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14 mars 2026

Steven Spielberg va réaliser son premier western

Après son retour aux extraterrestres, un genre qu'il connaît sur le bout des doigts depuis 1977 et Rencontres du Troisième Type, Steven Spielberg va essayer quelque chose de totalement nouveau : un western !

Le cinéaste hollywoodien n’a encore jamais vraiment posé ses caméras dans les grands espaces de l’Ouest. Mais cela pourrait bientôt changer. Lors d’une conférence publique donnée lors du festival South by Southwest, Steven Spielberg a révélé qu’il développait actuellement un western, qui devrait être son prochain film après Disclosure Day.

Il avoue avoir "éludé le genre pendant des décennies", tout en confirmant

"Je ne peux rien révéler pour l’instant, mais j’ai un projet de westen en développement. Et ça va faire mal (kiss ass) !"

Le réalisateur a également glissé qu’il aimerait tourner ce film au Texas - peut-être un clin d’œil au public, le festival se déroulant à Austin. Pressé d’en dire plus, Spielberg s’est contenté de quelques indices :

"Il y aura des chevaux. Il y aura des armes. Mais il n’y aura aucun trope. Je peux vous le dire : je veux éviter les stéréotypes du western."

D'ici là, il fera de la science-fiction avec Disclosure Day, consacré aux phénomènes ovnis, qui sortira cet été au cinéma. Et Steven Spielberg insiste : il croit dur comme fer à une vie extraterrestre :

"Quand le président Obama a dit qu'il croyait à une forme de vie ailleurs, je me suis dit : 'Mon Dieu, c’est parfait pour Disclosure Day. C’est incroyable.' Puis, deux jours plus tard, il est revenu sur ses propos et a expliqué qu’il parlait surtout de vie dans le cosmos... Mais ce que, bien sûr, tout le monde devrait croire. Personne ne devrait penser que nous sommes la seule civilisation intelligente dans tout l’univers. Vous devriez tous lire ce qui a été publié sur le sujet et regarder la quantité de documentaires sortis depuis 2018. Je n’en sais pas plus que vous, mais j’ai une très forte suspicion : nous ne sommes probablement pas seuls sur Terre en ce moment..." Et ce sera justement le thème de Disclosure Day.

12 mars 2026

Disclosure Day : la bande-annonce du nouveau film de Steven Spielberg est là !

Le monde se prépare pour l'arrivée du nouveau Steven Spielberg. Le réalisateur légendaire revient à son genre de prédilection, la science-fiction, avec Disclosure Day. Le blockbuster suit l'invasion d'une espèce extra-terrestre sur Terre tout en utilisant les codes du thriller conspirationniste.

Le synopsis se présente ainsi : "Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day."

Si la promotion du film reposait jusqu'ici sur le mystère, la nouvelle bande-annonce publiée ce jour révèle davantage d'images des séquences d'action et lève le voile sur des détails intéressants, comme le tournage d'un reportage à Roswell. Un lieu emblématique car depuis des décennies, la ville située dans le Nouveau-Mexique inspire de nombreux fantasmes quant à la possible existence des aliens.

Découvrez la nouvelle affiche du film :

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Disclosure Day de Steven Spielberg sortira le 10 juin prochain en France

09 février 2026

Disclosure Day : Steven Spielberg nous rappelle qu'il est le roi de la science-fiction

Prisé par les amateurs de sport, le SuperBowl est aussi un événement cinéphile avec la découverte de nouvelles images des films les plus attendus de l'année. Disclosure Day de Steven Spielberg est l'un d'entre eux. À cette occasion, le studio Universal a révélé une autre bande-annonce toujours aussi énigmatique.

Elle révèle notamment de nouvelles séquences d'action et surtout l'apparition, dans les dernières secondes, d'un vaisseau spatial qui sort des nuages. Le cinéaste légendaire revient à ses premiers amours, celui de la science-fiction et de l'invasion extra-terrestres après les cultissimes Rencontres du troisième type et La Guerre des mondes.

Entouré de mystère, Disclosure Day se présente à travers un synopsis cryptique : "Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day."

Le ton du film n'est pas sans rappeler celui de Signes de M. Night Shyamalan, notamment avec ce plan où un étrange symbole apparaît dans un champ de maïs.

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Disclosure Day de Steven Spielberg sortira en France le 10 juin 2026 et le 12 juin aux Etats-Unis

02 janvier 2026

En 2012 Michael Haneke critiquait La Liste de Schindler, de Steven Spielberg

La Liste de Schindler, souvent considérée comme l’un des sommets de la carrière de Steven Spielberg, ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de certains grands noms du cinéma. Si le film est largement salué pour sa puissance émotionnelle et son importance historique, il n’a pas convaincu tout le monde – loin de là.

Le réalisateur autrichien Michael Haneke, plusieurs fois récompensé dans les plus grands festivals internationaux, n’a jamais caché son malaise face à ce long-métrage. Connu pour des œuvres marquantes comme Amour, Le Ruban Blanc ou Funny Games, Haneke s’est montré très critique envers la manière dont Spielberg a traité le sujet de la Shoah.

Steven Spielberg, figure incontournable du cinéma mondial, a prouvé au fil des décennies qu’il pouvait aussi bien captiver les foules avec des films d’aventure et de science-fiction (Indiana Jones, E.T., Jurassic Park) que bouleverser avec des récits beaucoup plus sombres. C’est en 1993 qu’il s’attaque à l’horreur de l’Holocauste avec La Liste de Schindler, un film qui lui vaudra une pluie de récompenses, dont l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Ce projet, personnel et ambitieux, reste à ce jour l’un des plus grands succès critiques de Spielberg. Mais selon Michael Haneke, le film pose un vrai problème de fond.

Dans un entretien avec The Hollywood Reporter en 2012, Haneke a exprimé son inconfort profond vis-à-vis du film. Pour lui, il est inacceptable de faire du drame des camps de concentration un récit construit comme un thriller, destiné à captiver le spectateur par le suspense.

Interrogé sur l’idée de faire un film sur Hitler, il a ainsi déclaré : “Non, c’est impossible pour moi d’en faire un divertissement. C’est pour cela que j’ai des problèmes avec le film de Steven Spielberg sur les camps de concentration [La Liste de Schindler]. La simple idée d’essayer de créer du suspense sur la question de savoir si le gaz de la pomme de douche va arriver est innommable.”

