Affichage des articles dont le libellé est Steven Spielberg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Steven Spielberg. Afficher tous les articles

19 juin 2026

Pourquoi le nouveau Spielberg risque de ne pas être rentable pour Universal

Oui, Disclosure Day a réalisé un démarrage solide au box-office mondial. Le meilleur lancement du cinéaste depuis près d'une décennie.

Mais les projections à moyen terme tempèrent déjà l’enthousiasme autour du nouveau film de Steven Spielberg. Plusieurs analystes estiment que son équilibre financier est loin d’être acquis pour Universal.

Le seuil de rentabilité en salles est évalué entre 350 et 390 millions de dollars, selon Puck, sur la base d’un budget de production de 115 millions, auquel il faut ajouter les frais marketing, évalués à 80 millions .

Porté par Emily Blunt et Josh O’Connor, le long métrage de science-fiction a cumulé environ 120 millions de dollars dans le monde à l'heure actuelle, mais seulement 60 millions aux États-Unis. Un départ correct, mais encore insuffisant pour envisager sereinement la suite.  Car comme souvent à Hollywood, tout se joue d’abord sur le marché américain, où la part des recettes reversée aux studios est nettement plus favorable qu’à l’international. Un facteur clé pour espérer rentabiliser un blockbuster de ce calibre.

Et la dynamique pourrait vite se tendre. Plusieurs projections anticipent une chute marquée au box-office US, dès le deuxième week-end, autour de -50 %, dans un marché qui va être saturé par la sortie événement de Toy Story 5 cette semaine, puis par celle de Supergirl puis du hit d'animation Des Minions et des Monstres. Tout ça avant même le début des grandes vacances...

D'autant que les vacances ne vont pas forcément aider, puisque "l’audience jeune est très faible”, note une étude de marché, qui souligne que les 18-24 ans ne représentent qu’une fraction marginale des spectateurs.

Mais comme Disclosure Day vise un public plus adulte, il sera aussi à contre-courant d’un calendrier de sorties dominé par les blockbusters familiaux. Dans ce contexte, certains analystes estiment que ce positionnement pourrait paradoxalement lui permettre de “survivre dans un marché saturé”, même si la concurrence s’annonce particulièrement frontale. La trajectoire du film dépendra donc autant de sa tenue sur la durée que de sa capacité à exister face à la puissance d’attraction des grandes franchises.

Le dernier gros succès réellement rentable de Steven Spielberg au box-office remonte à Ready Player One (2018), avec environ 590 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de production d’environ 175 millions, ce qui en fait son dernier film à avoir dépassé son point d’équilibre en salles.

12 juin 2026

Steven Spielberg pose une condition improbable pour travailler avec Netflix

Steven Spielberg n'a jamais caché son attachement au grand écran. Mais le réalisateur de Disclosure Day est allé encore plus loin lors d'un entretien accordé à ITV News en expliquant dans quelles conditions il accepterait un jour de tourner un film pour Netflix.

Sa réponse a de quoi surprendre : il ne travaillerait avec la plateforme que si celle-ci revenait... à son ancien modèle de location de DVD par courrier !

"Si on faisait comme ça, je serais heureux de travailler pour Netflix et de faire un film pour Netflix, en sachant qu'il ne serait vu que par des millions de personnes sur leurs écrans à la maison", explique-t-il. Avant de rappeler ce qui compte le plus à ses yeux : "Je suis un réalisateur de cinéma et je crois aux grandes expériences en salle, en 70 mm."

Pour Steven Spielberg, le cinéma ne se résume pas à un écran géant ou à une qualité d'image supérieure. Ce qui fait sa force, c'est avant tout l'expérience collective. Le cinéaste rappelle que depuis les origines du septième art, les spectateurs se réunissent dans un même lieu pour partager ensemble les mêmes émotions.

"Des inconnus se rassemblent et, qu'ils soient d'accord ou non sur tout le reste, ils partagent une même réaction face aux images qui défilent à l'écran..."

Le réalisateur cite d'ailleurs Les Dents de la mer comme l'exemple parfait de cette magie collective. Il se souvient des projections tests durant lesquelles les spectateurs hurlaient au même instant lors des scènes les plus marquantes :

"On ne retrouve pas ça lorsqu'on regarde un film seul chez soi. Vous pouvez toujours crier, mais ce n'est pas aussi amusant quand vous êtes seul ou avec seulement quelques personnes."

Cette philosophie s'étend jusque dans sa manière de montrer ses films à la presse. Interrogé sur les projections organisées en salle plutôt que via des liens numériques sécurisés, aujourd'hui monnaie courante dans l'industrie, Spielberg a été catégorique : "Non, non, non. Je ne laisserais jamais faire ça."

Disclosure Day est à voir en ce moment au cinéma.

01 juin 2026

Empire du soleil : après avoir tourné pour Steven Spielberg, Christian Bale a failli tout plaquer

 Difficile aujourd’hui d’imaginer Hollywood sans Christian Bale. L’acteur s’est imposé au fil des années comme l’un des interprètes les plus investis de sa génération, multipliant les rôles marquants et les métamorphoses physiques impressionnantes. Pourtant, sa carrière aurait pu s’interrompre avant même d’avoir réellement commencé.

Alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, le comédien a traversé une expérience qui l’a profondément bouleversé au point d’envisager de tourner définitivement le dos au métier d’acteur.

Bien avant de devenir une star internationale, Christian Bale décroche à seulement 13 ans le premier grand rôle de sa carrière dans L’Empire du soleil, film historique mis en scène par Steven Spielberg. Le long-métrage suit le parcours d’un jeune Britannique installé à Shanghai, brutalement confronté à la guerre après avoir été séparé de sa famille.

Pour un acteur aussi jeune, le défi est immense. Le film est salué par la critique et reçoit également un accueil enthousiaste du public, ouvrant théoriquement à Bale les portes d’une carrière prometteuse. Mais derrière cette réussite se cache une réalité beaucoup plus complexe.

La notoriété soudaine, le rythme d’un tournage ambitieux et l’exposition médiatique ont laissé une empreinte difficile sur le jeune acteur.

Interrogé des années plus tard par le média The Talks sur l’influence de Steven Spielberg dans sa vocation, Christian Bale a livré une réponse inattendue.

“Il a fait l’inverse. Il m’a fait me dire : ‘Je ne veux plus jamais faire ça’. Je ne lui en veux pas à lui personnellement, j’ai passé un moment merveilleux avec lui. Mais vivre cette expérience à un si jeune âge, je ne le recommande à personne.”

Loin d’accuser le réalisateur, l’acteur évoque surtout les conséquences d’une immersion trop précoce dans une industrie pensée pour les adultes.

Avec le recul, Christian Bale estime qu’un adolescent ne devrait pas être confronté aussi tôt aux exigences du métier.

