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21 août 2026

Turner & Hooch : le courant n'est pas passé entre Tom Hanks et Henry Winkler

Avant que Turner & Hooch ne devienne l’une des comédies emblématiques de Tom Hanks à la fin des années 80, son tournage a connu un important changement en coulisses. Henry Winkler, initialement choisi pour réaliser le film, a été évincé après seulement quelques jours. Et selon lui, ses relations difficiles avec la star n’y étaient pas étrangères.

En 1989, Tom Hanks partage l’affiche de Turner & Hooch avec un partenaire pour le moins encombrant : un imposant Dogue de Bordeaux particulièrement baveux. Dans cette comédie policière, l’acteur incarne Scott Turner, un détective qui se retrouve contraint d’accueillir Hooch, le seul témoin potentiel d’un meurtre. Une cohabitation mouvementée commence alors entre le policier méticuleux et l’animal incontrôlable.

Mais les difficultés n’étaient visiblement pas réservées à la fiction. Derrière la caméra, l’entente entre Tom Hanks et Henry Winkler, qui avait été engagé par Disney pour mettre en scène le film, s’est rapidement détériorée. Au point que celui qui reste indissociable du personnage de Fonzie dans Happy Days a finalement dû quitter le projet bien avant la fin du tournage.

Avant son départ, Henry Winkler s’était pourtant largement investi dans Turner & Hooch. Il avait participé à 11 semaines de préparation, puis dirigé les 13 premiers jours de tournage. Tout s’est brutalement arrêté lorsqu’il a été convoqué dans le bureau de Jeffrey Katzenberg, qui présidait alors les studios Disney, et a appris qu’il ne continuerait pas l’aventure.

Winkler a raconté cette histoire à plusieurs reprises au fil des années. Invité en 2024 du podcast How To Fail d’Elizabeth Day, il est notamment revenu sur l’origine supposée de son éviction. Selon lui, un incident survenu lors des repérages à Carmel, sur la côte californienne, aurait cristallisé les tensions avec Tom Hanks.

Alors qu’une admiratrice l’avait reconnu et s’était précipitée vers lui en faisant référence à Fonzie, Winkler avait lancé une plaisanterie impliquant son acteur principal. Une remarque qui, d’après son récit, aurait été très mal accueillie par Hanks.

“Nous étions à Carmel, cette petite ville balnéaire merveilleuse sur la côte californienne, à la recherche d’un lieu de tournage, et une femme est arrivée, honnêtement, en courant d’un magasin et a dit : ‘Henry, Fonz ! Oh, mon Dieu ! Et j’ai répondu : ‘Et, bien sûr, vous connaissez Tom Hanks…’.”

Henry Winkler estime que cet épisode aurait joué un rôle déterminant dans son départ. Lorsqu’il a finalement été remercié, le directeur de la photographie lui aurait d’ailleurs rappelé précisément cette journée.

“Je savais que cela allait arriver, ce jour-là à Carmel.”

Si le courant ne semble pas être passé entre Henry Winkler et Tom Hanks, le réalisateur avait en revanche noué une relation beaucoup plus chaleureuse avec l’autre vedette du film : le chien incarnant Hooch.

Des décennies plus tard, Winkler ne cache toujours pas son sentiment lorsqu’il évoque cette expérience professionnelle avortée. Il la résume d’ailleurs avec une formule particulièrement éloquente : “Je connaissais ce chien. Ce Mastiff baveux et moi sommes devenus amis. L’acteur n’est pas devenu mon ami.”

Tom Hanks, de son côté, n’a jamais donné publiquement sa version de cet épisode. Après le départ de Winkler, Disney a confié la réalisation de Turner & Hooch à Roger Spottiswoode, qui a donc mené le film jusqu’à son terme.

Cette mésentente a également placé Ron Howard dans une situation particulièrement inconfortable. Le cinéaste entretenait en effet des liens étroits avec les deux hommes : il connaissait Henry Winkler depuis leurs années communes sur Happy Days, tandis qu’il a collaboré à plusieurs reprises avec Tom Hanks, notamment sur Apollo 13.