Haneke estime qu’un seul film traite de la Shoah de façon vraiment respectueuse et responsable : Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Ce documentaire de 1956 adopte une approche beaucoup plus sobre, presque contemplative, laissant au spectateur la liberté de réflexion : “Pour moi, le seul film responsable sur la Shoah est Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Resnais demande au spectateur : Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?’”

L’histoire ne s’arrête pas là. En 2013, Michael Haneke a raconté dans un entretien accordé au journal Süddeutsche Zeitung qu’un matin, lors d’un séjour à l’hôtel, un employé lui avait remis un paquet. À l’intérieur : deux bouteilles de champagne, du caviar et une carte signée de la main de Steven Spielberg. Un geste que Haneke a qualifié, non sans ironie, de “très confiant”.

Mais le cinéaste autrichien n’est pas seul à penser que Spielberg a adopté une approche trop hollywoodienne pour traiter d’un sujet aussi grave. Le réalisateur Terry Gilliam, ex-Monty Python et créateur de films comme Brazil ou L’Armée des 12 singes, a lui aussi exprimé ses réserves lors d’une interview pour Turner Classic Movies.

Il y a évoqué une conversation rapportée dans le livre Eyes Wide Open, autour du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Celui-ci aurait dit, à propos de La Liste de Schindler : “Les Kubrick de ce monde et les grands cinéastes vous font rentrer chez vous et y réfléchir. Il y a donc une merveilleuse citation dans le livre que Freddy Raphael a écrit à propos de la réalisation d’Eyes Wide Shut (...). Il parle à Kubrick de La Liste de Schindler et de l’Holocauste, et il dit : ‘La Liste de Schindler est une question de succès, l’Holocauste est une question d’échec.’ Et c’est Kubrick, et c’est tout à fait juste.”

Gilliam a par la suite développé : “La Liste de Schindler c’est : ‘Nous devions sauver ces quelques personnes, une fin heureuse, un homme peut faire ce qu’un homme peut faire et empêcher la mort de quelques personnes.’ Mais ce n’est pas là le but de l’Holocauste : il s’agit de l’échec total de la civilisation qui a permis à six millions de personnes de mourir. Je sais de quel côté je préfère être.”

Il a ainsi conclu : “J’aimerais avoir une belle maison comme Spielberg, mais je sais de quel côté je préfère être.”

Malgré ces critiques de poids, La Liste de Schindler demeure, pour beaucoup, un chef-d’œuvre incontournable du 7e art. Il soulève des débats légitimes sur la manière de représenter les horreurs de notre Histoire au cinéma, et sur les limites entre émotion, mémoire et mise en scène.

25 décembre 2025

Steven Spielberg raconte une savoureuse anecdote sur Stanley Kubrick

C'est en 1969, dans Harper's Bazaar, puis plus tard sous la forme d'une anthologie, que fut publié Supertoys Last All Summer Long du fameux romancier de SF Brian Aldiss. Une histoire futuriste dans laquelle un robot ayant l'apparence d'un enfant lutte pour établir une connexion avec sa mère humaine. Après plus d'une décennie, Stanley Kubrick acheta les droits d'adaptation, et commença un travail de très longue haleine - comme toujours avec lui- en vue de porter le récit à l'écran.

C'est au cours de cette période que le maître sympathisa avec Steven Spielberg, en 1979, au moment où ce dernier tournait en Angleterre Les Aventuriers de l'Arche perdue, tandis que Kubrick s'attelait au tournage de Shining. Une amitié au long cours de près de 20 ans, faite avant tout de très (parfois 8h !) longs entretiens téléphoniques entre les deux. "Je crois que j'ai du voir Stanley à peine une douzaine de fois en vingt ans" racontera Spielberg.

Un jour, au beau milieu d'une conversation téléphonique, Kubrick lui lâche : "tu sais, j'aimerais vraiment que tu réalises A.I., et je devrais produire le film pour toi". Très étonné par cette proposition aussi inattendue, Spielberg lui demande pourquoi il souhaite passer la main sur ce projet qui lui tient pourtant à coeur et qu'il a maturé durant si longtemps. "J'étais choqué. J'ai dit : "pourquoi veux-tu faire cela Stanley ?" Il m'a répondu : "Hé bien, tu sais, je pense que ce film est finalement plus proche de ta sensibilité que la mienne".

Spielberg se rend en Grande-Bretagne chez Kubrick, qui lui montre des centaines de storyboards dessinés par un fameux illustrateur de comics, Chris Baker, connu sous son nom d'artiste Fangorn. Un travail préparatoire minutieux comme Kubrick en avait le secret.

C'est là qu'intervient cette très savoureuse anecdote racontée par Spielberg à James Cameron, dans le cadre d'un entretien mené entre les deux en 2018, à la faveur de la parution du formidable livre James Cameron's Story of Science Fiction. Spielberg souligne la nature notoirement très secrète de Kubrick, illustrée par l'exigence d'installer un fax... directement dans sa chambre à coucher pour protéger leurs échanges !

"Ce qui m'amuse toujours, c'est quand Stanley a dit : "Tu dois installer un fax dans ta chambre à coucher car je vais t'envoyer beaucoup de notes, de photos et d'idées". Quand j'ai demandé pourquoi, il a répondu : "Et si quelqu'un entrait et lisait en pleine nuit ? Un enfant ou quelqu'un d'autre ? Cela doit être dans un endroit privé".

J'ai donc installé le fax dans la chambre, mais le volume de la sonnerie était dix fois plus fort qu'une ligne normale. L'appareil se déclenchait à 1 h, 3 h ou 4 h du matin ! Cela a duré deux nuits avant que ma femme, Kate Capshaw, ne jette le télécopieur hors de la chambre !"

"Stanley avait une profonde admiration pour Steven. Il voyait en lui l'un des plus grands réalisateurs de la génération suivante. Les deux cinéastes ont des tempéraments très opposés, mais leur dénominateur commun est le talent" dira Jan Harlan, producteur et beau-frère de Kubrick.

A.I. Intelligence artificielle est un peu un mal aimé dans la filmographie de Spielberg. Il sera d'ailleurs un échec au box office mondial, avec à peine plus de 235 millions $ récoltés, sur un budget de 100 millions.