“Quand vous avez 13 ans, vous êtes un adolescent. Vous devriez être totalement anonyme. Je pense que ce n’est vraiment pas bien pour les enfants de se retrouver au sein d’une profession si adulte à un si jeune âge. Peu importe combien vous vous amusez, vous finirez par avoir des responsabilités que vous ne devriez pas avoir à cet âge-là. Donc, cette expérience m’a fait penser que je ne voulais pas être acteur. Je n’ai d'ailleurs pas vraiment tourné pendant quelques années.”

Après L’Empire du soleil, il prend effectivement ses distances avec les plateaux. Durant plusieurs années, l’idée de poursuivre une carrière au cinéma ne fait plus partie de ses priorités.

Le retour de Christian Bale au cinéma ne s’est pas fait immédiatement. Avec le temps, c’est toutefois son envie de création qui finit par le convaincre de revenir.

“Faire quelque chose de créatif”, a déclaré le comédien quant à ses motivations de revenir sur le devant de la scène. “Quand les choses se passent bien et que vous appréciez le processus, c'est un moment d’euphorie et vous voulez simplement continuer à le faire.”

Une décision qui a changé le cours de sa carrière – et probablement celui du cinéma contemporain. Sans ce retour, le public n’aurait peut-être jamais découvert ses performances devenues cultes dans American Psycho, The Machinist ou encore la trilogie The Dark Knight.

Après une année 2022 particulièrement chargée avec Thor: Love and Thunder, Amsterdam et The Pale Blue Eye, Christian Bale a également participé à la version anglophone du film d’animation Le Garçon et le Héron de Hayao Miyazaki en prêtant sa voix à Shoichi Maki en 2023.

L’acteur reste aujourd’hui très demandé. Cette année, il est notamment apparu dans The Bride! de Maggie Gyllenhaal, nouvelle variation autour de la mariée de Frankenstein avec Jessie Buckley et Jake Gyllenhaal au casting. On le retrouvera bientôt dans Madden, biopic consacré à John Madden réalisé par David O. Russell, avec Nicolas Cage et Kathryn Hahn – dont le premier teaser est à découvrir ci-dessous.

28 mai 2026

Que pense Steven Spielberg de l'IA dans le cinéma ?

Il a été l'un des premiers à parler d'Intelligence artificielle au cinéma au grand public, à travers le film A.I. Intelligence artificielle (projet initialement développé par Stanley Kubrick), sorti en 2001 dans les salles. Et maintenant que l'IA est partout à Hollywood, pour de vrai, Steven Spielberg doit prendre position.

Le cinéaste livre une réponse claire : oui à l’outil, non au remplacement de la création humaine. Lors d’une récente intervention sur le podcast IMO de Michelle Obama et Craig Robinson, le réalisateur reconnaît que l’IA peut avoir des usages utiles, notamment en dehors du processus artistique : "Je pense que l’IA peut aider à trouver des solutions à des problèmes médicaux", explique-t-il. Mais dès qu’il s’agit de création, la position est beaucoup plus ferme, comme une ligne rouge ;

"Là où je n’aime pas l’IA, c’est quand elle prend des décisions ou qu’il y a une chaise vide à la table des scénaristes. Je ne suis pas prêt à la substituer, parce que je ne crois pas vraiment à la conscience artificielle. Je ne crois pas qu’il existe un substitut à l’âme."

Steven Spielberg ajoute qu’il ne croit pas à l’idée qu’une machine puisse ressentir ou dépasser l’humain dans ce domaine :

"Un ordinateur qui pense ressentir plus que nous est contraire à la manière dont j’ai été élevé et à la façon dont je continuerai à exercer mon métier."

S’il imagine malgré tout un futur où l’IA pourrait aider à alléger certaines tâches de production - comme le repérage de décors - il refuse catégoriquement qu’elle intervienne dans les décisions artistiques :

"Ne me dis pas comment écrire les dialogues de mes personnages. Ne me dis pas où placer la caméra. Et ne me dis pas à quoi doit ressembler le décor, sauf si l’IA est simplement un outil parmi d’autres pour le chef décorateur. Utilisez l’IA comme un outil, mais pas comme la parole finale sur quoi que ce soit de créatif. C’est là que je trace la ligne !"

Disclosure Day : le film de Steven Spielberg a conquis la presse américaine

Retour gagnant à la science-fiction pour Steven Spielberg ! Son nouveau film d’invasion extra-terrestre, Disclosure Day, attendu le 10 juin prochain dans les salles françaises, a conquis les journalistes américains qui en ont fait l’éloge sur les réseaux sociaux.

"Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai autant aimé un film de Spielberg que Disclosure Day : palpitant, drôle, profondément émouvant et superbement interprété (Emily Blunt, en particulier, est époustouflante). Plein de mystère et d’émerveillement, il prouve que personne ne fait ça comme Spielberg. Tout simplement génial", écrit ainsi Drew Taylor de The Wrap sur X (ex Twitter).

Même son de cloche pour Tessa Smith de ScreenRant qui assure : "Disclosure Day est ABSOLUMENT PHÉNOMÉNAL ! C’est vraiment quelque chose d’exceptionnel. J’étais suspendue à chaque mot, captivée par l’histoire au fur et à mesure qu’elle se déroulait. La bande originale met parfaitement en valeur chaque scène. À mi-chemin entre le mystère et La Quatrième Dimension, c’est quelque chose de tout à fait nouveau… J'ai versé une larme à la fin. WOW."

Côte comparaison, Bill Bria de Slashfilm vise également haut en affirmant : "Des compositions à couper le souffle, le scénario de David Koepp – à mi-chemin entre X-Files et la Bible – est un véritable numéro de funambule, la performance la plus aboutie d’Emily Blunt et la meilleure bande originale de John Williams depuis des années… un film captivant et émouvant."

“J'ai adoré Disclosure Day. Un tourbillon intense mêlant film de poursuite, histoire d'amour et mystère, le tout enveloppé dans une atmosphère de science-fiction. C'est le meilleur film de Spielberg depuis 20 ans, imprégné de toute la magie qui rend ses films si exceptionnels, avec en prime une interprétation et un personnage inoubliables d'Emily Blunt", écrit, toujours sur X, Germain Lussier de Gizmodo et i09 qui comme beaucoup de ses confrères souligne la performance d’Emily Blunt, héroïne du film aux côtés de Josh O'Connor et Colin Firth notamment.

"C'est du Spielberg au sommet de son art, aussi grisant que Les Aventuriers de l'Arche perdue, mais avec la profondeur émotionnelle et l'ambition accrue de ses œuvres post-11 septembre. Dès le début, Spielberg lance un défi et nous rappelle qu'il maîtrise tout ça mieux que quiconque dans l'histoire du cinéma", assène Jim Hemphill de IndieWire.

