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03 mars 2026

David Ellison promet 30 films en salles après la fusion Paramount/Warner Bros.

Promis, le cinéma ne pâtira pas de la fusion des studios Warner Bros. et Paramount.

David Ellison, patron de l'entité Paramount Skydance, a réaffirmé son engagement à sortir 30 films en salles chaque année une fois que Paramount fusionnera avec Warner Bros. Discovery.

"Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes déterminés à proposer un large catalogue de récits de qualité, avec 15 films par an et par studio, soit un total d’au moins 30 films chaque année", a déclaré Ellison aux analystes lors d’une conférence téléphonique lundi (via Variety). Il a ajouté :

"Nous croyons fermement que les films doivent être vus au cinéma".

David Ellison a souligné que la société avait "déjà démontré sa capacité à augmenter sa production", rappelant que Paramount sortira au moins 15 films en 2026, contre huit en 2025. Warner Bros. n’avait également pas atteint l’objectif fixé par Ellison, avec seulement 11 films sortis l’an dernier.

Il a salué l’année 2025 de Warner Bros., qu’il a qualifiée de "programme de grande puissance", créditant des succès comme Superman et Minecraft d’avoir "propulsé" le studio à 4 milliards de dollars de recettes au box-office l'année dernière. Il n’a pas mentionné Sinners ni Une Bataille après l'autre, deux autres films de Warner qui ont dominé la saison des récompenses.

Ellison a présenté son attachement au cinéma sous un angle personnel, rappelant qu’à la tête de Skydance, il avait pu constater l’impact d’une sortie sur grand écran.

"Quand on regarde le cinéma, domaine auquel nous croyons profondément, les grandes franchises et les propriétés intellectuelles majeures se lancent en salles, point final", a expliqué Ellison. "J’ai personnellement appris cette leçon en 2022. Nous avons eu le plus gros film au box-office avec Top Gun: Maverick, devenu un phénomène culturel, avec 1,5 milliard de dollars de recettes."

"Dans le même temps", a-t-il ajouté, "nous avons sorti Adam à travers le temps (The Adam Project) cet été-là sur Netflix, qui, à sa sortie, était le film le plus réussi sur la plateforme… [il] a très bien été reçu par le public mais n’a pas eu la même résonance culturelle." Selon Ellison, la capacité d’une sortie en salles à inscrire un film dans la conversation culturelle a façonné sa vision pour Paramount et - si l’opération aboutit - Warner Bros. Pictures.

"Dès le premier jour, lorsque nous avons acquis Paramount, nous avons dit que nous n’allions pas produire de films directement pour le streaming", a-t-il conclu comme un pied de nez à Netflix...

Pour autant, l’équipe d’Ellison n’a pas toujours été aussi séduite par l’expérience cinématographique. Jeff Shell, président de Paramount, avait poussé à réduire la fenêtre  de sortie en salles (comprenez le temps pendant lequel un film reste exclusivement en salles) de plusieurs mois à 17 jours lorsqu’il dirigeait NBCUniversal pendant la pandémie. Ellison a néanmoins assuré que le futur studio combiné Paramount/Warner Bros. respectera la fameuse fenêtre de 45 jours avant que ses films ne débarquent sur les plateformes. Malgré ces promesses, certains restent sceptiques quant à sa capacité à trouver et développer suffisamment de films, d’autant plus que les sociétés combinées devront gérer plus de 78 milliards de dollars de dette !

01 mars 2026

Paramount devrait racheter Warner avant la fin de l’été

Paramount a mis 110 milliards de dollars sur la table. Et plus encore.

Pour être sûr de boucler au plus vite le rachat de Warner Bros. Discovery, le groupe est visiblement prêt à prendre de très gros risques financiers.

Paramount Skydance s’est fixé un objectif ambitieux : conclure le deal avant la fin de l'été. Plus exactement, d'ici la fin du troisième trimestre 2026, autrement dit avant que l’été ne s’achève.

Dans un communiqué publié vendredi, David Ellison, président et PDG de Paramount Skydance, a déclaré : "Depuis le tout début, notre poursuite de Warner Bros. Discovery a été guidée par un objectif clair : honorer l’héritage de deux entreprises emblématiques tout en accélérant notre vision de construire une société de médias et de divertissement de nouvelle génération. En réunissant ces studios de classe mondiale, nos plateformes de streaming complémentaires et les talents extraordinaires qui les soutiennent, nous créerons encore plus de valeur pour les publics, les partenaires et les actionnaires et nous ne pourrions pas être plus enthousiastes pour ce qui nous attend."

Pourquoi aller vite ?

Parce que pour arracher Warner, Paramount a dû aller rallonger sa mise. Quand Warner a choisi de casser son accord précédent avec Netflix, une clause contractuelle prévoyait une indemnité de rupture colossale : 2,8 milliards de dollars d'indemnités pour le géant du streaming. Et qui a payé la note ? C’est Paramount qui a accepté de régler l’addition pour Warner dans le cadre de son deal. Un geste qui en dit long sur la détermination de David Ellison : Warner devait tomber dans son escarcelle, quoi qu’il en coûte.

Et la pression ne s’arrête pas là.

L’accord signé prévoit aussi que si la transaction n’est pas finalisée d’ici fin septembre 2026, des frais supplémentaires commenceront à s’accumuler. Une “ticking fee” dans le jargon financier. En clair, chaque mois de retard risque de faire augmenter le prix de vente final.

Dans les coulisses, cela signifie que les validations réglementaires devront avancer vite, que les autorités administratives ne s'opposeront pas au projet et que les actionnaires suivront afin que le financement soit verrouillé sans faux pas. Le pari est risqué. Paramount n’absorbe pas un acteur secondaire : il rachète un groupe plus gros que lui, déjà lesté d’une dette héritée de la fusion avec Discovery. L’intégration nécessitera des milliards d’économies et une discipline financière de fer.

27 février 2026

Netflix jette l'éponge : la plateforme refuse de surenchérir pour racheter Warner

Le feuilleton du rachat de Warner Bros vient de connaître un nouveau rebondissement. Netflix a officiellement jeté l'éponge jeudi 27 février, refusant de surenchérir face à l'offre améliorée de Paramount. Une décision qui met fin à six mois de bataille acharnée pour s'emparer du légendaire studio hollywoodien. Mais ça ne garantit en rien la victoire de Paramount.

"Nous avons toujours été disciplinés, et au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l'accord n'est plus financièrement attractif", ont déclaré les co-PDG de Netflix, Ted Sarandos et Greg Peters, dans un communiqué conjoint transmis à Deadline. "Cette transaction a toujours été un 'agréable à avoir' au bon prix, pas un 'indispensable' à n'importe quel prix."

La nouvelle a immédiatement fait bondir l'action Netflix de 10%, les investisseurs saluant la prudence financière de la direction. Paramount avait relevé son offre à 31 dollars par action (contre 30 dollars initialement) et renforcé ses garanties de financement, poussant Warner Bros Discovery à déclarer cette proposition "supérieure" à l'accord de 82,7 milliards de dollars signé avec Netflix en décembre.