Si certains ont reprochés l'aspect hybride de l'oeuvre, ni tout à fait un film de Spielberg ni un film de Kubrick, le rendant finalement trop impersonnel et de surcroît trop édulcoré par rapport aux idées initiales du maître décédé en 1999, l'oeuvre mérite une sérieuse réévalution.

11 décembre 2025

Tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau film de science-fiction de Steven Spielberg

Steven Spielberg prépare secrètement mais sûrement son 35e long métrage. Trois ans après son film le plus personnel, The Fabelmans, qui s'inspirait de son enfance, le réalisateur revient à un genre cinématographique qu'il connait bien : la science-fiction.

Néanmoins, de nombreux mystères entourent le sujet du film et plus la date de sortie se rapproche, plus les théories fleurissent sur la Toile. Pour y voir plus claire, voici toutes les informations connues à ce jour.

Pour l'heure, rien n'est confirmé mais selon les premières rumeurs, ce nouveau long métrage devrait s'intituler Disclosure - à savoir révélation ou divulgation en français. Un mot qui pourrait prendre tout son sens avec le sujet du film.

Si l'intrigue détaillée et les noms des personnages demeurent encore inconnus, on sait officiellement que ce projet est écrit par David Koepp, scénariste de Jurassic Park, et qu'il portera sur une nouvelle histoire d'extra-terrestres et d'apparitions ovnis.

Une bonne nouvelle pour tous les fans du papa d'E.T. puisque le réalisateur n'avait pas raconté une histoire d'aliens depuis La Guerre des Mondes avec Tom Cruise... il y a 20 ans.

Selon les premières rumeurs, ce film pourrait proposer une approche réaliste du sujet à la manière de Rencontre du troisième type, un des grands classiques du cinéaste sorti en 1977.

Depuis quelques heures, une étrange photo circule sur les réseaux sociaux. On y voit une immense affiche projetée sur l'une des façades de Times Square, à New York. Le visuel met en scène un œil dans une forme d'oiseau et livre le message suivant : "All Will Be Disclosured" - "Tout sera révélé" en français, ce qui pourrait confirmer le titre officiel du film.

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Le nouveau long métrage de Steven Spielberg sortira en France le 10 juin 2026 et le 12 juin aux Etats-Unis. Une chose est sûre, le film promet d'être l'un des plus grands événements de l'année.

03 décembre 2025

Sous le plus grand chapiteau du monde : c'est grâce à ce film culte avec Charlton Heston que Steven Spielberg a fait du cinéma

Steven Spielberg a connu sa plus grande peur au cinéma ! Et le meilleur, c'est que ça l'a conduit à devenir réalisateur. Il a raconté l'événement au micro de CBS (relayé par Collider) comme "La chose la plus terrifiante que j'ai expérimentée de toute [s]a vie".

Il a vécu ce choc alors qu'il avait "6-7 ans". Son père lui avait promis d'aller voir "the greatest show on earth" (le plus grand spectacle du monde) et même si le jeune homme s'était imaginé un cirque vivant, il s'est finalement retrouvé dans une salle de cinéma.

On y projetait le film "The Greatest Show on Earth", connu en France sous le titre Sous le plus grand chapiteau du monde. Réalisé par Cecil B. DeMille, il mettait en scène Charlton Heston, Betty Hutton et James Stewart, l'histoire d'un cirque qui a du mal à s'en sortir financièrement et qui se retrouve mêlé à une affaire d'escroquerie.

La suite de l'histoire nous parvient de la bouche de Steven Spielberg lui-même, qui découvrait là le premier film de sa vie :

"Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais au cœur du film, et c'est impressionnant, il y a le déraillement d'un train qui croise une voiture (...) et la percute. La voiture se retourne au-dessus de la locomotive et le train déraille, c'est une catastrophe, toutes les autres voitures s'empilent... J'ai appris plus tard que c'était fait en effets spéciaux avec un train miniature, mais pour moi, c'était on ne peut plus vrai."

Et c'est finalement l'envie de recréer avec ses propres trains miniatures ce crash terrible vu dans Sous le plus grand chapiteau... que Steven Spielberg décidera de s'emparer d'une caméra pour immortaliser cela sur pellicule. Ce premier essai lui donnera le goût de continuer de créer des images, et le mènera à la carrière qu'on lui connaît aujourd'hui.

A noter que cette anecdote du cinéma et des trains miniatures est visible en vidéo puisque le réalisateur l'a incluse à The Fabelmans (2022), le biopic sur son enfance qu'il a lui-même réalisé, et dans lequel c'est effectivement présenté comme l'un des éléments fondateurs de sa passion pour la mise en images.

08 novembre 2025

Voici qui se cachait sous le masque du E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg

Pas mal d'humains bien réels servaient à donner vie à l'extraterrestre E.T. du film signé par Steven Spielberg en 1982. Paris Match a rencontré l'un d'entre eux, Matthew De Meritt, longtemps resté dans l'ombre, qui permettait à l'alien de se déplacer à l'image.

Invalide de naissance, celui qui avait 11 ans à l'époque du tournage en a aujourd'hui 54. Privé de jambe, il se déplace en skateboard depuis toujours. Au micro de Paris Match, il raconte :

"Je me levais sur les mains, mes mains étaient ses pieds, en gros. Les bras d'E.T. pendaient, ils étaient très statiques, il n'y avait aucune articulation quand je marchais avec."

"La plus grande scène que j'ai eu était celle ou E.T. est en état d'ivresse dans la cuisine. L'équipe s'inquiétait pour moi, que je puisse supporter les chutes sans me blesser. Je me rappelle qu'à la troisième prise, Steven a dit : 'Coupez, c'est la bonne !' et tout le monde a ri, car on savait que ce serait l'une des scènes les plus drôles du film."

"Au générique, je suis crédité comme 'Mouvements spécifiques d'E.T.'. (...) Je faisais donc partie de l'équipe des effets spéciaux, pas du casting."

Malgré le secret entretenu sur les personnes de l'ombre qui animaient la marionnette, l'information n'était pas neuve puisque dès 1983, le magazine CineFex rencontrait l'équipe d'effets spéciaux du film et Mitch Suskin y déclarait : "Steven était très impressionné par la façon dont E.T. se dandinait lorsque Matt était dans le costume." "Matt" était bien sûr Matthew De Meritt. Carlo Rambaldi ajoutait : "J'aurais pu ajouter un mécanisme pour faire marcher E.T., mais il aurait coûté un million de dollars supplémentaire à Steven et bien entendu, lui aurait aussi coûté du temps".