Quant à Steven Weintraub de Collider, il explique : "Sans surprise, Steven Spielberg a encore frappé fort avec Disclosure Day. Je pourrais m’étendre longuement sur tout ce que j’ai adoré, mais j’ai eu la chance de voir le film sans rien savoir, et je vous recommande vivement d’en faire autant. Arrêtez de regarder les bandes-annonces. La seule chose que je dirai, c'est qu'Emily Blunt est incroyable. Je sais que les grands films de l'été ne sont généralement pas le genre de performances qui retiennent l'attention lors de la saison des récompenses, mais une fois que les gens auront vu ce qu'elle fait dans ce film…"

22 mai 2026

Steven Spielberg veut accueillir les extraterrestres sur Terre

Qui représentera la Terre le jour où des extraterrestres débarqueront enfin ? La bataille fait déjà rage à Hollywood.

Invité d'un des derniers Late Show de Stephen Colbert, le cinéaste Steven Spielberg a officiellement fait acte de candidature pour devenir l’ambassadeur de l’humanité face à une éventuelle vie alien. Et le réalisateur estime avoir de sérieux arguments face à son principal concurrent : Barack Obama.

"Je pense que c’est moi qui devrais représenter la Terre !" a lancé Spielberg sous les applaudissements du public, avant d’ajouter avec humour : "J’adore Barack. On est amis. J’aime sa famille… mais il a déjà eu ses huit années (à la Maison Blanche) !"

Il faut dire que le cinéaste possède un CV extraterrestre difficile à battre. Depuis plus de quarante ans, Spielberg façonne l’imaginaire alien du cinéma américain avec des classiques comme E.T., Rencontres du Troisième type ou La Guerre des Mondes. Sans oublier Disclosure Day, qui sortira dans quelques jours au cinéma.

"Mon premier film sur les extraterrestres, je l’ai tourné à 17 ans en 8 mm, il s’appelait Firelight..." rappelle le cinéaste. "J’ai passé ma vie à jouer une sorte de rôle d’ambassadeur des aliens au cinéma. Et pourtant, ils ne se sont jamais montrés à moi. C’est injuste !"

Quand Stephen Colbert lui suggère que les extraterrestres ont peut-être peur de finir dans l’un de ses films, Spielberg répond simplement : "Je ne sais pas… mais je suis disponible, les gars !"

La blague fait surtout écho à une déclaration récente de Barack Obama, qui expliquait lui aussi sur le plateau du Late Show qu’il ferait "un très bon émissaire de la planète" en cas de premier contact extraterrestre grâce à "son expérience diplomatique" et son côté "sympathique".

05 avril 2026

Lincoln : Daniel Day-Lewis a dit non à Steven Spielberg avant de changer d'avis et de gagner un Oscar

En 2013, lors de la cérémonie du Cercle des critiques de cinéma de New York (via NBC News), Steven Spielberg est monté sur scène pour remettre à Daniel Day-Lewis le prix du meilleur acteur. Ce moment était loin d’être anodin : il scellait une collaboration longue et exigeante autour du film Lincoln, qui allait devenir l’un des sommets de la carrière des deux artistes.

Le réalisateur oscarisé avait consacré près de dix ans à explorer la vie du 16e président des États-Unis. Durant cette période, il a multiplié les versions de scénario et les collaborations, cherchant avec acharnement à capturer l’essence d’Abraham Lincoln. Cette quête inlassable a finalement abouti à un succès critique et public retentissant. Mais l’histoire aurait pu prendre une toute autre tournure.

À cette époque, Steven Spielberg a lu publiquement pour la première fois la lettre que Daniel Day-Lewis, déjà doublement oscarisé et futur triple lauréat, lui avait adressée pour décliner la première version du projet. Ce scénario initial présentait Lincoln comme un chef de guerre intrépide dans une fresque épique. La lettre de l’acteur révèle sa sensibilité et sa manière unique de choisir ses rôles.

“Cher Steven,

Ce fut un réel plaisir de m’entretenir avec vous. J’ai écouté très attentivement ce que vous aviez à dire sur cette histoire fascinante, et depuis, j’ai lu le scénario et je l’ai trouvé, dans la précision avec laquelle il décrit ces événements marquants et dans les portraits empreints de compassion de tous les personnages principaux, à la fois puissant et émouvant. Je ne saurais expliquer pourquoi, à un moment donné, je ressens le besoin d’explorer une vie plutôt qu’une autre, mais je sais que je ne peux accomplir ce travail que si j’ai l’impression de n’avoir d’autre choix ; qu’un sujet coïncide inexplicablement avec un besoin très personnel et un moment très précis. Dans ce cas précis, aussi fasciné que j’aie été par Abe, c’était la fascination d’un spectateur reconnaissant, aspirant à voir une histoire racontée, plutôt que celle d’un participant. C’est ce que je ressens encore aujourd’hui, malgré moi, et même si je ne peux être certain que cela ne changera pas, je ne saurais vous encourager à envisager cette possibilité pour la première fois. J’espère que c’est clair, Steven. Je suis ravi que vous réalisiez ce film, je vous souhaite beaucoup de courage et je vous adresse mes meilleurs vœux ainsi que ma sincère gratitude pour avoir pensé à moi.”

Face à ce refus, Steven Spielberg n’a pas abandonné. Il raconte avoir tenté une seconde approche avec un scénario entièrement réécrit, pour recevoir une réponse similaire. Finalement, il s’est tourné vers Tony Kushner, son collaborateur sur Munich, pour créer une version entièrement nouvelle du script. De 500 pages initiales, le scénario a été réduit à l’essentiel, permettant de saisir l’âme du président dans les moindres détails.

Le résultat, Lincoln, est une œuvre profondément différente de la version épique initialement imaginée. Plutôt qu’un film de guerre, il s’agit d’une étude de personnage intimiste et politique, centrée sur la lutte acharnée de Lincoln pour faire adopter le 13e amendement et abolir l’esclavage. Le scénario de Kushner (ou du moins la partie utilisée dans le film) a également été salué par le Cercle des critiques de cinéma de New York, récompensant l’approche humaine et nuancée choisie par Spielberg et son équipe. En plus d’avoir reçu un nombre record de 12 nominations aux Oscars, le film a remporté deux statuettes : celle du Meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis et celle des Meilleurs décors.

Ce parcours met en lumière l’exigence artistique de Daniel Day-Lewis, le perfectionnisme de Spielberg et l’alchimie rare qui naît lorsque deux grands talents se rejoignent sur une vision commune. Plus qu’un film historique, Lincoln est le fruit d’une décennie de dialogues, de refus et de réécritures, pour atteindre l’authenticité et la profondeur qui font encore aujourd’hui sa force.