Mais à peine deux heures après l'annonce du retrait de Netflix, le procureur général de Californie Rob Bonta a douché l'enthousiasme ambiant. "Paramount/Warner Bros n'est pas un accord conclu", a-t-il déclaré, des propos rapportés par Deadline. "Ces deux titans hollywoodiens n'ont pas passé l'examen réglementaire. Le Département de la Justice de Californie mène une enquête ouverte, et nous avons l'intention d'être rigoureux dans notre examen."

Cette mise en garde survient une semaine après l'ouverture d'une enquête antitrust par la Californie, État où l'industrie du divertissement pèse lourd économiquement. "L'industrie du cinéma et du divertissement n'a pas seulement une importance historique pour notre État, c'est aussi un secteur critique qui soutient l'économie de la Californie et touche la vie des Américains au quotidien", avait déclaré Rob Bonta le 20 février. "Les transactions proposées pour Warner Brothers doivent faire l'objet d'un examen complet et robuste, et la Californie y regarde de très près."

L'affaire prend également une dimension politique. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren avait qualifié une fusion Paramount-Warner de "catastrophe antitrust", tandis que 11 procureurs généraux républicains avaient écrit à la ministre de la Justice Pam Bondi pour exprimer leurs "préoccupations concernant le fait que la fusion proposée entraînera probablement une concentration excessive du marché".

Le dossier doit encore obtenir l'approbation des actionnaires de Warner Bros Discovery et le feu vert des régulateurs américains et internationaux. L'histoire n'est donc pas terminée.

18 février 2026

Warner Bros. accepte de rouvrir les négociations avec Paramount

C'est un nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de Warner Bros. Discovery... Si l’on pensait la bataille perdue pour Paramount, qui faisait des pieds et des mains pour rester dans la course, c’était sous estimer son PDG, David Ellison, qui n’est pas prêt d’abandonner. Même si le groupe Warner penchait plutôt pour l’offre de Netflix qui s’élevait à 83 milliards de dollars. 

Après avoir été devancée par le numéro 1 des plateformes de streaming, Paramount a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Selon Bloomberg, le concurrent de Netflix a ensuite rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron dans l’espoir de réveiller “la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique [...] “. Enfin, le rival de Netflix a fini par écrire une lettre ouverte à l'industrie français.

Pour tenter de renverser la situation, Paramount s’attaque désormais au cœur du problème et a décidé d’améliorer son offre. Au deal initial de 30 dollars par action s’ajoute une prime de 650 millions de dollars en numéraire pour chaque trimestre où l’offre concurrentielle du géant du streaming n’a pas été honorée. Paramount accepte aussi de couvrir les 2,8 milliards de dollars d'indemnités de rupture que Warner Bros. devrait à Netflix si la fusion n’était pas actée au 31 décembre 2026.  

Warner Bros. a toujours des doutes sur l'offre de Paramount, mais pour la première fois le conseil d'administration considère que la proposition de Paramount pourrait être meilleure, ou pousser Netflix à améliorer la sienne. Et Variety confirme aujourd'hui que Warner accepte d'ouvrir les discussions avec Paramount, même si la compagnie "continue d'unanimement recommander favorablement la fusion avec Netflix". Les actionnaires de Warner sont appelés à voter le 20 mars prochain... 

21 janvier 2026

Netflix envisageait déjà d'investir les salles de cinéma avant de racheter Warner Bros.

Pourquoi Netflix n'a jamais osé franchir le pas du streaming pour tenter l'exploitation en salles ?

Lors d’une interview sur les résultats du quatrième trimestre 2025 (via Variety), les dirigeants de Netflix, Ted Sarandos et Greg Peters, ont révélé avoir déjà réfléchi à développer leur propre circuit de diffusion en salles :

"Nous avons débattu à de nombreuses reprises, au fil des années, pour savoir si nous devions créer un réseau de distribution cinématographique ou non", a expliqué Sarandos. "Dans un monde où il faut hiérarchiser les priorités et gérer des ressources limitées, ce projet n’est jamais passé en tête de liste."

Greg Peters souligne de son côté que le cœur de métier de Netflix – le streaming – nécessitait toute leur attention. "Nous étions concentrés sur d’autres investissements", ajoute-t-il, rappelant que la croissance rapide de la plateforme a toujours été la priorité absolue.

Si Sarandos avait précédemment qualifié l’expérience cinématographique de "dépassée", il précise aujourd’hui que ce point de vue reflétait uniquement la situation commerciale de Netflix à l’époque. "Nous n’étions pas dans le cinéma quand j’ai fait ces observations. Rappelez-vous, j’ai dit plusieurs fois : c’est un business, pas une religion. Les conditions changent."

Ce changement de conditions est précisément lié au rachat prévu des studios Warner Bros. Discovery pour 83 milliards de dollars, qui offre à Netflix un accès immédiat à une infrastructure cinématographique de premier plan, sans avoir à la construire de zéro.

"Nous bénéficierons bientôt d’une distribution cinématographique à l’échelle mondiale, d’une valeur de plus de 4 milliards de dollars au box-office", souligne Sarandos, qui s’engage à maintenir un fenêtre d'exploitation dans les salles de 45 jours avant la sortie en streaming pour les films Warner Bros.

Rappelons que, même sans division propre, Netflix a déjà expérimenté le cinéma avec des sorties limitées à succès, comme le final de Stranger Things 5 ou KPopDemon Hunters. Ainsi, Peters estime que ces tests, combinés aux accords de distribution, ont prouvé que le cinéma peut être "un complément efficace au modèle de streaming".

20 janvier 2026

Rachat de Warner Bros. : Netflix joue son va-tout pour battre Paramount

L’offre de Paramount, qui s’élevait à 30 dollars par action, n’a pas su séduire Warner Bros. qui lui préfère son concurrent : Netflix. Un accord a été signé entre ce dernier et Warner : le géant mondial du streaming offre 83 milliards de dollars. Mais le deal n’est pas encore finalisé, certains éléments restant à préciser. 

A la suite de cet accord, Paramount américaine a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Une plainte qui vise à obtenir plus d’informations sur l’accord entre Netflix et le studio. Par ailleurs, Paramount multiplie les offensives pour obtenir gain de cause. David Ellison, son patron, souhaiterait voir ses candidats au conseil d’administration de WBD dans le but de réexaminer l’offre de rachat. Selon le média américain Bloomberg, Paramount aurait également rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron. Paramount espère ainsi réveiller «la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique et télévisuelle nationale» détaille le média. 

Si le numéro 1 des plateformes streaming a pris l’avantage, l'offensive de Paramount semble faire effet puisque Netflix propose désormais une offre 100% en cash à WBD. La première incluait une partie du rachat en actions. Mieux encore, si la plateforme prévoyait d’offrir une fenêtre d’exclusivité de 17 jours au studio pour sortir ses films au cinéma avant de les mettre en ligne, Ted Sarandos, le directeur de Netflix, annonce désormais 45 jours.