Interrogé par The Guardian en 2020, Ron Howard avait révélé que Hanks comme Winkler étaient venus lui parler de leur différend. Il avait alors regretté de voir deux de ses amis incapables de trouver une manière de travailler ensemble.

“C’était décevant. Je suis ami avec eux deux et les deux hommes se sont sentis obligés de venir m’en parler. C’était juste une de ces choses malheureuses où ils avaient vraiment une façon de travailler qui ne leur convenait pas. Je sais que c’était douloureux pour eux deux et j’ai pu leur prêter une oreille attentive, voire leur proposer des solutions.”

Avec les années, le conflit semble néanmoins avoir perdu de son importance. Ron Howard considérait en tout cas que suffisamment de temps s’était écoulé pour que cette vieille histoire appartienne désormais au passé : “Cela fait de nombreuses années, deux hommes et beaucoup d’eau qui a coulé sous les ponts.”

Une mésaventure vieille de près de quatre décennies que Henry Winkler n’a pourtant jamais complètement oubliée, même s’il aura au moins conservé un bon souvenir de son éphémère partenaire canin.

26 octobre 2023

Happy Days : Henry Winkler évoque ses problèmes de dyslexie sur le tournage de la série

Si vous avez grandi dans les années 70 ou 80, il y a de fortes chances pour que la célèbre comédie familiale Happy Days fasse partie des séries qui ont bercé votre enfance. Diffusée sur ABC à partir de 1974, cette sitcom réjouissante et nostalgique qui a marqué l'histoire de la télévision plongeait ses spectateurs dans le quotidien d'une famille américaine des années 50.

Bercée par un générique inoubliable (le fameux "Sunday, Monday, Happy Days..."), elle est également restée dans les souvenirs de ses fans pour ses personnages hauts en couleurs, et notamment l'attendrissant voyou Fonzie, interprété par Henry Winkler.

Si ce dernier a sans doute apporté beaucoup de bonne humeur à ses spectateurs, le tournage de la série n'a pas toujours été facile pour lui, ainsi qu'il l'a récemment confié dans sa biographie Being Henry: The Fonz… and Beyond. En effet, ainsi qu'il l'explique entre les pages de son livre, le jeune comédien a appris qu'il était dyslexique à l'âge de 31 ans.

"Même au beau milieu de Happy Days, lorsque j'étais au sommet de ma célébrité et de mon succès, je me sentais gêné, inadapté", raconte l'acteur.

"Tous les lundis à 10 heures, nous lisions nos scripts de la semaine autour d'une table, et à chaque lecture je me perdais ou je bredouillais. J'oubliais un mot ou une ligne.

Je n'arrivais jamais à donner la bonne réplique, ce qui gâchait le gag pour la personne qui faisait la scène avec moi. Ou bien je fixais un mot, comme 'invincible', et je n'avais pas la moindre idée de la manière de le prononcer."

Toujours dans sa biographie (relayée dans un article du site People), l'interprète de Fonzie poursuit :

"Mon cerveau et moi n'avions pas le même code postal. Pendant ce temps-là, les autres acteurs attendaient, me regardaient. C'était humiliant et honteux. Tous les membres du casting étaient chaleureux et encourageants, mais j'avais constamment l'impression de les décevoir."

"Je devais demander mes pages de scripts très tôt, afin de pouvoir les relire encore et encore, ce qui mettait une pression supplémentaire aux scénaristes qui étaient déjà sous tension chaque semaine, puisqu'ils devaient fournir 24 scripts rapidement. Et tout ça se passait au sommet de mon succès, alors que j'incarnais le type le plus cool du monde."

Outre son rôle dans la célèbre sitcom des années 70, Henry Winkler est également connu pour avoir incarné le principal Himbry dans le slasher Scream de Wes Craven. On a d'ailleurs pu le voir faire un petit caméo dans l'avant-dernier volet de la saga, sorti en 2022.