19 mars 2026

Lincoln : Steven Spielberg a été submergé par l'émotion durant le tournage

Dans une brillante carrière au déjà très long cours, Steven Spielberg s'est essayé à peu près à tous les registres et les genres, avec plus ou moins de bonheur d'ailleurs; témoin son pourtant superbe West Side Story qui fut un cruel et colossal échec en salle. En 2013 sortait son brillant film historique Lincoln, porté par un Daniel Day Lewis sensationnel et totalement transfiguré par son rôle, récompensé à juste titre par un Oscar du Meilleur acteur; le troisième de sa carrière.

Personne, ou si peu, ne croyait dans ce projet, contraignant Spielberg à revoir ses ambitions à la baisse pour en faire un film au lieu d'une mini-série, qui était de prime abord envisagée. Si Lincoln reste loin des triomphes précédents au Box Office mondial pour le cinéaste, l'oeuvre a été saluée par la Critique, et a rapporté un peu plus de 275 millions $.

De récent passage au festival South By Southwest qui se tient à Austin au Texas, en partie pour y assurer la promotion de son nouveau film de SF Disclosure Day, Spielberg s'est laissé aller à quelques confidences, notamment concernant son film Lincoln.

Le tournage de la scène où Abraham Lincoln tente de mettre fin à la guerre civile et de faire passer le 13e amendement pour mettre fin à l'esclavage, a eu une profonde résonnance en lui, au point de le faire quitter le plateau de tournage pour aller pleurer à l'abri des regards indiscrets.

"Daniel Day-Lewis dans Lincoln, lorsqu'il tente d'expliquer à son cabinet l'urgence d'adopter le 13e amendement pour en faire une loi constitutionnelle. Il s'agit de deux plans, tous deux en mouvement. L'un commence au bout de la table et se déplace lentement.

C'est un discours de quatre minutes. Puis, après un plan de coupe sur David Strathairn, le secrétaire d'État Seward, la caméra passe à un gros plan et termine sur ce gros plan. À ce jour, alors que je vous en parle, je ne me suis jamais remis de cette scène, ni de la façon dont il a incarné Lincoln. À la fin de cette scène, à la fin de cette première prise, j'ai dû quitter le plateau" a expliqué Steven Spielberg. "Daniel [Day-Lewis] était inquiet parce qu'il regardait autour de lui et que le réalisateur n'était pas sur le plateau. D'ailleurs, encore aujourd'hui, il m'appelle "skipper". Il a dit : "Où est le skipper ?"

L'acteur, toujours fidèle à son credo de rester dans la peau de ses personnages sur un tournage, est allé consoler Spielberg : "J'étais dans l'autre pièce en train de pleurer quand M. Lincoln est entré, m'a vue, s'est assis près de moi et m'a prise dans ses bras".

Envie de voir ou revoir Lincoln ? S'il n'est malheureusement pas disponible en streaming, il l'est en revanche en VOD, ainsi qu'en DVD / Blu-ray. Petit hors-d'oeuvre en attendant son Disclosure Day, attendu dans nos salles le 10 juin prochain.

14 mars 2026

Steven Spielberg va réaliser son premier western

Après son retour aux extraterrestres, un genre qu'il connaît sur le bout des doigts depuis 1977 et Rencontres du Troisième Type, Steven Spielberg va essayer quelque chose de totalement nouveau : un western !

Le cinéaste hollywoodien n’a encore jamais vraiment posé ses caméras dans les grands espaces de l’Ouest. Mais cela pourrait bientôt changer. Lors d’une conférence publique donnée lors du festival South by Southwest, Steven Spielberg a révélé qu’il développait actuellement un western, qui devrait être son prochain film après Disclosure Day.

Il avoue avoir "éludé le genre pendant des décennies", tout en confirmant

"Je ne peux rien révéler pour l’instant, mais j’ai un projet de westen en développement. Et ça va faire mal (kiss ass) !"

Le réalisateur a également glissé qu’il aimerait tourner ce film au Texas - peut-être un clin d’œil au public, le festival se déroulant à Austin. Pressé d’en dire plus, Spielberg s’est contenté de quelques indices :

"Il y aura des chevaux. Il y aura des armes. Mais il n’y aura aucun trope. Je peux vous le dire : je veux éviter les stéréotypes du western."

D'ici là, il fera de la science-fiction avec Disclosure Day, consacré aux phénomènes ovnis, qui sortira cet été au cinéma. Et Steven Spielberg insiste : il croit dur comme fer à une vie extraterrestre :

"Quand le président Obama a dit qu'il croyait à une forme de vie ailleurs, je me suis dit : 'Mon Dieu, c’est parfait pour Disclosure Day. C’est incroyable.' Puis, deux jours plus tard, il est revenu sur ses propos et a expliqué qu’il parlait surtout de vie dans le cosmos... Mais ce que, bien sûr, tout le monde devrait croire. Personne ne devrait penser que nous sommes la seule civilisation intelligente dans tout l’univers. Vous devriez tous lire ce qui a été publié sur le sujet et regarder la quantité de documentaires sortis depuis 2018. Je n’en sais pas plus que vous, mais j’ai une très forte suspicion : nous ne sommes probablement pas seuls sur Terre en ce moment..." Et ce sera justement le thème de Disclosure Day.

12 mars 2026

Disclosure Day : la bande-annonce du nouveau film de Steven Spielberg est là !

Le monde se prépare pour l'arrivée du nouveau Steven Spielberg. Le réalisateur légendaire revient à son genre de prédilection, la science-fiction, avec Disclosure Day. Le blockbuster suit l'invasion d'une espèce extra-terrestre sur Terre tout en utilisant les codes du thriller conspirationniste.

Le synopsis se présente ainsi : "Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day."

Si la promotion du film reposait jusqu'ici sur le mystère, la nouvelle bande-annonce publiée ce jour révèle davantage d'images des séquences d'action et lève le voile sur des détails intéressants, comme le tournage d'un reportage à Roswell. Un lieu emblématique car depuis des décennies, la ville située dans le Nouveau-Mexique inspire de nombreux fantasmes quant à la possible existence des aliens.

Découvrez la nouvelle affiche du film :

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Disclosure Day de Steven Spielberg sortira le 10 juin prochain en France

09 février 2026

Disclosure Day : Steven Spielberg nous rappelle qu'il est le roi de la science-fiction

Prisé par les amateurs de sport, le SuperBowl est aussi un événement cinéphile avec la découverte de nouvelles images des films les plus attendus de l'année. Disclosure Day de Steven Spielberg est l'un d'entre eux. À cette occasion, le studio Universal a révélé une autre bande-annonce toujours aussi énigmatique.

Elle révèle notamment de nouvelles séquences d'action et surtout l'apparition, dans les dernières secondes, d'un vaisseau spatial qui sort des nuages. Le cinéaste légendaire revient à ses premiers amours, celui de la science-fiction et de l'invasion extra-terrestres après les cultissimes Rencontres du troisième type et La Guerre des mondes.