Mais ce nouveau deal s’inscrit au cœur d’une autre bataille, celle de l’économie des salles et Hollywood n’a pas tardé à exprimer ses craintes face à ce rachat. Le syndicat des cinéastes américains dirigé par le réalisateur d’Inception, Christopher Nolan, a tiré la sonnette d’alarme contre ce deal accueilli comme une grande menace pour l’industrie du divertissement-une menace pour l’économie des salles, mais aussi contre un modèle historique de sortie des films sur grand écran qui peine à survivre.

Ted Sarandos a alors affirmé sa position : "Je ne me suis pas lancé dans ce business pour endommager l’économie des salles. Je me suis lancé dans ce business pour aider les consommateurs, pour aider les fans de films". C’était sans compter sur les dernières déclarations de Matt Damon, l’acteur à l'affiche de The Rip sur Netflix, qui a épinglé la plateforme : "Netflix se dit : 'Est-ce qu’on peut avoir un gros coup de théâtre dans les cinq premières minutes ?' On veut que les gens restent captivés. Et ce ne serait pas si mal de répéter l’intrigue trois ou quatre fois dans les dialogues, parce que les gens sont sur leur téléphone en regardant".

19 janvier 2026

Les deux patrons de Warner Bros. défendent encore Joker : Folie à deux

La suite du Joker, de Todd Phillips, qui avait valu l'Oscar du meilleur acteur à Joaquin Phoenix, n’a pas connu le succès attendu. En effet, si le premier film avait généré un milliard de dollars de recettes, le deuxième se place loin derrière en rapportant seulement 207,5 millions de dollars au box-office pour 200 millions de budget.  

Ce deuxième volet raconte le procès et la détention d’Arthur Fleck, aka le Joker, avec la particularité de mettre en scène de nombreuses séquences musicales reflétant l’état psychologique de l’ennemi juré de Batman. Autre nouveauté, l’intégration du personnage d’Harley Quinn, la compagne du Joker, interprétée par Lady Gaga.

Des choix de scénario et de mise en scène qui n’ont pas su séduire le public. Pour autant, les deux boss de Warner, Michael De Luca et Pamela Abdy, continuent de défendre le film. Interviewés dans The Wrap, ils confient leurs impressions sur cet échec. "J’ai vraiment aimé le film. Je l’aime toujours…", déclare Pamela Abdy. Michael De Luca poursuit : 

"C’était vraiment une œuvre à contre-courant. Peut-être trop pour un large public habitué aux productions plus mainstream, mais je trouvais que Todd (Phillips, le réalisateur) et son scénariste Scott (Silver) ont fait la chose que peu de réalisateurs et scénaristes font, ils ont décidé d’innover.  Je les estime beaucoup pour cela, mais malheureusement le film n’a pas trouvé son audience."

Les deux producteurs s’attribuent volontiers l’échec du film et assument leurs erreurs. En réduisant le nombre de projections tests, les dirigeants du studio n’ont pas pu anticiper le désastre commercial.

Même si le premier opus livrait déjà des séquences musicales - on se souvient de la scène culte de la descente des escaliers du Joker, qui sert d’ailleurs d’affiche au film - Joker : Folie à deux va encore plus loin dans l'aspect musical. Un parti pris risqué, largement critiqué à l’époque par le PDG de Warner, David Zaslav, selon The Hollywood Reporter.

Cette suite a en revanche été très appréciée par le célèbre cinéaste Quentin Tarantino, connu pour ses BO aiguisées. En avril dernier, dans le podcast de Bret Easton Ellis, il saluait les choix artistiques et surtout le geste de Todd Phillips :

"Le Joker a réalisé ce film. Tout le concept, le fait qu’il ait dépensé l’argent du studio comme ça, c’est ce que le Joker aurait fait, d’accord ? Et il sort ce gros cadeau surprise, c’est le lapin qui sort du chapeau, il te sert la main et tu prends une décharge de 10 000 volts. Il envoie chier tous les fans de comic books. Il envoie chier le public du film. Il envoie chier Hollywood, tous les actionnaires de DC et Warner Bros. Todd Phillips est le Joker."

Les deux patrons de Warner mènent une politique plutôt ambitieuse : apporter une dimension auteuriste aux films commerciaux et blockbusters de leur société de production. Si cela n’a pas payé avec Joker : Folie à deux, le succès inattendu au box-office de Sinners ou encore du dernier film de Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre, confortent les producteurs dans leurs choix.

13 janvier 2026

Paramount fait un procès à Warner Bros. pour faire capoter son deal avec Netflix

Paramount a engagé des poursuites judiciaires contre Warner Bros. Discovery (WBD) au sujet de son accord en cours avec Netflix.

On sait que Netflix a annoncé son intention d’acquérir Warner Bros. Discovery, pour 83 milliards de dollars. Mais l’opération est toutefois loin d’être finalisée, de nombreux paramètres restant à définir.

Autre candidat au rachat, Paramount Pictures, piloté par David Ellison, qui convoite le studio historique depuis plusieurs années, a vu son offre de 30 dollars par action être rejetée par WBD. Un refus qui n'est pas passé.

Selon Deadline, Paramount vient donc de déposer une plainte afin d’obtenir des informations jugées insuffisantes sur les contours de l’accord potentiel entre WBD et Netflix.

Plus précisément, la plainte demande "au tribunal d’ordonner à WBD de communiquer des informations sur la manière dont a été évaluée la participation résiduelle de Global Networks, sur la valorisation globale de la transaction Netflix, sur le mécanisme de réduction du prix d’achat lié à la dette, ainsi que sur la base de l’‘ajustement de risque’ appliqué à notre offre entièrement en numéraire de 30 dollars par action".

Deadline précise que l’offre de Netflix porterait sur 27,75 dollars en cash, complétés par des actions Netflix, pour racheter les activités studios et streaming de WBD. L’activité de télévision linéaire, Discovery Global, serait quant à elle scindée et introduite en Bourse au troisième trimestre, avant la finalisation de l’accord. À noter que les projets Netflix et Paramount nécessitent tous deux des autorisations réglementaires, avec des délais estimés entre 12 et 18 mois.

Autre point de tension : Paramount entend désormais proposer ses propres administrateurs lors de l’assemblée générale annuelle 2026 de Warner Bros. Discovery, afin de faire campagne contre l’approbation de l’accord avec Netflix. En cas de succès, le conseil d’administration pourrait ainsi basculer en faveur de l’option Paramount plutôt que Netflix.

Enfin, Paramount prévoit également de soumettre une modification des statuts de WBD, visant à rendre obligatoire l’approbation des actionnaires pour toute scission de Global Networks. Et si Warner Bros. Discovery convoquait une assemblée générale extraordinaire avant son rendez-vous annuel pour valider l’accord Netflix, Paramount annonce qu’il solliciterait activement des procurations contre cette approbation.

