cette confirmation de renvoi en procès.

Les juges reprochent à l’ancien champion d’avoir entretenu en 2016 une relation sexuelle avec la fille de son entraîneur de l’époque, alors âgée de 13 ans, alors que lui en avait 23. Selon l’ordonnance de renvoi, les faits se seraient déroulés entre le 31 décembre 2015 et le 31 août 2016, à Mulhouse, dans la commune voisine de Riedisheim, mais aussi lors de déplacements en Thaïlande et en Espagne, à Ténérife et en Sierra Nevada.

Durant l’instruction, la plaignante a livré un récit constant de relations sexuelles imposées de manière "insidieuses" pendant environ six mois en 2016. Face à ces accusations, Yannick Agnel a toujours évoqué une relation consentie et amoureuse, une simple "amourette" selon ses mots ; il affirme "Je ne suis pas un violeur, je ne suis pas un monstre ou un prédateur sexuel", estimant que la jeune fille, en raison de sa maturité, aurait pu dire non.

Interpellé puis placé en garde à vue en décembre 2021, l’ex-nageur a livré des versions évolutives. Il a d’abord reconnu seulement des "câlins, bisous", avant d’invoquer des problèmes de mémoire puis d’admettre à demi-mot une tentative de pénétration. Il parle d’un "conflit intérieur" autour de cet "amour impossible" et explique que, selon lui, la jeune fille voulait faire "plus adulte qu’elle n’était".

L’affaire, qui a débouché sur une mise en examen puis une ordonnance de renvoi, a aussi conduit à un non-lieu pour des accusations d’agressions sexuelles sur mineur de plus de 15 ans visant une autre personne. Malgré ce renvoi en procès, le double médaillé d’or olympique reste présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.