Entouré de mystère, Disclosure Day se présente à travers un synopsis cryptique : "Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day."

Le ton du film n'est pas sans rappeler celui de Signes de M. Night Shyamalan, notamment avec ce plan où un étrange symbole apparaît dans un champ de maïs.

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Disclosure Day de Steven Spielberg sortira en France le 10 juin 2026 et le 12 juin aux Etats-Unis

02 janvier 2026

En 2012 Michael Haneke critiquait La Liste de Schindler, de Steven Spielberg

La Liste de Schindler, souvent considérée comme l’un des sommets de la carrière de Steven Spielberg, ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de certains grands noms du cinéma. Si le film est largement salué pour sa puissance émotionnelle et son importance historique, il n’a pas convaincu tout le monde – loin de là.

Le réalisateur autrichien Michael Haneke, plusieurs fois récompensé dans les plus grands festivals internationaux, n’a jamais caché son malaise face à ce long-métrage. Connu pour des œuvres marquantes comme Amour, Le Ruban Blanc ou Funny Games, Haneke s’est montré très critique envers la manière dont Spielberg a traité le sujet de la Shoah.

Steven Spielberg, figure incontournable du cinéma mondial, a prouvé au fil des décennies qu’il pouvait aussi bien captiver les foules avec des films d’aventure et de science-fiction (Indiana Jones, E.T., Jurassic Park) que bouleverser avec des récits beaucoup plus sombres. C’est en 1993 qu’il s’attaque à l’horreur de l’Holocauste avec La Liste de Schindler, un film qui lui vaudra une pluie de récompenses, dont l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Ce projet, personnel et ambitieux, reste à ce jour l’un des plus grands succès critiques de Spielberg. Mais selon Michael Haneke, le film pose un vrai problème de fond.

Dans un entretien avec The Hollywood Reporter en 2012, Haneke a exprimé son inconfort profond vis-à-vis du film. Pour lui, il est inacceptable de faire du drame des camps de concentration un récit construit comme un thriller, destiné à captiver le spectateur par le suspense.

Interrogé sur l’idée de faire un film sur Hitler, il a ainsi déclaré : “Non, c’est impossible pour moi d’en faire un divertissement. C’est pour cela que j’ai des problèmes avec le film de Steven Spielberg sur les camps de concentration [La Liste de Schindler]. La simple idée d’essayer de créer du suspense sur la question de savoir si le gaz de la pomme de douche va arriver est innommable.”

Haneke estime qu’un seul film traite de la Shoah de façon vraiment respectueuse et responsable : Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Ce documentaire de 1956 adopte une approche beaucoup plus sobre, presque contemplative, laissant au spectateur la liberté de réflexion : “Pour moi, le seul film responsable sur la Shoah est Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Resnais demande au spectateur : Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?’”

L’histoire ne s’arrête pas là. En 2013, Michael Haneke a raconté dans un entretien accordé au journal Süddeutsche Zeitung qu’un matin, lors d’un séjour à l’hôtel, un employé lui avait remis un paquet. À l’intérieur : deux bouteilles de champagne, du caviar et une carte signée de la main de Steven Spielberg. Un geste que Haneke a qualifié, non sans ironie, de “très confiant”.

Mais le cinéaste autrichien n’est pas seul à penser que Spielberg a adopté une approche trop hollywoodienne pour traiter d’un sujet aussi grave. Le réalisateur Terry Gilliam, ex-Monty Python et créateur de films comme Brazil ou L’Armée des 12 singes, a lui aussi exprimé ses réserves lors d’une interview pour Turner Classic Movies.

Il y a évoqué une conversation rapportée dans le livre Eyes Wide Open, autour du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Celui-ci aurait dit, à propos de La Liste de Schindler : “Les Kubrick de ce monde et les grands cinéastes vous font rentrer chez vous et y réfléchir. Il y a donc une merveilleuse citation dans le livre que Freddy Raphael a écrit à propos de la réalisation d’Eyes Wide Shut (...). Il parle à Kubrick de La Liste de Schindler et de l’Holocauste, et il dit : ‘La Liste de Schindler est une question de succès, l’Holocauste est une question d’échec.’ Et c’est Kubrick, et c’est tout à fait juste.”

Gilliam a par la suite développé : “La Liste de Schindler c’est : ‘Nous devions sauver ces quelques personnes, une fin heureuse, un homme peut faire ce qu’un homme peut faire et empêcher la mort de quelques personnes.’ Mais ce n’est pas là le but de l’Holocauste : il s’agit de l’échec total de la civilisation qui a permis à six millions de personnes de mourir. Je sais de quel côté je préfère être.”

Il a ainsi conclu : “J’aimerais avoir une belle maison comme Spielberg, mais je sais de quel côté je préfère être.”

Malgré ces critiques de poids, La Liste de Schindler demeure, pour beaucoup, un chef-d’œuvre incontournable du 7e art. Il soulève des débats légitimes sur la manière de représenter les horreurs de notre Histoire au cinéma, et sur les limites entre émotion, mémoire et mise en scène.

25 décembre 2025

Steven Spielberg raconte une savoureuse anecdote sur Stanley Kubrick

C'est en 1969, dans Harper's Bazaar, puis plus tard sous la forme d'une anthologie, que fut publié Supertoys Last All Summer Long du fameux romancier de SF Brian Aldiss. Une histoire futuriste dans laquelle un robot ayant l'apparence d'un enfant lutte pour établir une connexion avec sa mère humaine. Après plus d'une décennie, Stanley Kubrick acheta les droits d'adaptation, et commença un travail de très longue haleine - comme toujours avec lui- en vue de porter le récit à l'écran.

C'est au cours de cette période que le maître sympathisa avec Steven Spielberg, en 1979, au moment où ce dernier tournait en Angleterre Les Aventuriers de l'Arche perdue, tandis que Kubrick s'attelait au tournage de Shining. Une amitié au long cours de près de 20 ans, faite avant tout de très (parfois 8h !) longs entretiens téléphoniques entre les deux. "Je crois que j'ai du voir Stanley à peine une douzaine de fois en vingt ans" racontera Spielberg.

Un jour, au beau milieu d'une conversation téléphonique, Kubrick lui lâche : "tu sais, j'aimerais vraiment que tu réalises A.I., et je devrais produire le film pour toi". Très étonné par cette proposition aussi inattendue, Spielberg lui demande pourquoi il souhaite passer la main sur ce projet qui lui tient pourtant à coeur et qu'il a maturé durant si longtemps. "J'étais choqué. J'ai dit : "pourquoi veux-tu faire cela Stanley ?" Il m'a répondu : "Hé bien, tu sais, je pense que ce film est finalement plus proche de ta sensibilité que la mienne".