Bref, Paramount ne veut pas lâcher l'affaire et se lance dans un bras de fer juridique et stratégique qui pourrait faire traîner le deal de Netflix pendant un certain temps...

09 décembre 2025

108 milliards de dollars ! Paramount surenchérit sur Netflix pour racheter Warner Bros.

Le feuilleton continue. Après l'annonce vendredi dernier d'un accord entre Netflix et Warner Bros. Discovery pour 82,7 milliards de dollars, Paramount frappe un grand coup. Lundi matin, la compagnie dirigée par David Ellison a lancé une offre publique d'achat (OPA) hostile sur Warner Bros. Discovery, proposant 30 dollars par action en cash, soit une valorisation totale de 108,4 milliards de dollars (!), rapporte Deadline.

"L'offre de Paramount pour l'intégralité de WBD apporte aux actionnaires 18 milliards de dollars de plus en cash que la contrepartie de Netflix", martèle la compagnie dans son communiqué. Contrairement à Netflix qui ne visait que les studios Warner Bros. et HBO Max, Paramount propose de racheter l'intégralité de WBD, y compris les chaînes linéaires (CNN, TNT Sports, Discovery networks).

L'offre serait soutenue par la famille Ellison – menée par Larry Ellison, cofondateur d'Oracle et multimilliardaire – ainsi que RedBird Capital, avec 54 milliards de dollars d'engagements de dette de Bank of America, Citi et Apollo. "Les actionnaires de WBD méritent une opportunité d'examiner notre offre supérieure en cash pour leurs actions dans l'ensemble de la société", déclare David Ellison, PDG de Paramount.

Quelques heures après l'annonce, Warner Bros. Discovery a publié son propre communiqué confirmant "réception" de l'offre hostile. Le conseil d'administration "examinera et considérera attentivement l'offre de Paramount Skydance conformément aux termes de l'accord de Warner Bros. Discovery avec Netflix", précise le texte relayé par Deadline. Le conseil dévoilera sa recommandation "dans un délai de 10 jours ouvrables".

En attendant, "le conseil ne modifie pas sa recommandation concernant l'accord avec Netflix", et les actionnaires "sont priés de ne prendre aucune mesure pour le moment".

Paramount joue aussi la carte du cinéma en salles. Lors d'une conférence téléphonique, David Ellison a promis que "Paramount s'engage à accroître la production de films et séries des deux entreprises, y compris un calendrier de plus de 30 sorties en salles par an. Nous allons satisfaire les besoins du public cinéphile", rapporte Deadline.

Un argument de poids face à Netflix, dont le modèle privilégie le streaming avec une fenêtre exclusive de 17 jours en salles (contre 45 jours réclamés par les circuits comme AMC). Le réalisateur James Cameron avait d'ailleurs qualifié un rachat par Netflix de "désastre" pour le cinéma en salles. James Gunn, lui aussi, a défendu le modèle de sortie en salles, notamment pour la refonte du DCU avec des blockbusters tels que Superman et bientôt Supergirl.

08 décembre 2025

James Gunn prend la parole après le rachat de Warner par Netflix

Hollywood tremble. Netflix, géant du streaming, a réussi à semer la zizanie au sein de l'industrie du cinéma avec l'annonce la semaine dernière de son rachat du mythique studio Warner Bros pour 83 milliards de dollars. Tout le monde, même les cinéphiles les plus avertis, y est allé de son commentaire. Et c'est compréhensible.

L'avenir des sorties en salles des films du studio suscite de vives inquiétudes, notamment après que Ted Sarandos, le patron de Netflix, a exprimé son aversion pour les "longues fenêtres d'exclusivité", rapporte Games Radar.

C'est la question qui angoisse tout le monde. Suite à l'annonce, Ted Sarandos s'est félicité du rachat dans un communiqué, relayé par The Hollywood Reporter, et affirme son engagement à diffuser les films Warner Bros. dans les salles de cinéma. Enfin, c'est en quelque sorte ce qu'il affirme.

Voici ce qu'il dit : "Netflix prévoit de maintenir les activités actuelles de Warner Bros. et de s'appuyer sur ses atouts, notamment la distribution de films en salles." Et tout est dans le mot "prévoit". Il n'y a aucune promesse engagée dans cette déclaration et c'est bien ce qui donne des sueurs au tout Hollywood.

Car, après l'annonce de l'accord, Ted Sarandos a déclaré lors d'une conférence téléphonique avec les investisseurs que la plateforme continuerait à diffuser les films Warner Bros. dans les salles de cinéma, tout en laissant entendre que la période d'exclusivité pourrait être raccourcie. Et c'est là que le bât blesse.

C'est bien cette question de la durée de sortie des films en salles qui a piqué James Gunn, à la tête avec Peter Safran de la refonte des films DC. Dans une interview accordée à Bloomberg au sujet de cette nouvelle évolution, Gunn a assuré que "l'expérience communautaire et cinématographique est quelque chose d'incroyablement important et qui convient remarquablement bien à nos films à grand spectacle".

Bien sûr, le reboot de l'univers DC en est encore à ses débuts, puisque seuls Superman et les séries Peacemaker et Creature Commandos sont sortis. Les prochain titres à rejoindre la liste en 2026 seront Supergirl au cinéma et la série Lanterns, qui sera diffusée sur HBO Max.

Aux yeux de David Zaslav, président de Warner Bros. Discovery, cette distinction entre le grand et le petit écran est la bonne. "L'univers DC est suffisamment vaste et solide pour être disponible sur toutes les plateformes", a-t-il expliqué. "Certaines histoires doivent être racontées dans les salles de cinéma du monde entier, tandis que d'autres doivent être racontées sous forme de séries."

Pour l'instant, James Gunn et Peter Safran ne se font pas encore de souci pour leur nouveau DCU. "Ce qui nous rend irremplaçables, c'est vraiment l'esprit de James Gunn. Il est l'architecte de cette grande vision", a assuré Safran. Pour Ted Sarandos, cependant, cette grande vision n'a peut-être pas atteint tout son potentiel.

Lors de sa conférence téléphonique avec les investisseurs, Sarandos a conseillé qu'à la suite de l'accord, "vous devriez réfléchir à des moyens d'explorer tous ces univers de propriété intellectuelle au-delà de la simple production de films à grand succès. On peut citer comme exemple certaines des premières initiatives de l'univers DC, comme le personnage du Pingouin qui est devenu une série télévisée à succès."

Donc pour l'instant, les grosses productions DC devraient continuer à sortir en salles. À voir comment tout cela évolue dans les mois à venir.

05 décembre 2025

Netflix s'apprête à racheter Warner Bros. Discovery

Hollywood vient de vivre l'une de ses journées les plus folles. Netflix a remporté la guerre d'enchères pour acquérir Warner Bros. Discovery, rapporte Deadline en détails. La plateforme de streaming va maintenant entamer des négociations exclusives pour finaliser un deal qui pourrait redessiner toute l'industrie du divertissement.