Dans cet article passionnant sur la création d'E.T., on apprend qu'une autre enfant, Tina Palmer, elle aussi privée de jambes, a aidé à faire se déplacer l'extra-terrestre en alternance avec De Meritt. Suskin conclut :

"Mais il est rapidement devenu évident que ces enfants n'allaient pas convenir. Ce n'était certainement pas de leur faute. Matt et Tina n'avaient tout simplement pas l'endurance nécessaire pour enfiler un costume de sept kilos en plus de cette lourde tête radiocommandée en marchant sur les mains tout au long du film. Et ils n'avaient aucun moyen de contrôler les bras du costume non plus."

Ce sont pour animer les bras et pour assurer les déplacements plus longs que des petites personnes sont appelées : Pat Bilon (qui sera la majorité du temps à l'écran) et Tamara De Treaux (comme back-up et doublure).

E.T. est devenu le plus grand succès de l'année 1982 au box-office américain, rapportant 314,9 millions de dollars de l'époque, soit environ 1,2 milliard d'aujourd'hui, une fois la somme ajustée à l'inflation. Certains producteurs - dont Spielberg à l'époque - ont "fait un vœu pour qu'il revienne", et envisagé une suite. Ce E.T. numéro 2 devait être beaucoup plus sombre, trop sans doute, et c'est la raison pour laquelle il n'a finalement jamais vu le jour.

Ainsi, la magie du premier film est restée intacte.

24 octobre 2025

Raging Bull : à la vision du film de Martin Scorsese, Steven Spielberg a été complètement abasourdi

En 1980, après une traversée du désert causée par une forte addiction à la cocaïne, Martin Scorsese est sauvé par un certain Robert De Niro. L'acteur lui propose de réaliser Raging Bull, un biopic explorant la figure controversée du célèbre boxeur Jake LaMotta.

Issu d'un milieu modeste, ce dernier a été le héros de combats mythiques, notamment contre Sugar Ray Robinson et Marcel Cerdan. Rongé par la jalousie et la paranoïa, il détruit peu à peu ses relations, notamment avec son frère et sa femme.

Malgré son succès sportif, sa vie personnelle se désagrège. Le film explore les tourments intérieurs d’un homme incapable de maîtriser sa rage. Signé Martin Scorsese, il offre un portrait brut et poignant de l’autodestruction d'un homme.

Pour sa performance viscérale, Robert De Niro recevra l'Oscar du Meilleur acteur en 1981, et Raging Bull deviendra très rapidement un grand classique du cinéma, en plus de relancer la carrière de son réalisateur.

"Salut Bobby. J'ai vu ton Raging Bull pour la première fois samedi. Je suis encore sous le choc. c'est un chef-d'oeuvre monumental, une inspiration pour moi", avait écrit Al Pacino à son collègue, encore soufflé par la puissance du long-métrage. Mais la star du Parrain n'a pas été la seule célébrité à publiquement tresser des lauriers à Raging Bull.

Dans le documentaire Mr. Scorsese, actuellement disponible sur Apple TV+, un certain Steven Spielberg a évoqué sa découverte du film. Le metteur en scène des Dents de la mer a été complètement époustouflé par cette oeuvre, et il ne s'en cache pas. "J'étais dans un état second", indique Spielberg.

"À la fin du film, j'étais incapable de parler. Je ne voulais voir personne. Je n'étais plus moi-même. J'étais devenu les personnages du film. Et je ne voulais pas être comme eux. Marty m'a placé au bord du gouffre ; aucun autre réalisateur ne m'avait mis dans cet état", a martelé l'auteur de Jurassic Park et La Liste de Schindler.

Des paroles fortes de la part de Steven Spielberg, grand ami de Martin Scorsese et chef de file du Nouvel Hollywood, avec Brian De Palma, Michael Cimino, George Lucas ou Francis Ford Coppola. Après Raging Bull, celui que l'on surnomme Marty reprendra du poil de la bête, signant des oeuvres marquantes comme La Valse des pantins, After Hours, La Dernière tentation du Christ, Les Affranchis ou Casino.

Après ce cycle vertueux, Leonardo DiCaprio deviendra son nouvel acteur fétiche. Les deux artistes collaboreront sur 6 films : Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés, Shutter Island, Le Loup de Wall Street et Killers of the Flower Moon. Il devrait d'ailleurs retrouver la star de Titanic pour son nouveau projet, une adaptation du roman Ce qui arrive la nuit, de Peter Cameron.

Jennifer Lawrence devrait aussi être de la partie dans ce long-métrage qui racontera l’histoire onirique d’un couple d'Américains se rendant dans une petite ville d’Europe enneigée pour adopter un bébé.

Installés dans un hôtel à l'atmosphère étrange, ils vont rencontrer des personnages énigmatiques, dont une chanteuse flamboyante, un homme d'affaires dépravé et un guérisseur charismatique. Mais rien n'est ce qu’il paraît dans ce lieu déconcertant et plus le couple lutte pour obtenir son enfant, plus leur mariage et leurs certitudes vacillent.

11 octobre 2025

La Liste de Schindler : lorsqu'il a découvert ce chef-d'oeuvre de Steven Spielberg, John Williams a été complètement désemparé

A l'exception de quelques rares longs métrages, c'est à la baguette magique de John Williams que s'est illuminée la quasi intégralité de la filmographie de Steven Spielberg.

C'est en effet à cette légende de la musique de film que l'on doit par exemple les bandes originales des Dents de la Mer, de la saga Indiana Jones, de Jurassic Park, de E.T. ou de Rencontres du troisième type, mais aussi la bouleversante partition de La Liste de Schindler.

Oscarisée en 1994, accompagnée par le vibrant archer du violoniste Itzhak Perlman, cette musique compte indéniablement parmi les sommets de la carrière de John Williams.

Pourtant, ainsi qu'il l'a lui-même raconté il y a quelques années au micro de CBS News, l'éminent compositeur s'était retrouvé complètement désemparé par l'ampleur de la tâche en découvrant le long métrage de Spielberg pour la toute première fois.