Spielberg se rend en Grande-Bretagne chez Kubrick, qui lui montre des centaines de storyboards dessinés par un fameux illustrateur de comics, Chris Baker, connu sous son nom d'artiste Fangorn. Un travail préparatoire minutieux comme Kubrick en avait le secret.

C'est là qu'intervient cette très savoureuse anecdote racontée par Spielberg à James Cameron, dans le cadre d'un entretien mené entre les deux en 2018, à la faveur de la parution du formidable livre James Cameron's Story of Science Fiction. Spielberg souligne la nature notoirement très secrète de Kubrick, illustrée par l'exigence d'installer un fax... directement dans sa chambre à coucher pour protéger leurs échanges !

"Ce qui m'amuse toujours, c'est quand Stanley a dit : "Tu dois installer un fax dans ta chambre à coucher car je vais t'envoyer beaucoup de notes, de photos et d'idées". Quand j'ai demandé pourquoi, il a répondu : "Et si quelqu'un entrait et lisait en pleine nuit ? Un enfant ou quelqu'un d'autre ? Cela doit être dans un endroit privé".

J'ai donc installé le fax dans la chambre, mais le volume de la sonnerie était dix fois plus fort qu'une ligne normale. L'appareil se déclenchait à 1 h, 3 h ou 4 h du matin ! Cela a duré deux nuits avant que ma femme, Kate Capshaw, ne jette le télécopieur hors de la chambre !"

"Stanley avait une profonde admiration pour Steven. Il voyait en lui l'un des plus grands réalisateurs de la génération suivante. Les deux cinéastes ont des tempéraments très opposés, mais leur dénominateur commun est le talent" dira Jan Harlan, producteur et beau-frère de Kubrick.

A.I. Intelligence artificielle est un peu un mal aimé dans la filmographie de Spielberg. Il sera d'ailleurs un échec au box office mondial, avec à peine plus de 235 millions $ récoltés, sur un budget de 100 millions.

Si certains ont reprochés l'aspect hybride de l'oeuvre, ni tout à fait un film de Spielberg ni un film de Kubrick, le rendant finalement trop impersonnel et de surcroît trop édulcoré par rapport aux idées initiales du maître décédé en 1999, l'oeuvre mérite une sérieuse réévalution.

11 décembre 2025

Tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau film de science-fiction de Steven Spielberg

Steven Spielberg prépare secrètement mais sûrement son 35e long métrage. Trois ans après son film le plus personnel, The Fabelmans, qui s'inspirait de son enfance, le réalisateur revient à un genre cinématographique qu'il connait bien : la science-fiction.

Néanmoins, de nombreux mystères entourent le sujet du film et plus la date de sortie se rapproche, plus les théories fleurissent sur la Toile. Pour y voir plus claire, voici toutes les informations connues à ce jour.

Pour l'heure, rien n'est confirmé mais selon les premières rumeurs, ce nouveau long métrage devrait s'intituler Disclosure - à savoir révélation ou divulgation en français. Un mot qui pourrait prendre tout son sens avec le sujet du film.

Si l'intrigue détaillée et les noms des personnages demeurent encore inconnus, on sait officiellement que ce projet est écrit par David Koepp, scénariste de Jurassic Park, et qu'il portera sur une nouvelle histoire d'extra-terrestres et d'apparitions ovnis.

Une bonne nouvelle pour tous les fans du papa d'E.T. puisque le réalisateur n'avait pas raconté une histoire d'aliens depuis La Guerre des Mondes avec Tom Cruise... il y a 20 ans.

Selon les premières rumeurs, ce film pourrait proposer une approche réaliste du sujet à la manière de Rencontre du troisième type, un des grands classiques du cinéaste sorti en 1977.

Depuis quelques heures, une étrange photo circule sur les réseaux sociaux. On y voit une immense affiche projetée sur l'une des façades de Times Square, à New York. Le visuel met en scène un œil dans une forme d'oiseau et livre le message suivant : "All Will Be Disclosured" - "Tout sera révélé" en français, ce qui pourrait confirmer le titre officiel du film.

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Le nouveau long métrage de Steven Spielberg sortira en France le 10 juin 2026 et le 12 juin aux Etats-Unis. Une chose est sûre, le film promet d'être l'un des plus grands événements de l'année.

03 décembre 2025

Sous le plus grand chapiteau du monde : c'est grâce à ce film culte avec Charlton Heston que Steven Spielberg a fait du cinéma

Steven Spielberg a connu sa plus grande peur au cinéma ! Et le meilleur, c'est que ça l'a conduit à devenir réalisateur. Il a raconté l'événement au micro de CBS (relayé par Collider) comme "La chose la plus terrifiante que j'ai expérimentée de toute [s]a vie".

Il a vécu ce choc alors qu'il avait "6-7 ans". Son père lui avait promis d'aller voir "the greatest show on earth" (le plus grand spectacle du monde) et même si le jeune homme s'était imaginé un cirque vivant, il s'est finalement retrouvé dans une salle de cinéma.

On y projetait le film "The Greatest Show on Earth", connu en France sous le titre Sous le plus grand chapiteau du monde. Réalisé par Cecil B. DeMille, il mettait en scène Charlton Heston, Betty Hutton et James Stewart, l'histoire d'un cirque qui a du mal à s'en sortir financièrement et qui se retrouve mêlé à une affaire d'escroquerie.

La suite de l'histoire nous parvient de la bouche de Steven Spielberg lui-même, qui découvrait là le premier film de sa vie :

"Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais au cœur du film, et c'est impressionnant, il y a le déraillement d'un train qui croise une voiture (...) et la percute. La voiture se retourne au-dessus de la locomotive et le train déraille, c'est une catastrophe, toutes les autres voitures s'empilent... J'ai appris plus tard que c'était fait en effets spéciaux avec un train miniature, mais pour moi, c'était on ne peut plus vrai."

Et c'est finalement l'envie de recréer avec ses propres trains miniatures ce crash terrible vu dans Sous le plus grand chapiteau... que Steven Spielberg décidera de s'emparer d'une caméra pour immortaliser cela sur pellicule. Ce premier essai lui donnera le goût de continuer de créer des images, et le mènera à la carrière qu'on lui connaît aujourd'hui.

A noter que cette anecdote du cinéma et des trains miniatures est visible en vidéo puisque le réalisateur l'a incluse à The Fabelmans (2022), le biopic sur son enfance qu'il a lui-même réalisé, et dans lequel c'est effectivement présenté comme l'un des éléments fondateurs de sa passion pour la mise en images.

08 novembre 2025

Voici qui se cachait sous le masque du E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg

Pas mal d'humains bien réels servaient à donner vie à l'extraterrestre E.T. du film signé par Steven Spielberg en 1982. Paris Match a rencontré l'un d'entre eux, Matthew De Meritt, longtemps resté dans l'ombre, qui permettait à l'alien de se déplacer à l'image.