Montant de l'offre gagnante ? Environ 28 dollars par action, principalement en cash. Un coup de poker à plusieurs milliards de dollars. 60 milliards plus précisément, soit la valeur estimée de Warner Bros.

Cette guerre éclair a vu s'affronter trois poids lourds d'Hollywood. D'un côté, Netflix, leader incontesté du streaming mondial. De l'autre, Paramount (fraîchement fusionné avec Skydance sous la houlette de David Ellison) et Comcast, géant câblo-opérateur américain. Warner Bros. Discovery s'était mis en vente en octobre après avoir reçu trois offres consécutives de Paramount. L'objectif : boucler un deal d'ici mi-décembre, fin décembre au plus tard.

Netflix récupérerait les studios Warner Bros. et les actifs de streaming HBO Max. Paramount, lui, proposait de racheter l'intégralité de WBD. Selon Bloomberg, Netflix aurait même offert une clause de rupture de 5 milliards de dollars si le deal échouait. Un signal fort de sa détermination.

Mais Paramount n'a pas digéré sa défaite. Dans une lettre cinglante adressée à WBD, la compagnie de David Ellison a dénoncé un processus "injuste et biaisé en faveur de Netflix". Elle affirme être "la seule des trois avec une voie claire vers la finalisation", insistant sur le fait que Netflix et Comcast "présentent des problèmes sérieux qu'aucun régulateur ne pourra ignorer".

L'argument ? Netflix, déjà dominant sur le marché du streaming aux États-Unis et dans le monde, ferait face à de sérieux obstacles antitrust (droit de la concurrence) en ajoutant HBO Max à son portefeuille. Paramount a même attaqué le PDG de WBD, David Zaslav, suggérant que "le processus de vente a été entaché par des conflits d'intérêts managériaux, notamment les intérêts personnels potentiels de certains membres de la direction dans des rôles et compensations post-transaction".

En clair : Paramount accuse Zaslav d'avoir arrangé le deal pour s'assurer un job après la vente. Paramount lui avait d'ailleurs proposé un poste en cas de fusion. Le climat entre les deux camps ? Glacial, selon Deadline.

Si ce deal se concrétise, ce serait un tournant majeur pour Netflix. La plateforme a toujours privilégié la croissance organique, évitant les acquisitions massives. "Bien que Netflix soit clairement le leader du streaming en abonnés, il est encore à la traîne d'autres entreprises médias des bibliothèques de contenus et propriétés intellectuelles – comprenez, des marques ou franchises connues de tous – qui pourraient être exploitées pour les parcs à thème, les expériences, les spectacles de Broadway, le gaming et le merchandising", analyse Jessica Reif Erlich, analyste chez Bank of America, dans une note citée par Deadline.

"Acquérir DC Comics, Harry Potter et d'autres propriétés de la bibliothèque WBD fournirait à Netflix un ensemble profond de franchises bien connues. De plus, l'acquisition fournirait à Netflix une capacité de production physique et un prestige qui pourraient aider à courtiser les talents à un autre niveau."

Concrètement, Netflix mettrait la main sur Warner Bros Television, Warner Bros Motion Picture Group, DC Studios, HBO, HBO Max, ainsi que leurs bibliothèques de films et séries. Un trésor de guerre incluant DC Comics, Harry Potter, Game of Thrones, et le catalogue MGM pré-mai 1986. Les actifs linéaires (CNN, TNT Sports, Discovery networks) ne feraient pas partie du deal.

Tout le monde ne se réjouit pas de cette perspective. James Cameron, réalisateur légendaire de Titanic et Avatar, défenseur historique de l'expérience cinématographique en salle, a sonné l'alarme dans une interview à Puck. "Netflix serait un désastre. Désolé, Ted [Sarandos], mais bon sang", lâche-t-il sans détour.

Cameron pointe du doigt le modèle de distribution de Netflix : "Ted Sarandos a déclaré publiquement que les films en salles sont morts. C'est un appât pour les pigeons. 'On sortira le film pendant une semaine. On le sortira pendant 10 jours. On sera éligibles pour les Oscars.' Je pense que c'est fondamentalement pourri à la base."

Pour le réalisateur de 71 ans, l'enjeu dépasse Netflix : "Un film devrait être fait pour les salles, et les Oscars ne signifient rien pour moi s'ils ne signifient pas les salles. Je pense qu'ils ont été cooptés, et je trouve ça horrible." Il fustige également la stratégie initiale du streaming : "Le streaming s'est imposé grâce à la base artistique qu'il a créée en y investissant des sommes folles et en attirant les talents les plus en vue, puis en leur coupant l'herbe sous le pied, pas vrai ? Maintenant, les budgets sont la moitié ou le tiers de ce qu'ils étaient."

Le monde du cinéma craint effectivement une union Warner Bros.-Netflix. Netflix favorise sur le territoire américain une fenêtre exclusive de 17 jours en salles avant l'arrivée sur la plateforme, tandis qu'AMC, premier circuit de salles, réclame 45 jours. Le fossé est tel que les prétendants aux Oscars de Netflix cette année (A House of Dynamite, Wake Up Dead Man, Frankenstein) n'ont pas été distribué dans les trois principaux circuits de salles américains (AMC, Regal, Cinemark).

Les actions Warner Bros. Discovery ont grimpé de près de 6% à 26 dollars, un sommet sur 52 semaines, presque quatre fois leur plus bas de l'année à 7,50 dollars. Le deal doit encore être finalisé et passer l'épreuve des régulateurs. Reste à savoir si Netflix parviendra à franchir les obstacles antitrust. Une chose est sûre : Hollywood est en train de vivre un tournant majeur.

12 novembre 2025

James Van Der Beek met aux enchères des pépites de la série Dawson

Se rappeler l’importance d’avoir la Sécurité sociale nous vient souvent de l’étranger. James Van Der Beek souffre d’un cancer colorectal de stade 3, découvert en août 2023, et les frais médicaux, non pris en charge aux États-Unis malgré l’Obamacare que Donald Trump tente de démanteler, commencent à être trop élevés, même pour une célébrité comme lui.

L’acteur de Dawson vient en effet de mettre aux enchères plusieurs objets qui parleront sans doute beaucoup aux fans de la série de la fin des années 1990. Comme le précise People, « 100 % de la vente de ces objets iront à James Van Der Beek pour l’aider à financer le coût de son combat contre le cancer ».

Parmi ces pièces rares, on trouve la chemise à carreaux ocre qu’il a portée dans plusieurs épisodes de la série, une tenue de l’épisode pilote estimée à 4.000 dollars, ou encore le collier offert par son personnage à Joey Potter, qu’incarnait Katie Holmes. Cette pièce est évaluée entre 26.400 et 52.800 dollars. La vente se tiendra du 5 au 7 décembre sur le site de la maison Propstore pour leur Winter Entertainment Memorabilia Live Auction.

