C'est un nouveau géant de l'horreur qui entend bien imposer sa marque à Hollywood. Son nom ? Blumhouse Atomic.
James Wan et Jason Blum viennent de dévoiler cette nouvelle bannière, qui chapeautera leurs deux sociétés de production, Blumhouse et Atomic Monster.
Les deux labels continueront toutefois d'exister séparément, avec leurs propres équipes créatives, et de développer des projets de films et de séries sous leurs noms respectifs. Cette nouvelle identité commune vient formaliser le rapprochement opéré en 2024 entre les deux poids lourds du cinéma d'horreur.
"Lorsque nous avons fusionné nos sociétés, nous étions convaincus que le tout serait supérieur à la somme de ses parties. Et c'est exactement ce qui s'est passé", explique Jason Blum, cofondateur de Blumhouse Atomic. Il rappelle au passage le poids de leurs franchises respectives : Conjuring, Insidious ou encore Saw. "Aucun cinéaste n'a créé plus de franchises horrifiques que James Wan, et ensemble, nous avons réuni sous un même toit certaines des propriétés les plus emblématiques du genre."
Le retour de Saw entre les mains de son créateur, avec un nouveau chapitre en préparation, illustre selon lui les possibilités offertes par cette alliance. "Nous avons la puissance de production d'un studio, tout en conservant la liberté créative et la discipline financière d'une société indépendante", poursuit-il, évoquant aussi de nouvelles perspectives pour décliner ces univers à la télévision, dans les jeux vidéo ou les expériences immersives.
Depuis leur fusion, les deux sociétés revendiquent plus de 2,5 milliards de dollars de recettes au box-office mondial, pour des budgets de production cumulés inférieurs à 330 millions. En 2026, Blumhouse Atomic a notamment surfé sur deux des plus gros succès de l'année : Obsession de Curry Barker (520 millions de dollars dans le monde) et Backrooms de Kane Parsons (400 millions).
Pour James Wan, cette nouvelle structure doit avant tout permettre de faire émerger de nouveaux talents. "L'avenir de l'horreur viendra de nouvelles voix, et Blumhouse Atomic nous donne davantage de moyens pour les dénicher et les accompagner sur le long terme", explique le cinéaste, qui cite notamment Curry Barker, Kane Parsons, Josh Giuliano et Dylan Clark parmi les réalisateurs avec lesquels il souhaite bâtir des collaborations durables. "Nous voulons leur donner la liberté de créer quelque chose de singulier."