Invalide de naissance, celui qui avait 11 ans à l'époque du tournage en a aujourd'hui 54. Privé de jambe, il se déplace en skateboard depuis toujours. Au micro de Paris Match, il raconte :

"Je me levais sur les mains, mes mains étaient ses pieds, en gros. Les bras d'E.T. pendaient, ils étaient très statiques, il n'y avait aucune articulation quand je marchais avec."

"La plus grande scène que j'ai eu était celle ou E.T. est en état d'ivresse dans la cuisine. L'équipe s'inquiétait pour moi, que je puisse supporter les chutes sans me blesser. Je me rappelle qu'à la troisième prise, Steven a dit : 'Coupez, c'est la bonne !' et tout le monde a ri, car on savait que ce serait l'une des scènes les plus drôles du film."

"Au générique, je suis crédité comme 'Mouvements spécifiques d'E.T.'. (...) Je faisais donc partie de l'équipe des effets spéciaux, pas du casting."

Malgré le secret entretenu sur les personnes de l'ombre qui animaient la marionnette, l'information n'était pas neuve puisque dès 1983, le magazine CineFex rencontrait l'équipe d'effets spéciaux du film et Mitch Suskin y déclarait : "Steven était très impressionné par la façon dont E.T. se dandinait lorsque Matt était dans le costume." "Matt" était bien sûr Matthew De Meritt. Carlo Rambaldi ajoutait : "J'aurais pu ajouter un mécanisme pour faire marcher E.T., mais il aurait coûté un million de dollars supplémentaire à Steven et bien entendu, lui aurait aussi coûté du temps".

Dans cet article passionnant sur la création d'E.T., on apprend qu'une autre enfant, Tina Palmer, elle aussi privée de jambes, a aidé à faire se déplacer l'extra-terrestre en alternance avec De Meritt. Suskin conclut :

"Mais il est rapidement devenu évident que ces enfants n'allaient pas convenir. Ce n'était certainement pas de leur faute. Matt et Tina n'avaient tout simplement pas l'endurance nécessaire pour enfiler un costume de sept kilos en plus de cette lourde tête radiocommandée en marchant sur les mains tout au long du film. Et ils n'avaient aucun moyen de contrôler les bras du costume non plus."

Ce sont pour animer les bras et pour assurer les déplacements plus longs que des petites personnes sont appelées : Pat Bilon (qui sera la majorité du temps à l'écran) et Tamara De Treaux (comme back-up et doublure).

E.T. est devenu le plus grand succès de l'année 1982 au box-office américain, rapportant 314,9 millions de dollars de l'époque, soit environ 1,2 milliard d'aujourd'hui, une fois la somme ajustée à l'inflation. Certains producteurs - dont Spielberg à l'époque - ont "fait un vœu pour qu'il revienne", et envisagé une suite. Ce E.T. numéro 2 devait être beaucoup plus sombre, trop sans doute, et c'est la raison pour laquelle il n'a finalement jamais vu le jour.

Ainsi, la magie du premier film est restée intacte.

24 octobre 2025

Raging Bull : à la vision du film de Martin Scorsese, Steven Spielberg a été complètement abasourdi

En 1980, après une traversée du désert causée par une forte addiction à la cocaïne, Martin Scorsese est sauvé par un certain Robert De Niro. L'acteur lui propose de réaliser Raging Bull, un biopic explorant la figure controversée du célèbre boxeur Jake LaMotta.

Issu d'un milieu modeste, ce dernier a été le héros de combats mythiques, notamment contre Sugar Ray Robinson et Marcel Cerdan. Rongé par la jalousie et la paranoïa, il détruit peu à peu ses relations, notamment avec son frère et sa femme.

Malgré son succès sportif, sa vie personnelle se désagrège. Le film explore les tourments intérieurs d’un homme incapable de maîtriser sa rage. Signé Martin Scorsese, il offre un portrait brut et poignant de l’autodestruction d'un homme.

Pour sa performance viscérale, Robert De Niro recevra l'Oscar du Meilleur acteur en 1981, et Raging Bull deviendra très rapidement un grand classique du cinéma, en plus de relancer la carrière de son réalisateur.

"Salut Bobby. J'ai vu ton Raging Bull pour la première fois samedi. Je suis encore sous le choc. c'est un chef-d'oeuvre monumental, une inspiration pour moi", avait écrit Al Pacino à son collègue, encore soufflé par la puissance du long-métrage. Mais la star du Parrain n'a pas été la seule célébrité à publiquement tresser des lauriers à Raging Bull.

Dans le documentaire Mr. Scorsese, actuellement disponible sur Apple TV+, un certain Steven Spielberg a évoqué sa découverte du film. Le metteur en scène des Dents de la mer a été complètement époustouflé par cette oeuvre, et il ne s'en cache pas. "J'étais dans un état second", indique Spielberg.

"À la fin du film, j'étais incapable de parler. Je ne voulais voir personne. Je n'étais plus moi-même. J'étais devenu les personnages du film. Et je ne voulais pas être comme eux. Marty m'a placé au bord du gouffre ; aucun autre réalisateur ne m'avait mis dans cet état", a martelé l'auteur de Jurassic Park et La Liste de Schindler.

Des paroles fortes de la part de Steven Spielberg, grand ami de Martin Scorsese et chef de file du Nouvel Hollywood, avec Brian De Palma, Michael Cimino, George Lucas ou Francis Ford Coppola. Après Raging Bull, celui que l'on surnomme Marty reprendra du poil de la bête, signant des oeuvres marquantes comme La Valse des pantins, After Hours, La Dernière tentation du Christ, Les Affranchis ou Casino.

Après ce cycle vertueux, Leonardo DiCaprio deviendra son nouvel acteur fétiche. Les deux artistes collaboreront sur 6 films : Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés, Shutter Island, Le Loup de Wall Street et Killers of the Flower Moon. Il devrait d'ailleurs retrouver la star de Titanic pour son nouveau projet, une adaptation du roman Ce qui arrive la nuit, de Peter Cameron.

Jennifer Lawrence devrait aussi être de la partie dans ce long-métrage qui racontera l’histoire onirique d’un couple d'Américains se rendant dans une petite ville d’Europe enneigée pour adopter un bébé.

Installés dans un hôtel à l'atmosphère étrange, ils vont rencontrer des personnages énigmatiques, dont une chanteuse flamboyante, un homme d'affaires dépravé et un guérisseur charismatique. Mais rien n'est ce qu’il paraît dans ce lieu déconcertant et plus le couple lutte pour obtenir son enfant, plus leur mariage et leurs certitudes vacillent.