« J’ai conservé ces trésors pendant des années, attendant le bon moment pour en faire quelque chose. Avec tous les événements inattendus et les tournants qu’a pris la vie récemment, le bon moment s’est imposé être maintenant », a déclaré le comédien de 48 ans, qui n’avait pas pu prendre part à la représentation théâtrale des anciens de Dawson organisée fin septembre en faveur de la lutte contre le cancer, étant trop malade à ce moment-là.

Même souffrant, le père de six enfants avec son épouse Kimberly Brook continue de travailler. Il apparaît notamment dans deux épisodes de la série Surcompensation sur Prime Video. James Van Der Beek met également son image au service du dépistage contre le cancer du côlon, un sujet malheureusement souvent tabou.

03 novembre 2025

Netflix envisagerait sérieusement d’acquérir Warner Bros.

Et si Superman, Batman, Harry Potter ou Barbie rejoignaient un jour le catalogue Netflix ? Selon une information de Reuters, la plateforme américaine étudierait activement une offre de rachat du groupe Warner Bros. Discovery. Pour ce faire, elle aurait mandaté la banque d’investissement Moelis & Co. afin de structurer une proposition de fusion-acquisition.

La semaine dernière, le conseil d’administration de Warner Bros. Discovery a confirmé avoir reçu plusieurs marques d’intérêt de la part de "plusieurs acteurs" et a entamé un processus d’examen des offres. Netflix aurait déjà obtenu un accès privilégié aux comptes financiers du groupe dans la perspective de son offre potentielle. On ignore encore si le projet inclurait ou non HBO Max.

Pour l'heure, Netflix, ainsi que Warner Bros. Discovery et la banque en question se sont refusés à tout commentaire.

Lors de la présentation des résultats trimestriels, le co-PDG de Netflix Ted Sarandos avait pourtant affirmé que son groupe n’avait "aucun intérêt à posséder des chaînes de télévision traditionnelles", ce qui exclurait un rachat complet du groupe incluant CNN, TBS, HGTV ou Food Network. Il ajoutait cependant que Netflix pouvait se montrer "sélectif" dans ses acquisitions, avant de nuancer : "Rien n’est indispensable pour atteindre nos objectifs."

Ce regain d’appétit intervient alors que David Ellison et Skydance Media, désormais propriétaires de Paramount Global, multiplient les offres agressives sur le marché et seraient particulièrement intéressés pour reprendre Warner Bros. Discovery - qui a d’ailleurs rejeté trois propositions de Skydance jugées trop faibles, la dernière valorisant l’action à 23,50 dollars.

Enfin, Comcast - qui possède le studio Universal - resterait elle aussi à l’affût d’un éventuel rachat, mais uniquement pour la partie studio ou streaming. Son co-PDG Mike Cavanagh a récemment déclaré que "la barre reste haute" pour envisager une fusion, tout en laissant la porte entrouverte à d’éventuelles discussions...

Alors Netflix ? Paramount ? Ou Universal ? Avec qui fusionnera Warner Bros. dans les mois qui viennent ?

22 septembre 2025

Warner Bros. : nouvelle fusion de studios en vue à Hollywood ?

Après le rachat de la Fox par Disney, c'est le studio Warner Bros. qui pourrait être racheté par un concurrent.

Rien ne semble encore vraiment acté, mais l'idée circule et deux repreneurs sont apparemment sur la ligne de départ.

Selon un rapport de Puck News, Netflix fait partie des sociétés qui réfléchissent à s'offrir Warner Bros. et ses actifs. Les rumeurs ont pris de l’ampleur cette semaine, surtout après que Ted Sarandos (CEO de Netflix) et David Zaslav (patron de WB) ont été vus ensemble lors d'un combat de boxe (Terence Crawford vs Canelo Álvarez) ce week-end.

Aucun détail sur le montant d’une éventuelle offre ou ses implications n’a filtré. Mais Netflix n’est pas le seul à avoir des vues sur WB. La semaine dernière, il avait été rapporté que Paramount/Skydance envisageait également un rachat, soutenu par la famille Ellison, avec David Ellison (propriétaire de Skydance Media) et son père Larry Ellison, cofondateur d’Oracle et actuellement l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 393 milliards de dollars.

L’offre de Paramount viserait l’intégralité de Warner Bros., studios et chaînes câblées compris. Une opération audacieuse, puisque la capitalisation boursière de Warner Bros., estimée à 33 milliards de dollars, est deux fois supérieure à celle de Paramount Skydance.

Mais le groupe Warner Bros. Discovery (WBD), dirigé par David Zaslav, qui détient aujourd’hui Warner Bros. après la fusion entre WarnerMedia et Discovery en 2022. est dans une situation financière compliquée. Depuis la fusion en avril 2022 entre WarnerMedia et Discovery, WBD a accumulé une dette significative, atteignant environ 40,7 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre 2024. Pour alléger cette charge, l'entreprise a mis en place un plan de réduction de la dette, visant à racheter près de la moitié de ses obligations d'une valeur de 37 milliards de dollars, avec l'approbation des détenteurs d'obligations. En parallèle, WBD prévoit de se diviser en deux entités cotées en bourse d'ici 2026 : l'une concentrée sur les studios et le streaming (HBO Max, DC Studios), l'autre sur les chaînes câblées (CNN, TNT). Cette scission vise à mieux gérer la dette et à améliorer la rentabilité du grope.

Mais la fusion de Warner Bros. avec un autre studio serait une autre stratégie pour réduire la dette, et restructurer l'entreprise, ainsi que renforcer sa position sur le marché face à la concurrence croissante dans l'industrie du divertissement. 

Pour l’instant, aucune discussion n’est officiellement en cours.

26 juin 2024

Clint Eastwood : Million Dollar Baby a été difficile à produire pour la Warner

Sorti en 1995, Sur la route de Madison est un des sommets de l'immense carrière de Clint Eastwood. Loin de l'image de dur à cuire qu'il a si souvent cultivée à l'écran, l'acteur - réalisateur fendait l'armure dans ce sublime mélodrame qui fit verser des torrents de larmes aux spectateurs. Dix ans plus tard, c'est un Clint Eastwood pleurant à chaudes larmes coulant sur les sillons de son visage buriné que l'on découvrait, dans un autre sommet absolu de sa carrière : Million Dollar Baby.

Irrigué par l'énergie et une rage magnifique de son interprète principale, Hillary Swank, ce drame, d'une puissance émotionnelle absolument dévastatrice, fut couronné par quatre Oscars, dont celui du Meilleur film et de la Meilleure actrice. En France, c'est d'ailleurs le second plus gros succès de la carrière d'Eastwood, avec plus de 3,16 millions de spectateurs; un peu derrière Gran Torino et ses 3,4 millions.

Et lorsqu'on parle d'une charge émotionnelle dévastatrice, on pèse presque nos mots. Disons-le : c'est même un film absolument déprimant, culminant dans un troisième acte où un Eastwood ravagé par la douleur trouve la force d'euthanasier Maggie Fitzgerald pour mettre un terme à ses souffrances.