"Je n'ai pas fondu en larmes, mais j'étais véritablement ému", avait-il ainsi confié.

"J'ai dit : 'Steven, il va falloir que je quitte la pièce.' Je suis allé dehors et j'ai marché un peu pour retrouver mes esprits, et je suis revenu pour qu'on puisse commencer la réunion. Et voilà ce que nous nous sommes dit, mot pour mot. J'ai dit : 'Steven, c'est un grand film, et il va te falloir un meilleur compositeur que moi pour ce film.' Et il m'a dit : 'Je sais. Mais ils sont tous morts !' Donc je suis resté le compositeur [du film]."

Avec son humour et sa bienveillance habituelle, le réalisateur a donc su convaincre son cher collaborateur qu'il était parfaitement à la hauteur de ce défi colossal. Et force est de constater, lorsqu'on réécoute plus de 30 ans après la fabuleuse BO de La Liste de Schindler, qu'il avait raison.

30 juillet 2025

Pour Steven Spielberg, voilà ce qui fait la différence entre les vrais réalisateurs et les autres

Des Dents de la Mer à la saga Indiana Jones en passant par Jurassic Park, La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg est l'une des plus grandes légendes vivantes du cinéma, personne ne nous contredira là-dessus.

Celui qui a déjà reçu deux fois l'Oscar du meilleur réalisateur, capable de manier pratiquement tous les registres du septième art, de fédérer public populaire et critique autour d'oeuvres éternelles, maîtrise parfaitement son sujet lorsqu'il s'agit de parler cinéma.

Que l'on soit cinéaste en herbe, professionnel du milieu ou spectateur lambda, on boit littéralement chacune de ses paroles lorsqu'il lui arrive de s'exprimer sur le sujet qu'il connaît le mieux. Ce fut notamment le cas en 2005, dans le sillage de la sortie de La Guerre des Mondes. A cette occasion, au micro de Moviefone, Spielberg avait participé à une longue discussion avec Tom Cruise, qui tenait le rôle principal de son film.

Au cours de cette passionnante conversation, il en était venu à expliquer ce qui, selon lui, constituait l'essence même d'un véritable réalisateur :

"Lorsque je regarde des films faits par des étudiants ou des premiers courts métrages, je ne regarde pas comment est [posée] la caméra", avait ainsi commencé par déclarer Spielberg.

"Je peux regarder n'importe quelle publicité et être conscient qu'il y a des réalisateurs derrière qui savent où placer une caméra, comment vendre un produit. Mais sont-ils capables de raconter une histoire qui soit unie, puissante et originale ? C'est ça, le secret. Je suis beaucoup plus intéressé par un raconteur d'histoire qui n'a pas la moindre idée de l'endroit où poser sa caméra que par quelqu'un qui sait tout sur la caméra et rien sur la narration."

 Poursuivant en précisant que d'après lui, il n'y avait aucun mal à débuter sa carrière en s'inspirant d'autres oeuvres pour leur rendre hommage, Spielberg a insisté sur la nécessité pour un artiste de s'émanciper un jour ou l'autre pour trouver sa propre tonalité, sa manière personnelle de raconter une histoire :

"A un certain moment, vous allez devoir trouver votre voix naturelle, trouver un moyen de donner une voix à la personne que vous êtes. Et d'ailleurs, la personne que vous êtes est originale, véritablement. Vous n'êtes pas moi, vous n'êtes pas votre meilleur ami, ni votre professeur, ni vos parents, vous êtes vous. Chacun des os de votre corps est un os original. Il s'agit parfois d'essayer de comprendre comment exprimer sa propre originalité, et cela prend parfois un certain nombre d'années pour se comprendre soi-même."

Se trouver soi-même et avoir le courage de laisser résonner sa propre voix en racontant une histoire. Être un réalisateur, selon Spielberg, ce n'est donc pas plus compliqué que ça.

14 juillet 2025

Steven Spielberg aurait exigé trois choses pour le dernier Jurassic World

Alors que Jurassic World : Renaissance vient de sortir en salle, les fans ont pu remarquer le peu de références aux précédents volets de la saga et notamment au premier Jurassic Park, film culte de 1993 réalisé par Steven Spielberg. Si le nouveau long-métrage de Gareth Edwards avec Scarlett Johansson et Jonathan Bailey en tête d’affiche est timide en termes de clins d'œil, c’est parce que le boss l’a demandé lui-même ! 

David Koepp, scénariste du premier Jurassic Park et de ce dernier volet, a révélé les trois conditions exigées par Spielberg lui-même au Hollywood Reporter. Premièrement, le réalisateur des Dents de la mer voulait que le film soit effrayant. “Nous devrions voir des choses que nous n’avons jamais vues auparavant", explique le scénariste. Deuxièmement, Spielberg désirait que les faits scientifiques avancés soient plausibles et proches de la réalité. Mais le point le plus important pour le cinéaste était justement de ne pas abuser des références à ses précédents films. David Koepp ajoute justement : 

"Ce qui est important pour lui dans tous les domaines — mais dans ce film en particulier — c’est qu’il voulait vraiment éviter toute référence à lui-même. Il n’aime pas se citer. Il y est allergique. Si vous mettez quelque chose qui vous semble trop familier, il dira : ‘N’ai-je pas déjà fait cela ? Ne faites pas ça’."

Cependant, quelques éléments du cinéma de Spielberg se sont quand même glissés au sein de Jurassic World : Renaissance. Devant la scène de la découverte d'un œuf de dino par Jonathan Bailey dans la caverne, impossible de ne pas penser à l’archéologue Indiana Jones récupérant l’idole en or dans Les Aventuriers de l’arche perdue. Certains auront aussi pu reconnaître la fameuse bannière “When Dinosaurs Ruled the Earth” du premier Jurassic. Pour comparer tout cela par vous-même, le film de Gareth Edwards est à découvrir en salle. 

23 juin 2025

Il y a 50 ans, Steven Spielberg croyait que sa carrière de réalisateur allait s'arrêter avec Les dents de la mer

En 1975, Steven Spielberg révolutionnait l'industrie du cinéma avec Les Dents de la mer ! Le film, doté d'un budget modeste, a été un succès absolument considérable, déjouant tous les pronostics. Cependant, le tournage du long-métrage n'a pas été de tout repos pour le réalisateur, qui a bien cru que sa carrière dans le cinéma allait s'arrêter là.