11 octobre 2025

La Liste de Schindler : lorsqu'il a découvert ce chef-d'oeuvre de Steven Spielberg, John Williams a été complètement désemparé

A l'exception de quelques rares longs métrages, c'est à la baguette magique de John Williams que s'est illuminée la quasi intégralité de la filmographie de Steven Spielberg.

C'est en effet à cette légende de la musique de film que l'on doit par exemple les bandes originales des Dents de la Mer, de la saga Indiana Jones, de Jurassic Park, de E.T. ou de Rencontres du troisième type, mais aussi la bouleversante partition de La Liste de Schindler.

Oscarisée en 1994, accompagnée par le vibrant archer du violoniste Itzhak Perlman, cette musique compte indéniablement parmi les sommets de la carrière de John Williams.

Pourtant, ainsi qu'il l'a lui-même raconté il y a quelques années au micro de CBS News, l'éminent compositeur s'était retrouvé complètement désemparé par l'ampleur de la tâche en découvrant le long métrage de Spielberg pour la toute première fois.

"Je n'ai pas fondu en larmes, mais j'étais véritablement ému", avait-il ainsi confié.

"J'ai dit : 'Steven, il va falloir que je quitte la pièce.' Je suis allé dehors et j'ai marché un peu pour retrouver mes esprits, et je suis revenu pour qu'on puisse commencer la réunion. Et voilà ce que nous nous sommes dit, mot pour mot. J'ai dit : 'Steven, c'est un grand film, et il va te falloir un meilleur compositeur que moi pour ce film.' Et il m'a dit : 'Je sais. Mais ils sont tous morts !' Donc je suis resté le compositeur [du film]."

Avec son humour et sa bienveillance habituelle, le réalisateur a donc su convaincre son cher collaborateur qu'il était parfaitement à la hauteur de ce défi colossal. Et force est de constater, lorsqu'on réécoute plus de 30 ans après la fabuleuse BO de La Liste de Schindler, qu'il avait raison.

30 juillet 2025

Pour Steven Spielberg, voilà ce qui fait la différence entre les vrais réalisateurs et les autres

Des Dents de la Mer à la saga Indiana Jones en passant par Jurassic Park, La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg est l'une des plus grandes légendes vivantes du cinéma, personne ne nous contredira là-dessus.

Celui qui a déjà reçu deux fois l'Oscar du meilleur réalisateur, capable de manier pratiquement tous les registres du septième art, de fédérer public populaire et critique autour d'oeuvres éternelles, maîtrise parfaitement son sujet lorsqu'il s'agit de parler cinéma.

Que l'on soit cinéaste en herbe, professionnel du milieu ou spectateur lambda, on boit littéralement chacune de ses paroles lorsqu'il lui arrive de s'exprimer sur le sujet qu'il connaît le mieux. Ce fut notamment le cas en 2005, dans le sillage de la sortie de La Guerre des Mondes. A cette occasion, au micro de Moviefone, Spielberg avait participé à une longue discussion avec Tom Cruise, qui tenait le rôle principal de son film.

Au cours de cette passionnante conversation, il en était venu à expliquer ce qui, selon lui, constituait l'essence même d'un véritable réalisateur :

"Lorsque je regarde des films faits par des étudiants ou des premiers courts métrages, je ne regarde pas comment est [posée] la caméra", avait ainsi commencé par déclarer Spielberg.

"Je peux regarder n'importe quelle publicité et être conscient qu'il y a des réalisateurs derrière qui savent où placer une caméra, comment vendre un produit. Mais sont-ils capables de raconter une histoire qui soit unie, puissante et originale ? C'est ça, le secret. Je suis beaucoup plus intéressé par un raconteur d'histoire qui n'a pas la moindre idée de l'endroit où poser sa caméra que par quelqu'un qui sait tout sur la caméra et rien sur la narration."

 Poursuivant en précisant que d'après lui, il n'y avait aucun mal à débuter sa carrière en s'inspirant d'autres oeuvres pour leur rendre hommage, Spielberg a insisté sur la nécessité pour un artiste de s'émanciper un jour ou l'autre pour trouver sa propre tonalité, sa manière personnelle de raconter une histoire :

"A un certain moment, vous allez devoir trouver votre voix naturelle, trouver un moyen de donner une voix à la personne que vous êtes. Et d'ailleurs, la personne que vous êtes est originale, véritablement. Vous n'êtes pas moi, vous n'êtes pas votre meilleur ami, ni votre professeur, ni vos parents, vous êtes vous. Chacun des os de votre corps est un os original. Il s'agit parfois d'essayer de comprendre comment exprimer sa propre originalité, et cela prend parfois un certain nombre d'années pour se comprendre soi-même."

Se trouver soi-même et avoir le courage de laisser résonner sa propre voix en racontant une histoire. Être un réalisateur, selon Spielberg, ce n'est donc pas plus compliqué que ça.

14 juillet 2025

Steven Spielberg aurait exigé trois choses pour le dernier Jurassic World

Alors que Jurassic World : Renaissance vient de sortir en salle, les fans ont pu remarquer le peu de références aux précédents volets de la saga et notamment au premier Jurassic Park, film culte de 1993 réalisé par Steven Spielberg. Si le nouveau long-métrage de Gareth Edwards avec Scarlett Johansson et Jonathan Bailey en tête d’affiche est timide en termes de clins d'œil, c’est parce que le boss l’a demandé lui-même ! 

David Koepp, scénariste du premier Jurassic Park et de ce dernier volet, a révélé les trois conditions exigées par Spielberg lui-même au Hollywood Reporter. Premièrement, le réalisateur des Dents de la mer voulait que le film soit effrayant. “Nous devrions voir des choses que nous n’avons jamais vues auparavant", explique le scénariste. Deuxièmement, Spielberg désirait que les faits scientifiques avancés soient plausibles et proches de la réalité. Mais le point le plus important pour le cinéaste était justement de ne pas abuser des références à ses précédents films. David Koepp ajoute justement : 

"Ce qui est important pour lui dans tous les domaines — mais dans ce film en particulier — c’est qu’il voulait vraiment éviter toute référence à lui-même. Il n’aime pas se citer. Il y est allergique. Si vous mettez quelque chose qui vous semble trop familier, il dira : ‘N’ai-je pas déjà fait cela ? Ne faites pas ça’."

Cependant, quelques éléments du cinéma de Spielberg se sont quand même glissés au sein de Jurassic World : Renaissance. Devant la scène de la découverte d'un œuf de dino par Jonathan Bailey dans la caverne, impossible de ne pas penser à l’archéologue Indiana Jones récupérant l’idole en or dans Les Aventuriers de l’arche perdue. Certains auront aussi pu reconnaître la fameuse bannière “When Dinosaurs Ruled the Earth” du premier Jurassic. Pour comparer tout cela par vous-même, le film de Gareth Edwards est à découvrir en salle.