Il n'y a pas que les spectateurs qui ont trouvé le film déprimant en fait. Ce fut le cas du studio Warner, qui hésita justement à donner le feu vert au film pour cette raison. Cela peut surprendre de prime abord. Warner a une collaboration de confiance de très longue date avec l'acteur - réalisateur, au point d'ailleurs que les propres bureaux de la société de production d'Eastwood, Malpaso, sont hébergés au sein-même des studios Warner.

La réponse à cela fut apportée par Alan Horn, ancien PDG de Warner, qui accorda une interview au Hollywood Reporter en 2011, alors qu'il venait justement de quitter son poste. "Clint est venu me voir, à sa manière, c'est-à-dire discrètement. Il n'avait casté personne. J'ai lu [le script] et je me suis dit : "je ne le sens pas". J'ai pensé : "je ne sais pas si les femmes veulent voir une femme se battre".

A sa décharge, il faut dire qu'à cette époque, un personnage féminin central pratiquant la boxe n'était pas exactement courant, même si une oeuvre comme Girlfight était déjà sortie quelques années auparavant. Et on était encore loin de la démocratisation du MMA auprès des femmes.

Avec la bénédiction de Horn, Eastwood est alors reparti avec son script sous les bras, pour démarcher d'autres studios. Il a fini par faire un deal avec Lakeshore Entertainment, qui accepta de coproduire le film à hauteur de 50% du budget, qui était alors de 30 millions $. Une enveloppe modeste, d'autant que Clint a aussi la réputation de tenir ses budgets et ses calendriers de tournage.

Avec cet accord ficelé, limitant les risques, Warner fut plus enclin à coproduire le film. Mais Horn demanda à Eastwood s'il n'y avait pas moyen d'atténuer la brutalité du troisième acte du film, déprimant au possible.

"J'ai dit [à Clint Eastwood] : "je ne dit pas non". Le film m'a tué. J'ai dit : "Est-ce qu'elle doit mourir à la fin ? Clint a dit : "J'en ai bien peur." J'ai dit : "Est-ce qu'elle doit vraiment se manger la langue ?" Il a dit : "C'est la voie que nous devons suivre". J'ai dit : "Doit-elle vraiment perdre le combat ?" Mais cela montre finalement que William Goldman [NDR : fameux scénariste deux fois oscarisé, pour Butch Cassidy et le Kid, et Les Hommes du président] avait raison : "à Hollywood, personne ne sait rien sur rien".

On bénit donc Alan Horn d'avoir su écouter Clint malgré ses réticences compréhensibles au début. Vingt ans après sa sortie, l'impact de Million Dollar Baby reste toujours aussi foudroyant.

19 juin 2024

Après le méga-flop de Mad Max Furiosa, Warner confirme que c'est fini

Furiosa de George Miller n’a pas eu le succès escompté au box-office, et Warner a donc décidé de sacrifier son dernier Mad Max.

Si la critique s’accorde à dire que le dernier long-métrage de George Miller est très bon (sauf ce réalisateur qui trouve que Furiosa est « grotesque »), c’est loin d’être la même chose au niveau financier. En effet, le film porté par Anya Taylor-Joy et Chris Hemsworth n’a pour le moment réalisé « que » 160 millions de dollars de recettes au box-office mondial, pour un budget d’environ 168 millions de dollars, et ce alors qu’il est sorti il y a quasiment un mois.

Le succès n’est donc pas au rendez-vous pour Furiosa et on se demandait comment allait réagir Warner Bros après une telle déconvenue. Justement, et malheureusement pour le film post-apocalyptique, le studio a décidé de sacrifier Furiosa pour tenter de sauver la mise.

C’est officiel, Furiosa sera donc disponible en VOD à partir du 24 juin 2024, soit à peine cinq semaines après sa sortie. Warner a ainsi récemment dévoilé l’information et a déjà rendu disponibles les précommandes (à hauteur de 29,99 dollars) pour tenter de sauver les meubles. Pour rappel, Fall Guy avait, par exemple, connu un sort assez similaire puisque le film avec Ryan Gosling était arrivé sur le marché numérique seulement trois semaines après sa sortie en salles.

Selon Screenrant, des copies physiques de Furiosa en 4K, Blu-ray et DVD seront également disponibles le 13 août 2024. Concernant les plateformes de streaming, aucune date de sortie n’a pour le moment été annoncée. Cela dit, il n’est pas à exclure que le film de George Miller arrive très bientôt sur l’une d’entre elles (Max peut-être ?), surtout si la stratégie de sortie VOD de Warner porte ses fruits.

Si le destin de Furiosa est déjà triste, on peut surtout craindre que l’échec du film entérine la possibilité d’un autre opus Mad Max. Avec de tels chiffres, il serait assez logique que Warner ne croie plus en la franchise post-apo, et décide purement et simplement de se concentrer sur des suites ou des sagas dont le succès est beaucoup plus sûr.

Reste donc un simili espoir pour l’univers de Miller, que Furiosa parvienne à très bien fonctionner sur le marché numérique, ce qui n’est pas impossible. Affaire à suivre…

27 mars 2024

Timothée Chalamet devient le Messie de la Warner Bros.


En tout début d'année, David Zaslav, Michael Lucca et Pam Abdy n'étaient pas peu fiers d'annoncer la signature d'un gros contrat avec Tom Cruise, pour développer au sein de la Warner Bros. des projets en commun avec la star de Mission : Impossible, aussi bien en tant qu'acteur que producteur. Fort du carton plein de Top Gun : Maverick en salles, Cruise en profitait pour mettre en avant le fait que cette collaboration concernerait des œuvres destinées au cinéma, et non des séries ou des films en streaming.

A présent, c'est Timothée Chalamet qui signe ce même genre de deal avec la firme. Il faut dire qu'il vient de participer à deux succès du studio coup sur coup : à Noël, il était en tête du box-office mondial grâce à Wonka, le film de Paul King qui a franchi la barre des 600 millions de dollars sur la planète, et depuis un mois, c'est grâce à Dune 2 qu'il cartonne : cette suite toujours conçue par Denis Villeneuve comptabilise 575 millions de recettes, et son score est encore en train de gonfler.

A seulement 28 ans, l'acteur s'engage donc à participer en priorité à des films de la Warner Bros., même s'il a officiellement le droit de tourner pour d'autres studios. La firme lui soumettra toutes sortes de projets, et Chalamet pourra demander un salaire de plus de 10 millions de dollars s'il s'engage en tant que comédien : il en avait touché 8 pour Wonka, mais vu le succès qu'il a depuis sa sortie, il a vu sa cote monter en flèche à Hollywood.