Spielberg, alors un jeune réalisateur prodige de 27 ans, a choisi Martha’s Vineyard comme lieu de tournage pour Les Dents de la mer ; le cinéaste souhaitait filmer sur cette île de l'État du Massachusetts car il voulait que son requin mécanique aux dents terriblement acérées nage dans des eaux réelles.

"Dans la plupart des cas, passer l’été à Martha’s Vineyard est un rêve. Mais quand vous dépassez le budget et le planning, et que moi, je suis complètement submergé, cet été 1974 s'est transformé en cauchemar avant même de devenir le rêve d’une vie", a déclaré Steven Spielberg dans un message vidéo adressé au public de Martha’s Vineyard, à l’occasion de la première mondiale du documentaire Jaws 50 : The Definitive Inside Story ("Les Dents de la Mer : Les secrets d’un film culte" en VF).

"Le film montre à quel point nous étions jeunes et mal préparés face aux défis du tournage dans l’océan Atlantique, avec un requin mécanique plus capricieux que n’importe quelle star de cinéma avec laquelle j’ai travaillé depuis", confie le metteur en scène de 78 ans.

"Il montre aussi comment, après avoir dépassé le planning et le budget, j’ai vraiment cru que Les Dents de la mer serait le dernier film que je réaliserais", a révélé Spielberg. À noter que le documentaire évoqué par le cinéaste, "Les Dents de la Mer : Les secrets d’un film culte", sera disponible le 11 juillet prochain sur Disney+. Il sera aussi diffusé sur la chaîne National Geographic le 13 juillet à 18h20.

Steven Spielberg a eu des raisons de s'affoler car le budget du film a triplé lors du tournage, grimpant jusqu'à 9 millions de dollars. Le planning a aussi été revu à la hausse, passant de 55 jours de tournage à 159 jours !

Ensuite, Spielberg souligne que la réception du public en salles lui a sauvé la vie et redonné sa chance à Hollywood. "Il a également été aidé par le motif musical inoubliable composé par John Williams pour la bande originale, qui alimentait une peur primale de prédateurs invisibles, rôdant et se rapprochant", analyse The Hollywood Reporter.

En effet, Les Dents de la mer a été un véritable phénomène, rapportant 477 millions de dollars dans le monde pour un budget de 9 millions.

"50 ans après sa sortie initiale, le tournage des Dents de la mer reste une expérience fondatrice pour chacun d’entre nous, et 5 décennies n’ont en rien terni les souvenirs de ce qui demeure l’une des expériences les plus accablantes, exaltantes, terrifiantes et gratifiantes de toute ma carrière", a conclu Steven Spielberg.

17 janvier 2025

Steven Spielberg rend hommage à David Lynch, le "visionnaire"

Steven Spielberg lui aura offert son dernier geste de cinéma. Dans The Fabelmans, film autobiographique où il racontait son enfance et comment il était tombé amoureux du 7e art, Spielby était allé sortir David Lynch de sa retraite pour incarner John Ford dans une scène rendue encore plus mythique par la disparition du réalisateur de Mulholland Drive. 

Après avoir tenté de contacter Lynch via son agent, sans succès, Spielberg était passé par Laura Dern, qui a travaillé avec les deux cinéastes (sur Jurassic Park et Sailor et Lula) et l’a convaincu de faire le test. 

 "Au départ, je ne voulais pas le faire", racontait Lynch, qui avait donc finalement accepté, quelques mois après la sortie du film. "Je suis certain que John Ford avait des tas de conseils à donner à de jeunes réalisateurs. Steven a choisi cet exemple de la ligne d'horizon. Pour lequel il avait raison. Filmer la ligne d'horizon au milieu, c'est chiant comme la pluie."

Aujourd’hui, David Lynch n’est plus parmi pour nous. Et Spielberg n’a pas tardé à publier un communiqué (via Variety) pour rendre hommage à l’immense réalisateur, dont on a appris le décès ce jeudi à l’âge de 78 ans. 

"J’adorais les films de David. Blue Velvet, Mulholland Drive et Elephant Man l’ont défini comme rêveur singulier et visionnaire qui réalisait des films qui semblaient être faits à la main. J’ai pu faire la connaissance de David quand il a joué John Ford dans The Fabelmans. Voici qu’un de mes héros, David Lynch, jouait un des mes héros. C’était surréaliste et ça ressemblait à une scène tirée d’un film de David. Son style si original et unique va manquer au monde. Ses films ont déjà passé l’épreuve du temps, et ils continueront à le faire." 

David Lynch laisse un grand vide, et comme Spielberg la rédaction de Première est inconsolable. 

19 novembre 2024

Javier Bardem fait équipe avec Martin Scorsese et Steven Spielberg pour adapter Les nerfs à vif en série

Voilà un projet qui nous fait trépigner d'impatience... Deadline nous apprend que la série Cape Fear a officiellement reçu le feu vert d'Apple TV+ et réunira une équipe prestigieuse : Martin Scorsese, Steven Spielberg et Javier Bardem.

Conçue par Nick Antosca (The Act), cette adaptation en dix épisodes se base sur le roman de John D. MacDonald, ayant déjà inspiré deux films cultes : Les Nerfs à vif de Jack Lee Thompson en 1962, et son remake signé Scorsese en 1991. L'intrigue, un thriller aux accents hitchcockiens, met l'accent sur la fascination de l’Amérique du XXIème siècle pour le true crime.

Dans cette version revisitée, Max Cady, un meurtrier récemment libéré, revient dans la vie d’Amanda et Steve Bowden, un couple d’avocats. Cette version diffère des précédentes, où seul le mari était avocat. À l’écran, le personnage de Max Cady avait été incarné tour à tour par Robert Mitchum en 1962 et Robert De Niro en 1991, deux performances inoubliables qui confèrent au rôle une aura à la fois terrifiante et emblématique.

En prenant les traits de Max Cady, Javier Bardem renoue avec les personnages sombres et inquiétants, un domaine où il excelle. Déjà oscarisé pour son rôle glaçant de tueur à gages dans No Country for Old Men, il a prouvé sa capacité à incarner des hommes dangereux avec une intensité et une profondeur troublantes. Récemment, il a également marqué les esprits en interprétant un père incestueux dans Monstres : L'histoire de Lyle et Erik Menendez, série à succès de Netflix.

Sa capacité à rendre palpables les nuances psychologiques de ses personnages lui assure une place de choix dans l’univers des antagonistes complexes. Avec Cape Fear, Javier Bardem s’engage une nouvelle fois dans un rôle exigeant, où il devra donner vie à toute la perversion et la détermination implacable de Max Cady, un personnage marqué par une soif de vengeance quasi-mystique.

Le projet Cape Fear repose sur une collaboration chic et choc entre Scorsese, Spielberg et Antosca. UCP, en partenariat avec Amblin Television, est derrière cette production, qui marque aussi le premier projet télévisuel de Scorsese avec Apple TV+, après leur précédente collaboration pour Killers of the Flower Moon.

Cette version télévisée s'ajoute à la longue liste de séries de prestiges, devenues la marque de fabrique d'Apple TV+. En redonnant vie à Max Cady, Javier Bardem devrait apporter à Cape Fear sa capacité à hypnotiser comme glacer le sang des spectateurs, rappelant que certaines figures du mal sont intemporelles.

25 octobre 2024

Steven Spielberg rend hommage au grand compositeur John Williams

Depuis Sugarland Express en 1974 et jusqu'à The Fabelmans aujourd'hui, Steven Spielberg a collaboré avec le compositeur John Williams, qui a su sublimer son cinéma et lui donner une portée supplémentaire.

Après 30 films ensemble, le réalisateur de La Liste de Schindler était plus que légitime à prendre la parole pour rendre hommage à Williams à l'avant-première du film Music by John Williams, un documentaire signé Laurent Bouzereau, des propos relayés par le Hollywood Reporter

"C'est le miracle de la musique de film et c'est le miracle constant de John Williams : ce qu'il a apporté à tous nos films, la manière dont il les a élevés et vous les a fait découvrir à tous", a déclaré Steven Spielberg. "Souvent, vous pouvez même sortir d'un film dont John Williams a composé la musique et, une semaine plus tard, vous oublierez peut-être le film, mais jamais sa musique."

 "J'aime John, il est bien plus qu'un ami de la famille, qu'un membre de la famille ; c'est le meilleur partenaire créatif que j'aie jamais eu. Depuis 52 ans que nous travaillons ensemble, John et moi, et qu'il signe la musique de mes films, c'est le meilleur partenaire que j'aie jamais eu dans le domaine des arts créatifs."

Un sacré compliment quand on sait que Steven Spielberg est considéré comme l'un des plus grands réalisateurs du cinéma avec des films aussi bien personnels que commerciaux, qui ont majoritairement atteint le public, qui s'est le plus souvent rué dans les salles à chaque nouveau film du cinéaste. Entendre le réalisateur de Jurassic Park, Indiana Jones et E.T., l'extra-terrestre dire qu'il n'a jamais été aussi bien accompagné créativement que par John Williams n'est pas rien.

John Williams détient un record, celui de 54 nominations aux Oscars pour tout de même 5 statuettes effectivement gagnées pour La Liste de Schindler, E.T., l'extra-terrestre, Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir, Les Dents de la mer et Un violon sur le toit.

18 septembre 2024

Scarface : Steven Spielberg n'a tourné qu'une scène du film et elle a marqué toute une génération de spectateurs

"Elle va cracher ma vieille frangine" ! Celles et ceux qui ont découvert Scarface en salles en français ou en VHS ont tous en tête cette réplique, l'une des dernières prononcées par Tony Montana dans le film de Brian De Palma. Mais saviez-vous qu'une scène du film culte sur le gangster cubain avait été réalisée par Steven Spielberg ?

Brian De Palma et Steven Spielberg ont toujours été amis, chacun travaillant pour divers grands studios hollywoodiens durant les années 70 et début 80 et chacun visitant le tournage de l'autre. Et sur Scarface, pourtant pas du tout le genre du réalisateur d'E.T., De Palma a laissé Spielberg tourner avec la seconde équipe la montée dans l'escalier des attaquants de la villa de Tony Montana à la fin du film.

Evidemment, la montée de ne se fait pas sans heurt, et beaucoup perdent la vie, notamment en atteignant le pallier ou, armé d'un Colt AR-15 doté d'un lance-grenade, Montana joué par un Al Pacino féroce fait sauter la porte devant laquelle se trouvent les assaillants, puis mitraille sans pitié les quelques survivants.

Comme le relate Vanity Fair, Spielberg a fait la connaissance de De Palma alors qu'il souhaitait adapter le roman Cruising de Gérard Walker. Il comptait faire des repérages dans un sauna gay accompagné d'un producteur lorsqu'il a croisé Margot Kidder, compagne de De Palma à l'époque, qui présenta les deux hommes. Le petit groupe s'est ensuite rendu dans le sauna pour y passer la soirée.

Finalement, Spielberg abandonnera Cruising pour faire Sugarland Express, son premier film, et Cruising se fera plusieurs années plus tard avec William Friedkin à la réalisation.

04 août 2024

Le e jour où Steven Spielberg a annoncé que Zorro serait l'un des derniers films à résister aux images de synthèse

Steven Spielberg fait partie de ces réalisateurs qui, tellement expérimentés, savent déjà ce qu’il va se passer dans l’industrie avant que cela n’arrive. Un exemple : l’expert dans le domaine savait déjà, sur le tournage du Masque de Zorro (1998) que les images de synthèse étaient sur le point de prendre d’assaut le monde du cinéma, diminuant considérablement l’utilisation des effets pratiques.

En 1993, le réalisateur mélangeait lui-même les images de synthèse avec ses animatroniques dans Jurassic Park – révolutionnant le genre au passage. En 1998, il prédisait donc la fin du cinéma tel qu’il a été créé.

Il y a 26 ans, le 17 juillet 1998, sortait un film d’aventure à suspense mythique qui allait rapporter 94 millions de dollars aux États-Unis et 250 millions de dollars dans le monde entier : Le Masque de Zorro réalisé par Martin Campbell, avec Antonio Banderas – qui était alors déjà bien établi à Hollywood grâce des films tels que Evita et Entretien avec un vampire –, Catherine Zeta-Jones et Anthony Hopkins.