"Nous sommes très heureux que Timothée Chalamet ait choisi notre studio comme étant sa maison créative, ont immédiatement réagi Pam Abdy et Michael Lucca, qui supervisent sa branche cinéma. Ces dernières années, nous avons admiré son implication sans bornes pour cet art. Il a un talent évident, qu'il a montré sur des rôles profonds et très différents les uns des autres, et il consacre toute son attention à chaque projet sur lequel il s'engage, que ce soit au sein de la Warner Bros. ou ailleurs. Il se donne toujours à 100%. La manière dont il a collaboré à la promotion de Dune et de Wonka, c'est quelque chose que nous avons tous immensément apprécié, les résultats de ces campagnes parlent d'eux mêmes."

Prenant soin d'éviter les films de super-héros, sur le conseil de Leonardo DiCaprio, Timothée Chalamet se construit une riche carrière depuis une dizaine d'années, alternant entre films indépendants (Lady Bird, Call Me By Your Name...) et blockbusters (Intersellar, la saga Dune...). Il tourne actuellement dans A Complete Unknown, le biopic de Bob Dylan sous la direction de James Mangold (Le Mans 66, Logan...).

05 mars 2024

House of the Dragon : enfin une date pour la saison 2

Après le succès de la première saison en 2022, la deuxième salve d'épisodes de House of the Dragon se fait attendre. La série préquelle de Game of Thrones, centrée sur la dynastie des Targaryen, a su conquérir les fans de la première heure et les membres de la communauté d'AlloCiné qui lui ont accordé la note de 4,2 sur 5.

Alors, quand est-ce que le public va pouvoir enfin découvrir la saison 2 de House of the Dragon ? De nouvelles informations révélées sur la diffusion de ces futurs épisodes devraient réjouir les fans.

Depuis plusieurs semaines, les équipes de House of the Dragon ont repris le chemin des plateaux pour retourner des séquences de la saison 2, et pas n'importe lesquelles ! Selon Redanian Intelligence, site de fans qui a toujours de bons tuyaux, les acteurs du spin-off de Game of Thrones sont sollicités jusqu'à la mi-mars pour les nouvelles prises de vue, de scènes de bataille notamment.

Évidemment, l'inquiétude s'est installée chez les fans qui attendent la saison 2 de House of the Dragon, qui avait été annoncée pour l'été 2024. Les scènes retournées devront passer par la phase de post-production qui peut prendre du temps. À moins d'une bonne nouvelle.

Et la bonne nouvelle vient de J.B. Perrette, le chef de la branche streaming de Warner Bros. Discovery. Lors de la conférence "Technologie, Médias et Télécoms" de Morgan Stanley, ce dernier a confirmé dans une interview, via Variety, que la saison 2 de House of the Dragon allait sortir en juin !

Cela concorde avec les précédents dires de Casey Bloys, patron de HBO, qui promettait une sortie "au début de l'été". Même si nous n'avons pas encore de date précise, on sait maintenant que la nouvelle salve d'épisodes de House of the Dragon sera diffusée à partir de juin sur HBO et Max, outre-Atlantique.

La question est de savoir si en France, nous aurons droit au même créneau avec une diffusion en US+24. La première saison de House of the Dragon était diffusée sur OCS, mais elle est désormais disponible via le Pass Warner sur Prime Video. En sera-t-il de même pour la saison 2 ou la plateforme Max va-t-elle enfin débarquer dans l'Hexagone ?

La première saison de House of the Dragon est disponible sur Prime Video via le Pass Warner.

29 janvier 2024

Cette idée de Zack Snyder pour Batman et Superman a été rejetée par le studio Warner Bros.

Alors que le "Snyderverse" s'est terminé avec Aquaman 2 fin 2023, on apprend aujourd'hui que Zack Snyder a bien failli prendre une décision jugée "gênante" par les dirigeants de Warner Bros concernant la relation entre Bruce Wayne, Clark Kent et Lois Lane dans son univers DC connecté.

Lorsque Justice League devait sortir en deux parties au cinéma - la première le 17 novembre 2017 et la seconde le 14 juin 2019 - Zack Snyder comptait opposer Batman et Superman d'une toute autre façon que celle que nous avons finalement vue sur nos écrans : le Chevalier noir aurait couché avec Lois Lane, et la journaliste de Metropolis serait tombée enceinte.

Variety nous le confirme, cette intrigue aurait conduit Bruce Wayne à mourir dans la seconde partie de Justice League, laissant Clark Kent / Man of Steel élever l'enfant du milliardaire de Gotham avec Lois.

Par ailleurs, on aurait vu Wonder Woman couper les têtes de ses adversaires et les brandir "comme une jihadiste de l'État islamique en Irak et au Levant".

Des idées qui auraient été jugées "super cringe" (très gênantes) par une source interrogée par le média américain, et qui auraient été retoquées par le studio Warner, demandant au cinéaste de revoir sa copie.

Dans Zack Snyder's Justice League, la Director's Cut du film, on peut effectivement voir Lois Lane enceinte : elle a un test de grossesse dans sa salle de bain, tient un berceau panier et Bruce Wayne félicite Clark à la fin du film.

L'intrigue de Lois enceinte a donc été conservée, mais sans l'aspect qui aurait pu déplaire aux fans : celui de faire de Clark Kent un rival amoureux de Bruce, et l'enfant de Lois l'héritier d'un milliardaire plutôt qu'un Kryptonien. Néanmoins, cette idée avait le mérite de l'originalité et de sortir des sentiers battus.

10 janvier 2024

Warner annonce le décalage des films Mickey 17 et de Godzilla x Kong

D’après Variety, le studio Warner Bros. a retiré Mickey 17, le prochain film de Bong Joon-ho, de son calendrier. Il devait initialement sortir le 29 mars 2024, mais une source confirme au média américain que son décalage a été décidé pour donner plus de temps à la post-production.

Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire avance donc sa date de sortie pour prendre la place de Mickey 17 le 29 mars aux Etats-Unis, au lieu de sa sortie initiale le 12 avril 2024.

Robert Pattinson est la star du long-métrage de Bong Joon-ho qui raconte l'histoire de Mickey 7, un employé ayant pour mission de coloniser une planète gelée. A chaque fois qu’il meurt, ses souvenirs sont implantés dans un nouveau corps ressuscité pour qu’il reprenne sa mission. 

Il s’agit du troisième film anglophone du cinéaste sud-coréen après Snowpiercer et Okja. Steven Yeun, Toni Collette, Naomi Ackie et Mark Ruffalo sont tous membres du casting de ce projet mystérieux, adapté du roman de science-fiction Mickey 7 de Edward Ashton. Le studio n’a encore rien révélé d’autre qu’un teaser énigmatique. Il n’y a pas de nouvelle date de sortie prévue pour l'instant.

En ce qui concerne Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, cet opus s’inscrit dans la continuité du Monsterverse et est la suite directe de Godzilla vs Kong. A en croire le titre et la bande-annonce, les deux titans vont cette fois-ci devoir s’unir pour combattre une nouvelle menace : un autre singe géant, responsable de la mort de la famille de Kong. Le film sort donc le 29 mars aux Etats-Unis. Son changement de date impactera-t-il la France ? Pour l'instant, il est fixé chez nous au 10 avril.