Cependant, sur le tournage, il y avait une personne qui voyait là la fin d’une époque, et du cinéma tel qu’il a été inventé : l’un des producteurs exécutifs du film via sa société Amblin Entertainment, un certain Steven Spielberg.

Dans une interview accordée à Yahoo l’an dernier, Antonio Banderas s’est souvenu d’une conversation particulière avec Spielberg sur le plateau qui s’est donc avérée prémonitoire.

“Steven Spielberg m’a dit un jour, pendant le tournage : ‘Ce sera probablement l’un des derniers westerns tournés comme les westerns étaient tournés à l’époque, avec de vraies scènes avec de vrais chevaux, où tout est réel, de vrais combats à l’épée, pas d’images de synthèse.’ Il ne s’agissait que d’effets pratiques.”

Il a poursuivi : “Et il a dit : ‘Mais les choses vont changer. Elles vont changer et elles vont changer vite. Tu devrais donc être fier de ce film.’ Et je le suis probablement encore plus maintenant qu’à l’époque où je le faisais. Je ne sais pas si j’étais absolument conscient, quand je tournais Zorro, que cela allait avoir un impact. L’impact qu’il a eu, surtout après 25 ans… C’était un très beau film d’aventure avec beaucoup d’ingrédients qui le faisaient briller d’une très belle manière. Je n’en garde que de bons souvenirs.”

Fort de son succès, Le Masque de Zorro a eu droit à une suite 7 ans plus tard, La Légende de Zorro, qui a marqué les retours du réalisateur original ainsi que du couple, désormais iconique, formé par Antonio Banderas et Catherine Zeta-Jones. Mais effectivement, quelque chose avait changé, en partie parce que le cinéma lui-même avait changé à toute vitesse et que le public de 2005 ne voulait plus la même chose que celui de la fin des années 90.

En conclusion, écoutons davantage Steven Spielberg, Martin Scorsese ou encore James Cameron lorsqu’ils parlent de l’avenir de l’industrie cinématographique : ils semblent savoir de quoi ils parlent.

Le Masque de Zorro et La Légende de Zorro sont à revoir en streaming sur Netflix.

14 juin 2024

Emily Blunt pourrait être la star du prochain film de Steven Spielberg

Première collaboration en vue entre Steven Spielberg et Emily Blunt. L'actrice anglaise révélée par Le Diable s'habille en Prada puis Sans un bruit, et qui illumine Fall Guy en ce moment au cinéma face à Ryan Gosling, s'apprête à tourner dans le prochain film du cinéaste. 

Selon Deadline, Emily Blunt est en discussions pour jouer dans ce projet SF qui n'a pas encore de titre. Rien n'est encore signé, mais si elle rejoint le casting, elle tiendra "l'un des deux rôles principaux".

Il devrait s'agir d'une histoire d'OVNI originale, qui verrait le cinéaste revenir à ses premières amours. Elle devrait être écrite par David Koepp, collaborateur de longue date et scénariste de Jurassic Park (1993) ou La Guerre des mondes (2005).

Universal Pictures a déjà annoncé une date de sortie calée au 15 mai 2026.

Notez que Steven Spielberg planche dans le même temps sur une série avec Martin Scorsese, une adaptation des films cultes Les Nerfs à Vif (1962 et son remake de 1991).

24 mai 2024

Le Parrain : après avoir vu ce film, Steven Spielberg a carrément voulu arrêter le cinéma

Steven Spielberg est l'un des réalisateurs les plus importants de l'Histoire du cinéma, dont l'impact, à la fois en matière d'innovations techniques et financier, est absolument considérable. Il a ainsi permis, au gré d'une immense carrière -en dépit d'échecs aussi- aux studios de gagner plus de 16 milliards de dollars grâce à des oeuvres qu'on ne présente plus, largement entrées par la grande porte du panthéon de la Pop Culture.

Au milieu de tant de succès, on peine à croire que le maître ait pu vraiment douter de cette voie de carrière, au point de vouloir complètement lâcher prise. Pourtant, ce fut bien le cas, et pas, comme on pourrait l'imaginer, au tout début d'une carrière en devenir, à l'époque où il travaillait encore à la télévision sur des séries comme Columbo ou Night Gallery.

En 1971, il avait signé un impressionnant téléfilm, Duel, pour la chaîne ABC. Cette adaptation de la nouvelle homonyme de Richard Matheson, qui signe également le scénario, était alors le deuxième long métrage de Spielberg, qui avait 25 ans. En 1972, Duel sort en salle dans une version remaniée, plus longue de 16 min. Spielberg attendra trois ans avant de réaliser son film suivant, le très beau Sugarland Express, qui fut hélas un très douloureux échec en salle.

En 1972, Spielberg était déjà un jeune réalisateur plein de potentiel, mais il n’avait qu’effleuré la surface d'un immense potentiel en devenir. Cette même année, Francis Ford Coppola livrait en salle, au terme d'un tournage homérique, Le Parrain. Tout a été dit ou presque sur ce fabuleux film, qui fut un immense succès en salle, récolta trois Oscars et une moisson de prix à travers le monde. Tout en mettant définitivement sur orbite la carrière de Coppola.

Cette oeuvre a détruit la confiance que le jeune Spielberg avait en lui, ébranlé par le spectacle offert sous ses yeux en découvrant le film. Au point qu'il a carrément songé à arrêter le cinéma, s'estimant alors incapable, un jour, de se hisser lui aussi à ce niveau de perfection artistique.

Il a ainsi raconté cette anecdote dans l'un des bonus sur la restauration du film Le Parrain. "J'ai été pulvérisé par l'histoire du Parrain et par l'effet que le film a eu sur le jeune cinéaste que j'étais. J'ai même pensé que je devais arrêter ce métier, qu'il n'y avait aucune raison que je continue à le faire parce que jamais je ne parviendrai à atteindre ce niveau, cette capacité à raconter une histoire. Donc en un sens, ce film a ébranlé la confiance que j'avais en moi".

Fort heureusement, comme chacun sait, Spielberg n'a pas jeté l'éponge. En 1975, ses Dents de la mer ont ainsi changé à jamais la physionomie du box office, avant que son vieux complice George Lucas ne lui ravisse la couronne avec un certain Star Wars, deux ans plus tard.